Le président polonais Lech Kaczynski s’apprête à ratifier le Traité de Lisbonne
Le président polonais Lech Kaczynski, qui avait formulé de nombreuses critiques sur le fonctionnement et l’idéologie de l’Union Européenne, passait pour un eurosceptique convaincu à l’instar de son homologue tchèque Vaclav Klaus. Pourtant lors d’une visite officielle en Slovénie, le conservateur Kaczynski nous annonce qu’il s’apprête à signer le fameux Traité de Lisbonne.
Lech Kaczynski effectue un voyage officiel en Slovénie au cours duquel il rencontra son homologue Danilo Türk. C’est donc à Ljubljana qu’il prononça cette phrase laconique : « La Pologne ne sera pas un obstacle à la ratification ». Il prétend que ses réticences et préoccupations auraient été prises en compte lors des diverses discussions informelles à Lisbonne et Bruxelles. En revanche, il dément s’être opposé au Traité de Lisbonne en raison de l’égalité des droits pour les homosexuels, notion contenue dans la Charte des droits fondamentaux. Une Charte profondément anti-chrétienne qui s’appliquerait automatiquement après la ratification du Traité par les 27 États membres de l’Union Européenne. On sait que le Royaume-Uni et la Pologne ont obtenu un statut avantageux au sujet de cette funeste Charte, ce qui leur ménagerait donc une porte de sortie.
Lech Kaczynsky a également prononcé une autre phrase capitale et sans ambiguïté à propos de la famille, « union entre un homme et une femme ». Face à un président slovène plus consensuel, il a rajouté qu’il ne changera jamais d’opinion.
Dans un discours ménageant la chèvre et le choux, Danilo Türk a expliqué pompeusement que l’union de personnes de même sexe constituait une question éthique fondamentale même si les réponses à ce problème de société pouvaient être différentes. S’assurant une porte de sortie, le président slovène rajouta que ces questions n’entraient pas dans le domaine de compétence de l’Union Européenne et qu’elles devaient rester dans le champ législatif des nations européennes qui auraient chacune leur approche propre.
Après les rejets massifs de la Constitution Européenne par la France et les Pays-Bas en 2005, le frénétique locataire de l’Élysée nous avait bricolé à la va-vite le Traité de Lisbonne, mauvais remake de cette même Constitution Européenne élaborée à l’origine par l’européiste Giscard. Bien évidemment Nicolas Sarkozy s’est opposé à l’organisation d’un référendum dont il connaissait l’issue. La voie parlementaire est utilisée dans presque tous les États membres de l’Union Européenne afin de supprimer toute mauvaise surprise. Pourtant le 12 juin 2008 s’est déroulé en Irlande un référendum à l’issue duquel le peuple souverain a massivement rejeté ce traité européiste avec 53,4 %.
Ce chef de l’État autoritaire, qui voudrait prolonger d’un an sa présidence de l’Union Européenne, envisage toutes sortes de solutions anti-démocratiques afin de transformer le vote irlandais. Jusqu’à présent le président polonais semblait incarner une résistance courageuse face au totalitarisme de Bruxelles mais aujourd’hui tout semble bien révolu. Il ne reste donc plus que l’eurosceptique Vaclav Klaus, président de la République tchèque qui utilise toutes sortes de subterfuges et manœuvres dilatoires afin de retarder la ratification de ce funeste Traité de Lisbonne.
Peuples libres des nations historiques et millénaires de l’Europe, saisissez votre occasion lors des prochaines élections européennes de juin 2009. Votez massivement pour les listes patriotiques et nationalistes présentes dans vos pays respectifs afin d’opposer un puissant barrage à l’euro-mondialisme destructeur des nations et valeurs authentiquement européennes et enracinées ! L’absention sera donc un crime impardonnable car il facilitera l’œuvre de destruction des eurocrates de Bruxelles.
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Commentaires
Les chefs d’Etat des pays de l’Est sont malheureusement facilement corruptibles. A part Poutine bien sûr.
Ils ont dérouillaient les premiers dans le passé, ils pouraient redérouiller les premiers encore une fois.
Encore un qui baisse son pantalon ! Mais dans quel monde vivons-nous ?
Je serais curieux de connaître les avantages et autres dessous de table qu’a encaissé les gouvernants de ce beau pays.
J’avais compris que la Pologne ne serait pas un obstacle si tous les autres Etats l’approuvaient, y compris l’Irlande ! Il aurait donc été plus affirmatif ? C’est vrai aussi que les rapports de forces ont récemment changé en Tchéquie. Incontestablement les anti-démocrates gouvernent l’Europe ; il faut espérer que les prochaines élections leur enverront un signal fort.
Peut être un lecteur connait il bien la situation polonaise ?mais je me demande si Kaczynski,qui est en situation de cohabitation difficile,ne cherche pas à gagner du temps ?
Je suppose que notre sarkodicule tyran le presse,son gouvernement aussi. S’il peut atteindre la présidence Tchèque ce sera plus facile pour lui.
Lech Kaczynski a déjà prononcé cette phrase plusieurs fois. Le sens est celui qu’en donne Marc.
Il ne sera pas un obstacle, à condition qu’il y ait un traité. Et tant que l’Irlande ne l’a pas ratifié, il n’y a plus de traité. C’est pourquoi Lech Kaczynski n’a pas ratifié le traité. Si la phrase était à prendre telle quelle au premier degré, il aurait déjà ratifié le traité.
Je souligne aussi, car on le dit très peu, que le président allemand n’a toujours pas ratifié le traité.
Merci monsieur Daoudal pour votre commentaire lumineux qui explique les motivations profondes du courageux président polonais. Je n’avais pas rédigé cet article à partir d’une dépêche de l’AFP qui ne dissimule pas son hostilité viscérale vis à vis de Lech Kaczynski et de la Pologne catholique. Ma source était un compte rendu de Xinhua (Chine Nouvelle) beaucoup plus neutre et distante par rapport aux événements de l’Europe.
Je commence à croire qu’il faudra une réaction citoyenne massive dans les urnes pour retourner la situation désastreuse dans laquelle l’Europe s’engage ….
Prochaine étape : les élections européennes.



































NON pa ça !
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