Jean-François Touzé, la Saga d’un traître qui aimait trahir… Partie 1

Comme nous savons que nos lecteurs adorent les Sagas sous toutes leurs formes, nous avons choisi de leur en présenter une qui sort de l’ordinaire. Elle nous a été proposée par un de nos correspondants particuliers, soucieux de faire éclater la vérité sur un personnage haut en couleurs, mais qui ne remplira certainement jamais les pages de l’histoire de notre France : Jean-François Touzé.

TOUZE OU LA LOGOMACHIE DU SYCOPHANTE (1)

Correspondance particulière

Logomachie : Assemblage incohérent de mots creux alignés dans un discours pour en remplir le vide.
Sycophante : Dénonciateur, espion, fourbe, en gros le traître !

Une sympathique contribution à lire et à méditer par tout le monde avant de reconstruire le Mouvement national autour du FN dans le renouveau et de la flamme porteuse d’espoir… Amusante et instructive cette petite vie du sieur Touzé. Ce texte est long, écrit de façon passionnée, mais il vaut le détour.

Le petit Jean-François Touzé naît en 1953 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Il ne sera pas trop marqué par cet environnement ouvrier, sa famille étant de grands bourgeois de La Baule-Pornichet, en Loire-Atlantique. Après des études quelconques, il obtient néanmoins une licence en lettres, mais ne va pas jusqu’à l’agrég… trop dur ! Rapidement, il se lance dans la vie active et devient, sur piston, critique musical. Dans sa jeunesse, il se fait remarquer avant tout par ses cheveux longs et son amour de substances pas toujours licites. Le vent des années 68 le pousse « évidemment » vers le rock’n roll et le rythm’n blues. Il sera toujours passionné de musique black américaine, toujours, il en sera même imbibé. Il est notamment pigiste pour le magazine Rock’n Folk ou sévit un certain Thierry Ardisson. Cela non plus le petit Jean François ne l’oubliera pas.
En 1977, il se marie et aura par la suite deux filles. Mais son ambition s’accommode mal de ce qu’il considère comme une (des) contrainte(s). Il se sépare de sa femme mais ne veut pas divorcer, car il se veut un destin national, voire présidentiel. Pour lui il est hors de question de divorcer, on ne sait jamais, ça fait désordre sur un CV. Ce n’est pas négociable ! Il impose donc à son épouse une antique formule, la séparation de corps, c’est tout. Mais sa « non ex » devra porter son nom de jeune fille de même que ses filles.

Le non militant
1980. Grande année pour Touzé, qui décide d’aller se faire couper les cheveux. Contrairement à la légende qu’il se fabrique, il ne rejoint pas encore le FN mais comme le mensonge et lui sont mariés à la vie à la mort, cela ne choquera personne. D’ailleurs, si le FN recherche une date d’adhésion du sieur Touzé dans ses archives, il serait étonnant que cela remonte à avant 1984. Certains croient l’avoir vu traîner çà et là, dans des groupuscules comme la FANE de Marc Fredriksen et, entre autres, le PFN.
En 1982, cheveux courts, Touzé indique à ses parents et amis qu’il a décidé de « s’inscrire au Front National » par l’intermédiaire de son ami Martial Bild, transfuge du PFN (Parti des Forces Nouvelles). Bild lui fait justement remarquer qu’on ne s’inscrit pas mais qu’on adhère, du verbe adhérer, synonyme de « coller ». Ca ne collera jamais trop pour cet esprit embrumé et quelque peu perdu. Il oublie (volontairement ?) de prendre sa carte mais pas de squatter Bernouilli, alors siège du parti de JMLP près de Saint-Lazare. Embrumé qu’on vous dit…
L’eschatologie politique du sieur Touzé est, il est vrai, terriblement compliquée. Il se croit sauveur et se veut un destin. Il a puisé son inspiration patriotique chez les Mérovingiens et ne sort pas de là. Pour lui tout ce qu’il y a après est obligatoirement illégitime, sauf De Gaulle pour qui il semble vouer une admiration sans bornes. Il s’achètera même une paire de jumelles identiques à celles du général au cas où, on ne sait jamais… Pour Touzé, la France attend le retour du Christ Roi, et, qui sait, se pourrait bien être lui si Dieu et le Prieuré de Sion en ont décidé ainsi. Il s’y prépare.
Pas embarrassé d’idéologie, avec une nostalgie francisque, certes stérile, mais le mettant cependant à l’abri des foudres du système, sauf d’une éventuelle camisole, Jean-François Touzé « adhère » donc au Front National. Il ne sait pas faire grand-chose, il n’aime pas trop militer, il n’a pas de « don de Dieu », il sera donc secrétaire. Ca tombe bien il en manque au 11 rue Bernoulli. Plus tard, après une promotion en 1986, il deviendra secrétaire national aux adhésions. Il passe donc ses heures à compter les cartes et à les estampiller, on l’appelle alors le « poinçonneur des vivas » parce que tout le monde l’applaudit à toute nouvelle « inscription », pardon adhésion. Jean-Pierre Stirbois le félicitera en personne de son labeur et Touzé ira partout déclarer qu’il a « l’amitié du chef en plus de l’oreille du patron ». Jean-Pierre Stirbois parlera souvent de lui comme « d’un cloporte incompétent » mais, chaud partisan de la fraternité française et de l’entraide sociale, il le gardera par charité.
En 1986, grande année pour celui qu’on surnomme « Jeff ». En plus de sa promotion au grade de pointeur du nombre d’adhérents, Martial Bild étant surchargé, il devient responsable du bulletin téléphoné du Front National, qu’il baptisera pompeusement « Radio Le Pen » (il a toujours rêvé d’être journaliste) et qui deviendra après le départ de Touzé « Le Pen Info ». Jean François Touzé s’en occupera jusqu’à son rocambolesque départ du FN en 1990.
De 1986 à 1990 donc, Touzé fera quelques piges dans National Hebdo où il pourra y déclamer tout son amour pour Jean-Marie Le Pen. Il le fait si bien que Le Pen le croit. Alors quand Touzé tendra un piège à Le Pen en 1989, celui-ci tombera dans le panneau. C’est aussi à NH que Jean-François rencontre l’amour (pardon l’ami) de sa vie : Roland Hélie. Ce dernier vient du PFN, un parti ouvertement anti-Le Pen qui est vite tombé en petits morceaux une fois que ses principaux cadres ont rejoint le RPR via le CNIP. En secret, Hélie rêve d’une chose, en écrivant laborieusement dans NH : se venger de Le Pen qui a empêché son ex mentor, Pascal Gauchon, de se présenter aux Présidentielles de 81. Mais, pour l’heure, il faut bien manger et, seul, Le Pen via National Hebdo peut le lui permettre…

Les élections de 1989
1989, élections municipales : Jean Marie Le Pen doit normalement se présenter à Marseille. Certes il a été battu par Marius Masse aux législatives de 1988, mais il a tout de même fait 47 %. Alors il hésite. Que faire ? Il veut aller à Marseille quand même, car, depuis le départ de Pascal Arrighi, le Front National est orphelin d’un grand meneur dans la citée phocéenne, quelqu’un capable de prendre la mairie et de contrer le docteur Vigouroux. Le Pen sait très bien que ce n’est pas Gabriel Domenech, l’ex rédacteur en chef de feu Le Méridional, pourtant excellent militant, dévoué, apprécié localement mais limité politiquement, qui va accomplir la tâche. Des proches de Le Pen lui suggèrent d’être candidat dans sa ville natale de La Trinité sur Mer en Bretagne, là ou Le Pen a réalisé 51 % des voix en 1988. JMLP décide néanmoins d’aller quand même à Marseille, du moins jusqu’à ce que Touzé entre en lice…
Jean-François s’est constitué une petite équipe à Paris. Il est en effet responsable du XIème arrondissement. Ses troupes ne sont pas nombreuses, mais il s’est lié d’amitié avec des mercenaires et des francs-tireurs du nationalisme qu’on retrouvera un peu partout jusqu’à nos jours. Il a aussi des relations dans les milieux dits « rouge brun ». On appelle alors Touzé le « national bolchevique ». Il aime ça.
Ses amis lui présentent alors un cadre de chez Giraudy, société d’affichage, Jacques Gaillard, qui veut entrer au Front National. Touzé saisit la balle au bond et court chez Le Pen. Il lui vend cette idée sublime : Jean Marie Le Pen, président du Front National, ne peut être candidat QUE dans la Capitale ! Il ne peut être candidat QUE dans le quartier populaire, historique, symbolique et surtout populaire (SIC ouf) du XXème ! Touzé en fait des tonnes pour convaincre « Le Président ». Lui, Touzé, il lui promet les moyens logistiques de Jacques Gaillard et propose de combiner sa campagne avec celle de Le Pen. Le XIème sera délaissé au profit du XXème. Jean-Pierre Reveau, trésorier du FN, candidat sur le 17ème, prêtera l’appartement qu’il possède rue des Orteaux et qui fera office de permanence. Touzé affirme à Le Pen que Marseille c’est bien trop complexe, bien trop frelaté et dangereux. Le Pen finit par accepter. Touzé y gagne un surnom : Cole Porter !
Evidemment, tous les moyens de la campagne servent exclusivement à Touzé ou presque. Sans le dire à Le Pen, il s’octroie même le luxe de faire coller des militants de l’UNI recrutés via Alain Denizet, numéro 3 du mouvement estudiantin proche du RPR et de l’ancien SAC. L’UNI a un compte à régler avec Devaquet, candidat RPR qui l’a lâché en décembre 1986 lors de la réforme des universités. Les résultats sont au rendez-vous : 10 % pour Touzé et 12,5 % pour Le Pen qui ne sera que conseiller d’arrondissement.

La suite : demain…

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Commentaires

Comment ce type peut encore être crédible ?

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Michel collinot n’est il pas l’inventeur de radio le pen ?

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Pour Michel Collinot, ce doit être Le Pen Infos :
http://radio-courtoisie.over-blog.com/article-5399715.html

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Franchement rien à dire sauf que c’est hallucinant que des types comme ça squattent encore nos milieux.

Pour info, oui c’est Michel Colinot qui a essuyé les platres de « radio le pen », avant de le laisser à Touzé (Bild trop occupé ailleurs comme l’indique l’article, mais Bild qui le reprendra en 1990).

A noter que quand Colinot aura de graves ennuis de santé et devra se retirer de la politique, touzé ne lui viendra jamais en aide alors qu’il lui devait tout. Que ceux qui ont encore des contacts lui demande, il vous en dira de bien belles sur touzé.

A noter également que sur l’encyclopédie mensongère et aux ordres wikipedia, touzé fait sa propre publicité et s’est inventé une vie de gloire. D’accord, c’est pitoyable et pathétique, mais pour info également tout est faux.

Touzé s’y présente notamment comme le créateur de national hebdo avec Roland Gaucher, Jean Bourdier et François Brigneau. On croit rêver car premièrement, le journal du FN s’est d’abord appelé « le national » et non « national hebdo », mais en plus touzé n’y a fait que quelques piges.

Mon cousin possède la collection complète de « le national – national hebdo » et je peux vous certifier que touzé n’y a fait que quelques menues piges et articulets. Allez voir dans les archives de NH au paquebot et constatez par vous mêmes la folie mythomane du personnage.

Il est même allé jusqu’à s’inventer une pré campagne présidentielle en 1995 avec recherche de parrainages de maires et compagnie, alors qu’à l’époque touzé était ruiné et qu’il clochardisait littéralement, sans soutien ni ami et au RMI.

Bah, le mensonge en guise de vie, s’il trouve ça bien pour lui, du moment qu’il ne va pas jusqu’à se comporter comme Jean-Claude Romand, le faux médecin de l’OMS qui, tout au bout de ses mensonges, avait fini par assassiner toute sa famille plutôt que de leur dire la vérité.

Par contre, ce touzé sait quand il faut se taire, notamment sur certaines zones d’ombre.

Alors je vais vous donner une information qui vous manque peut être et qui en dira très long sur le personnage.

J’en ai été le témoin direct.

En 1998, j’étais membre de l’UNED, l’Union Nationale des Etudiants de Droite. Ce syndicat nationaliste avait été relancé et était présidé par Philippe Rivet. Je ne doute pas que ce nom dira quelque chose à plus d’un.

A l’UNED, nous n’avions aucun contact direct avec Touzé et Hélie, et la plupart des membres ne savaient même pas que ces gens existaient. Par contre, nous avions chez nous des anciens de l’Alliance Populaire, militants qui avaient claqué la porte de ce parti mené par Touzé, avec pertes et fracas, lorsque ce dernier et Hélie s’était vendu au système pour un plat de lentille selon les dires de ces militants.

A l’époque, la crise avait éclaté au sein du FN et cela avait conduit à la scission. Pourquoi j’en reparle ici, tout simplement parce que cela avait fait éclaté en morceaux toute la branche jeune du Mouvement National. Nous existions, nous militions, nous tenions le terrain, mais nous étions éparpillés en une multitude de chapelles. C’était facheux, mais cela n’empêchait nullement la camaraderie, au contraire. Nous nous fréquentions donc tous et toutes dans le respect et le partage de combats communs.

A l’UNED, je m’en souviens très bien, nous fréquentions pas mal d’autres groupements. Le GUD bien sur, le GUN aussi, le Groupe Francité de Rodolphe Crevelle, l’Alliance Nationale (d’autres dissidents de feu le groupuscule de Touzé / Hélie), l’Alliance Sociale d’Alexis Arette, les Jeunesses Nationalistes Normandes, la DEF, Fraternité Française (pas l’association para FN de solidarité sociale mais un groupement de Savoie basé à Grenoble et mené par Amélie Caillard et Serge Lévy, je les mentionne car ils ont eu une importance dans la suite) et même ce qu’il restait du JNR et d’autres encore. Autant de groupes qui n’existent plus moins de 10 ans après.

Amélie Caillard et Serge Lévy adhèrent au Groupe Francité de Rodolphe Crevelle et nous proposent de faire de même. Il s’agit ni plus ni moins que d’envahir l’Italie, via le Val d’Aoste, aux cris de « A bas l’Etat Italien ! A bas Gianfranco Fini ! A bas le MSI ! Le Val d’Aoste c’est la France » ! Nous nous marrons et refusons tout net cette clownerie ! Mais l’époque était à ce genre de fantaisie poilante. Par la suite, ils rencontrent Roland Hélie, par l’intermédiaire d’un ami commun. Pour avoir fréquenté ces gens, je peux vous dire que c’est toujours Hélie qui rencontre les gens. Touzé lui n’a que le mépris à offrir en guise de camaraderie.

Les deux jeunes de Savoie vont alors fréquenter une poignée de jeunes autour de Roland Hélie. Ils viendront alors de temps en temps à nos réunions et activités en camarades, sans plus. C’est par leur intermédiaire, leur entremise, que Philippe Rivet va alors rencontrer Jean François Touzé. Ce dernier, végétant politiquement, a décidé de prendre rendez-vous avec Jean Perrin, alors Président du CNIP qui est devenu une coquille vide après l’expérience désastreuse de Jean Antoine Giansily (Accord entre Olivier d’Ormesson et Philippe de Villiers, pour fusionner « Combat pour les Valeurs » et le CNIP, au sein de LDI [La Droite Indépendante], pour les législatives anticipées de 1997. Résultat : 2,2 % pour 577 candidats = ruine totale)

C’est alors que Touzé explique son plan à Philippe Rivet. Il s’agit d’entrer au CNIP « en masse » (défense de rire). Touzé et Hélie peuvent aligner 30 personnes présentées comme des cadres. Il lui faut donc du monde, des jeunes surtout, des activistes. Il indique également avoir obtenu le soutien de l’UDI du Général Lacaze. L’objectif est ni plus ni moins que de prendre le contrôle du CNIP ! Avec d’autres amis, nous comprenons vite que le véritable but de Touzé n’a pas changé : Il s’agit encore et toujours de lutter contre le FN pour le détruire. Nous refusons évidemment.

Mais Philippe est originaire de la même région que Touzé et ça crée des liens, et des liens d’autant plus fort qu’Annick du Roscoat, alors secrétaire générale du CNIP est élue dans la Loire Atlantique. Touzé espère bien que ces liens régionaux joueront en sa faveur. De plus, Touzé lui affirme qu’il fera de lui un élu aux municipales et aux cantonales futures. Il lui explique qu’il a du talent, qu’il faut qu’il pense à son avenir politique, qu’il doit songer à être Député, car il en a le talent. Il lui propose, en échange de son aide, le poste de Président des Jeunes du CNIP, un poste au BP du CNIP et même un poste de permanent.

Contrairement à nous, Philippe Rivet craque, accepte et quitte l’UNED pour le CNIP. Touzé devient alors vice président du CNIP, Hélie et 4 de ses amis deviennent membres du BP, (Hélie en charge de la communication SIC), de même pour Philippe Rivet. Le CNIP n’a pas d’argent et Philippe Rivet n’obtient donc pas de poste de permanent. Comme en plus les jeunes nationalistes ne l’ont pas suivi, il se consacre entièrement à son enracinement local. Il croit Touzé, il lui faut donc être élu. Il crée une association locale regroupant ses amis, des gens du CNIP, des gens de l’UDI, des gens du RPF (Pasqua Villiers), des gens du MNR et même des gens du FN. Il fait vraiment un travail militant local extraordinaire. Il écume Guerande, la Baule et le Croisic. En peu de temps, il est à la fois connu et reconnu sur sa région. Touzé lé félicite et l’engage à persévérer. Il lui promet de venir l’aider à être élu aux cantonales de 2001. Il a deux ans pour se préparer…

Entre temps, le milliardaire Gérard Bourgoin, ami des stars, PDG du groupe Bourgoin, entrepreneur dans l’agro-alimentaire et le pétrôle (avec un autre Gérard … Depardieu), président du club de football d’Auxerre et prétendant à la présidence de la Ligue Nationale de Football prend la Présidence du CNIP à la demande de Jean Perrin, lui même supplié par Annick du Roscoat de faire jouer les amitiés bourguignones tant elle se méfie du « clan Touzé ». Bourgoin entend injecter plusieurs dizaines de millions de francs dans le CNIP mais il attend de « virer les gugusses » comme il dit. Début 1999 tout s’accélère pour tout le monde, Touzé le premier. Gérard Bourgoin vire Touzé et sa clique du CNIP comme des malpropres en 15 minutes. Il garde Rivet au BP du CNIP et au poste de Président des Jeunes du CNIP.

Hélie retourne à ses manips et Touzé veut prendre rendez-vous avec Charles Millon qui vient de créer « La Droite ». Il indique à des relations de Millon (des anciens du minuscule PPL) qu’il a décidé de claquer la porte du CNIP car l’avenir, le vrai, c’est « La Droite », et que Charles Millon a un destin forcément national. Il ne rencontrera pas Millon, mais son bras droit, Marc Fraysse, encore une fois grâce à Roland Hélie qui a un ami, ex PFN sur Toulouse, qui connait bien Fraysse. Marc Fraysse reçoit Touzé. Ce dernier lui promet encore plus qu’à Jean Perrin. Comme « La Droite » a perdu le soutien logistique de Mégret (via Bariller) pour cause de scission et de MNR bien sur, « La Droite » végète, alors que pour le système, elle doit être une arme absolue contre le FN. Fraysse accepte Touzé, mais sidéré par les prétentions du personnage, il le vire manu militari à peine quelques semaines plus tard.

Touzé retourne alors voir Mégret, mais il se fait jeter là aussi comme un vulgaire quidam. Fatigué, vidé, lessivé, ruiné, humilié, il appele alors à voter pour JMLP aux européennes de juin 1999, seule solution pour se remettre en selle. Il le fait carrément au nom de « La Droite » de Millon (et avec le tître de Vice Président SIC), alors qu’il en a été éjecté. Millon et Fraysse en resteront furieux, mais, au final, ils trouveront cela pathétique, comme tous ceux et toutes celles ayant croisé cette équipe là en fait. Début 2000, JMLP, plus unioniste que les unionistes le réaccepte (peut être pense t-il arriver à contrôler cet énergumène). Touzé est sauvé. Il peut préparer ses nouvelles trahisons, le sport de sa vie. Mais revenons à Philippe Rivet si vous le permettez.

Philippe Rivet lui, pour être élu, il lui faut avoir l’accord du RPR et de l’UDF bien sur, c’est même la clé de voute de toute l’opération. Rivet tourne aux alentours de 30 % dans les sondages. Il prend donc langue avec le RPR et propose des accords, conformément à la ligne du CNIP. Hélas pour lui, sur son canton, le candidat de la Droite Courbe, Christophe Priou, refuse tout accord et entend bien se présenter. Il indique en substance à Rivet que celui des deux qui arrivera le premier affrontera la gauche au second. En clair, c’est « que le meilleur gagne ».

Cela n’entrait pas du tout dans les plans de Philippe Rivet, mais alors là pas du tout. Quelques anciens camarades qui étaient toujours en contact avec lui, (bien qu’on lui ait tous dit de ne pas aller avec ces gens), sentait que ça n’allait pas du tout. Il voyait son monde s’écrouler autour de lui ! Touzé et Hélie l’avait entrainé là dedans et lui avait tout promis. En guise de gloire et de succès, c’était le néant de l’échec qui était au bout du chemin…

Il pête alors les plombs et commet LE drame de sa vie. Il pose une bombe à la porte des bureaux du syndicat intercommunal de la presqu’ile de Guerande début aôut 2000. Il s’agit d’un colis piégé à destination de Christophe Priou, le Patron du RPR local (Conseiller Général) et adressé personnellement. Mais le colis est rangé et archivé. Il sera ouvert le 24 aôut au matin par Jacques Leparoux, agent technique du syndicat, qui mourra sur le coup. Touzé niera mordicus avoir été au courant de quoi que ce soit, mais ses ex collègues du CNIP, comme son clan de galériens, verront à quel point il a eu la peur de sa vie. Philippe Rivet sera balancé par la Direction du CNIP, il passera aux assises et sera condamné à 28 ans de prison. Personne du CNIP ne l’aidera en quoi que ce soit, bien au contraire, et aucun de ces gens ne se sentiront ne serait-ce qu’un peu responsable. Touzé et Hélie ne feront rien pour lui, rien de chez rien, pas même une orange. Alors certes, la responsabilité individuelle est la règle et c’est normal. Philippe est responsable et coupable, mais qui lui a fait bouillir le cerveau à ce point ?

Bourgoin perd la Présidence de la Ligue Nationale de Football au profit de Frédéric Thiriez, ami de Jean Michel Aulas. Pas mal de sources informées prétendent qu’évidemment, cette affaire n’est pas étrangère à l’échec de Gérard Bourgoin. D’ailleurs ce dernier, écoeuré, décide de quitter immédiatement la politique à peine après y avoir mis les pieds. Annick du Roscoat prend alors la tête du CNIP et le vend à l’UMP. Elle est toujours à la tête du CNIP mais vient de reprendre son indépendance, indiquant que dorénavant, le CNIP présenterait à nouveau des candidats partout. Décidément, toutes celles et tous ceux qui veulent démolir le FN ne font que se croiser et se recroiser tout au long de leurs parcours « politiques » plutôt courbes et chaotiques pour des gens qui se disent de Droite et pour l’Ordre. J’aimerais être une petite souris le jour ou Du Roscoat et Touzé vont se revoir et se parler. Evoqueront-ils le bon vieux temps où prépareront-ils ensemble, en commun et de concert leurs nouveaux coups bas contre les nationalistes ? Surement les deux mes amis.

Comme nous l’avions dit à Philippe : Oui, cent fois oui, fuyez ces gens qui ne vous apporteront que ruine et malheurs !

Il est trop tard pour lui, mais il n’est pas trop tard pour vous et tous les autres.

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Bonne synthèse. Cependant, la phrase « En 1998, j’étais membre de l’UNED » m’interpelle. L’UNED a été crée en 1995 pour les elections du CROUS 1995 dans le seul but de piquer 3 voies au RE (guéguére entre Olivier Pichon et Maréchal entre autres) et je ne me souviens pas que ce syndicat ait survécu ensuite.
De plus le rapprochement entre Touzé et l’UNED s’est effectué dès la création de ce syndicat : j’en veut pour preuve(entre autres) que les bandeaux UNED « La droite de combat » étaient imprimés avec les chutes des affiches du PNR pour la législative 1995 : j’ai vu les affiches avant leur découpage

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Hector,

Le PNR a toujours été une micro secte, avec exactement la même grappe de nuisibles que la NDP qui vient de se former (autrement dit Touzé hélie et ses amis ex PFN). Cependant, elle a réussit à vivoter un peu, (enfin quend je dis vivoter c’est encore trop car ils n’ont participé qu’à quelques partielles et n’ont jamais pu organiser la moindre réunion faute de participants). Mais au PNR, il y avait une petite équipe de trois jeunes, Arnaud H, Didier G et Philippe M, ce même philippe qui travaillait en fait pour les RG et dont il allait s’avérer qu’il avait « balancé » tous ses « camarades » pendant plus de 15 ans (et qui finira par rallier le Parti des Radicaux de Gauche, ça ne s’ivente pas !

Philippe Rivet, il faut le savoir, a eu une vie on peut dire à la fois hors du commun et dramatique. Il était issu d’une très riche famille de la Loire Atlantique et n’avait donc jamais manqué de rien. Il avait pris l’habitude de faire la « nouba » toutes les nuits sur Paris. C’est là qu’il a rencontré ce trio de jeunes (surtout les deux premiers) lors de nuits agitées et arosées. En 1995, il ne connaissait même pas l’existence de Touzé et Hélie, mais il fréquentait les deux jeunes en questions qui étaient devenus plus des partenaires de fêtes que des camarades de combats.

Il se trouve, (et ça peu de gens s’en souviennent), que Philippe Rivet a gagné au Loto, (et oui, on pourrait faire un roman digne d’une tragédie grecque ou voire Shakespearienne de sa vie à celui-là). Il a gagné pas qu’un peu mais le gros lot, le vrai, l’Unique ! Comme il n’avait aucun besoin dans sa vie (et pour cause il était déjà riche), il a décidé de créer l’UNED et il est même allé voir JMLP pour le lui dire. C’est alors que, sachant cela, les deux jeunes du PNR ont intrigué et beaucoup. Ils ont affirmé à Rivet qu’il avait besoin d’argent pour des opérations politiques « nationalistes ». Philippe leur a donné un peu d’argent, et cet argent a servi a faire fabriquer les affiches du PNR, sans même que Philippe connaisse le PNR. C’est comme cela que ça s’est passé et pas autrement Hector. Moi aussi j’en ai été le témoin direct. Les jeunes en question attendaient de la reconnaissance de la part de Hélie et Touzé, à tout le moins un « retour sur investissement » en bons élèves suivant les tristes exemples des « maîtres ». Hélas pour eux, ils n’auront droit à rien, pas même un café ni un merci. Tout est dû au « leader maximo » non ? D’ailleurs, peu de temps après, Philippe Rivet rencontrera (avec nous) Rodolphe Crevelle, des anciens de l’AP qui déteste Touzé, le groupe « Fraternité Française », Batskin (pour qui Touzé était une « tête à claques »), le GUN, les Jeunesses Nationalistes Normandes et d’autres comme je l’ai déjà dit. Il ne pourra plus fréquenter les jeunes en question sous peine de se couper définitivement des autres. Par la suite, rapidement, les jeunes de Touzé se sépareront de lui et iront ailleurs, loin des délires de ces gens. Seul Arnaud H allait suivre Touzé encore un peu. Ce dernier ne pourra lui offrir qu’un poste de … gardien de sécurité au FN lors des meetings. Ecoeuré, ce jeune, devenu moins jeune et ayant gâché cette jeunesse dans les délires de ces malfaisants, se séparera de Touzé en 2003.

Hector, il faut savoir que ce n’est pas parce qu’un évènement s’est produit ou a pu être constaté que ça entraîne forcément des conséquences éternelles et des accointances à vie. J’en veux pour peuve que même Frédéric Chatillon, durant une période, faisait domicilier le GUD à la NAC. La NAC, (nouvelle action civique ou citoyenne je ne me souviens plus), boite postale crée à l’origine par Touzé et Hélie, (NAC – BP 90 066 – 75 561 Paris Cedex 12), qui depuis 1991 aura servi à toutes les manipulations anti FN, mais à tout en fait, puisqu’on trouve traces de la NAC, outre pour le GUD, pour des courriers de feu Philippe Malaud, ancien ministre de de Gaulle et ancien Président du CNIP, et même pour des monarchistes. D’ailleurs la NAC aura servi à Touzé après son retour au FN, mais elle aura aussi servi à Hélie, à « Ligne Droite », pour les journaux de Hélie, les « bouquins » de Touzé, pour des campagnes du FN (de Touzé et ses amis bien sur), pour « convergences nationales » et évidemment pour le lancement de la NDP ! Sidérant, mais malheureusement authentique. Frédéric Chatillon s’était laissé berner, mais pas longtemps puisque, lui aussi, il fuiera loin de ces éternels traîtres.

Enfin, Hector, tu dois confondre Olivier Pichon, directeur de « Monde et Vie » (60 ans quand même), avec Frédéric Pichon (qui lui doit avoir dans les 35 ans), militant exemplaire de toujours, excellent avocat et Président de « Europa Gentes ». Lui aussi a croisé par le passé Touzé et Hélie, (comme on croise des parasites), et il a même participé en fin d’année dernière au colloque du torchon d’Hélie (Synthèse Nationale) sur « l’Identité Française ». A ce colloque, il a pris la parole, comme Fabrice Robert, Pierre Sidos, Alexis Arette, Olivier Pichon, Bernard Antony, Nicolas Tandler, Christian et Myriam Baeckeroot, Patricia Vayssière, Odile Bonnivard, Staelens et d’autres encore. Heureusement, à ce jour, aucune de ces personnalités n’a accepté de rallier l’initiative pitoyable de Touzé et Hélie, qui, finalement, comme toujours, restent « en famille », dans leur clan, juste bons à polluer le Mouvement National. Chez nous, on accepte les désaccords, les différences, mais quand c’est vrai, authentique, sincère, honnête. On peut même avoir de profondes divergences, tant mieux, ça crée le débat. Mais ces gens là n’ont aucune idée, ils ne sont là que pour eux et pour eux mêmes. J’ai lu la partie 3 de l’article sur Touzé et la fin devrait résonner dans toutes les têtes, tous les esprits et tous les coeurs. Ils sont vraiment prêts à tout tout tout pour arriver à leurs fins, fins qui se traduisent en permanence comme « faims », faim de gloire et faim tout court.

Certains critiquent Jean Marie Le Pen en affirmant que ce serait de sa faute, qu’après tout il n’avait qu’à pas réaccepter ces gens. On peut voir les choses comme ça, mais on peut aussi les voir autrement. Je pense que JMLP s’est dit, en bon politique et en fin spécialiste des arcanes de celle-ci, que ces gens là avaient uniquement un pouvoir de nuisance et qu’il fallait donc courcituiter cette capacité de nuire en les contrôlant de l’intérieur via Touzé, comme d’autres le font sans cesse, comme Sarkozy, Royal, Bayrou etc etc. Il s’est trompé, mais pourquoi ? Il faut se poser la question et avoir le courage de répondre en regardant la réalité en face : Ces gens là sont incapables d’avoir une once de logique et de suivi. Ils ne sont là que pour masquer leur seule envie : Celle de se marrer entres eux, point barre ! C’est la seule analyse qui vaille selon moi, et même si elle est simple, elle a le mérite d’enfin tout expliquer.

Je peux conclure en affirmant que c’est cette explication qui légitime tous les échecs patents et avérés de ces gens. Ils osent repprocher à JMLP de ne pas s’ouvrir aux autres, de ne pas accepter que le FN grandisse, de ne pas accepter les succès de cadres intelligents, de ne pas tolérer que le FN s’émancipe de la tutelle de son Président, etc. Mais et eux ? Regardez les depuis plus de 25 ans ! Ils sont toujours entre eux à pouvoir organiser des « Bureaux Politiques » dans une arrière salle de cuisine.

Bon appetit à ceux qui vont les suivre. Je n’ai de haine contre personne, mais l’indigestion ou l’empoisonnement alimentaire, non merci.

La vie est trop courte. Vivez là intensément ou vous le désirez, mais pas dans les « back rooms » de la politique.

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J’ajoute pour toi Hector que l’UNED a bel et bien survécu en tant que groupe. On vivotait, on faisait du « mercenariat militant », on s’alliait à d’autres, on ne faisait plus guère d’action syndicale c’est sur, mais on existait de fait, comme beaucoup. Pas besoin de caractère officielle pour exister ni pour agir. Quand on arrivait quelque part, les camarades disaient « tiens voila les gars de l’UNED », et ça nous suffisait à l’époque. Après, nous nous sommes éparpillés et chacun est parti vivre sa vie. Mais ce qui est sur et certain c’est qu’aucun n’a revu une seule fois les touzé hélie et consort. 9a, non merci ! (sourires)

Salutations Nationalistes.

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Salut Arnaud,
Je ne confond pas du tout Frédéric et Olivier Pichon. J’ai fraternisé avec Frédéric pour la 1er fois en 1986 du côté de Saint Germain L’auxerrois. Je parle bien d’Olivier Pichon, Conseiller régional IdF, président du MEN et très proche de Megret, à l’époque des faits. A cette époque le FNJ voulait faire main basse sur le RE (arrivée de Sam B) et la nébuleuse Megretiste voulait, faute du RE, se doter d’une structure étudiante. Ils ont donc mandaté Olivier Pichon pour prendre contact avec Miguel L., Gwenael LB pour monter une structure concurrente du RE. Comme Miguel L. voulait absolument être le chef de quelque chose, il fut désigné pour être le responsable de l’UNED (canal historique 95). D’autre part Miguel L. était en bisbille pour de sombre affaires que ne n’évoquerais pas ici avec les figures historique du GUD il était dans l’obligation de monter une structure parallèle. Rivet est arrivé quelques mois plus tard et à aidé matériellement l’UNED (local à Versailles etc..). Après que Rivet ait exposé son projet à Le Pen, c’est vrai (Le Pen a bien du rigoler ce jour là).
Quand au PNR, ce n’est pas une secte, c’est un montage financier : je crée un parti un an avant les législatives, j’embobine certaines personnes, je présente une 40aine de candidats qui font en moyenne 500 voix (0.5 %) à 8FF la voix ce qui me rapporte dans les 150.000FF. Ensuite je dissous mon assos en laissant plein de dettes et des factures fournisseurs (imprimeurs, loueurs de salle…) impayées….que du grand classique.

Salutations Nationalistes

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J’avais oublié dans le financement du feu PNR certains chuchotaient que le trésorier Olivier C. allait chercher des valises de billets du côté de Nice en provenance de feu le RPR dans le but de grignoter quelques voix au FN (rumeurs)

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