Alain de La Tocnaye s’en est allé à la droite de Jésus-Christ
Alain de Bougrenet de La Tocnaye, un des auteurs de l’attentat du Petit-Clamart en août 1962 contre De Gaulle, vient de décéder le 9 janvier 2009 à Gordes (Vaucluse).
Né le 26 novembre 1926 à Neuilly-sur-Seine, il descendait d’une ancienne famille aristocrate bretonne, notamment du monarchiste contre-révolutionnaire Jacques-Louis de Bougrenet de La Tocnaye. Il fit des études de droit avant d’épouser la carrière militaire et d’intégrer l’École militaire de Cherchell, puis l’École d’application de l’artillerie d’Idar-Oberstein.
Lieutenant pendant la guerre d’Algérie, il fut responsable d’une Section administrative spécialisée (SAS), et est parmi l’un des premiers à participer au Comité de salut public destiné à abattre la IVe République. Ses convictions profondément patriotes et catholiques l’amenèrent très vite à être hostile à la politique du général De Gaulle qui entendait mener l’Algérie française à sa perte. Comme beaucoup de jeunes officiers patriotes, il rejoignit alors l’OAS-Métro.
Arrêté deux fois, Alain de La Tocnaye s’échappa de la prison de la Santé à Paris de façon audacieuse. Intégrant le groupe de l’OAS-Métro autour du colonel Jean Bastien-Thiry, il fut de ceux qui montèrent différentes opérations visant à éliminer De Gaulle. Après l’échec de l’attentat du Petit-Clamart le 22 août 1962, dont il a été l’un des principaux instigateurs, il fut arrêté et incarcéré au Fort de Vincennes, et condamné à mort le 4 mars 1963. Le 11 mars, sa peine fut commuée en prison à perpétuité, alors que Bastien-Thiry sera fusillé.
Gracié et libéré en 1968, en même temps que d’autres militants pro-Algérie française emprisonnés, Alain de La Tocnaye publia Comment je n’ai pas tué De Gaulle (éditions Nalis, 1969). Il écrivit dans divers journaux d’opinion nationaliste et catholique. Dans les années 1980-90, il participa à divers mouvements nationaux, avant de rejoindre le Front national de Jean-Marie Le Pen.
Son fils, Thibaut de La Tocnaye est un cadre du FN, responsable national aux argumentaires, conseiller régional PACA. Il est vice-président de Chrétienté-Solidarité, collabore à la revue Reconquête, et anime un Libre Journal un mercredi midi par mois sur Radio courtoisie depuis avril 2008.
L’ensemble de la rédaction de NP Info adresse ses sincères condoléances à la famille d’Alain de La Tocnaye, ainsi qu’à ses amis et proches.
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Commentaires
Je l’ai appris que…ce matin sur le site : http://www.necropole1.com/
Silence total à son sujet, la désinformation bat son plein.
Pensée et Prière à la famille d’Alain de La Tocnaye.
Nord-Armentieres
J’ai fait venir Alain de La Tocnaye pour une conférence à l’époque où je dirigeais le Cercle Saint Louis ; il enthousiasma la salle. C’était un homme à l’esprit chevaleresque qui fut prêt à donner sa vie pour la France.
Je présente mes sincères condoléances à toute la famille de la Tocnaye. Un grand Français s’en est allé.
Comme disait DE GAULLE, en parlant de l’O.A.S. : « J’aurais été à leur place, j’aurais fait pareil ! ».
paix a ce MONSIEUR, et pour des personnes comme nous devons nous battre pour que la france soit ce qu’elle était avant un triste 14juillet 1789, ou ces salaud de revolutionnaire on tué la France !
Condoléances émues et sincères pour la famille de ce grand patriote et particulièrement à mon collègue Thibaut de la Tocnaye.Ce qu’il y a de plus beau après l’inspiration,c’est le dévouement,après le poète c’est le soldat et comme le disait Maurice BARRES : « servir est le plus beau mot de la langue française ».Honneur à cet officier français qui a « mis sa peau au bout de ses idées » comme Pierre Sergent, Hélie de Saint-Marc et beaucoup d’autres.L’on peut toujours rêver d’une promotion de la Tocnaye à Saint-Cyr.
Je sais ce que nous lui devons ainsi qu’à Bastien-Thiry, Degueldre, Sergent, Tenne, d’Armagnac et tant d’autres qui ont sacrifié leur vie ou leur carrière… Quand je vois ce qu’est devenu ma Kabylie, terre de mes ancêtres, et ce qu’est devenu ma Nation, la République Française, je ne peux que combattre mes larmes ! Merci encore, mon Lieutenant. Vous avez donné plus que ce que le Devoir vous demandait. Votre Honneur et votre Courage n’auront pas été vains : toute une Armée de Français d’apparence docile et résignée est prête à reprendre le Combat pour une France Libre et Chrétienne. Et je ne suis pas d’accord avec Monsieur Erre : Degaulle n’aurait pas fait pareil, il serait entré dans l’OAS et il l’aurait trahie dès que cela l’aurait arrangé!
engagé dans le même combat à 17ans ce fut un homme d’honneur et un exemple de la parole donnée . Comme le sergent Degueldre, Dovegar, Iiedge et tant d »autres. Dieu ait son âme il a rejoint là haut ses camarades de combat, une pensée si vous les voyez mon lieutenant à Salan et Jouhaud. Mes condoléances à toute votre famille et à vos nombreux amis
Un oranais de la colline (1)
Nous recherchons des infomations sur Louis de Bougrenet de la Tocnaye, né le 22.04.1922 à Ferrières la Grande (Nord),
arrêté par les nazis le 22.02.1944 près du Col du Négron (Drôme Provençale), et déporté le 07.06.1944. Est mort en déportation.
Si vous avez le nom du réseau de résistance auquel il appartenait, je pense que vous pouvez trouver des renseignements aux Archives nationales à Paris. Tentez aussi de chercher du côté des rapports des préfets aux archives départementales, on ne sait jamais. Enfin, pour compléter cette investigation, un sérieux tour du côté des archives allemandes (Bundesarchiv de Berlin et/ou Coblence et Munich dans les papiers des services de sécurité du Reich) devra être fait.
Mais, avant tout, il faudrait connaître les conditions de son arrestation : arrêté par la police française, ou la Milice, ou encore lors d’une opération « antipartisan » (dans ce cas précis, il faudrait chercher dans les archives d’une unité du Herr -sans doute une unité de sécurité- ou de l’Ordnungspolizei), ou encore arrêté par un service de sécurité allemand (SD/Gestapo) ???
En tout état de cause, il va falloir faire un tour dans les archives du KdS (Kommando der SD) Lyon qui supervisait la lutte contre la résistance dans la Drôme et où ce résistant a sans doute été transféré avant de passer par le BdS (Befehlshaber der Sicherheitdienst) Paris (section IV de Boemelburg, av. Foch) puis la déportation.
Désolé, les commentaires sont clos pour le moment.
















Je présente mes condoléances les plus sincères à Thibaut, sa famille et ses proches.
Alain de la Tocnaye a montré une fidèlité dans ses engagements et une détermination sans faille, restant fidèle à la France et à ses idéaux.
Un bel exemple que beaucoup devrait prendre comme modèle
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