Afrique : de la décolonisation gaulliste à la présence chinoise (1/2)

Charles de Gaulle (1890-1970) fut président de la République de 1958 à 1969

Charles de Gaulle (1890-1970) fut président de la République de 1958 à 1969

Initiée au début des années 1960, la décolonisation gaulliste a provoqué un rapide effondrement économique des anciens territoires français d’Afrique (Algérie, AOF et AEF). Les deux conséquences catastrophiques furent d’une part l’inexorable progression de l’Islam au sud de l’Afrique subsaharienne et une immigration massive vers l’Europe en général et la France en particulier. Marginalisée diplomatiquement en Afrique, la France a été supplantée par la Chine, qui y a investi massivement et établi des partenariats stratégiques avec de nombreux États africains. Question : la coopération sino-africaine provoquera t-elle un essor économique et commercial de l’Afrique, susceptible de stabiliser les populations africaines et d’enrayer l’infernale spirale migratoire vers la France ?

Le gâchis algérien

Avant d’évoquer le lâche abandon gaulliste de l’Algérie française en 1962, il faut remonter aux dernières années de l’instable IVe République (1946-1958). En 1956, le cabinet dirigé par le notable socialiste Guy Mollet accorde l’indépendance à deux protectorats français : le Maroc et la Tunisie. De plus, ce ministère dominé par la gauche fit voter la loi-cadre Deferre, qui accordait l’autonomie politique à l’Afrique noire et préfigurait une rapide indépendance de l’AOF et AEF (Afrique Occidentale et Équatoriale française).

Le 13 mai 1958 est une date décisive puisque à Alger un immense mouvement populaire commence à défier la IVe République agonisante et discréditée. Placé à la tête d’un comité de salut public, le général Raoul Salan lance un appel pour que le général de Gaulle assume le pouvoir à Paris. Après la démission du démocrate-chrétien Pierre Pflimlin le 28 mai 1958, Charles de Gaulle devint le dernier président du Conseil de la IVe République tandis que les partisans de l’Algérie française plaçaient naïvement en lui d’immenses espoirs qui seront très vite trahis.

Après l’adoption à une écrasante majorité (79,2 % pour le oui) de la nouvelle Constitution le 28 septembre 1958, Charles de Gaulle consolida son pouvoir politique car mis à part la Guinée travaillée par le marxiste Sékou Touré, l’Empire africain et l’Algérie française avaient également massivement approuvé le texte fondateur de la Ve République. Le 21 décembre 1958, Charles de Gaulle fut largement élu par un collège de grands électeurs Président de la République française et de la Communauté africaine et malgache.

Son discours mémorable du 4 juin 1958 frappa les esprits et rassura les partisans de l’Algérie française puisque de Gaulle défendit l’intégralité territoriale de la France de Dunkerque à Tamanrasset et prononça ses célèbres paroles : « je vous ai compris ». Pourtant lors de ce même discours, ce politicien retors se garda bien de prononcer les mots « intégration » ou « Algérie française ». En septembre 1958, de Gaulle semblait développer notre province algérienne lorsqu’il présenta « le Plan de Constantine » prévoyant sur 5 ans la redistribution de 250.000 ha de terres agricoles, la construction de 200.000 logements et la création de 400.000 emplois. De même, de Gaulle octroya le droit de vote aux femmes musulmanes d’Algérie et l’égalité de vote entre musulmans et européens.

Il serait trop long et aléatoire d’évoquer les véritables raisons politiques qui ont déclenché ce brusque revirement de Charles de Gaulle. Inquiet du fort accroissement démographique de la population musulmane et conscient d’écarts culturels, Charles de Gaulle semblait penser que l’intégration de l’Algérie à la France favoriserait une immigration massive en métropole. Il prononça cette phrase : « Mon village deviendrait Colombey-les-Deux-Mosquées ! » devant son ministre Alain Peyrefitte qui était  un équivalent moderne de Joinville pour Saint Louis (Louis IX). Élu en 1956 sous la IVe république, un jeune député visionnaire déclara : « vous ne voulez pas de l’Algérie française, vous aurez la France algérienne ». Ce jeune député s’appelait Jean-Marie Le Pen et l’avenir lui donna amplement raison puisque l’immigration algérienne et africaine en France s’accrut sensiblement à la fin des années 1960 et augmenta de manière exponentielle après l’instauration en 1974 du regroupement familial concocté par Chirac et Giscard d’Estaing. La politique à courte vue du général de Gaulle fut donc suicidaire et mortelle pour l’identité française.

Tout bascula le 16 septembre 1959 lorsque de Gaulle évoqua « l’autodétermination » de l’Algérie. En janvier 1960, ce politicien autoritaire limogea le Général Massu qui avait osé critiquer ses brusques revirements politiques de sa politique algérienne. À ce moment, la rupture fut consommée entre les français d’Algérie et les partisans de l’Algérie française qui commencèrent à ériger des barricades à Alger. La politique gaulliste devint très rapidement répressive à l’encontre des partisans de l’Algérie française, impitoyablement pourchassés par des barbouzes et divers agents gaullistes. Après la validation à une large majorité des 2 côtés de la Méditerranée de son référendum, le 8 janvier 1961, de Gaulle évoqua ouvertement l’avenir de « l’Algérie algérienne ». De plus, « la Grande Zohra » négociait officieusement et unilatéralement avec les terroristes sanguinaires et totalitaires du FLN (Front de Libération National). Il existait alors d’autres mouvements politiques favorables à une autonomie, à un statut d’association avec la France.

Le putsch du 23 avril 1961 mené par les 4 valeureux généraux français (Raoul Salan, Maurice Challe, Edmond Jouhaud et André Zeller) fut sévèrement maté par de Gaulle qui se servit de l’armée de conscription. Plus fanatique que jamais, de Gaulle prononça ses célèbres paroles : « un quarteron de généraux en retraite ». Une héroïque Résistance patriotique se regroupa au sein de l’OAS (Organisation Armée Secrète) qui fut impitoyablement traquée par les barbouzes et polices parallèles gaullistes.

Avec les funestes « Accords d’Évian » du 19 mars 1962, de Gaulle mettait fin froidement et cyniquement à 132 ans de présence française en Algérie. Entre le 19 mars et le 5 juillet 1962 (date effective de l’indépendance algérienne), il y eut un nombre de tués et de massacres bien supérieurs en nombre qu’entre la Toussaint Rouge du 1er novembre 1954 et le 19 mars 1962, établissant un cessez-le-feu sciemment bafoué par les terroristes du FLN. On pense immédiatement au massacre de la rue d'Isly le 26 mars 1962 au cours duquel des femmes et des enfants furent abattus par des terroristes du FLN devant une armée française volontairement passive. On pense également à l’enlèvement criminel de milliers de pieds-noirs et d’Européens entre le 19 mars et le 5 juillet 1962. De malheureux prisonniers devenus esclaves qui n’ont jamais suscité la compassion des « bonnes âmes droit-de-l’hommistes ».  Et que dire des dizaines de milliers de harkis, combattants fidèles à la France et honteusement trahis par la funeste politique gaulliste. De nombreux harkis restés en Algérie furent torturés dans d’indicibles conditions tandis que ceux qui ont pu miraculeusement échapper à l’enfer algérien, furent honteusement parqués dans des camps d’infortune dans le sud-ouest et dans la Montagne Noire (Aude). NP Info a d’ailleurs consacré de très nombreux articles à propos de ces terribles événements de 1962.

Construite sur un plan byzantin et achevée en 1872, la basilique Notre-Dame d'Afrique domine la mer de son promontoire situé à 124 m d'altitude

Construite sur un plan byzantin et achevée en 1872, la basilique Notre-Dame d'Afrique domine la mer de son promontoire situé à 124 m

Depuis 1830, les colons français issus de milieux modestes et de nombreuses régions (Alsace) et européens (Espagne, Malte, Sicile) avaient patiemment développé avec amour cette aride et austère terre algérienne. En 1830, l’Algérie territoire informe et non délimité avait déjà échappé depuis longtemps à la lointaine férule ottomane.

Très rapidement, l’Algérie connut un développement agricole et plus tard viticole grâce à une ingénieuse mise en valeur de terres auparavant ingrates. Les pionniers créèrent à la sueur de leur front des routes et des voies ferrées. De même, les français d’Algérie soignèrent des populations indigènes dans des dispensaires de fortune qui se transformèrent en des centres de soins de haut niveau. Le système hospitalier algérien avait atteint une solide réputation lorsque les Français d’Algérie furent honteusement chassés de ce pays en 1962. En outre, les pionniers avaient pris soin d’éduquer les populations autochtones qui apprirent le français, langue unificatrice aussi bien au Maghreb que dans l’AOF et l’AEF. Ils construisirent des écoles, lycées et universités divisées entre les « Lettres » et les « Sciences » comme dans la Métropole. Progressivement, on assista à l’émergence d’élites indigènes (arabo-musulmanes et berbères) dont certains membres ingrats embrassèrent la cause indépendantiste. Enfin, il ne faudrait pas oublier l’évangélisation entreprise au XIX° Siècle tandis qu’Alger bénéficia d’évêques dévoués et renommés. On pense également à l’œuvre immense de l’ermite français Charles de Foucauld, assassiné le 1er décembre 1916 devant son ermitage dans le désert algérien.

Bien-sûr, il y aurait tant à dire sur l’immense œuvre civilisatrice et pacificatrice en Algérie. Très rapidement, le FLN seul interlocuteur des gaullistes, confisqua le pouvoir politique et économique. Corrompus et incompétents, ces ex-terroristes devenus ministres et notables provoquèrent un véritable désastre économique et accélèrent la faillite d’un État artificiel, malgré l’abondance de ses richesses d’hydrocarbures pourtant découvertes par des Français. La paupérisation galopante provoqua le ressentiment croissant de certains algériens naguère indépendantistes et désormais revenus de leurs illusions. Aigris et haineux contre les français, nombre d’entre eux émigrèrent massivement vers l’ancienne métropole qu’ils avaient impitoyablement combattue. Beaucoup s’installèrent dans les quartiers parisiens de Barbès et de la Goutte d’Or tandis que d’autres occupaient des emplois dans les usines.

À l’époque, le patronat français voulait combattre l’influence croissante de syndicats marxistes et révolutionnaires et en même temps tirer les salaires à la baisse. Ainsi, ce patronat anti-national favorisait l’importation de mains d’œuvre immigrée malléable et corvéable à merci tandis que les syndicats se frottaient les mains en pensant recruter massivement parmi ces déshérités. Plus leurs effectifs français fondaient, plus les syndicats les ont progressivement remplacés par des immigrés afro-maghrébins. Il en est de même pour le PCF où les ouvriers français furent substitués par ces « damnés de la terre ». Il faut sans cesse dénoncer la complicité politique entre trotsko-marxistes et patronat qui partagent des intérêts communs (voir actuellement le trotskiste Olivier Besancenot et les mondialistes apatrides et ultralibéraux du MEDEF).

Au final, la décolonisation gaulliste hâtive fut catastrophique puisque comme nous venons de le voir, l’Algérie naguère prospère grâce à la présence française de 132 ans, s’enfonça très rapidement dans un profond déclin économique provoqué par l’incompétence et la corruption généralisée du FLN. D’ailleurs, lors de plusieurs chroniques Roger Holeindre démontra magistralement que les désillusions et les échecs catastrophiques du FLN favorisèrent l’émergence des islamistes du FIS (Front Islamique du Salut) au début des années 1990. Enfin, contrairement aux fallacieuses conceptions gaullistes, l’indépendance de l’Algérie n’épargna en rien la France d’une immigration massive et illimitée, comme Marseille en apporte une illustration concrète et quotidienne.

Afrique française : décolonisations bâclées de 1960

À l’exception de la Guinée dirigée par le marxiste Sékou Touré de 1958 à sa mort en 1983, les autres nations de l’Union française (AOF + AEF) votèrent massivement la nouvelle constitution de la Ve République le 28 septembre 1958. Pourtant l’ensemble de ces territoires africains accédèrent à l’indépendance au cours de 1960. Comme nous l’avons vu au début de cet article, la loi-cadre Deferre appliquée sous le gouvernement de Guy Mollet avait accordé l’autonomie politique de ces pays, ce qui préfigurait une indépendance prochaine.

L’ensemble de ces pays africains, pacifiés par de loyaux serviteurs à la fin du XIXe siècle, avaient connu une prospérité économique indéniable jusqu’en 1960. Très vite, l’esclavage avait été aboli tandis qu’une immense œuvre éducative débuta. Là encore, le français fut une langue unificatrice en raison de l’existence de multiples dialectes. Les maladies tropicales (lèpre, paludisme) furent impitoyablement combattues dans des dispensaires de fortune devenus progressivement des structures hospitalières de qualité. Les pionniers défrichèrent une jungle moite et épaisse afin de construire des routes et des voies ferrées, ce qui permit un essor économique rapide. De même, l’évangélisation apporta le message de Jésus loin dans la brousse. On pense à Monseigneur Augouard, surnommé « l’apôtre du Congo ».

Après 1960 et le larguage gaulliste de l’Afrique, on assista à un inexorable déclin économique de nombreux pays africains. On constata également une inexorable poussée de l’Islam au sud de l’Afrique subsaharienne au détriment du catholicisme et de l’animisme. Par exemple, le Sénégal naguère majoritairement chrétien est désormais islamisé à plus de 95 %. L’islamisation de l’Afrique noire entraîne un fort accroissement démographique, responsable de la paupérisation des populations locales. En outre, l’Islam favorise de sanglants conflits religieux exacerbés par une immigration massive comme en Côte d’Ivoire au début des années 2000 (Nord musulman contre le Sud catholique avec Abidjan)

De même, le pouvoir politique et économique était confisqué par des tyrans totalitaires ou marxisants plus ou moins manipulés par le pouvoir gaulliste. À cette époque, naquit la « Francafrique » incarnée par le célèbre Jacques Foccart, conseiller aux affaires africaines de Charles de Gaulle et de Georges Pompidou. Homme de l’ombre, Foccart finança des rébellions locales afin de défendre les intérêts de la France. Cette politique africaine controversée se poursuivit sous François Mitterrand qui avait envoyé son fils Jean-Christophe sur ce continent. De même Charles Pasqua, symbole caricatural de la corruption et du cynisme politiciens, possédait ses réseaux dans l’Afrique de l’Ouest.

Pourtant, deux chefs d’État se sont détachés en Côte d’Ivoire avec Félix Houphouët-Boigny et au Sénégal avec Léopold Sédar-Sengho.

La majestueuse basilique Notre-Dame de la Paix à Yamoussoukro

La majestueuse basilique Notre-Dame de la Paix à Yamoussoukro

Félix Houphouët-Boigny

Député ivoirien et ministre de gouvernements français, Felix Houphouët-Boigny joua un rôle clé dans le processus de décolonisation de l’Afrique en général et de la Côte d’Ivoire en particulier. Maire d’Abidjan, président de l’Assemblée Nationale ivoirienne, le « vieux ou le « sage » (selon des surnoms affectueux) fut également premier ministre mais surtout Président de la République ivoirienne de 1960 à son décès survenu le 7 décembre 1993.

Partisan d’une étroite collaboration avec l’ancienne métropole, Felix Houphouët-Boigny fut l’artisan du spectaculaire développement économique ivoirien grâce au secteur agricole (cacao et café). Sous son impulsion, la Côte d’Ivoire devint un ilot de prospérité au sein d’un continent africain ravagé par la pauvreté et la corruption endémiques ainsi que par des conflits ethniques récurrents. Ainsi la Côte d’Ivoire devint progressivement un État-nation viable tandis que ses habitants conscients de leur identité nationale défendirent farouchement « l’ivoirité », version africaine de la préférence nationale.

En mars 1983, ce vénérable chef d’État transféra sa capitale politique et administrative à Yamoussoukro où il fut d’ailleurs inhumé lors de grandioses funérailles en présence de 27 chefs d’État, des représentants issus de 120 pays différents et de 7.000 invités. 15 ans après sa mort, Yamoussoukro est la 4e ville ivoirienne derrière Abidjan, la capitale économique, Bouaké et Daola (centres).

Enfin, il ne faudrait surtout pas oublier que Félix Houphouët-Boigny fut à l’origine de la construction de la basilique catholique de Nôtre-Dame de la Paix à Yamoussoukro. Réplique africaine de la basilique Saint-Pierre de Rome, il s’agit du plus grand édifice chrétien au monde. Bâtie sur 130 hectares, l’immense basilique possède un dôme haut de 160 mètres, pouvant contenir l’intégralité de Notre-Dame de Paris ! La première pierre de cette basilique, symbole vivant du catholicisme tranquille face à l’invasion conquérante de l’Islam, fut posée le 10 août 1985 et bénie par le défunt pape Jean-Paul II (1920-2005).

Le président sénégalais Léopold Sédar-Senghor à Francfort-sur-Main en 1961

Le président sénégalais Léopold Sédar-Senghor à Francfort-sur-Main en 1961

Léopold Sédar-Senghor

Poète, écrivain, symbole vivant de la francophonie, Léopold Sédar-Senghor défendit à la fois la négritude et la coopération amicale et économique avec la France. Pendant 20 ans (1960-1980), il fut président de la République sénégalaise et un homme d’État incontournable sur le continent africain.

De par son premier mariage avec Ginette Éboué en 1946, il fut le gendre du célèbre guyanais Félix Éboué, gouverneur général de l’Afrique Équatoriale Française (AEF). Après un bref passage à la SFIO (parti socialiste), il fut maire, puis député à l’Assemblée Nationale avant de devenir secrétaire d’État à la présidence du Conseil sous le gouvernement d’Edgar Faure (1er mars 1955-1er février 1956). Du 23 juillet 1959 au 19 mai 1961, Sédar-Senghor fut ministre conseiller du gouvernement de Michel Debré après avoir appartenu à la commission chargée d’élaborer la Constitution de la Ve République. De même il siégea au sein de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

Concepteur et créateur de la Francophonie Léopold Sédar-Senghor fut élu le 2 juin 1983 au 16e fauteuil de l’Académie française après le décès du Duc de Lévis-Mirepoix (lui même successeur de Charles Maurras en 1952).

Après son divorce avec Ginette Éboué en 1956, il se remaria avec la normande Colette Hubert et vécut les dernières années de sa riche existence dans la paisible commune de Verson (Calvados) où il s’éteignit le 20 décembre 2001. De grandioses obsèques se déroulèrent à Dakar le 29 décembre 2001, en présence de l’actuel président sénégalais Abdoulaye Wade (élu en mars 2000), de l’ancien président Abdou Diouf et du socialiste Raymond Forni, alors président de l’Assemblée Nationale. L’absence du président Chirac et de son premier ministre socialiste Lionel Jospin suscita une vive polémique. De son côté, Jean-Marie Le Pen avait rendu un sobre hommage au brillant homme de lettres et à l’infatigable défenseur de la Francophonie et avait d’ailleurs marqué son « étonnement » à propos de la navrante absence de l’exécutif français lors des obsèques de Sédar-Senghor à Dakar.

Le Front National défend vigoureusement la coopération équilibrée avec l’Afrique

Au printemps 2008, Louis Aliot secrétaire général du Front National rédigea un texte synthétique consacré à la coopération et au co-développement avec l’Afrique. Près de 50 ans après les décolonisations bâclées du gaullisme, l’Afrique noire semble la grande oubliée de la politique française y compris par les thuriféraires de salon de la Francophonie. Louis Aliot abordait notamment les grands défis posés par l’immigration-colonisation en France ainsi que les repentance stériles promptes à alimenter d’éternels ressentiments anti-français.

De même, dans le cadre des ses opérations réalisées hors du territoire national, l’association caritative « Fraternité Française » organisa une action concrète au Cameroun. Responsable nationale de Fraternité Française, Mireille d’Ornano et Jany Le Pen se rendirent dans la petite commune de Foumban au Cameroun. Afin d’aider l’alphabétisation et l’instruction publique dans notre ancien territoire d’AEF, l’association a subventionné à hauteur de 7.500 € une école maternelle et primaire située dans la brousse hors des axes routiers et de développement. Ainsi cette action modeste aide concrètement la permanence de la Francophonie si fragilisée sur le continent africain.

Dans un prochain article, nous verrons comment la France marginalisée diplomatiquement en Afrique est actuellement supplantée par la Chine qui y effectue des investissements massifs et établit des partenariats économiques et commerciaux avec de nombreux pays africains (à commencer par d’anciens territoires français de l’AOF et de l’AEF). De plus, nous essaierons d’examiner concrètement si cette coopération sino-africaine en pleine expansion favorisera dans l’avenir un essor économique et commercial durable. Ainsi si les chinois, qui ont pris la relève des anciens administrateurs coloniaux français en Afrique, réussissent à tirer cet immense continent de l’infernale spirale du sous-développement chronique, on peut légitimement se demander si la future émergence de puissances africaines parviendra à stabiliser des populations migrantes et nomades et surtout à diminuer, voire stopper l’inéluctable processus migratoire vers l’Europe en général et la France en particulier.

Mireille d'Ornano et Jany Le Pen se sont rendues au village camerounais de Foumban où Fraternité Française a subventionné une école maternelle et primaire

Mireille d'Ornano et Jany Le Pen se sont rendues au village camerounais de Foumban où Fraternité Française a subventionné une école maternelle et primaire

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Commentaires

toute personne de ses pays qui ont demande l’ independance et qui l ont obtenus y reste.sans etre raciste.

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