Trafic de diplômes à Toulon : Le président Laroussi Oueslati… choqué !

Le Président Laroussi Oueslati est aussi un socialiste déclaré
L’université de Toulon est soupçonnée depuis plusieurs mois d’héberger dans son enceinte un trafic de diplômes. Valérie Pécresse avait en avril demandé naturellement une enquête de l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR), dont des extraits du rapport qui avait été fait ont été publiés dans le journal Le Monde. Cela a eu pour conséquence de « surprendre et de choquer », parait-il, Laroussi Oueslati, le président de cette université qui a déclaré être « particulièrement surpris et choqué par la publication d’extraits de ce pré-rapport. Ce texte devait rester confidentiel, au moins jusqu’à ce que l’équipe présidentielle puisse répondre à ces allégations ». En effet été publiés des extraits ont bien été publiés dans le journal Le Monde daté de jeudi.
Ce document met en cause directement le « recrutement douteux d’étudiants étrangers » à l’université de Toulon.
Pour Laroussi Oueslati, « le principe du contradictoire n’a pas été respecté puisqu’il y a eu une fuite. En principe, j’ai un mois pour répondre. Ce pré-rapport est à charge, il manque d’objectivité et véhicule des informations erronées ».
On apprend donc, ce qui ne plaît pas au Président Oueslati, qu’un trafic se ferait au bénéfice d’étudiants chinois, n’ayant pas le niveau requis en français.
M. Oueslati reproche par ailleurs aux inspecteurs d’avoir changé l’objet de leur enquête. Les inspecteurs généraux n’évoqueraient pas, d’après lui, l’existence d’un trafic institutionnalisé de diplômes à but lucratif mais soupçonneraient l’Université d’avoir favorisé le recrutement douteux d’étudiants chinois en contournant les commissions de sélection.
« Je regrette que n’ayant pas pu mettre en évidence une quelconque malversation, ce soit les procédures de recrutement qui soient mises en cause », a déclaré M. Oueslati ajoutant que « plusieurs commissions, il est vrai, étaient compétentes pour considérer les candidatures et cela a pu engendrer quelques confusions. Mais nous avons amélioré ce processus en février 2009 et nous avons maintenant une commission centralisée interdisciplinaire, inter-facultés, qui permet de recruter les étudiants sur le principe d’égalité ».
Le ministère a annoncé mercredi qu’il s’exprimerait « après la phase contradictoire » et le retour du rapport d’enquête, et qu’il prendrait alors « toutes les mesures nécessaires ».
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