Rencontre avec… David Rachline

david-rachlineNPI : David Rachline, bonjour. Pouvez-vous vous présenter ?

J’ai 20 ans, je suis né à Saint-Raphaël, j’ai passé les dix huit premières années de ma vie à Fréjus et j’habite entre Fréjus et Saint-Cloud en fonction de mes activités. J’ai passé mon bac en 2006 et je serai de nouveau étudiant à la rentrée prochaine en faculté de droit.

NPI : Vous êtes très jeune et pourtant vous avez déjà un « parcours » politique. Racontez-nous.

En effet, j’ai pour mon âge déjà eu la chance de m’investir à différents niveaux.
En 2002, j’adhère pour la première fois au Front National au vu de l’exceptionnelle performance de Jean-Marie Le Pen qui le conduit au second tour de la présidentielle, j’avais à peine quinze ans…
Puis les années ont passé et j’ai commencé à prendre des responsabilités au sein du Front National de la Jeunesse, d’abord dans ma ville, puis au niveau départemental. Un investissement continu qui à l’époque m’avait permis de faire de la fédération du Var une des fédérations F.N.J les plus actives de France. C’est probablement ce qui a conduit certains dirigeants du Front à me faire participer à la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen en 2007 à travers la formidable aventure du Comité « Les Jeunes avec Le Pen », association de soutien à notre candidat qui rassemblait en son sein l’ensemble des jeunes qui le soutenaient, membre du Front National ou pas, mais aussi à travers du C.A.P « Jeunes avec Le Pen », commission qui a participé à l’élaboration du programme de gouvernement de Jean-Marie Le Pen.

NPI : Et aujourd’hui´hui, quelles responsabilités occupez-vous au FNJ ?

J’ai aujourd’hui l’honneur et la fierté de faire partie de l’organigramme national du Front National au titre d’Adjoint au Chargé de mission F.N.J, dans la droite ligne des responsabilités que j’ai occupées précédemment.

NPI : Vous avez été élu Conseiller municipal de la Ville de Fréjus. Vous vous y attendiez ?

Pour vous dire la vérité : pas du tout ! En effet c’est par un concours de circonstances que je me suis retrouvé tête de la Liste d’Entente Populaire Et Nationale à Fréjus. Cette campagne a été une expérience extrêmement enrichissante même si elle nous a demandé à mes amis et moi énormément de travail. Constituer une liste de presque cinquante personnes en quinze jours c’est du boulot !
La liste bouclée nous avons fait campagne, avec des moyens certes faibles mais avec une motivation hors du commun.

NPI : Et alors, comment ça se passe au Conseil municipal ?

Le mode de scrutin des élections municipales donne une prime énorme à la liste arrivée en tête. Il s’agit en réalité plus d’une chambre d’enregistrement que d’une réelle institution démocratique. Ceci dit, cela ne nous empêche pas de faire entendre notre voix. Et je dois croire que nos efforts commencent à porter leurs fruits puisqu’ avec 12,50 % des voix en mars, nous sommes passés à 13,25 % sur la ville en juin…(à l’occasion d’une cantonale partielle) et ceci malgré 80 % d’abstention. Le maillage du territoire via des élus municipaux est indispensable, il permet de faire entendre notre voix dans la presse, dans l’assemblée municipale et participe évidemment à l’implantation nécessaire de notre mouvement dans les villes de France. Et au delà de l’institution, de grandes campagnes d’opinion peuvent être lancées à notre initiative pour mobiliser les Fréjusiens sur tel ou tel sujet, la municipalité est obligée de tenir compte de l’humeur des habitants…

NPI : Il se raconte que c´est Marine Le Pen qui vous a un jour « repéré » et qui vous a dit « Viens là, coco ». C´est vrai ? Racontez-nous

Oui, c’est ce qu’avait rapporté la journaliste à qui j’avais imagé mon arrivée au siège du Front. En réalité j’avais déjà dans le sud « un faible pour Marine » (sur le plan politique !). Directrice de campagne à l’époque c’est grâce à elle que j’ai participé à toute la campagne depuis juin 2006, puis Jean-Marie Le Pen m’a nommé quelques mois plus tard au Bureau de campagne présidentielle.

NPI : Vous avez rompu avec les idées socialistes de votre père, quel a été le déclic ?

C’est vrai, mon père était socialiste. Mais je lui dois de m’avoir donné le virus de la politique. Mes premiers débats c’était avec lui.

Le déclic, outre l’état de notre pays, qui me semblait déjà à l’époque dramatique, a été la condamnation d’un certain nombre de maires de notre famille de pensée parce qu’ils attribuaient une prime à la naissance aux Français et Européens. Ils étaient accusés de racisme alors qu’un enfant né de père Français d’origine chinoise et de mère espagnole avait droit à cette prime. J’ai compris les méthodes de fonctionnement de la justice et des gouvernements dont il y aurait beaucoup à dire…

NPI : De qui vous sentez-vous le plus proche politiquement ?

Je ne vais pas être très original, mais c’est évidemment de Jean-Marie Le Pen dont je me sens le plus proche. C’est lui qui a tracé et qui continue à tracer la voie à suivre dans l’avenir. Il est un exemple dont personne n’atteindra le niveau dans le futur mais dont nous devons nous efforcer de nous inspirer.

NPI : Votre conclusion ?

Je suis extrêmement enthousiaste pour l’avenir. Tant au niveau local qu’au niveau national : les combats que nous menons sont passionnants. La politique change, la droite et la gauche forment un ensemble cohérent et désormais indissociable : les mondialistes. Nous sommes les seuls à avoir une vision différente de la leur, nous avons un boulevard devant nous. Jean-Marie Le Pen et Marine ont une sincérité et une combativité qui nous porteront vers des succès futurs évidents. A nous de nous mobiliser à leurs côtés…

Pour le reste je retrouverai ceux qui le souhaitent sur mon blog.

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Commentaires

Cette rencontre avec David Rachline met en relief un parcours militant, politique exemplaire et exceptionnel. A 20 ans, Monsieur Rachline a déjà exercé avec succès d’importantes fonctions locales, départementales au FNJ, puis au sein du comité et du C.A.P. « les jeunes avec le Pen ». Il fallait une énorme détermination et pugnacité pour constituer une liste de 43 noms en un temps record. Le prodigieux travail militant réalisé au niveau local a permis à cette liste FN d’obtenir 12,50 % (2382 voix) et 2 élus. L’enracinement local de David Rachline est si solide que lors de l’élection cantonale partielle du 8 juin 2008 malgré une abstention exponentielle de près de 80 %, il obtint 13,25 % sur la ville de Fréjus et 12,87 % sur l’ensemble du canton. Réaliser un tel score dans un contexte aussi défavorable (avantage aux notables de l’UMPS, abstention phénoménale) est une véritable prouesse !.

On souhaite bonne chance à Monsieur Rachline pour sa rentrée universitaire en faculté de droit, ainsi que pour ces actuelles responsabilités au FNJ. On devine que les débats politiques devaient être enrichissants et nourris avec un père aux idées socialistes. Tout comme Steeve Briois à Hénin-Beaumont, David Rachline a compris l’importance de l’implantation locale pour la droite nationale. Plus le FN accroîtra son nombre d’élus locaux (municipalités et assemblées régionales) à travers la France, plus il sera visible dans divers media et dans le monde socio-économique ce qui le rendra incontournable. « Le maillage du territoire » est en partie réalisée grâce aux élus patriotes des 17 conseils régionaux mais il doit s’intensifier au sein des conseils municipaux notamment dans les villes de plus de 100 000 habitants.

On apprécie la modestie de ce jeune élu lorsqu’il évoque « la voie tracée par Jean-Marie Le Pen » dont « il faut s’efforcer de s’inspirer ». Sur le plan national, l’UMPS forme un bloc cohérent favorable à l’euromondialisme destructeur des identités nationales. En effet seul le FN, qui dénonce inlassablement les méfaits de l’immigration massive et de l’euromondialisme responsable des délocalisations, possède un avenir viable parce qu’il détient des solutions de bon sens face aux nouveaux enjeux planétaires.

Tout comme pour Sophie Montel, Edouard Ferrand, Steeve Briois, la lecture de cet entretien sur NPI fut un bon moment.

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David Rachline en veux et malheureusement il y ‘en à pas des masses comme lui. Gageons que sa réussite fera tâche d’huile. J’avais lu aussi un article sur un jeune élu du nom de Cédric Fasquelle dans le Pas de Calais dans la petite ville de Guînes qui avait réussi à monter une liste composée pratiquement de personnes ayant moins de 30 ans. Il serait intérréssant que NPI nous parle également de se courageux jeune homme. Merci

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