Brèves nouvelles économiques d’Europe et de Chine
La crise économique affecte particulièrement l’Europe occidentale, victime de l’euromondialisme apatride et des diverses aberrations des eurocrates bruxellois. En France les ventes de voitures neuves ont baissé en 2008 tandis que le moral des consommateurs britanniques s’est littéralement effondré au cours de l’année passée. Pendant ce temps, la Banque Centrale Européenne (BCE) est obnubilée par le taux moyen d’inflation et tergiverse pour baisser ses taux d’intérêt. La Suisse, encore épargnée par les pires conséquences de l’euromondialisme, a connu un record de créations d’entreprises en 2008. Malgré de sérieuses turbulences dues à la crise financière mondiale, la Chine ouvre d’immenses chantiers de construction qui dopent son économie nationale et limitent une inexorable progression du chômage des jeunes.
L’économie moribonde au sein des 27 de l’UE
Si les immatriculations de véhicules particuliers ont connu une légère baisse (-0,7 %) en France sur les 12 mois de 2008, la chute des ventes de voitures neuves s’est accélérée en novembre (-14,1 %) et décembre 2008 (-15,8 %). Après le secteur bancaire, la crise financière et économique frappe de plein fouet celui de l’automobile. Bien que certains analystes économiques estiment que le « bonus-malus » écologique entré en vigueur début 2008 ait pu doper la vente de petites voitures lors du premier semestre 2008, les constructeurs et équipementiers automobiles doivent procéder à des mesures de chômage technique dans leurs diverses entreprises. De même Renault, PSA et l’équipementier Faurecia ont prévu d’effectuer des licenciements massifs (plusieurs milliers d’emplois) au cours des prochains mois de 2009. Et pendant ce temps, les mêmes faux prophètes politico-économiques continuent à nous vanter les prétendus bienfaits du libre-échangisme mondial et de l’euromondialisme apatride et ultralibéral.
Tony Blair (premier ministre britannique du 2 mai 1997 au 27 juin 2007) et son successeur Gordon Brown pratiquent des politiques économiques ultralibérales, axées sur un libre-échangisme mondial. La conséquence logique et inéluctable de ces politiques anti-nationales est illustrée par une montée vertigineuse du chômage. Au passage on comprend mieux l’inexorable montée électorale du British National Party (BNP) dirigé par l’intrépide Nick Griffin.
Comme de très nombreux britanniques ont perdu leur emploi et que le système social est largement déficient, il ne faut donc pas s’étonner d’une chute impressionnante du moral des consommateurs outre-Manche.
Mardi 7 janvier un reportage télévisé de Sky News a montré des graphiques sur l’indice de confiance des consommateurs du Royaume-Uni. En décembre 2007 cet indice véritable thermomètre de l’économie, était de 84. Onze mois plus tard, il n’était plus que de 51, et en décembre 2008, il vient d’atteindre son plus bas niveau à 48. Le sondage de Sky News montre que 70 % (parmi les 1000 personnes interrogées) pensent que la situation économique actuelle est mauvaise. Au passage on remarque que les questions des sondeurs sont banales, stéréotypées et qu’elles reçoivent en conséquence des réponses pauvres et non argumentées. Cependant on peut retenir que 57 % des sondés attribuent la chute de l’indice à la perte massive d’emplois depuis ces derniers mois. De même 19 % des mêmes sondés sont persuadés à juste titre que leur revenu général enregistrera une baisse lors des 6 prochains mois de 2009.
On espère de tout cœur que lors des élections européennes du 7 juin 2009, le BNP décrochera un, voire plusieurs sièges d’eurodéputés qui seront d’ailleurs indispensables à la création d’un futur eurogroupe réellement patriotique au sein du Parlement européen.
Créations d’entreprises en Suisse et grands travaux en Chine
Comme la Suisse n’appartient ni à l’Union Européenne (UE) ni à l’eurozone (16 membres depuis le 1er janvier 2008), elle se moque complètement de la Banque Centrale Européenne (BCE) obnubilée par le taux d’inflation pourtant tombé à son plus bas niveau en décembre 2008 (1,6 %). En raison de la crise financière, la BCE a du baisser ses taux d’intérêt à 3 reprises depuis octobre 2008. Au contraire la Banque Centrale helvétique montre beaucoup plus de souplesse puisque la Suisse, loin de succomber aux sirènes euromondialistes, conserve sa souveraineté monétaire.
Le registre du commerce nous apprend qu’au cours de l’année 2008 la Suisse a créé un nombre record de nouvelles entreprises (36.861). Ce chiffre impressionnant représente pourtant une hausse moyenne de 1,3 % par rapport au précédent record de 2007. En raison d’allègements fiscaux particulièrement intéressants, les cantons suivants Obwald, Appenzell Rhodes-Extérieures, Schwyz et Zug ont connu une augmentation significative tandis que les lanternes rouges sont Berne (capitale politique), Glaris et l’immense canton montagnard des Grisons (Suisse orientale).
En 2008 le nombre total des faillites (10.228, -2,2 % par rapport à 2007) a atteint son plus bas niveaux depuis 2003. Les 5 dernières années ont donc vu la création d’un nombre colossal de nouvelles sociétés en raison d’un cycle conjoncturel très favorable. Toutefois une étude montre que 50 % des entreprises en faillite avaient été créées moins de 5 ans auparavant.
Espérons que la Suisse continue de préserver jalousement sa souveraineté territoriale et économique. Jusqu’à présent ce relatif isolement lui a permis de protéger son économie nationale face aux multiples délocalisations et autres ravages provoqués par des politiques de libre-échangisme ultralibérales et apatrides. La Suisse nous prouve avec éclat le caractère nocif de l’eurocratie bruxelloise.
Même si la Chine subit de plein fouet les désastreuses conséquences économiques dues à la crise mondiale et que la dynamique bourse de Shanghaï chute de manière vertigineuse, la 4e puissance économique mondiale résiste mieux que les 27 États membres de l’UE.
Lors d’une conférence de presse, le vice-ministre de la Commission d’État du Développement et de la Réforme Yu Ding a déclaré que le gouvernemental central investira en 2009 5 milliards de yuan (730 millions de $) dans un gigantesque projet de construction d’un pont reliant Hong-Kong, Macau et le Delta de la Rivière des Perles. Hong-Kong et Macau sont 2 anciennes concessions maritimes rendues respectivement par les britanniques et les portugais en 1997 et 1999. La future construction du plus grand pont mondial se déroulera dans le Guangdong, la province chinoise la plus riche et la plus dynamique sur le plan économique. Depuis 1978, la croissance annuelle de son PIB (Produit Intérieur Brut) s’établit à 13,5 % soit 3,5 % de plus que la croissance économique moyenne de toute la Chine !
Avec 3.060 milliards de Yuan (448 milliards de $) en 2007, la production totale de la province de Guangdong a officiellement dépassé celle de Taïwan. De même en 1998, le Guangdong avait dépassé Singapour et en 2003 Hong-Kong.
Les seules agglomérations de Canton (Guangzhou), Shenzhen, Hong-Kong et Macau font du Guangdong, la quatrième puissance économique asiatique derrière le Japon, la Corée du Sud et l’Inde.
Le Guangdong (capitale Canton/Guangzhou) contribue actuellement pour 12 % à la richesse nationale de la Chine. On se souvient que le 18 décembre 1978 le visionnaire et réformiste Deng Xiaoping avait décrété l’ouverture économique et commerciale de la Chine. Limitrophe de Hong-Kong, l’immense agglomération urbaine de Shenzhen s’ouvrit massivement dès le début des années 1970 aux échanges commerciaux mondiaux. Ainsi cette ville connut la plus importante croissance économique et démographique de la Chine.
Signalons qu’en plus des interactions économiques croissante avec Hong-Kong et Macao, cette dynamique zone du Delta profite au maximum de sa participation à la zone de libre-échange Chine-ASEAN (Association des Nations de l’Asie du Sud-Est). Le but ultime est de faire de cette région deltaïque, qui fut à l’avant garde de la réforme économique de 1978, la zone la plus compétitive et vigoureuse de l’Asie-Pacifique.
À la lumière de ces rapides informations, on saisit mieux l’importance stratégique de ce future pont, immense infrastructure dans une des zones économiques et commerciales les plus développées de la planète.
À la différence de l’UE dont le but secret est l’anéantissement de l’ensemble des traditionnels États-nations de l’Europe, la politique économique de libre-échange entre la Chine et les 10 États de l’ASEAN ne comporte aucune prétention supranationale et impérialiste puisqu’elle est entièrement basée sur le principe de coopération entre différentes nations souveraines et fières de l’être.
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Merci pour cette excellente analyse.
Les nations qui s’en sortent le mieux sont celles qui gardent la maîtrise de leur politique monétaire et économique.
On pourrait citer je crois la Norvège qui n’est pas membre de l’UE, mais qui a une économie florissante.
Vive les Suisses et la Suisse qui attirent grand nombre de Français, qui trouvent en Suisse l’eldorado perdue chez nous (j’ai un oncle qui y travaillait et gagnait très bien sa vie)
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