Fin de conflit chez New Fabris
Les salariés de New Fabris, sous-traitant automobile, ont mis fin aujourd’hui au conflit qui durait depuis d’un mois en acceptant une proposition d’une prime supplémentaire de licenciement de 12.000 euros nets au lieu des 10.000 prévus au départ. Tout ça pour ça, pourrait-on dire…
La décision a été prise d’un vote à bulletins secrets, dans une ambiance tendue et houleuse, dans l’usine de Châtellerault, dans la Vienne, que les salariés menaçaient de faire sauter avec des bonbonnes de gaz.
La prime supplémentaire de 12.000 euros proposée dans la matinée par le ministre de l’Industrie est loin des 30.000 euros demandée depuis le début par les salariés.
Cette proposition a néanmoins été acceptée par 204 des 366 salariés. Vingt-quatre ont voté contre, il y a eu sept bulletins nuls ou blancs et 131 n’ont pas participé au scrutin.
« Je demande que la minorité respecte le vote des 204 personnes. Je déclare aujourd’hui, 31 juillet 2009, la fin de la CGT Fabris. Je souhaite la bienvenue au comité des ‘privés d’emplois’ Fabris. Douze mille euros, c’est mieux que rien », a déclaré le délégué CGT Guy Eyermann aux salariés. Certains étaient en pleurs, d’autres avaient quitté l’usine avant l’annonce.
« C’était 12.000 euros ou rien et, aujourd’hui, rien, on ne peut pas se le permettre », a déclaré quand à lui le délégué Force ouvrière Dominique Duval. Au début de ce conflit déclenché par la mise en liquidation de la société, en juin, les syndicats menaçaient de faire exploser des bouteilles de gaz disposées sur les toits et avaient fixé leur ultimatum à aujourd’hui. mais en fait, la menace n’était que virtuelle car ces bonbonnes, étaient vides. Les salariés souhaitaient que Renault et Peugeot, leurs anciens clients, payent la facture. Ces sociétés ont simplement accepté de contribuer au règlement final en rachetant les stocks de l’entreprise.
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