Européennes 2009 / Ile-de-France / Paris : Jean-Marie Le Pen, venu soutenir Jean-Michel Dubois, lance à Paris la bataille pour la reconquête de l’électorat national en juin prochain
A l’invitation de la Fédération FN de Paris, devant une assistance nombreuse et attentive, Jean-Marie Le Pen, aux côtés de Jean-Michel Dubois, tête de liste des élections européennes en Ile-de-France, et de Philippe Coulnecheff, nouveau « patron » du Front National dans la capitale, a lancé dimanche après-midi lors d’une réunion publique la bataille pour la reconquête de l’électorat national parisien (et au-delà !), notamment en vue du scrutin européen du dimanche 7 juin prochain, derrière lequel se dessinent les régionales de 2010…
Après une rapide présentation par Philippe Coulnecheff des premières priorités qu’il s’assigne, de l’esprit qu’il compte imprimer à son action et du travail actuellement réalisé par les responsables et militants de la fédération de Paris, « prête à repartir » selon ses termes, puis une intervention fort remarquée de Jean-Michel Dubois, tête de liste FN en Ile-de-France, détaillant notamment les problématiques d’insécurité, d’immigration et de désarroi social dans la région-capitale, le président du Front National, très en forme, a prononcé une allocution particulièrement tonique, voire galvanisante, et en deux temps.
Il a d’abord réalisé un tour d’horizon détaillé de la situation politique de notre pays, n’hésitant pas, pour nourrir son analyse de la crise actuelle, à revenir aux sources, références et principes historiques du nationalisme français, voire aux grands maîtres. Jean-Marie Le Pen a rappelé que, seul mouvement d’importance authentiquement patriote dans le paysage politique français, le Front National se trouve une fois de plus aux avant-postes de la résistance. Face à tant d’adversité(s), face à une mondialisation destructrice et incontrôlée, face aux menées de « l’Empire », il ne faut compter que sur « la France, la France seule ». Dans une situation de crise d’une telle ampleur, le Front national ne voit de solutions efficaces et durables que dans la force de la nation : là où certains essaient, selon le Président, de dénoncer cette vision qui serait « rétrograde », il y a au contraire le souci naturel et nécessaire de « faire marche arrière » pour ne pas « tomber dans le précipice ». Jean-Marie Le Pen a délivré là un message politique très argumenté, empruntant beaucoup à Maurras, citant Renan …
Il a, dans un deuxième temps, actualité oblige, consacré quelques développements aux dissidents et « dissidences » du moment, pour les réduire à leur mesure réelle, mineure, et leur prédire l’avenir électoral de leurs prédécesseurs : l’échec. Remettant à l’heure les pendules parisiennes et soulignant, résultats à l’appui, que certains de ces dissidents avaient en réalité abandonné le combat depuis bien longtemps, le Président, que l’on a pu sentir sinon blessé — il est d’un autre cuir — du moins déçu par certains comportements, a rappelé quelques élémentaires principes politiques et moraux de discipline, « d’honneur et fidélité », la devise de la Légion étrangère, mais aussi celle du Front national. Clarifiant les choses, il a manifestement voulu délivrer un message de mobilisation militante tres active en ce début de campagne.
La fédération de Paris, ainsi dynamisée, est maintenant en ordre de bataille, derrière son nouveau chargé de mission Philippe Coulnecheff et ses deux adjoints : Edgar Hamet (communication, élections) et Cyril Bozonnet (propagande, action militante). Tous les Secrétaires départementaux de l’Ile-de-France — dont, évidemment, Dominique Joly, responsable du Val-de-Marne mais aussi directeur de campagne de Jean-Michel Dubois — étaient venus saluer leur nouvel homologue parisien. On notait également la présence de Marie-Christine Arnautu, seconde de liste aux Européennes. Dans l’assistance, on remarquait aussi quelques jeunes têtes nouvelles, derrière François Cerruti (finaliste 2008 du Prix Jeune Cicéron du discours politique et qui — mais chut ! — devrait jouer un rôle à Paris), ou Jérémie Thebault (responsable des jeunes pour la campagne européenne d’Ile-de-France), avec l’amicale présence de David Rachline.
Cette réunion s’est terminée par une traditionnelle Marseillaise suivie d’une collation très conviviale, à laquelle le Président s’est attardé avec un visible plaisir, échangeant et discutant avec de nombreux cadres et militants de Paris… Chacun peut maintenant repartir sur le terrain parisien à la reconquête nécessaire d’un électorat national écoeuré du sarkozysme et légitimement inquiet de la situation alarmante que connaît notre pays.
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