Xinjiang (Chine) : violentes émeutes ethniques à Ürümqi (197 morts, 1.680 blessés)

Bus calcinés lors des violences urbaines à Ürümqi (Xinjiang) dimanche 5 juillet 2008

Bus calcinés lors des violences urbaines à Ürümqi (Xinjiang) dimanche 5 juillet 2008

Les images télévisées des violences ethniques d’Ürümqi (capitale de la région autonome de Xinjiang) sont étrangement similaires à celles des émeutes des banlieues « françaises » à l’automne 2005 et de Villiers-Le-Bel en décembre 2007. Selon le dernier bilan de ces violences urbaines à Ürümqi, on dénombre 197 morts, 1.680 blessés, 203 commerces et 14 maisons détruites, 627 véhicules incendiés (dont 190 bus, au moins 10 taxis et 2 véhicules de police). Si des voyous ouïghours et autres délinquants toxicomanes sont largement impliqués dans ces violences à l’égard des Han, il ne faut pas sous-estimer la menace intérieure et extérieure du séparatisme islamiste. Dirigeante du Congrès mondial des Ouïghours (DUK basé à Münich), l’extrémiste islamiste Rebiya Kadeer semble lourdement impliquée dans ces violences relayées par des appels à la haine sur internet. Lundi 6 juillet, des immigrés ouïghours liés à la mouvance séparatiste et islamiste du Turkestan oriental ont violemment attaqué l’ambassade de Chine à La Haye (Pays-Bas) et le consulat chinois à Münich (Bavière).

Violences urbaines du Xinjiang : l’élément déclencheur au Guangdong !

Afin de mieux comprendre la situation politique tendue au Xinjiang, on se reportera à cet article de Nations Presse Info qui avait privilégié une approche géographique, historique, religieuse (nestorianisme et Islam), économique et géopolitique. Actuellement, en raison des événements dramatiques à Ürümqi le site internet du gouvernement autonome du Xinjiang est inaccessible. D’ailleurs comme dans les banlieues ethniques « françaises » en 2005, Internet et les téléphones portables ont véhiculé des appels à la sédition et à la haine, exacerbant les violences urbaines et les tensions ethniques entre ouïghours et Han.

Quel fut l’élément déclencheur et le prétexte de ces violences urbaines à Ürümqi ?

De nombreux travailleurs migrants originaires du Xinjiang trouvent des opportunités de travail stable dans la province de Guangdong (Sud, capitale Canton/Guangzhou). Depuis l’ouverture économique et commerciale mondiales décrétée le 18 décembre 1978 par le visionnaire et réformiste Deng Xiaoping, le Guangdong a enregistré une insolente prospérité économique (1/8 du PIB chinois, 13,5 % de croissance annuelle avant la crise mondiale de 2008). Outre la Zone Economique Spéciale (ZES) de Shenzhen, de nombreuses villes côtières prospèrent grâce à diverses industries tournées vers l’exportation mondiale.

Employée à l’usine de jouets de Xuri à Shaoguan (Guangdong), une jeune ouvrière Han accuse des ouvriers ouïghours d’agressions sexuelles commises le 25 juin 2009 vers 23 h 00. Dès le lendemain matin, on assiste à de violents affrontements inter-ethniques entre ouvriers Han et ouïghours. Le bilan est de 2 morts et 60 blessés ouïghours. Rappelons que les Han forment l’ethnie dominante en Chine et que les ouïghours (musulmans turcophones) constituent l’une des 56 minorités ethniques officiellement reconnues en Chine. Bien évidemment, ouïghours et Han possèdent la nationalité chinoise.

Ces deux décès d’ouvriers ouïghours ont bien évidemment servi de prétexte pour le déclenchement des émeutes urbaines et séparatistes à Ürümqi. Après l’éclatement de ces violences urbaines au Xinjiang, la police locale de Shaoguan a arrêté 15 suspects (12 du Guangdong, 3 du Xinjiang) mêlés aux  affrontements de l’usine de jouet. Parmi les 15 personnes arrêtées, 13 avaient participé aux violentes bagarres de l’usine tandis que les deux autres avaient répandu des rumeurs sur Internet selon lesquelles des ouvriers ouïghours avaient violé deux ouvrières Han de l’usine. Actuellement, plus de 400 policiers de Shaoguan continuent de rechercher d’autres suspects.

Violences urbaines de Ürümqi : 197 morts et 627 véhicules incendiés

Après des appels à la vengeance exprimés sur différents forums internet, de violentes émeutes urbaines ont éclaté au centre ville d’Ürümqi dimanche 5 juillet 2009 à partir de 19 heures. Capitale de la région autonome du Xinjiang, Ürümqi constitue l’agglomération urbaine la plus continentale sur la planète (la mer la plus proche est située à 2.500 km). Parmi ses 1.569.769 habitants, 75 % sont des Han et 25 % sont issus de minorités ethniques (ouïghours, Hui et Kazakhs). Employés comme fonctionnaires régionaux et cadres administratifs, les Han jouent un rôle majeur dans le récent développement économique du Xinjiang. Longtemps enclavé et inaccessible, le Xinjiang se dote progressivement d’infrastructures (cf les « autoroutes rurales », aéroports) essentielles à son essor économique et à la mise en valeur de ces richesses naturelles (gaz et pétrole). Les autres Han tiennent des commerces situés au centre ville ou dans la périphérie d’Urümqi.

Vue partielle de Ürümqi, capitale de la région autonome de Xinjiang (nord-ouest)

Vue partielle de Ürümqi, capitale de la région autonome de Xinjiang (nord-ouest)

Exactement comme pour les pieds-noirs en Algérie, les Han sont jalousés et détestés. Néanmoins, il ne faut surtout pas opérer d’amalgame simpliste sur les ouïghours. La plupart travaillent durement, pratiquent leur religion ancestrale (l’Islam sunnite) et se sentent conjointement ouïghours et chinois comme on s’affirme également conjointement basque, corse, alsacien et français. Néanmoins parmi la population ouïghoure, on compte une minorité extrémiste et séparatiste ainsi qu’une jeunesse désœuvrée, marginale et toxicomane. Ces délinquants illettrés constituent logiquement des recrues idéales pour des groupuscules islamistes et séparatistes soutenus depuis l’étranger.

Comme dans nos banlieues ethniques, après avoir agressé des passants innocents et s’être livrés  à des pillages, ces « racailles » ouïghoures ont incendié de nombreux véhicules et se sont attaqués aux commerces et aux forces de police. Rappelons qu’avec la télévision et le développement croissant d’Internet, les images de nos violentes émeutes ethniques de l’automne 2005 ont fait le tour de la planète et ont été abondamment commentées en Chine comme au Japon. De même, les autorités politiques chinoises qui avaient été impressionnées par les émeutes ethniques de Villiers-Le-Bel en décembre 2007, avaient largement commenté cette situation insurrectionnelle quasi-permanente dans certaines zones de non-droit franciliennes.

Selon un dernier bilan humain réactualisé, 197 personnes ont été tuées et 1.680 blessées (216 grièvement, 74 au seuil de la mort). Dimanche soir, 203 commerces et 14 maisons particulières appartenant à des Han avaient été pillés puis entièrement détruits. 261 véhicules dont 190 bus urbains, au moins 10 taxis et 2 voitures de police ont été incendiés.

Contrairement au laxisme politique en vigueur en France, la police du Xinjiang a déjà arrêté plus d’une centaine d’émeutiers et continue son inlassable traque des suspects. De même, la police a sécurisé le centre-ville ainsi que l’ensemble des endroits stratégiques (compagnies de gaz et d’électricité, chaînes de télévision). Enfin, des barrages et des postes de contrôle ont été érigés dans certains secteurs de la ville et dans les préfectures voisines afin de contenir une possible propagation des émeutes à l’ensemble du Xinjiang.

Au cours de leur enquête, les policiers ont recueilli des indices selon lesquels certains émeutiers séparatistes et islamistes tentaient de propager les violences à Kasghar et dans certaines préfectures (Yili, Aksu) ou districts (Tianshan). Lundi 6 juillet vers 18 heures, environ 200 personnes qui tentaient de se rassembler à la mosquée de Id Kah (la plus vaste en Chine) furent dispersées par la police de Kasghar. Même si certains restaurants tenus par des ouïghours restaient encore ouverts à 22 heures, la plupart des commerces étaient fermés et les rues désertes. De même, la police avait établi des postes de contrôle aux axes stratégiques reliant l’aéroport international de Kasghar et le centre ville.

Derniers développements : contre-émeutes Han et forte présence médiatique à Ürümqi

Mardi 7 juillet dans l’après-midi, plusieurs milliers de manifestants en majorité Han ont défilé dans les principales artères commerciales d’Ürümqi. Armés de matraques et de couteaux, les Han se déclarent prêts à en découdre avec les émeutiers ouïghours. Naturellement, les commerces situés le long des principaux axes étaient fermés tandis que la police surveillait attentivement chaque carrefour. Mardi 7 juillet vers 13 heures, un grand rassemblement s’était formé autour de la gare du Sud à Ürümqi.

Comme certains responsables politiques du Xinjiang craignent une escalade des violences urbaines et inter-ethniques, un couvre-feu et un contrôle strict de la circulation sont mis en place du mardi 7 juillet 21 heures au mercredi 8 juillet 8 heures au matin. Interprétée comme un trouble social, la manifestation des Han a fortement irrité les autorités locales d’Ürümqi qui redoutent que des Han en colère s’en prennent à des ouïghours innocents. L’harmonie inter-ethnique est vitale au Xinjiang, qui a enregistré un récent essor économique. Soutenus à l’intérieur mais aussi à l’étranger, les émeutiers séparatistes et islamistes ouïghours espèrent que les violences urbaines et ethniques dégénèrent afin de déstabiliser politiquement non seulement le Xinjiang mais également la Chine dans son ensemble.

En France, ces violences urbaines et ethniques au Xinjiang font actuellement l’objet d’un traitement particulier. Il faut néanmoins savoir que lundi 6 juillet, 60 organisations médiatiques étrangères et 80 chinoises ont assisté à la conférence de presse organisée par le maire de Ürümqi Jierla Yishamuding. Excellent connaisseur de la situation politique en Chine, le journaliste de l’hebdomadaire The Economist Ted Plasker figurait parmi les journalistes étrangers présents à cet événement. Arrivé à Ürümqi lundi 6 juillet dans l’après-midi, son témoignage oral est très précieux :

Le gouvernement a adopté une attitude bien plus ouverte envers les médias par rapport à celle adoptée après les émeutes du 14 mars à Lhassa et le tremblement de terre du Sichuan l’an dernier [12 mai 2008] … Il y a peu de circulation dans la ville, où la sécurité à été renforcée … J’ai pu me rendre sur le lieu des émeutes et dans les hôpitaux. C’est horrible de voir les gens couverts de sang et les magasins détruits. Beaucoup de gens victimes d’attaques m’ont dit qu’ils ne comprenaient pas les raisons de ces violences … Certaines zones de la ville sont entourées de policiers contrôlant la circulation. Mais je comprends que c’est pour notre sécurité …

La connexion à Internet a volontairement été coupée par les autorités locales afin de contenir les émeutes urbaines et d’empêcher leur propagation à l’ensemble de la région autonome du Xinjiang. Néanmoins pour faciliter le travail des journalistes étrangers et chinois, les responsables locaux ont établi et mis à disposition un centre médiatique, équipé de 50 ordinateurs reliés à Internet.

Président de l’Association Islamique de Chine (AIC), l’imam Chen Guangyuan (77 ans) a condamné avec véhémence les violentes émeutes urbaines qualifiées de « crime grave et impardonnable ».

Lançant des appels au calme et soucieux de l’harmonie politique, ethnique et sociale au Xinjiang, l’imam Chen Guangyuan a également effectué les déclarations suivantes :

Dans une période caractérisée par la stabilité et la paix, la Chine s’est engagée dans le développement et l’amélioration du niveau de vie de ses habitants. C’est dans ce contexte que les émeutiers ont nui à la stabilité sociale, à l’unité ethnique et à l’ordre social … Les émeutes ne sont pas un problème isolé. Il s’agit d’un crime violent fomenté et dirigé par les forces séparatistes à l’étranger et effectué par des criminels à l’intérieur du pays … Je rappelle ici aux forces d’opposition à l’étranger que notre pays est unifié et stable. Vos tentatives sont vouées à l’échec.

Xinjiang : responsables islamistes basés à l’étranger et répercutions internationales

Au niveau du séparatisme islamiste et terroriste, on relève deux organisations : le Mouvement Islamique du Turkestan Oriental (ETIM) classé comme terroriste par la Chine, le Pakistan, le Kazakhstan, les USA et l’ONU et la Jeunesse du foyer du Turkestan oriental (qualifiée de « Hamas du Xinjiang »), composé d’environ 2.000 militants dont certains ont suivi des entraînements à la guérilla en Afghanistan. La Chine collabore étroitement avec les autorités pakistanaises, kazakhs et kirghizs qui ont d’ailleurs extradé plusieurs terroristes islamistes ouïghours.

Après les événements du 11 septembre 2001 et l’intervention américaine en Afghanistan, 26 terroristes ouïghours ont été arrêtés dans les camps d’entraînement de Ben Laden en Afghanistan mais aussi au Pakistan. Détenus dans un premier temps au sein de la base américaine de Guantanamo (Cuba), les États-Unis ont joué un rôle très trouble en refusant de les extrader logiquement vers la Chine sous prétexte que les prisonniers politiques subissent la peine capitale au Xinjiang. Dès 2007, 5 terroristes ouïghours furent libérés et envoyés en Albanie ! Malgré les protestations véhémentes des autorités chinoises, en juin 2009 17 pouvaient se réfugier dans l’archipel micronésien de Palaos (Océanie, Est des Philippines) et 4 autres ont obtenu des permis de séjour dans l’archipel paradisiaque des Bermudes (Océan Atlantique, Commonwealth) !

Au niveau politique, on relève deux organisations concurrentes, voire antagonistes puisque elles ne se reconnaissent pas. Basé à Munich (Bavière), le Congrès mondial des ouïghours (DUK) se présente comme la seule institution politique représentative des ouïghours et de leur diaspora disséminée à travers la planète (USA, Kazakhstan, Turquie, Allemagne, Suisse, Suède …). Nettement plus fondamentaliste, le « Gouvernement en exil du Turkestan oriental » est fondé à Washington le 19 septembre 2004. Masquant son séparatisme extrémiste et islamiste, ce gouvernement fantoche opterait pour un régime parlementaire et se préparerait à diriger les affaires politiques d’un mythique « Turkestan oriental » après l’accession à une indépendance illusoire. Cette organisation a même rédigé une « constitution » traduite en 4 langues (anglais, turc, chinois, japonais) et a désigné un « premier ministre » nommé Anwar Yusuf.

À l’issue d’une enquête minutieuse, la police régionale du Xinjiang a accumulé des indices concluants qui prouvent que ces violentes émeutes urbaines et ethniques ont été préméditées, fomentées et téléguidées par le Congrès mondial des Ouïghours et relayées par leurs complices séparatistes et islamistes basés au Xinjiang. Internet a été le vecteur de cet extrémisme séparatiste et islamiste.

L’instigatrice des troubles urbains et ethniques à Ürümqi s’appelle Rebiya Kadeer, dirigeante du Congrès mondial des ouïghours. Ancienne affairiste islamiste, Rebiya Kadeer avait commis plusieurs délits économiques. En raison de ses activités politiques extrémistes, elle fut arrêtée en 1999 pour atteinte à la sécurité de l’État. En raison d’une maladie quasi incurable, la justice chinoise l’avait libérée sous caution afin qu’elle reçoive un traitement médical approprié aux USA. Avant son départ pour les États-Unis, l’islamiste Rebiya Kadeer avait promis de ne pas s’engager dans des actions politiques attentatoires à la sécurité de l’État chinois.

La police régionale du Xinjiang possède des preuves accablantes contre Rebiya Kadeer qui avait utilisé internet et le téléphone afin de provoquer cette catastrophique déstabilisation politique au Xinjiang. Parmi les pièces à conviction actuellement aux mains des enquêteurs, figurent des enregistrements téléphoniques entre des groupes séparatistes et islamistes du « Turkestan oriental » et leurs complices clandestins au Xinjiang. Il ressort de ces entretiens que Rebiya Kadeer est l’instigatrice directe des violentes émeutes urbaines et ethniques d’Ürümqi le dimanche 5 juillet 2008. Lors d’une conversation téléphonique avec son jeune frère resté à Ürümqi, elle évoque clairement les événements séditieux et fait une allusion directe aux affrontements du 26 juin 2009 entre ouvriers ouïghours et Han à l’usine de jouets de Xuri à Shaoguan.

Largement et complaisamment diffusés par des médias partiaux, voire hostiles à la Chine, ces dramatiques événements ont eu des répercutions graves aux Pays-Bas et en Allemagne. Lundi, l’ambassade de Chine à la Haye a été l’objet d’attaques perpétrées par des immigrés ouïghours, accompagnés de quelques racailles locales. Avant la protestation solennelle du porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, les Pays-Bas avaient mollement réagi.

Lundi 6 juillet tôt dans la matinée, 2 jeunes hommes non identifiés ont lancé des bombes remplis d’essence sur le consulat chinois de Munich,  ville  où siège par ailleurs le Congrès mondial des ouïghours (DUK). Le bâtiment et le drapeau chinois ont subi des dommages. Là encore comme aux Pays-Bas, il semble que les réactions de l’Allemagne et du gouvernement régional de Bavière furent tièdes avant la mise au point de la chancellerie chinoise.

En revanche, la Turquie a fermement condamné ces violentes émeutes urbaines et séparatistes d’Ürümqi. Dans un communiqué du ministère turc des Affaires étrangères diffusé par l’agence de presse Anatolia, la Turquie fait part de sa tristesse pour les événements dramatiques d’Ürümqi et espère que les coupables soient retrouvés au plus tôt, traduits en justice et qu’à l’avenir les mesures nécessaires soient prises par la Chine afin de prévenir ce genre d’émeutes.

Cette attitude diplomatique, qui tranche nettement avec les précédentes positions de la Turquie, s’explique largement par la récente rencontre à Pékin (jeudi 25 juin 2009) entre les présidents chinois Hu Jintao et Abdullah Gül. Rappelons que le dirigeant indépendantiste ouïghour Aysa Beg s’était réfugié en Turquie après l’abolition de la Seconde République du Turkestan Oriental (12 novembre 1944-20 octobre 1949) et son incorporation à la République populaire de Chine. Actuellement, 10.000 réfugiés ouïghours vivent en exil en Turquie. Les premières arrivées eurent lieues au début des années 1960 et les premières associations soit-disant culturelles et linguistiques furent fondées dès 1965. Sous couvert de l’enseignement de la langue ouïghoure et la publication de documents à caractère historico-culturel, ces associations crypto-islamistes poursuivaient sournoisement en terre d’accueil des buts politiques et ouvertement séparatistes.

Dernière minute :

En raison de la situation toujours tendue au Xinjiang après les graves émeutes urbaines et ethniques à Ürümqi, le président chinois Hu Jintao a écourté son séjour en Italie et a regagné Pékin mercredi 8 juillet dans l’après-midi. Invité personnellement par le premier ministre italien Silvio Berlusconi, Hu Jintao devait participer au Sommet du G8 et des pays émergents à l’Aquila (Abruzzes) entre les 8 et 10 juillet. Auparavant, il effectuait en Italie une visite officielle d’État de trois jours (5-8 juillet) sur l’invitation de son homologue Giorgio Napolitano. Après le Sommet du G8, Hu Jintao aurait du se rendre à Lisbonne pour une visite officielle d’État de deux jours (10-11 juillet) sur l’invitation de son homologue portugais Anibal Cavaco Silva.

Marquer ou partager cet article : Live Google Bookmarks Facebook Wikio FR Blogosphere News Scoopeo Yahoo! Buzz Technorati Digg MySpace LinkedIn Netvibes Twitter Yahoo! Bookmarks MSN Reporter
Imprimer Envoyer cet article par courriel

Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.

Commentaires

Pas encore de commentaire.

Désolé, les commentaires sont clos pour le moment.