Chine : reprise économique et établissement progressif d’un système de retraite pour les ruraux

Limitrophe de Hong-Kong, Shenzhen constitue une ville champignon dans le Guangdong. Depuis la fin des années 1970, sa croissance démographique et économique est la plus forte de la Chine.
Malgré les assertions péremptoires de certains économistes, la Chine a relativement bien résisté face aux effets nocifs de la crise systémique globale. Au cours de 2009, la Chine est devenue la seconde puissance économique mondiale derrière les USA et devant le Japon, également affaibli sur le plan politique. Les indices concordants de reprise économique se manifestent dans trois domaines différents : industrie, énergie et social.
La production industrielle de la Chine a progressé de 10,8 % en juillet 2009. Deux gigantesques gisements pétroliers furent récemment découverts dans la région autonome de Mongolie Intérieure et dans le golfe de Bohai. Lorsque la compagnie pétrolière, gazière et pétrochimique Sinopec (9e rang mondial) racheta son concurrent canadien Addax Petroleum, la Chine effectua sa plus importante opération financière à l’étranger. Mardi 18 août, le premier ministre chinois Wen Jiabao a officiellement lancé un audacieux projet pilote qui vise à établir progressivement d’ici 2020 un système de retraite et de sécurité sociale pour l’ensemble des districts ruraux et montagnards. L’objectif majeur est de favoriser l’égalité sociale à travers la Chine et réduire les écarts croissants entre les régions fortement urbanisées et industrialisées de la façade orientale et les provinces montagnardes et rurales de l’intérieur.
Juillet 2009 : hausse de 10,8 % de la production industrielle
Selon les données officielles du Bureau d’État des Statistiques (BES), la production industrielle chinoise a augmenté de 10,8 % en juillet 2009. Même si ce taux enregistre un net recul (-3,9 %) par rapport à juillet 2008, il progresse légèrement par rapport au mois dernier (10,7 % soit + 0,1 %). La production industrielle avait progressé de 8,9 % en mai 2009. Sur deux mois consécutifs, ce taux enregistre donc une croissance à deux chiffres depuis septembre 2008.

Le port de Shanghaï bourdonne nuit et jour grâce à une activité industrielle et commerciale constantes
La production industrielle avait augmenté de 7 % lors du premier semestre 2009 (5,1 % et 9,1 % lors des premier et second trimestres 2009). En incorporant le mois de juillet, ce taux est de 7,1 %. Par rapport à juillet 2008, les 39 secteurs industriels ont connu une croissance, ce qui fournit une nouvelle illustration concrète de la solidité de la reprise économique.
Parmi les secteurs industriels en forte croissance, on relève le textile (8,6 %), l’industrie légère (9,2 %), l’industrie lourde (11,3 %) et les matériaux, produits chimiques (11,7 %). La branche énergétique présente une situation plus contrastée comme l’illustrent les productions de charbon (+ 14,8 %, 260 millions de tonnes), de pétrole (-0,3 %, 16,14 millions de tonnes), de l’acier (+ 12,6 %, 50,68 millions de tonnes ) et d’électricité (+ 4,8 %).
Contrairement à la France et aux autres nations de l’UE des 27 écrasées par la tutelle oppressante de la technocratie apatride de Bruxelles, la Chine forme une nation souveraine sur les plans économique, monétaire et commercial. Par conséquent à l’automne 2008, les autorités politiques ont librement concocté un audacieux plan de relance de 4 milliards de Yuans. Appliqué dès novembre 2008, il était destiné à soutenir les secteurs industriel, commercial (exportations vers les USA, l’UE des 27, l’Australie) et agricole. De même, cet audacieux plan de relance fut complété à plusieurs reprises depuis janvier 2009, si bien que certaines branches industrielles malmenées par la crise systémique globale reçurent des aides ciblées.
De nombreux économistes avaient estimé que les premiers effets bénéfiques de ce plan seraient ressentis lors du troisième trimestre de 2009. En réalité, les premiers signes concordants de reprise économique se manifestèrent dès avril 2009.

Séparée de la Mer Jaune par 2 péninsules (Liaodong au nord et Shandong au sud), la Mer de Bohai possède 3 baies (Laizhou au sud, Bohai à l'ouest et Liaodong au nord) et constitue une voie maritime, industrielle, commerciale très fréquentée.
Découvertes de champs pétrolifères et gaziers
En juillet 2009, un immense gisement pétrolifère fut découvert dans la région autonome de Mongolie Intérieure (nord) par une filiale de Sinopec. D’après les premières estimations des géologues, ce champ recèlerait 140 millions de tonnes de pétrole brut de bonne qualité. 800 personnes participent à son exploration qui s’achèvera à la fin du mois d’août. 130 millions de Yuans (19,11 millions $) ont déjà été investis pour la phase d’exploration. Son exploitation débutera dans un an.
Spécialisé dans l’exploration et l’exploitation maritimes de pétrole brut et de gaz naturel, CNOOC (China National Offshore Oil Corporation) est une entreprise publique dont la principale filiale CNOOC Ltd est cotée dans les bourses de New-York (NYSE) et de Hong-Kong (HKSE). Classé en 2009 au 318e rang mondial, CNOOC qui est le plus important producteur chinois de pétrole offshore, emploie 57.000 personnes et possède son siège social à Pékin.
Selon un communiqué de presse diffusé jeudi 13 août 2009, CNOOC Ltd a découvert un nouveau champ pétrolifère et gazier situé dans le nord-est de la baie de Liadong dans la Mer de Bohai (est de Pékin). Zone maritime en plein essor économique et commercial, la Mer de Bohai est relativement peu profonde et recèle de nombreux champs de pétrole et de gaz naturel. Au cours de 2009, CNOOC Ltd avait déjà effectué plusieurs découvertes, ce qui permettra à moyen et à long terme une consolidation des réserves de la Compagnie.
Situé à environ 26 mètres sous le niveau de la mer, le puits de pétrole et de gaz fut foré jusqu’à 2.215 mètres. Selon des estimations effectuées lors d’un premier forage, les productions quotidiennes de pétrole et de gaz atteindraient 1.700 barils et 122.000 m3 (400.000 pieds3).

Station service de Sinopec (pétrole, gaz, raffinage et pétrochimie)
Sinopec : bénéfices en hausse de 332,8 % et rachat du canadien Addax
Classé en 2009 au 9e rang mondial, China Petroleum & Chemical Corporation (Sinopec) emploie 639.690 personnes et possède son siège social à Pékin. Entreprise publique, elle est cotée dans les bourses de Shanghaï (SSE), Hong-Kong (HKEX) et New-York (NYSE). Spécialisée dans les activités pétrolière, gazière et pétrochimique, Sinopec est présente en Afrique (Gabon, Éthiopie et Soudan). En février 2002, sa filiale Unipec avait signé au Gabon un contrat avec la compagnie française Total.
Dans un communiqué diffusé dimanche 23 août, Sinopec annonce qu’au premier semestre 2009 ses bénéfices nets avaient atteint 33,25 milliards de Yuans (4,87 milliards $) et bondi de 332,8 % par rapport à la même période de 2008. Les bénéfices par action ont grimpé de 0,294 à 0,383 Yuan.
Mardi 18 août 2009, Sinopec annonce qu’une de ses filiales internationales a racheté pour 8,32 milliards de dollars canadiens son concurrent Addax Petroleum Corporation. L’acquisition d’Addax se monte à 52,8 dollars canadiens (46 $) par action. Il s’agit d’un événement économique historique, puisque ce rachat est le plus important effectué par une compagnie chinoise à l’étranger.

Carte du gisement pétrolier dans le Golfe de Guinée, exploré et exploité par la compagnie canadienne Addax
Spécialisé dans les forages pétroliers et gaziers en Afrique sub-saharienne et au Moyen-Orient, Addax est une compagnie canadienne dont le siège social est basé à Genève. Depuis la signature d’un accord bilatéral entre le Nigéria et la Guinée-Équatoriale, Addax explore et exploite un immense champ pétrolier dans le Golfe de Guinée (très riche en hydrocarbures avec le delta du Niger). Étendu sur 34.500 km2 à environ 180 km au sud des côtes nigérianes, cet immense champ pétrolifère est situé entre 1.500 mètres (nord) et 3.500 mètres (sud-ouest) sous le niveau de la mer.
En raison de son spectaculaire développement industriel et économique entamé à la fin des années 1970, le pétrole, le gaz et le charbon sont progressivement devenus des matières premières et sources d’énergies vitales pour la Chine. Avec l’accroissement des échanges commerciaux avec l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Amérique Latine, la Chine est devenue une puissance énergétique incontournable sur le plan mondial. L’Angola, premier partenaire commercial de la Chine sur le continent africain, connait depuis 2002 un accroissement spectaculaire de sa production pétrolière (offshore et au large de l’enclave de Cabinda). Même si la Chine reste dépendante de la péninsule arabique pour ses approvisionnements en hydrocarbures, son sous-sol recèle d’énormes quantités de pétrole et de gaz dans la région autonome du Xinjiang et offshore dans la Mer de Bohai.

Géologue et ingénieur de formation, le premier ministre Wen Jiabao est resté très proche du monde agricole
Wen Jiabao : incarnation du « populisme » chinois ?
Sur un plan strictement politique, Wen Jiabao fut un proche allié de l’ancien premier ministre Zhao Ziyang (juin 1983-novembre 1987). En raison de son attitude clémente et de sa volonté de dialogue avec les manifestants de la Place Tian’anmen au printemps 1989, Zhao Ziyang (17 octobre 1919-17 janvier 2005) fut immédiatement proscrit puis placé en résidence surveillée jusqu’à sa mort.
Sous la houlette et en collaboration avec l’ancien premier ministre Zhu Rongji (17 mars 1998-16 mars 2003), le vice premier ministre Wen Jiabao menait d’audacieuses politiques sociales en faveur des ouvriers et des paysans (modernisation des entreprises étatiques, lutte contre le chômage urbain, limitation de la fiscalité et protection des paysans face à des officiels corrompus …). Ces politiques étaient destinées à réduire les inégalités sociales croissantes entre les citadins aisés des zones industrialisées de la façade orientale et les paysans et mineurs des zones rurales et montagnardes de l’intérieur.
Dans les zones urbaines et industrialisées (Pékin, Jiangsu, Shanghaï, Fujian et Guangdong avec la ZES de Shenzhen), les inégalités sociales se développaient également entre les ouvriers prolétarisés dans les entreprises étatiques et les cadres constituant une classe moyenne embryonnaire. Même si les autorités politiques désiraient juguler le chômage urbain consécutif à la modernisation des entreprises d’État, de nombreux ouvriers furent licenciés et guettés par une inéluctable marginalisation sociale. À cette époque, Zhu Rongji et Wen Jiabao ont établi des garanties de protection sociale (assurances chômage et maladie). Appliquées dans les zones urbaines et les mégalopoles industrielles, ces aides sociales étaient et restent encore inexistantes dans les provinces rurales et montagnardes. Dans le même temps, les autorités politiques centrales tentaient de développer ces provinces isolées afin d’enrayer l’inexorable exode rural vers les mégalopoles de la façade orientale et d’apaiser un mécontentement social croissant.
Le 15 mars 2003, Hu Jintao succéda à son prédécesseur Jian Zemin (1993-2003, américanophile et ultralibéral). Dès le lendemain 16 mars, Wen Jiabao succéda à Zhu Rongji, très respecté et populaire en raison de ses réformes sociales.
Dès son accession au poste de premier ministre, Wen Jiabao donna la priorité aux questions sociales et se préoccupa des disparités géographiques et provinciales. En raison de son intérêt très marqué pour les zones rurales, montagnardes et minières, une poignée d’intellectuels, de bobos ainsi que la presse intérieure (Hong-Kong, Taïwan) et internationale le qualifièrent de « populiste ». Lors de ces fréquents déplacements en province, Wen Jiabao donne des directives très précises aux autorités provinciales. Signalons que certains gouverneurs provinciaux, englués dans leur bureaucratie conservatrice, freinent et parfois sabotent les réformes sociales décidées depuis Pékin.

Le 26 mai 2007, le premier ministre chinois visita un village de la province du Shaanxi (centre-ouest, capitale Xian) et s'entretint avec de jeunes enfants délaissés par leurs parents partis travailler sur la côte industrialisée
Citons trois exemples de déplacements dans des zones rurales et minières particulièrement défavorisées.
1/ En juin 2003, Wen Jiabao visita une importante zone minière située dans le nord-est de la province de Liaoning (nord-est, capitale Shenyang). À cette époque, de nombreuses familles de mineurs s’entassaient dans des taudis insalubres. Après sa visite, Wen Jiabao ordonna aux autorités provinciales de prendre des mesures immédiates afin d’améliorer les logements des mineurs et de leurs familles. À partir de 2005, les bidonvilles insalubres furent démolis et un vaste plan de rénovation urbaine fut établi dans ces villes minières. Les nouveaux logements furent plus spacieux et équipés de commodités urbaines (eau, électricité et chauffage). Fin 2006, près de un million de personnes issues de 11 communes différentes de la province de Liaoning étaient déjà relogées dans les nouvelles habitations. Lors de sa seconde visite en février 2007, Wen Jiabao constata concrètement les améliorations apportées aux logements et profita de l’occasion pour s’entretenir avec les habitants.
2/ Comme nous l’avons déjà évoqué dans de précédents articles, le spectaculaire développement économique et industriel de la Chine accéléra l’exode rural vers les grands centres urbains et industrialisés de la façade orientale. Poussés par la nécessité, de jeunes pères et mères de famille ont migré et délaissé leurs enfants, élevés par leurs grand-parents, oncles ou tantes. Le phénomène des migrations internes provoqua une déstructuration de la cellule familiale traditionnelle d’autant plus que certains parents ne reviennent même pas tous les ans dans leur village. Ces enfants restés à la campagne ou à la montagne sont communément dénommés « laissés derrière » (left-behind). Quelques jours avant la célébration annuelle du « Jour des enfants », le 26 mai 2007 Wen Jiabao se rendit dans un village situé dans le nord-ouest de la province de Shaanxi (centre-ouest, capitale Xian débouché de la « Route de la Soie »). Il profita de l’occasion pour s’entretenir avec des enfants scolarisés en primaire et réaffirma l’importance de l’instruction générale dès la prime enfance.
3/ Le 30 novembre 2007, Wen Jiabao visita plusieurs villages du comté de Shangcai situé au centre de la province de Henan (intérieur, Est). En raison de ventes illégales de sang, beaucoup de villageois furent atteints du sida et de nombreux enfants se sont retrouvés orphelins. Parmi les 38 cas de sida les plus critiques dans la province de Henan, 22 sont répertoriés dans le seul compté de Shangcai. Selon un report médical publié en novembre 2007, la Chine recensait officiellement 223.500 personnes affectées par le virus HIV et 700.000 séropositifs. Rappelons que sans être un tabou, ce sujet reste délicat en Chine. Le premier ministre avait déjà visité ce comté la veille de la fête du printemps en 2005. Lors de sa seconde visite, il était accompagné d’un universitaire de Wuhan et s’entretint longuement avec plusieurs patients atteints du sida, soit à leurs domiciles ou à la clinique. Wen Jiabao visita même une entreprise agricole dont le patron avait contracté le virus et devait faire face à une sérieuse baisse de son chiffre d’affaires. Le premier ministre avait d’ailleurs consommé des légumes sur place afin d’inciter les villageois à revenir et effectuer leurs achats dans cette exploitation.

Le 5 juillet 2009, le premier ministre chinois Wen Jiabao déjeune en compagnie de mineurs, dans une zone minière du nord de la province de Shanxi (centre-nord, capitale Taiyuan)
Citons maintenant trois faits politiques marquants de Wen Jiabao
1/ Lors d’un discours prononcé le 27 février 2007, Wen Jiabao évoqua la démocratie comme un concept universel et non occidental. Dans son état actuel, la Chine n’est pas encore prête pour un régime démocratique. Le processus de démocratisation s’effectuera donc progressivement avec la mise en place d’indispensables réformes économiques, sociales et éducatives. Peu connu en France et même en Europe occidentale, le document est disponible ici.
2/ Le 28 février 2009, Wen Jiabao dialogua en direct avec les internautes et s’efforça de répondre à une multitude de questions sur des thèmes très variés. L’une de ses réponses les plus marquantes est le droit du peuple à critiquer le gouvernement. Wen Jiabao possède d’ailleurs un profil public sur le réseau social Facebook où il compte plus de 100.000 soutiens à travers la planète. Il est le seul homme politique non américain à entrer dans la catégorie des cinq hommes publics les plus populaires sur Facebook.
3/ Lors d’un entretien publié en septembre 2008, Wen Jiabao déclara que le système démocratique doit être amélioré en Chine. Ses futurs objectifs consistent à établir un pouvoir judiciaire indépendant et à autoriser la critique populaire de la politique gouvernementale.

Dans les zones rurales et montagnardes de l'intérieur, de nombreux chinois âgés ne disposent pas de la retraite, ni de la sécurité sociale
Wen Jiabao : droit à la retraite d’ici 2020 pour tous les ruraux
Lors d’un discours prononcé mardi 18 août 2009, Wen Jiabao a officiellement lancé son projet pilote destiné à établir progressivement d’ici 2020 un système de retraite et de sécurité sociale pour l’ensemble des ruraux et montagnards. Dès la fin de l’année 2009, cette couverture sociale doit s’appliquer dans 10 % des districts ruraux et montagnards. L’instauration progressive de ce système vise à favoriser une meilleure harmonie sociale et surtout à réduire les écarts croissants entre les régions hyper-développées de la façade orientale et les zones rurales, montagnardes isolées et peu industrialisées.
Malgré un certain ralentissement économique provoqué par la crise systémique globale, Wen Jiabao exhorte le gouvernement central et les autorités provinciales à intensifier leurs efforts financiers afin de lancer cet audacieux projet social. Il s’agit également de consolider la sécurité sociale déjà existante dans les zones urbaines.
Le fonds des retraites sera alimenté par les cotisations des paysans ainsi que par les subventions du budget central et des autorités provinciales. Dès à présent, tous les habitants des zones rurales et montagnardes âgés de 16 ans peuvent se joindre à ce programme. Grâce à ce nouveau système progressivement mis en place jusqu’en 2020, un paysan âgé percevra une somme mensuelle dont le montant aura préalablement été fixé par le gouvernement, en fonction du niveau de vie de sa province.
L’établissement de ce système rural de retraite et de sécurité sociale apporte une démonstration magistrale de la solidité économique de la Chine. Le géant asiatique renoue progressivement avec la croissance économique, industrielle et commerciale tandis que certains experts prévoient une progression de 8,5 % du PIB lors du troisième trimestre 2009. En fonction de ce cas de figure, la Chine devrait enregistrer une croissance de son PIB légèrement supérieure à 8 % pour l’année 2009. Comme on l’a déjà évoqué dans de précédents articles, un taux de croissance du PIB inférieur à 8 % provoquerait immanquablement des troubles politiques, sociaux et ethniques.
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