Chine-UE : le premier ministre chinois Wen Jiabao évite la France lors de sa tournée diplomatique en Europe
Entre le 27 janvier et le 2 février 2009, le premier ministre chinois Wen Jiabao effectuera une importante tournée diplomatique dans 4 pays européens (Suisse, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni). Ses différentes rencontres visent à approfondir la coopération bilatérale entre ces 4 pays et la Chine. Très attendu à Davos (Suisse) lors du 39e Forum Économique Mondial, Wen Jiabao se rendra ensuite à Bruxelles où il approfondira le partenariat stratégique entre l’Union Européenne (UE) et la Chine. Auparavant, une rencontre officielle entre le président portugais Anibal Cavaco Silva et le ministre chinois des Affaires Étrangères Yang Jiechi s’est déroulée à Lisbonne le 21 janvier 2008. En raison des contorsions diplomatiques de Sarkozy et Kouchner, la France sera la grande absente de ce futur périple européen.
Renforcement de la coopération bilatérale entre le Portugal et la Chine
Lors de la commémoration officielle du trentième anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques entre le Portugal et la Chine, le président Anibal Cavaco Silva s’est félicité du renforcement progressif des relations bilatérales marquées par une confiance politique mutuelle et une étroite coopération dans des domaines stratégiques.
Outre les affaires régionales et internationales, la coopération entre les 2 pays concerne les sciences, la technologie, le commerce, l’investissement, l’économie et la culture. En 2005 lors de la signature officielle d’un partenariat stratégique entre le Portugal et la Chine, la coopération bilatérale entra dans une nouvelle phase.
Évitant les basses flagorneries, le président portugais a pourtant loué le rôle international positif de la Chine à propos de la crise financière mondiale et le récent conflit israélo-palestinien à Gaza. Ce langage direct, qui tranche singulièrement avec les circonlocutions hypocrites de Sarkozy ou les pathétiques envolées lyriques de Ségolène Royal, a fait bonne impression sur le dirigeant chinois. En 30 ans de relations diplomatiques, différents dirigeants portugais et chinois ont effectué de nombreuses visites diplomatiques au cours desquels certains sujets cruciaux ont toujours été abordés avec franchise et dans un respect mutuel.
Wen Jiabao en Europe : approfondissement de la coopération bilatérale et du partenariat stratégique Chine-UE
Entre le 27 janvier et le 2 février 2009, Wen Jiabao se rendra officiellement en Suisse, Allemagne, Espagne et au Royaume-Uni afin d’approfondir la coopération bilatérale entre ces pays et la Chine. Le 28 janvier à Davos, le premier ministre chinois doit prononcer un important discours à propos de la crise financière mondiale tandis qu’à Bruxelles il consolidera le partenariat stratégique global entre la Chine et l’UE.
Suisse et Davos
Le 27 janvier, Wen Jiabao débute son périple européen par une visite officielle en Suisse au cours de laquelle il doit rencontrer son président Hans-Rudolf Merz. Le thème central de l’entretien portera sur les défis de la crise financière et économique mondiale ainsi que sur les solutions préconisées par la Chine. Premier ministre de la Chine depuis le 16 mars 2003, Wen Jiabao visitera pour la première fois la Suisse où aucun dirigeant chinois ne s’était rendu depuis 10 ans. D’ailleurs Hans-Rudolf Merz accorde la plus haute importance à cette visite diplomatique qui doit déboucher sur un développement des relations bilatérales entre la Suisse et la Chine.
Le 39e Forum Économique Mondial (WEF), qui accueillera le gratin politico-économique mondialiste, s’ouvrira en grande pompe le 28 janvier sous l’égide de Vladimir Poutine dans la célèbre station hivernale de Davos (Suisse orientale, canton des Grisons). Parmi les 2.500 participants et 43 chefs d’États et de gouvernements attendus, Wen Jiabao sera un invité vedette puisqu’il doit prononcer dès le 28 janvier un important discours sur les solutions économiques de la Chine pour juguler la crise financière mondiale. Bien évidemment à Davos, Wen Jiabao s’entretiendra avec Klaus Schwab, fondateur et actuel président de ce Forum mondialiste annuel.
Allemagne
La visite de Wen Jiabao en Allemagne sera prioritairement axée sur un renforcement de la coopération économique bilatérale entre les 2 pays. Première économie européenne et 4ème au niveau mondial, l’Allemagne est le principal partenaire économique européen de la Chine. À la différence de l’étrange et malsaine diplomatie française et malgré un pragmatisme indéniable, les dirigeants politiques et économiques allemands ont toujours tenu face à leurs interlocuteurs chinois un langage franc et direct sur « les sujets épineux ».
Wen Jiabao doit donc rencontrer successivement le président allemand Horst Köhler, la chancelière conservatrice Angela Merkel ainsi que le ministre des Affaires Étrangères et vice-chancelier Frank-Walter Steinmeier (l’étoile montante des sociaux-démocrates et futur rival d’Angela Merkel lors des élections fédérales de septembre 2009).
Au cours de ce même séjour, le premier ministre chinois participera officiellement à un Forum économique et technologique au sein duquel il prononcera une allocution très attendue sur la coopération dans ces domaines entre l’Allemagne et la Chine.
Espagne et Royaume-Uni
Outre une rencontre officielle avec le premier ministre socialiste espagnol José-Luis Rodriguez Zapatero, Wen Jiabao s’entretiendra également avec le roi Juan-Carlos I. Aucun premier ministre chinois ne s’était rendu en Espagne depuis 17 ans. Au cours de ce séjour espagnol, Wen Jiabao participera à un symposium au sein duquel seront présents des groupes culturels et des représentants étudiants. Comme pour le Portugal, la Chine cherche à renforcer avec l’Espagne la coopération dans les domaines culturels, universitaires, scientifiques et technologiques.
Wen Jiabao terminera son important périple européen par une visite approfondie au Royaume-Uni où il rencontrera le premier ministre travailliste Gordon Brown. Le successeur de Tony Blair, qui à l’occasion du nouvel An chinois vient de flatter obséquieusement l’imposante communauté chinoise présente au Royaume-Uni, s’était rendu officiellement en Chine en 2008.
Le séjour britannique du premier ministre chinois sera prioritairement consacré à un renforcement de la coopération bilatérale dans les domaines financier, économique et commercial. Par ailleurs, avant de quitter le sol britannique et européen, Wen Jiabao rencontrera de nombreuses personnalités politiques, économiques, commerciales et universitaires ce qui l’amènera à prononcer un important discours dans la prestigieuse Université de Cambridge.
Présent à Bruxelles mais singulièrement absent à Paris
Si le prochain périple de Wen Jiabao sera principalement axé sur un renforcement de la coopération bilatérale entre 4 pays européens et la Chine, l’étape bruxelloise sera cruciale pour une consolidation du partenariat stratégique global entre l’UE et la Chine. Le premier ministre chinois profitera de ce court passage à Bruxelles pour échanger différents points de vue avec le président de la Commission Européenne José-Manuel Barroso ainsi qu’avec Javier Solana, Haut Représentant pour l’UE de la Politique Extérieure et de Sécurité Commune (PESC). Inutile de préciser que l’ancien secrétaire général de l’OTAN (1995-1999), Javier Solana et l’eurocrate Barroso sont deux euromondialistes apatrides, acquis aux thèses ultralibérales et farouches partisans de la disparition rapide des traditionnels États-nations.
Après ce bref aperçu de la tournée diplomatique de Wen Jiabao en Europe, on se rend compte qu’il évite soigneusement de se rendre en France puisqu’il visitera 4 pays limitrophes sans compter sa rapide étape à Bruxelles. Si la France n’est pas inclue dans ce long périple européen, il ne s’agit nullement d’un caprice passager des autorités politiques chinoises. Alors que la Chine et la France ont officiellement établi le 27 janvier 1964 des relations diplomatiques, l’ensemble des dirigeants politiques français pratique depuis de nombreuses années une politique étrangère sibylline et malsaine vis à vis de la Chine. Entre les non-dits, les diverses contorsions politiques ou les circonlocutions hypocrites, la politique diplomatique de la France apparait illisible et confuse.
On pense immédiatement au thème récurrent « des droits de l’homme » que Ségolène avait retransformés en « droits humains. D’ailleurs le périple chinois de Ségolène lors de sa dernière campagne présidentielle de 2007 fut pathétique, dérisoire et prouva de manière éclatante qu’elle ne possédait pas les compétences nécessaires pour l’exercice de cette charge suprême. Tout le monde garde en mémoire ses ridicules envolées lyriques sur la Grande Muraille. En évoquant la « bravitude » ainsi que « la rapidité, l’efficacité de la justice chinoise », l’autoritaire présidente du Conseil Régional de Poitou-Charentes avait perdu plusieurs bonnes occasions de se taire.
Quant à l’actuelle politique étrangère et diplomatique de la France, elle continue d’être confuse à l’image du frénétique et versatile locataire de l’Élysée. En l’absence de son domestique intellectuel Henri Guaino, Sarkozy est incapable d’émettre des idées réflechies et cohérentes et de bâtir des projets politiques solides et structurés. On se souvient que lors de la célébration du 25ème anniversaire de la remise du Prix Nobel de la Paix à Lech Walesa, Sarkozy s’était rendu à Gdansk le 8 décembre 2008 et avait rencontré à la sauvette le XIVe dalaï-lama. Cette rencontre furtive dans un pays étranger avait vivement irrité les autorités politiques de la Chine, qui préférent des positions nettes et tranchées à l’instar de celles des dirigeants allemands. Après cette rencontre controversée, il s’est produit certaines crispations qui rejaillissent actuellement dans les secteurs économiques et commerciaux de la France.
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Sarkozy s’était rendu à Gdansk le 8 décembre 2008 et avait rencontré à la sauvette le XIVe dalaï-lama.
Voila ce qui est fourbe et detestable. C’est indigne de la France d’un president francais qui tergiverse et montre ainsi son impuissance a etablir une politique perenne.
Chirac avait de ce point de vue une attitude plus tranchee.
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