« L’appel du 18 juin » ou la méconnaissance de l’histoire
« J’aurais suivi De Gaulle avec joie contre les Allemands, mais je ne pouvais le faire contre les Français… Il me semblait qu’un Français de l’étranger devait se faire le témoin à décharge, et non à charge de son pays… Si je n’étais pas gaulliste, c’est que leur politique de haine n’était pas pour moi la vérité » (Antoine de Saint-Exupéry)
Le 18 juin 2010 sera l’occasion pour bon nombre de gaullistes de commémorer « l’appel » (le 70ème) lancé de Londres par leur chef spirituel. L’histoire a fait de ce discours le symbole de la résistance face à l’occupant allemand et a qualifié le général de brigade « à titre temporaire » Charles de Gaulle, de « premier résistant de France ». C’est une ineptie ! De Gaulle n’a jamais fait partie de la résistance. La résistance, c’est l’histoire du Colonel Fabien qui a débuté le 21 juin 1941.
Comme le disait Weygand, de Gaulle était un militaire, pas un soldat et il y a à son sujet, toute une légende à détruire. Sa carrière militaire a pris des allures très particulières, marquées très tôt par la certitude de sa supériorité intellectuelle sur ses pairs. Ces derniers, en raison de sa morgue et de son extrême confiance en soi, l’avaient baptisé « le Connétable ». En fait, il les détestait tous, en particulier Juin, major de sa promotion dans laquelle de Gaulle avait obtenu un rang médiocre.
Sa réputation de prophète d’une armée blindée moderne fait partie de la légende. Le général Guderian, spécialiste des blindés allemands, consulté à propos de l’influence qu’auraient pu avoir les écrits du colonel De Gaulle sur l’emploi d’une force mécanisée, répondit : « Ces théories sont déjà anciennes, les écrits de de Gaulle ne sont guère que de la littérature sans réelles applications pratiques nouvelles. Nous n’y avons pas porté d’intérêt ! »
En 1940, au commandement de la 4ème division cuirassée, il subit un échec sanglant, prouvant d’une part son incapacité tactique et un entêtement criminel devant les conseils de ses pairs. D’ailleurs, il abandonna sa division en plein combat, apprenant qu’il était nommé général à titre temporaire et que Paul Reynaud faisait de lui un sous secrétaire d’Etat à la Défense. Le képi de général et ses deux étoiles devinrent alors sa première préoccupation, la seconde étant de contrer Weygand par tous les moyens.
La fin de la campagne de 1940 apporte la confirmation : De Gaulle n’est pas un guerrier. Il n’est pas de ces officiers qui vont à l’assaut en casoar et en gants blancs, de ceux qui crient « debout les morts ! » ; c’est un rhéteur, un communicant que son entourage appellera bientôt « le général micro ». L’armée n’est pour lui qu’un instrument qui ne reflète en aucun cas un symbole national.
Le 17 juin 1940, quand il quitte Bordeaux à destination de Londres, la guerre n’est pas finie puisque l’armistice est du 24 juin. Alors, pourquoi est-il parti en Angleterre ?
Le 17 juin, eût lieu à Bordeaux le passage des pleins pouvoirs à Pétain et la formation du nouveau gouvernement. Or, de Gaulle eût l’amère surprise de constater que le Maréchal n’avait pas voulu de lui. Il connaissait trop bien l’homme et son orgueil démesuré pour lui confier un poste dans son nouveau gouvernement. Déçu, dépité, vexé, il décida à ce moment de quitter la France. Il attendit, caché derrière un pilier des vestibules, le passage du général anglais Spears, lui raconta avec une mine défaite qu’on voulait l’assassiner (une élucubration de plus) et lui demanda de l’emmener avec lui en Angleterre dans l’avion que Churchill avait envoyé à cette occasion. Le soir, il était à Londres et adressa un télégramme au Ministre de la Guerre à Bordeaux : « Suis à Londres. Ai négocié avec le Ministre de la Guerre britannique, sur instruction de monsieur Paul Reynaud, au sujet des points suivants… » (Il s’agissait des matériels d’armement remis aux alliés par les Etats-Unis et du sort des prisonniers allemands actuellement en France).
La réponse arriva de Bordeaux sous la forme d’un câble adressé par le général Colson, secrétaire d’Etat à la Guerre, à l’attaché militaire à Londres, le général Lelong : « Informez le général de Gaulle, qu’il est remis à la disposition du Général commandant en chef. Il doit rentrer sans délai. »
Hésitation de de Gaulle : Obéir ou pas ? Dans un premier temps il décida d’obéir et demanda un avion au général Lelong. Celui-ci désigna le capitaine de l’armée de l’air Brantôme, pour l’accompagner avec l’unique avion que les Anglais avaient laissé aux Français. Cet officier déclarera : « Tout semblait devoir se dérouler sans encombre lorsque j’apprends que les Anglais, sans avertir personne, avaient fait vidanger le matin même l’essence des réservoirs et déplacer l’avion dans un hangar aux portes cadenassées et gardées par des sentinelles en armes. »
Devant l’impossibilité désormais de rejoindre Bordeaux, de Gaulle s’adressera aux Français, le 18 juin, sur les ondes de la BBC, en ces termes :
« Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et soldats français qui se trouvent en territoire britannique, ou qui viendraient à s’y trouver, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d’armement, qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. Demain comme aujourd’hui, je parlerai à la radio de Londres. »
Ce texte n’a rien à voir avec ce qu’on appelle communément, l’appel du 18 Juin, où se trouverait la phrase fameuse : « la France a perdu une bataille, elle n’a pas perdu la guerre » En effet, cette phrase ne vit le jour qu’en Août 1940 sur une affiche placardée sur les murs de Londres. Ce faisant, de Gaulle ne faisait que copier, la proclamation du ministre anglais de l’information, Duff Cooper, à la suite de la capitulation de l’armée belge.
Dès lors, de Gaulle devint pour bon nombre de Français le « symbole de la résistance »… alors qu’il passa toute la guerre en toute quiétude en famille, mangeant à sa faim, à l’abri des affres de la pénurie et de l’insécurité. Mais qu’importe : La légende gaullienne était en marche…
Que serait-il advenu de l’auteur de « l’appel du 18 Juin » si le Maréchal Pétain (respecté par les Allemands pour avoir été le seul général à les avoir battus à Verdun), au lieu de confirmer Weygand dans le rôle de Général en Chef, pour qu’il réorganise l’Armée d’Afrique, avait choisi de Gaulle ? Ce dernier n’aurait, assurément, jamais rejoint Londres.
Roosevelt détestait de Gaulle et le considérait comme un dictateur en puissance, « un arriviste » à ses yeux. Il disait de lui : « De Gaulle se prend de temps en temps pour Clemenceau, de temps en temps pour Jeanne d’Arc ». Par contre, il estimait Giraud qui, arrivé à Alger, fin 1942, n’avait qu’une idée en tête : recomposer une armée française pour continuer la guerre… d’où l’animosité sans borne que De Gaulle vouait à ce dernier.
Churchill n’estimait pas davantage De Gaulle et dira du personnage : « De toutes les croix que j’ai portées, la plus lourde a été la Croix de Lorraine ». Un jour, il lui fit cette remarque qui le glaça : « Votre pire ennemi, c’est vous-même. Vous avez semé le désordre partout où vous êtes passé ! » Et le désintérêt – voire l’antipathie – qu’ils vouaient à de Gaulle amenèrent Churchill et Roosevelt à le tenir à l’écart de leurs projets concernant le débarquement du 8 novembre 1942 en AFN, ce qui fit s’écrier l’homme de Colombey : « J’espère que les gens de Vichy vont les refoutre à la mer ! ».
Tenu à l’écart, il le sera aussi lors du débarquement en Normandie, le 6 juin 1944… date à laquelle l’Armée d’Afrique défilait dans Rome qu’elle venait de libérer sous les ordres des généraux Juin et Monsabert.
Cependant, cette mise à l’écart, au lieu de provoquer chez lui un sentiment d’humilité, aiguisera au contraire son orgueil démesuré et, désormais, sa seule devise sera : « Moi, de Gaulle ! » Cette paranoïa, cette ambition amèneront les catastrophes qui détruiront l’unité nationale.
Dans ses principales destructions : l’empire et l’armée qu’il a toujours méprisée. On lui reprochera –entre autres- sa complicité dans la destruction de la flotte française par l’aviation anglaise, le 3 juillet 1940 à Mers-El-Kébir et du massacre de près de 1600 marins ; de l’attaque de Dakar, le 25 septembre 1940, par cette même armada anglaise ; la guerre franco-française de Syrie dont il fut le principal responsable. A cet effet, en janvier 1941, le colonel Monclar, commandant la 13ème DBLE et futur commandant du fameux bataillon de Corée, éprouvant quelques scrupules à l’idée de devoir tirer sur d’autres soldats français, s’adressa à de Gaulle en ces termes : « Mon général, en face il y a la Légion… La Légion ne tire pas sur la Légion… d’ailleurs vous nous avez affirmé que nous ne nous battrions jamais contre des Français… » Et le « chef de la France libre » de répliquer : « Monclar ! Les Français, c’est moi ! La France, c’est moi ! ». On lui reprochera aussi l’épuration de l’armée d’Afrique à qui il ne pardonna pas d’avoir « gagné sans lui » ; son opposition à la libération de la Corse par Giraud ; sa mise à l’écart de De Lattre et de Juin, généraux victorieux qui pouvaient lui faire de l’ombre. Son égocentrisme sera exacerbé quand le général Américain Clarck rendra au général Alphonse Juin, après que l’armée d’Afrique se couvrit de gloire en Italie, un vibrant hommage en ces termes : « Sans vous et vos magnifiques régiments, nous ne serions pas là ! ». De Gaulle saura s’en souvenir…
Après sa prise de pouvoir en mai 1958, il n’eut de cesse de se débarrasser de l’armée victorieuse en Algérie en épurant ses chefs les plus prestigieux au bénéfice d’hommes « à lui » qui, s’ils n’étaient guère brillants sur le plan professionnel, avaient au moins l’avantage « d’être sûrs » : Gambiez, Ailleret, Katz, Debrosse… Le Maréchal Juin, patron de l’Armée d’Afrique qui libéra la France avec Eisenhower, Roosevelt, Churchill eût à donner son jugement sur l’OAS : « C’est un mouvement généreux ! » De Gaulle le mit aussitôt aux arrêts de rigueur et lui retira toutes ses fonctions. Il obtenait là sa revanche…
Et pourtant, on l’avait appelé, lui, de Gaulle, le sauveur, pour conserver l’Algérie française ! Mais d’incompétence en veulerie, de fautes en palinodies, d’abandon en trahison, de largesse en munificence, de discours en référendums, on en était arrivé aux concessions suprêmes, à l’abdication, à la fin sans le moindre égard pour ces milliers de morts et de disparus qui jalonnaient l’histoire de ce pays.
Aventurier, paranoïaque, il restera, malgré la légende, épiphénomène dans l’histoire de France. Pour avoir rêvé de dominer la France –et probablement le monde- il avait pris un costume trop grand pour lui. Il est mort à Colombey, les pieds dans les charentaises, devant une tasse de camomille, sans doute étranglé par la rancœur, la haine à l’égard de ceux qui n’avaient pas su reconnaître son génie.
José Castano
e-mail : joseph.castano0508@orange.fr
Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.
Commentaires
Enfin quelques vérités sur le personnage ! je l’ai je crois déjà souligné, depuis 1939 toute l’histoire est à réécrire .
Pardonnez ma circonspection mais je juge cet inventaire à la Prévert partial et peu nuancé.
J’envisage toutefois sans difficulté les raisons qui vous pousse à honnir ce personnage.
Cependant, en cette heure où le rassemblement de TOUS les Français est une impérieuse nécessité ce brulot me semble contreproductif. Car c’est aussi bien chez les Gaullistes qu’au sein de l’électorat de gauche qu’il vous faudra trouver un socle électoral élargi. Sauf à vouloir jouer les éternels second rôle…
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Gaulle_%281948-%29
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_initiative_et_libert%C3%A9
Modération : Vous ne manquez pas d’air en venant ici nous dire ce que nous devons écrire et penser, tout en mettant un lien de référence au MIL, mouvement issu du SAC qui s’est toujours positionné contre le Front national et Jean-Marie Le Pen, et qui présente Sarkozy comme le « gaullisme d’aujourd’hui ». Nous n’avons nullement besoin de donneuses de leçons telles que vous !
Que De Gaulle lance son Appel le 18 juin : Mais qu’il se fasse passer pour le libérateur de la France, c’est une totale imposture.
Dès les premières heures de l’invasion allemande, des résistants, des vrais, sont restés sur place et se sont battus. ils n’étaient pas nombreux, considérés même après l’armistice comme des terroristes, mais ils étaient déjà là, les armes à la main.
L’exemple, c’est la Libération de Paris, ou De Gaulle veut interdire que soit cité les noms des vrais résistants sur l’acte de reddition allemand comme celui du chef des FFI. Leclerc plus sage n’en tiendra pas compte et Le général Von Choltitz, commandant du « grosse Paris » signe l’acte de reddition à la gare Montparnasse avec le Général Leclerc et Roll-Tanguy.
De Gaulle fulmine à son arrivée à Paris, après les combats. Voilà la réalité.
Vouloir rafler le pouvoir c’est le début du gangstérisme prévu par Roosevelt et Churchill.
« Le vieux Lion » avait vu juste avec Hitler, Staline et De Gaulle. Des malades mentaux assoiffés de pouvoir.
Dommage que Roosevelt ait été malade car il ne voulait pas de ce petit général brailleur et fouteur de merde.
Le seul but des gaullistes en 1944 : piquer tout ce qui pouvait l’être sous prétexte de collaboration.
Déchéance de nationalité : le gouvernement de Vichy employa cette sanction par contumace contre plusieurs opposants, dont Charles de Gaulle.
*** La méconnaissance de l’Histoire : on peut lire le livre du Colonel ARGOUD
*ARGOUD :… »L’histoire de toutes les nations comporte ‘des journées des dupes’. Cela tient à l’essence même de la politique »
Les hommes politiques,les historiens,les journalistes,les spécialistes de ceci ou de cela,se garderont bien d’évoquer
ces pans cachés de l’histoire.Il ne faut surtout pas déboulonner les idoles du politiquement et historiquement correct.
Bravo à M.Castano,pour ces articles marqués au coin du bon sens et surtout pour ses efforts à faire découvrir la vérité vraie à nos compatriotes.
Un texte courageux, qui fait plaisir à lire au milieu de l’hagiographie obligatoire. Mais l’auteur se laisse emporter quand il écrit : « La résistance, c’est l’histoire du Colonel Fabien qui a débuté le 21 juin 1941. » Il y eut une résistance française bien avant les communistes, résistance largement issue de ce qu’on appellerait aujourd’hui la droite nationale (L’Action française) et dont De Gaulle trahit justement les idéaux en s’alliant aux communistes.
C’est bien dit de gaulle fut le chef d’état le plus cruel que l’on ai eu, il faut se rappeler aussi qu’il se rendit le 02 mars 1916 à DOUAUMONT Car déjà en 1914-1918 il y a des zones d’ombres aussi ! (lire l’exellent livre de guy FORZY ça aussi c’était de GAULLE.)et le livre d’yves amiot La Capture, ed Ulysse.
Pardonnez-moi, je ne connais pas très bien cette histoire. Il est quand même bizarre que le Colonel Fabien soit entré en résistance le 21 juin 1941 contre l’allemagne nazie son Alliée, pratiquement le même jour le 22 juin 1941 de la rupture du pacte germano-soviétique. Je ne pense pas que ce soit pour défendre la France, mais plutôt l’URSS. Le Général de Gaulle a lancé son appel un an avant.
Il n’était à sa première trahison.
de gaulle est un criminel un traitre il a trompé du monde,il a du sang sur les mains que justice soit faite.
Bonjour.
Sur de Gaulle, tout est vrai mais décréter que la Résistance a commencer avec le ‘colonel » Fabien est inexact : Bien des réseaux de renseignements fonctionnaient avant. De plus le communiste Fabien a assassiné un officier allemand au métro Combat, non pour marquer le début de la Résistance, mais parce que les Allemands avaient lancé l’offenssive contre l’URSS et pour provoquer une répression violente contre les Français. De même que les communistes avec Tanguy ont déclanché les combats trop tôt dans le même espoir et non par patriotisme !
Qui peut m’expliquer pourquoi personne n’a vu une photo de de gaulle sur son lit de mort ? Le soir de sa mort il faisait des réussites parait-il, or je peux affirmer qu’au meme instant Jacques Paoli interwieuvait sur europe 1 le Général Salan à l’occasion de la sortie de son premier livre » mémoire d’un empire » c’est à dire vers 18 heures 30.Salan toujours très calme l’accusait et le rendait même responsable de la perte de l’Indochine.Ma conclusion est que de gaulle est mort suite à une ngrosse colère ce qui fait fait que le menuisier de Colombey a fait de suite un cerceuil afin que l’on ne puisse pas voir son visage défiguré.
Modération : Il y a une autre version. Il serait encore vivant, aurait fait un lifting, se serait fait très rapetissé et hanterait les couloirs de l’Elysée… Il se ferait même appeler… Nicolas !
Texte intéressant et instructif mais qui reste discutable, notamment pour ce qui concerne le colonel Fabien, comme d’autres l’on remarqué.
De Gaulle était la voix de Londres, c’était la voix qui a gagné le cœur du français lambda. En somme De Gaulle c’est d’abord de la com, pour moi, ça c’est clair.
Mais De Gaulle, c’était aussi et surtout un politique et, pour moi, ce n’est pas lui qui a fait le plus de mal à la France, loin de la.
[...] Modération : Au lieu de la ramener sur des sujets que tu ne maîtrises pas (Algérie, Iran…), tu ferais bien de recontacter ton responsable de section à Reims qui t’attend pour militer dans la vraie vie… Et même tu pourras lui expliquer en sus tes vues fumeuses sur l’histoire de la colonisation ou de l’Empire perse.
Merci de retablir la verite sur ce personnage..
Comme de nombreux francais, j’ai ete victime du mythe CdG, jusqu ‘a une emission d’arte, avec des films de l’epoque, il y a cinq ans..
Un mythe qu’ on nous ressort regulierement du placard, pour cacher les vrais problemes.
J’ai aussi été longtemps victime de la propagande du système qui en faisait un personnage intouchable.
John FULLER. Ce nom est pratiquement inconnu de tous, mais il est probablement le précurseur et le véritable inventeur de la guerre moderne en ce qui concerne l’utilisation du blindé.
Je pense que « l’intouchable » s’est très inspiré de ses écrits et qu’il n’a probablement rien inventé du tout.
Je me trompe peut être…
J’ai également lu les mémoires de guerre de Sir Winston Churchill. Il est édifiant de constater quels sont les qualificatifs qu’il utilise à l’endroit de ce même « intouchable ».
Nous serons d’accord avec José Castano.
De Gaulle était le second choix des américains pour cette grande manipulation que fut la seconde guerre mondiale.
On connaît le mode organisationnel : celui de la séparation. D’un côté les militaires qui dirigent les manoeuvres et de l’autre une fois tout fini, les politiques que l’on met en place. Tous hommes de foin.
Le premier choix était Pétain par ordre de grade sans oublier de prestige car le Maréchal était une figure forte et De Gaulle sa plume comme on le sait qui écrivait ses discours.
Mais l’âge n’était pas l’ami du Maréchal, il fallait tenir toute la guerre. De Gaulle bien qu’inexpérimenté fut préféré, c’est lui qui partit à Londres rejoindre tous les autres premiers choix correspondant à chaque pays car la manoeuvre française n’était que l’offset d’autres.
S’ensuit les actions militaires et le sacrifice des Pierre Brossolette comme de tant d’autres.
Le général pensait-il servir son pays ?
Jugeait-il ces morts nécessaires au résultat final tellement programmé qu’il entraînait la force de conviction et l’action des convertis ?
Français contre Français José Castagno a bien résumé.
A sa liste on ajoutera les 40 000 morts de la libération, lorsque le général, plénipotentiaire en France, laisse se régler les faux comptes, tondre les femmes, les faire promener nues dans les rues, piller les magasins, s’approprier les entreprises par des voyous de la dernière heure ou d’autres comme Gaston Deferre, mutiler des braves gens, pendre par les pieds et en tuer d’autres, égorger les vieux, enlever des enfants, rançonner des employés et exécuter des milliers de personnes sans procès ni cause…..
Durant de trop longs jours, 3 mois, la France réglera dira-t-on ses comptes sans que personne n’intervienne.
Enfin le général « libérateur » qui s’est attribué avec ses nervis le bénéfice de tout, sifflera la fin du massacre en exigeant le « désarmement » des milices communistes.
De Gaulle sera ensuite renvoyé dans ses foyers durant 13 ans au profit des socialistes et des autres qui sortirent de leur tannières comme si de rien n’était et reprirent leur place un temps abandonnées. Tel le fameux Léon Blum qui avait passé la guerre en … Allemagne, lui le juif, certainement pour services rendus. On peut s’étonner.
[Blum était avant guerre le Président du Conseil, ce qui est l'équivalent du poste du Président de la république actuel]
C’est devant l’incapacité des socialistes à décoloniser comme on leur demandait (le monde entier a décolonisé sur ordre) afin de créer un effet Veblen (un gonflement tangible de la masse monétaire) sur les zones USA et vieille Europe que le bon général a été rappelé par les américains pour régler militairement le problème.
Il trahira ainsi les provinces d’Algérie.
Bien triste.
LEs nationaux devraient savoir que l’appel de De Gaulle n’a pas eu lieu le 18 juin en réponse à l’armistice et le « don de sa personne » au peuple de Petain, mais le 3 août 1940.
D’ailleurs, le registre de l’hôtel Carlton à Londres peut attester de l’absence du Général à la date de 18 juin….Mais bon, les élites aiment bien tordre les faits.
Le 18 juin, De Gaulle a effectivement prononcé une allocution qui n’avait rien à voir avec l’appel à la resistance mais faisait un état des lieux des combats qui se menaient au travers le monde et des forces en présence.
Les socialistes avaient d’autant plus de mal à décoloniser que c’est eux qui avaient colonisé, comme le célèbre Jules Ferry… un autre amateur de la laïcité destructrice.
Ils voulaient apporter leurs « Lumières » aux bons sauvages mais, certainement par fausse manoeuvre, ils mirent le feu.
Mal à l’aise pour décoloniser… donc, retour de De Gaulle.
Nous n’étions plus dans l’expédition mais dans l’expéditif !
Le Ferry copiera les protestants américains en instituant le caractère obligatoire de l’enseignement…..
.. cependant, selon la pratique habituelle des politiques du moment, aucun fonds n’accompagnaient cet effet de manche et l’éducation recula en proportion fortement durant cette période.
Cette toute puissance supposée de la « République » amènera les lois de 1905 contre les catholiques … une honte pour la liberté.
De gaulle comme Ferry resteront les valeurs négatives de la France. Nous marchons sur la tête depuis un bon moment.
Il a eu l’appel du 18 juin que peut de personnes ont entendu
mais il y a eu aussi l’appel du 17 juin en la personne du Marèchal Pétain mais là on n’en parle pas !
Sachant qu’il y a beaucoup de connaisseurs ici …
où peut on trouver des bouquins, ou des infos, sur cette histoire que l’on nous cache à l’école.
merci d’avance
cordialement
Modération : Si vous n’êtes pas trop loin de Reims : 06 67 03 15 66 ( Bouquiniste Le Sabre et la Plume). Il peut aussi vous faire des envois par correspondance.
L’article est très intéressant et il y a des choses que je ne connaissais pas. Néanmoins, il une grosse erreur historique. Pétain n’a pas reçu les pleins pouvoirs le 17 juin 1940 mais le 10 juillet. Par ailleurs, il fut nommé Président du conseil le 16 juin.
Egalement, lorsqu’il y a une présence de citations, il serait bien que les journalistes indiquent les sources car elles sont invérifiables si on ne peut pas savoir d’où elles viennent. Etant historien de formation, cela me gène tout particulièrement.
Enfin, si l’histoire vous intéresse, je suis animateur d’un blog et j’invite tout le monde les bras ouverts : http://realite-histoire.over-blog.com/
Plusieurs sujets sur la Seconde Guerre Mondiale sont consacrés. La liste des articles de mon blog d’histoire est présente sur le lien suivant : http://realite-histoire.over-blog.com/article-27686441.html
Bon, ok pour de Gaulle. Si on veut éclaircir le son tableau bien noir, on peut dire qu’il ne voulait pas des anglais en UE et qu’il ne voulait pas de la France dans l’OTAN.
Mais après la lecture d’article, peut être est ce simplement par rancoeur et par volonté de garder le pouvoir sans être à la botte de Washington (pour lui, pas pour le pays).
La face cachée de Charles de Gaulle
Un grand homme ou un criminel ?
Moralité Avant 1958
Prémonitoire ! Le Père de Foucauld avait tout prévu en 1912
Il y avait aussi les FFL – Forces Françaises Libres – aux Etats-Unis
Enquête partie I (1939 / 1945)
Rougier : Le Bilan Du Gaullisme
Muselier :De Gaulle contre le gaullisme
« P. Brossolette, le visionnaire de la Résistance »
extraits du livre de Guy Perrier – Hachette 1997
L’Aveuglement a De Gaulle face à l’Indochine. Pierre Quatrepoint
Enquête de Moralité Par Le Colonel ARGOUD
L’attentat contre le Général Giraud
L’attentat contre l’ Amiral Darlan
DARLAN-GIRAUD – Extraits Decaux – Commentaires G.Ibanes
Conférence de Brazzaville Février 1944
Moralité de l’idole des français – Par le Général Jouhaud
Paroles de THOREZ – Le Crapouillot
Les falsificateurs de l’Histoire
Renseignements de moralité sur De Gaulle
Le projet gaulliste par G.Lehmann
* Moralité 1958 et Après…
Ce n’est pas parce qu’il est mort qu’il ne peut pas être condamné !
jinka.wordpress.com/…/begass-et-la-ferme-broussais-vers-1930.Sur ce site vous trouveriez des photo de la famille degaulle et une histoire sur ce lieu et cette epoque
Bravo pour ces morceaux choisis de l’Histoire moderne. Sans connaître la bibliographie du personnage en question, il m’a toujours inspiré méfiance et rejet. J’ai vu gamin à quoi ressemblait une carte du SAC, et des prérogatives dont bénéficiaient ces gens là. Nous étions dans les années soixante. Son nom reste pour moi associé à la débâcle Algérienne et à la mise en place d’un système de corruption dans tous les Etats d’Afrique. J’ai le même à priori pour tous ceux qui se réfèrent à lui. Last but not least : Pour infos, un article de l’Express daté de 1994 expliquait que sous l’égide de DE GAULLE, la France avait développé en Champagne, Orléannais et Touraine, des cultures de Pavot afin que la France dispose d’automonomie en la matière. 50 tonnes de morphine base seraient ainsi produites chaque années depuis 1959. La Pharmacie et l’Etat Helvétique qui achetaient officiellement chez nous de quoi satisfaire leurs Junks, représentaient 5 % de la production. Que deviennent le 95 % restant ? Et l’Express d’expliquer que la France serait ainsi devenu le premier producteur mondial de morphine base, disposant pour ce faire d’une unité de traitement et de raffinage situé près d’Aix en Provence, qui n’apparaîssait pas au registre du commerce, tout en ajoutant que le transport de la « marchandise » vers son lieu de traitement était assuré par des convois de CRS. Donc, tout cela dans la plus grande opacité. 007 ? non, une banale histoire de couleuvre à méditer..
Bonsoir. JLV : Le « colonel » Fabien, ce héros mort en jeep,il s’est fait exploser avec la grenade avec laquelle il jouait. tu parle d’un militaire !
Comme toujours, c’est la guerre de religion entre les pro et les anti DE GAULLE. Quand les Français cesseront-ils de s’étriper sur Napoléon ou de Gaulle, alors que les dangers qui nous menacent sont autrement plus importants ?
Il faut rassembler, pas diviser !
Il faut savoir faire la part des choses, et faire passer ce qui peut nous unir, avant ce qui peut nous diviser.
Voir dans le « mythe gaulliste » ce qui ressort des permanences françaises (souci de l’indépendance nationale et de celle de l’Etat, lutte contre les Anglo-Saxons, réalisme diplomatique, volonté de faire primer la Politique sur l’économie..), et savoir raison garder.
Ni tout blanc, ni tout noir !
D’où cette question : peut-on combattre les mauvais aspects de l’action de DE GAULLE au nom des principes mêmes invoqués par celui-ci ?
A ERRE,les français cesseront peut-ètre de s’étriper sur de gaulle quand les merdias et les « historiens » cesseront de leur bourrer le cràne avec les hauts faits de « résistance » du personnage et qui encore n’est qu’une petite partie de l’énorme manipulation sur le sujet de la 2ème Guerre Mondiale….pour ne parler que d’elle.
Un grand merci à José Castano pour sa remise des pendules à l’heure.
@ERRE, ni tout blanc, ni tout noir ………………………mais dans la France actuelle, je ne vois ce personnage que d’une blancheur immaculée, à un point que je n’arrive même pas à le regarder ! Malheur à celui qui y voit une petite tache noire ! ! ! !
Certes il faut rassembler mais, à quel prix, ne plus se regarder dans la glace…………….Et batir notre espoir sur quoi, sur le mensonge et la trahison comme fondation, à partir de là, c’est sûr, l’avenir nous appartiendrait puisque nous ressemblerions comme deux gouttes d’eau à l’umps, avec un scénario à l’Italienne puisque nous serions devenus sarkocompatible.
j’ose ésperer qu’il n’existe plus de gamellards chez nous qui fantasment sur cette éventualité.
De Gaulle aurait dit aux algériens,si vous voulez l’indépendance, vous irez chercher du travail en Russie. Dommage pour nous, ils ont dû confondre, la mer Méditerranée, avec la mer Noire.
C’est bien ce que je craignais : il est impossible d’aborder l’histoire de DE GAULLE sans que les passions se réveillent !
Rassembler ? Oui, en se fondant tout simplement sur les « permanences françaises », ces lignes de force qui ont fait notre pays..et qui le referont avec un gouvernement … et une société civile, ayant le sens national.
Ces « permanences françaises », ce sont d’abord :
- le souci de l’indépendance nationale et la lutte contre les empires (souveraineté française, avec une diplomatie « capétienne ».
- le souci de restaurer un Etat indépendant des groupes de pression, et favorisant l’unité nationale.
- le souci de la justice sociale.
Et tout cela dans le cadre d’une civilisation française, celle de toujours, basée sur le Beau, le Bien et le Vrai.
« LE GRAND Charles »
Août 1944. Dans Paris libéré, de Gaulle descend les Champs-Élysées en triomphateur. A lui, revient la charge de relever un pays exsangue et nul ne songe alors à contester son autorité. En quelques mois pourtant, l’unité forgée dans la Résistance vole en éclat, les querelles partisanes reprennent le dessus. De Gaulle, peu enclin au jeu politique, s’épuise en luttes stériles.
Le dimanche 20 janvier 1946, il annonce brutalement sa démission. Sans doute espère-t-il que son départ créera un choc salutaire et que les Français le rappelleront dans les semaines qui suivent. Mais rien de tel ne se produit. La IVe République s’affermit, le pays se redresse, le souvenir de la guerre s’estompe.
Ainsi commence pour Charles de Gaulle ce que l’histoire nommera la traversée du désert. Douze ans de solitude, d’espérances déçues et d’amertume. Heureusement, la rédaction de ses Mémoires occupe quotidiennement le Général.
Au souvenir des tragiques épreuves du temps de guerre, oublie-t-il la médiocrité des heures présentes ?
Et l’évocation de ses rudes affrontements avec Churchill et Roosevelt compense-t-elle la pauvre réplique que lui opposent ses adversaires du moment ?
D’où viendra l’étincelle ? Quel événement, quelle situation imprévue pourra le ramener à la tête du pays ?
Un film écrit et réalisé par Bernard Stora
Lundi 27 et mardi 28 mars à 20h50 sur France 2


















Que de vérités en si peu de phrases et pourtant ces mêmes mots dont déjà considérées par les tenant du politiquement correct comme du révisionnisme car il ne saurait être question de toucher à l’icône qui leur permet de parler au nom de la France.
Je salue Jacques qui ne peut rester sans rien faire et qui nous envoie ainsi un petit clin d’oeil même sur un sujet aussi grave.
Salut BRAVE, Salut CAMARADE…
(Signaler un abus)