Nouvelles économiques mondiales

Dominique Strauss-Kahn préside le Fonds Monétaire International (FMI)

Dominique Strauss-Kahn préside le Fonds Monétaire International (FMI)

Le président du FMI (Fonds Monétaire International) Dominique Strauss-Kahn prévoit que l’économie mondiale enregistrera une « croissance » négative pour l’année 2009 tandis que les économies de l’Afrique sub-sahariennes seront durement affectées. Par ailleurs, l’Afghanistan se débat avec un chômage de masse ce qui favorise l’explosion mondiale du trafic d’héroïne. Enfin la Chine est confrontée au défi énergétique : grand consommateur de charbon, le géant asiatique prévoit d’augmenter ses importations de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) et de miser sur les énergies nouvelles (éoliennes, solaire, nucléaire).

FMI : sombres prévisions pour l’économie mondiale en 2009

La conférence de travail des ministres africains des Finances et des gouverneurs de banques centrales s’est déroulée sur deux jours à Dar Es Salaam, capitale économique de la Tanzanie. L’invité vedette était le médiatique patron du FMI Dominique Strauss-Kahn selon lequel l’ensemble des économies.développées et émergentes connaitraient une récession globale au cours de l’année 2009.

Très en verve, l’ancien hiérarque du Parti Socialiste a solennellement averti que les différentes économies du continent africain seront particulièrement affectées par l’actuelle crise économique mondiale, en raison de l’effondrement de la consommation mondiale et de la confiance des hommes d’affaires.

Déjà fragilisée par le manque global d’infrastructures de base et par la corruption politique dans certaines nations, l’Afrique apparaissait déjà particulièrement pénalisée sur le plan économique. L’actuel ralentissement de la croissance économique mondiale, la chute des cours des marchandises (cacao, café) et le resserrement du crédit assombrissent considérablement les perspectives du développement économique et commercial de l’Afrique sub-saharienne. Ainsi, les différents donateurs sont instamment priés d’honorer leurs engagements afin que l’Afrique ne s’enfonce davantage dans un marasme généralisé et vecteur de conflits ethniques meurtriers.

À la lumière de ses sombres perspectives mondiales, les investissements massifs de la Chine, la coopération économique sino-africaine et le renforcement des échanges commerciaux bilatéraux sont cruciaux pour la stabilité politique de ce continent touché de plein fouet par les ravages de la crise économique et les sinistres conséquences du mondialisme apatride et ultralibéral.

En raison des décolonisations bâclées des années 1960 et 1970, les États-nations africains n’ont pas réussi à émerger durablement et à constituer des protections efficaces face à la globalisation croissante des économies. En revanche, l’Afrique ne subit aucune tutelle supranationale et technocratique à l’instar de l’UE même si l’Union Africaine (UA) composée de 53 membres et dirigée par le sulfureux colonel Kadhafi joue un certain rôle centralisateur.

Avec l’accélération de la mondialisation financière et bancaire ainsi que l’interdépendance des différents blocs économiques (UE, ALENA, MERCOSUR et ASEAN), aucune nation n’a pu échapper à cette crise planétaire et/ou à ses conséquences les plus inattendues.

Kaboul est la capitale meurtrie de l'Afghanistan, vaste "nation" de non-droit où prospèrent conjointement la criminalité et les trafics juteux

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Afghanistan : 10 millions de chômeurs et exportation mondiale d’héroïne

Particulièrement ravagé par d’incessants et d’interminables conflits meurtriers, l’Afghanistan compterait actuellement 10 millions de chômeurs pour une population estimée à 25 millions d’habitants. Le taux de chômage serait donc de 40 % rapporté à la population totale. Rappelons tout de même que dans les DOM (Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion), le taux moyen de chômage pour la population active avoisine les 25 % et dépasse 40 % pour les jeunes.

Cependant, ces chiffres catastrophiques sont à relativiser puisque l’Afghanistan ne pratique pas de statistiques officielles tant pour sa population que pour le nombre de ses chômeurs. Dans le même temps, les mesures de lutte anti-chômage préconisées par la marionnette pro-américaine Hamid Karzaï et son gouvernement fantoche apparaissent dérisoires et pathétiques puisque leur « autorité » ne dépasse guère les faubourgs poussiéreux de la capitale Kaboul.

En revanche, cette exclusion massive du monde du travail explique largement la hausse vertigineuse de la criminalité à travers l’Afghanistan (recrudescence des vols à main armée, des assassinats, des enlèvements crapuleux et des attentats-suicides).

Évoquons maintenant certaines cultures et fabrications illicites puisque actuellement l’Afghanistan est le premier producteur mondial de pavot et le premier exportateur mondial d’héroïne.

Au temps des « vertueux » Talibans, les cultures se portaient au mieux tandis que les filières d’exportation d’héroïne fonctionnaient à merveille. Rappelons que le Proche-Orient et notamment la Turquie jouent un rôle crucial dans son acheminement vers l’Europe tant occidentale que orientale. De même, certains « réfugiés » afghans présents en Allemagne et au Royaume-Uni, participent activent à la diffusion de l’héroïne dont la consommation s’est malheureusement banalisée en Europe et en France.

Avec le renversement mouvementé des Taliban à l’automne 2001 suivi de l’interminable conflit où les USA et l’OTAN sont les acteurs principaux, ces trafics ont continué de prospérer au grand jour tandis que les exportations mondiales d’héroïne inondent le « marché » nord-américain. D’ailleurs, il se murmure officieusement que la CIA et l’actuel exécutif afghan fermeraient les yeux et même trouveraient un avantage lucratif à ces trafics de très grande envergure.

Navire transportant du Gaz Naturel Liquéfié (GNL)

Navire transportant du Gaz Naturel Liquéfié (GNL)

Chine : défi énergétique et nouvelles énergies

Dimanche 8 mars 2009, des géologues chinois ont découvert un immense gisement de charbon dans le district de Caoxian, situé dans le sud-ouest de la prospère province orientale de Shandong. Les prospections géologiques et minières avaient commencé dès janvier 2005.

Ses gigantesques réserves sont estimées à plus de 3 milliards de tonnes tandis que sa valeur économique potentielle s’élèverait à environ 150 milliards d’euro selon les prix actuels du marché. En 1987 et 1999, les géologues chinois avaient découvert d’immenses gisements avec des réserves de 6 milliards de tonnes.

Ce gisement exceptionnel s’étend sur 300 km2 tandis que son épaisseur moyenne est de 7 m et que sa couche la plus mince est située à 950 mètres sous terre.

En raison du fulgurant développement économique et industriel de la Chine, le charbon représente 70 % de sa consommation totale d’énergie, soit 40 % de plus que la moyenne mondiale. Consciente du développement exponentiel de la pollution atmosphérique et de l’impact environnemental des énergies fossiles, la Chine cherche à réduire sa dépendance vis à vis du charbon et à combler son retard vis à vis des énergies nouvelles (éoliennes, solaire, nucléaire).

Confrontée à une pénurie programmée des traditionnelles sources énergétiques et au défi du « réchauffement climatique », la Chine a décidé d’axer ses priorités de recherche scientifique sur ces nouvelles énergies, plus répandues en Europe occidentale et aux USA.

Après la remise d’un rapport officiel, le premier ministre Wen Jiabao a déclaré que son pays favorisera dorénavant la recherche et le développement des nouvelles technologies axées sur les énergies propres.

Les éoliennes et l’énergie solaire connaissent un certain développement sur notre territoire. En revanche, la France possède une maîtrise scientifique incontestable dans le domaine du nucléaire civil.

Mais en raison des palinodies politiciennes et des tergiversations « droits-de-l’hommistes » de Sarkozy, les relations diplomatiques et économiques se sont sérieusement dégradées ces derniers mois entre la France et le géant asiatique. Bien évidemment, la coopération scientifique s’en est vivement ressentie. C’est fort dommage, car la France pourrait jouer un rôle important en Chine dans le domaine du développement nucléaire. Par contre, tout espoir de coopération énergétique n’est pas perdu puisqu’en 2010 la France participera officiellement à l’Exposition Universelle de Shanghaï, forum économique et scientifique incontournable sur le plan mondial.

Doha est la dynamique et futuriste capitale du Qatar

Doha est la dynamique et futuriste capitale du Qatar

Chine-Qatar : coopération énergétique avec le GNL

Le Gaz Naturel Liquéfié (GNL) est du gaz naturel (dont le méthane est le composant majeur) condensé à l’état liquide. Refroidi à une température de -161°, ce gaz devient ainsi un liquide limpide, inodore, non corrosif et non toxique. Réduit de 1/600e par rapport à son volume original, le GNL est deux fois plus léger que l’eau ce qui facilite grandement son transport maritime. Actuellement, le GNL connait un prodigieux essor.

En 2008, on compte une cinquantaine de terminaux équipés pour le GNL, répartis dans 17 pays. La France, qui a importé en 2007 9,5 milliards de tonnes de GNL, possède 2 terminaux : Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique) et Fos-sur-Mer (Bouches-du Rhône).

Revenons maintenant en Chine, où la consommation de gaz naturel augmente vertigineusement en concomitance avec son spectaculaire développement économique et industriel. La China National Offshore Oil Company (CNOOC) est la plus importante entreprise chinoise pour le marché du GNL et surtout la seule en Chine à posséder les équipements et les capacités pour le recevoir.

En juin 2009, la firme gazière a signé un accord primordial qui prévoit l’importation annuelle de 2 millions de tonnes de GNL qatariote sur une période de 25 ans. Samedi 7 mars 2009 lors de la cérémonie d’inauguration du bureau de la CNOOC à Doha, son directeur général a officiellement déclaré que la Chine avait déjà sécurisé une importation annuelle de 13 millions de tonnes de GNL du Qatar, de la Russie et du Kazakhstan.

Mais en raison de l’insatiable demande du marché intérieur, la Chine prévoit l’importation annuelle de 60 millions de tonnes de GNL à partir de 2020. Du coup, le géant asiatique espère vivement que le Qatar contribuera à fournir ce volume supplémentaire de GNL. Lors de cette visite économique, un haut responsable qatariote s’est vivement réjoui face aux perspectives d’une coopération énergétique accrue entre son pays et la Chine.

Le Qatar est le troisième détenteur mondial de richesses gazières (15 %) derrière la Russie et l’Iran. Par exemple, son immense gisement de Northfield, situé à 70 km au nord-est, renferme 900 milliards de m3 qui seront exploités sur un siècle.

Découvert en 1975 et situé à la frontière irano-qatariote, North Dome constitue le plus gigantesque gisement mondial de gaz naturel. Coté qatariote, sa capacité est estimée à  24.3 Tm3 de gaz (1 Tm3 = 1000 milliards de m3) tandis que son pendant iranien au nord, connu sous le nom de South Pars, renfermerait 8 Tm3 supplémentaires. Sa capacité totale estimée à 200 giga équivalents en baril de pétrole, est littéralement dantesque puisqu’elle est plus de 2 fois  supérieur à celle du plus grand gisement pétrolier mondial (Ghawar en Arabie Saoudite).

En raison de son importance stratégique au niveau mondial, le gouvernement qatariote désire modérer son extraction qui pourrait durer 500 ans si elle se poursuivait à son rythme actuel. Cependant sa production annuelle a dépassé 26 millions de tonnes en 2006 tandis qu’elle est évaluée à 50 millions dès 2015. Si cette progression continue sur cette lancée, l’extraction de cet immense gisement ne durerait qu’un siècle.

Cependant, le gisement de North Dome constitue le pilier incontournable de l’approvisionnement énergétique mondial qui alimente conjointement le marché local du gaz naturel, les exportations croissantes de GNL et l’industrie pétrochimique en plein expansion.

Actuellement, le Qatar est déjà le premier producteur mondial de GNL avec une production annuelle de 31 millions de tonnes, estimée à 77 millions dès 2012. Cette minuscule péninsule du Golfe Persique, encastrée au sud par le géant saoudien, est également le premier exportateur mondial de GNL et le premier fournisseur des USA, de l’Europe Occidentale ainsi que du Japon, de la Corée du Sud et de l’Inde.

Membre éminent du Forum des Pays Exportateurs de Gaz (FPEG, 15 membres, 73 % des réserves mondiales et 42 % de la production mondiale), le Qatar accueillera prochainement le siège de cette dynamique organisation qui sera basée dans sa capitale Doha.

Carte de France pour le gaz naturel et villes portuaires d'importations pour le GNL

Carte de France pour l'approvisionnement du gaz naturel et villes portuaires d'importations pour le GNL

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Commentaires

En revanche, tout va bien pour cet ancien socialiste. Il a pu surmonter quelques épreuves malencontreuses sans problèmes et garde toujours la forme pour dire aux autres comment faire.

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En lire se résumé, l’énergie propre comme l’hydrogéne a la portée de tous pour un prix dérisoir n’est pas pour demain, même jamais, en espérant que dame nature prenne le dessus avec ouragan et raz de marée et le menquement d’eaux potable avec les épidémies qui ont déja recommencaient surtout en europe et particuliérement en France donc l’information est caché comme tous le reste puisque les politiques sont tous d’accord a se sujet et personne ne réagis comme d’habitude.

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il avait annonce la fin de la crise l’annee derniere en juin…

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Décolonisations bâclées c’est vraiment n’importe quoi.
La France a laissé des infrastructures très importantes :routes écoles,armée,équipée,police,langue,maisons,immeubles.

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A cool,

En écrivant « décolonisations bâclées », je n’évoquais pas l’énorme travail des administrateurs dévoués sous les III° et IV° républiques, mais l’indigne « bradage » gaulliste de l’Algérie en 1962, de l’AOF et de l’AEF en 1960.

D’ailleurs, NP Info avait rédigé 2 longs articles sur ce sujet crucial « Afrique : de la décolonisation gaulliste à la présence chinoise ». Comme les liens de ses 2 articles sont actifs, vous pouvez les (re)lire avec profit et vous comprendrez le sens exact de mon expression de « décolonisations bâclées » qui s’apparentaient à un lâche abandon.

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