Face à la barbarie, rétablissons la peine de mort !

Benoît Savéan, victime d'un odieux oubli médiatique

Benoît Savéan, victime d'un odieux oubli médiatique

Par Michel Chassier

Le procès du « gang des barbares » de Youssouf Fofana continue de susciter de nombreuses réactions au sujet des peines prononcées pour les complices. La famille de la victime s’en est indignée, ses coreligionnaires manifestent, le Garde des Sceaux Mme Alliot-Marie demande un nouveau procès, l’Union Syndicale des Magistrats s’inquiète de cette dérive en des termes plutôt virulents. Selon son président « c’est la politique qui a repris ses droits sur la justice, je trouve ça assez triste ». Comment en est-on arrivé là ? Essentiellement pour deux raisons.

D’abord l’abolition de la peine de mort, qui a totalement modifié la hiérarchie des peines. Dans le cas Fofana, devant l’horreur et la barbarie de ce crime, c’est bien la peine de mort qui aurait été requise en d’autres temps. Et les peines pour les complices auraient été proportionnées à partir de là.

Ensuite, la dérive communautaire. Ces gangs des cités proviennent pour beaucoup de l’immigration, ils rassemblent des jeunes déracinés, acculturés, amoraux, pour qui la vie et la souffrance des autres n’a aucune valeur. Et c’est là que la Justice et Mme Alliot Marie se trouvent piégées. Aujourd’hui les sentences sont influencées par le poids des communautés : ici, la victime était juive, donc le crime en serait aggravé, mais les membres du gang appartiennent à une communauté dont les réactions doivent également être prises en compte, et du coup le verdict dépend du rapport de forces entre communautés à un moment et sur un territoire donné. C’est ce qui explique la déclaration de Fofana revendiquant son appartenance à l’islam salafiste.

La meilleure preuve en est donnée par le calvaire, subi la même année que I. Halimi, par un Français de 54 ans, salarié chez Peugeot, Benoît Savéan, décédé le 25 février 2006 après avoir subi, de la part de ses 8 ravisseurs, les pires tortures : enfoncement de la boite crânienne et du thorax… Les peines prononcées le mois dernier ont été moins lourdes, puisque le principal accusé n’a pas été condamné à la peine maximale. Pourtant Mme Alliot-Marie n’a pas demandé au Parquet de faire appel ? Mais après tout, que vaut la vie d’un « sous-chien » ?

En réalité, la réaction de Mme Alliot-Marie est un nouvel aveu de faiblesse d’un pouvoir impuissant face à la montée de la violence et de la barbarie. La solution ne pourra venir que du rétablissement de la peine de mort, de la stricte application de la même loi pour tous, mais bien sûr, il faudrait pour cela mettre fin à une politique d’immigration qui est en train de détruire notre communauté nationale et ses valeurs fondamentales.

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