1949-2009 : 2e puissance économique mondiale, la Chine est confrontée au défi environnemental

La pollution atmosphérique se manifeste sous la forme d'un smog permanent dans l'agglomération de Pékin (Beijing)
La Chine s’apprête à commémorer avec faste le 60e anniversaire de la proclamation de la République populaire. Présidée par Hu Jintao depuis le 15 mars 2003, la Chine contemporaine n’a plus rien avoir avec celle du 1er octobre 1949 et du triomphe de l’idéologie maoïste. Après la réprobation unanime de la criminelle « Révolution Culturelle » (1966-1976), le réformateur et visionnaire Deng Xiaoping (1904-1997) décréta le 18 décembre 1978 l’ouverture économique et commerciale mondiales de la Chine. Fervent soutien de la propriété privée et de la libre entreprise, Deng Xiaoping créa notamment quatre Zones Économiques Spéciales ou ZES (Shenzhen, Zhuhai et Shantou dans le Guangdong et Xiamen dans le Fujian) qui furent à l’avant garde du spectaculaire développement économique chinois.
Les politiques économiques de Deng Xiaoping et de ses successeurs se focalisèrent sur la croissance du PIB et reléguèrent au second plan les questions sociales et environnementales. Les inégalités sociales et territoriales se creusèrent rapidement et atteignirent leur paroxysme sous la présidence de l’américanophile et ultralibéral Jiang Zemin (1993-2003). Successeur de Jiang Zemin, Hu Jintao élabora en mars 2005 la doctrine du « Concept de Développement Scientifique »1, qui vise à concilier l’indispensable développement économique avec les questions sociale, territoriale et écologique. Par conséquent, la crise systémique globale représente un enjeu moindre que les défis évoqués précédemment.
Pollution, sécheresse et maladies, rançons du développement industriel

Frontalier de la Birmanie, du Laos et du Viet-Nam, le Yunnan (capitale Kunming) est une province montagneuse, essentiellement agricole et réputée pour ses terrasses rizicoles
L’agriculture de plaine et de montagne souffrit particulièrement lors du spectaculaire développement économique et industriel. Les terres arables diminuèrent inexorablement et étaient confisquées arbitrairement par les autorités provinciales afin d’ouvrir des mines de charbon, de fer ou de gigantesques entreprises. L’industrialisation anarchique de la Chine provoqua diverses pollutions dont les pluies acides constituent une des formes les plus inquiétantes. Les zones arides progressent de manière inquiétante : Déserts de Gobi dans la Région autonome de Mongolie-Intérieure, de Taklamakan (Bassin du Tarim) et de Dzoosotoyn Elisen (Bassin de Dzoungarie) dans la Région autonome de Xinjiang.
Les sécheresses annuelles s’intensifient dans les six provinces céréalières de la Chine septentrionale et orientale (Shandong, Henan, Hebei, Anhui, Shanxi, Gansu). Exacerbé par une industrialisation déraisonnable, ce phénomène naturel affecte en priorité l’approvisionnement en eau des habitants, du bétail et des cultures agricoles. L’impact financier est considérable puisque le gouvernement central débloque régulièrement des aides financières urgentes destinées à aider les agriculteurs et éleveurs de ces provinces.
Provoquée par une chute drastique des précipitations, la sécheresse la plus dramatique se produisit entre octobre 2008 et février 2009. 7,9 millions d’hectares furent touchés par ce cataclysme climatique dans ces six provinces, greniers agricoles de la Chine. Pour la seule province de Shanxi (centre-nord, capitale Taiyuan), 1 million d’habitants, 160.000 têtes de bétail, 520.000 hectares (dont 140.000 très gravement) furent concernés par ce phénomène croissant et prolongé.
En août 2009, Xinhua révélait au grand jour un scandale sanitaire dans la province de Shaanxi (centre-ouest, capitale Xian). Issus de deux villages jouxtant une entreprise sidérurgique, 615 enfants sur 731 avaient un taux anormalement élevé de plomb dans leur sang. 166 enfants furent hospitalisés tandis que le gouvernement du district s’engageait à régler leurs frais médicaux. Les autres enfants bénéficièrent d’un traitement médical à domicile. Une concentration de plomb dans le sang supérieure à 100 ml multiplie les risques de saturnisme (empoisonnement par le plomb). Dans la matinée du lundi 17 août 2009, plusieurs centaines de villageois très remontés ont protesté aux abords de la fonderie incriminée. Environ 100 policiers intervinrent rapidement pour ramener l’ordre tandis que le maire d’un des villages proposait sa médiation auprès des habitants et de l’entreprise.
Remarquons au passage que l’accès à l’information s’est considérablement amélioré en Chine. Il y a cinq ou dix ans ce type de nouvelles aurait été publiquement étouffées dès le niveau provincial.

Séparée de la Mer Jaune par les deux péninsules de Liaodong au nord et Shandong au sud, la Mer de Bohai possède trois baies (Laizhou au sud, Bohai à l'ouest et Liaodong au nord). La Mer de Bohai constitue une voie maritime très fréquentée au plan mondial.
Pékin (Beijing) : construction du 6e périphérique et limitation partielle de la pollution
Si l’agglomération commerciale et portuaire de Shanghaï est au bord de la congestion, la municipalité autonome de Pékin a dépassé ce seuil depuis de nombreuses années. Engendré par une pollution atmosphérique exponentielle, un brouillard perpétuel (smog) enveloppe l’agglomération de Pékin (16.808 km2 et 14.930.000 habitants). Le phénomène fut d’ailleurs perceptible durant le déroulement des Jeux Olympiques de Beijing en août 2008. La circulation alternée ne résout que très partiellement le problème.
Construit très progressivement à partir de décembre 1998, le sixième périphérique de Pékin fut officiellement ouvert à la circulation samedi 12 septembre 2009, après l’achèvement complet du tronçon ouest long de 38,28 km. Avec ses 187,6 km, le 6e périphérique de Pékin constitue la plus longue autoroute urbaine de la Chine (1/5 des autoroutes de la capitale). Reliée à d’autres autoroutes nationales, cette nouvelle infrastructure facilite la communication de la capitale avec de proches communes périphériques (Chengde dans la province de Hebei) ou des districts semi-ruraux auparavant difficilement accessibles (Pinggu, Est).
Le 6e périphérique de Pékin est destiné à réduire les embouteillages urbains, à améliorer la qualité moyenne de l’air grâce à une réduction attendue de 3 % des émissions des pots d’échappement ainsi qu’à fluidifier le transport des passagers et marchandises. Selon un rapport indépendant, les bénéfices escomptés par cette spectaculaire infrastructure urbaine sont estimés à 184,5 milliards de Yuans d’ici 2030 (soit le décuple du coût d’origine).
Pékin et son agglomération en plein développement économique constituent un carrefour stratégique avec les trois provinces du nord-ouest (Heilongjian, capitale Harbin ; Jilin, capitale Changchun et Liaoning, capitale Shenyang) ainsi qu’avec les villes portuaires et commerciales septentrionales (municipalité autonome de Tianjin où sont assemblés les Airbus A320, Dalian surnommé la « Hong-Kong du Nord » et stratégiquement situé sur le Détroit de Bohai entre le Golfe de Bohai et la Mer Jaune dans la province de Liaoning et Qinhuangdao sur le golfe de Bohai dans la province de Hebei). Précisons d’ailleurs que situé à 130 km de la capitale, Tianjin est relié à Pékin en seulement 30 minutes depuis la mise en service d’un TGV le 1er août 2008 (3 départs dans l’heure et amplitude de 5 à 23 heures).

L'ancien président chinois Jiang Zemin (27 mars 1993-15 mars 2003) et son épouse en compagnie du couple présidentiel américain dans leur ranch texan de Crawford le 25 octobre 2002
Idéologie officielle : des « Trois représentations » de Jiang Zemin au « Concept du Développement Scientifique » de Hu Jintao
Élaboré en mars 2005 par Hu Jintao devenu président le 15 mars 2003, le « Concept de Développement Scientifique » a officiellement remplacé en octobre 2007 lors du XVIIe Congrès du P.C.C. la fumeuse théorie dite des « Trois représentations » de son prédécesseur Jiang Zemin. S’appuyant conjointement sur la production économique, le développement culturel et le consensus politique, ce concept fumeux et hermétique constituait une synthèse idéologique des diverses réflexions de l’américanophile et ultralibéral Jiang Zemin, ami personnel de l’ancien premier ministre libéral canadien Jean Chrétien (1993-2003). Compromis boiteux entre des doctrines libre-échangiste, sociale-démocrate et maoïste, les « Trois représentations » constituaient en réalité une version ultralibérale de l’ancienne théorie de Deng Xiaoping sur le « Socialisme aux caractéristiques chinoises ». Son but principal résidait dans la transformation du Parti Communiste Chinois (PCC) en une force politique démocratique similaire au SPD allemand ou au PSOE espagnol et dans son ouverture à la grande majorité du peuple chinois (classes moyennes émergentes) et notamment aux hommes d’affaires, dirigeants d’entreprises.

Du 8 au 10 septembre 2008, le président chinois Hu Jintao (c) inspecta différentes exploitations agricoles dans la province de Henan (centre-est, capitale Zhenzhou)
Sur une ligne économique très proche de celle d’Alain Madelin ou d’Hervé Novelli, Jiang Zemin évoqua brièvement cette théorie pour la première fois en février 2000. Profitant du 80e anniversaire de la fondation du P.C.C. en 1921, Jiang Zemin formula et approfondit en 2001 « SA » doctrine : « En un mot, notre Parti doit toujours représenter les demandes de développement des forces productives progressistes chinoises, l’orientation de la culture d’avant-garde et les intérêts fondamentaux de la majorité de la population du pays ». Inscrite solennellement dans les statuts du P.C.C. lors du XVIe Congrès en novembre 2002, la théorie figura officiellement en mars 2003 dans la constitution nationale.
Jugée à juste titre incompréhensible par de nombreux cadres du P.C.C., cette théorie abstraite fit l’objet de plusieurs rapports critiques en interne. Deux critiques fondamentales émergèrent de ces rapports. Selon ses détracteurs, la promotion de la théorie des « Trois Représentations » établirait sournoisement un nouveau culte de la personnalité en faveur de Jiang Zemin, qui n’hésitait d’ailleurs pas à plagier des pensées de Mao Zedong (1893-1976). Néanmoins, le plus grave résidait dans la priorité accordée à la production économique ou aux « forces sociales productives » au détriment de l’aspect humain. Concrètement, ces critiques mettent en lumière le développement croissant des inégalités sociales, territoriales et la passivité politique de Jiang Zemin pour juguler ces problèmes épineux.

Lors d'un voyage dans la région autonome du Xinjiang entre les 22 et 25 août 2009, Hu Jintao (d) visita une exploitation arboricole de noyers (préfecture d'Aksu, Nord-Ouest)
Le fossé social devint rapidement abyssal entre les cadres, nouveaux riches des mégalopoles urbaines et industrielles et les paysans, montagnards, ouvriers et mineurs exclus du spectaculaire développement économique. Mentionnons également l’accroissement spectaculaire du nombre de migrants (140 millions), irrésistiblement attirés vers les mégalopoles industrielles et technologiques de la façade orientale.
Les disparités territoriales et géographiques devinrent également béantes entre certaines provinces et agglomérations maritimes de la façade orientale en plein développement économique, industriel, commercial et technologique (Pékin et son agglomération, villes portuaires de Tianjin, de Dalian sur le Golfe de Bohai, métropole portuaire de Shanghaï, provinces de Jiangsu, de Fujian et surtout de Guangdong avec la ZES de Shenzhen, RAS de Macao et Hong-Kong sur le delta de la Rivière des Perles) et d’autres provinces rurales et montagneuses de l’arrière pays (Henan, Yunnan, Sichuan, Guizhou, Hunan, Hubei, Shaanxi et Gansu) sans oublier les régions autonomes de Xinjiang, de Mongolie-Intérieure et du Tibet.
Ces inégalités combinées avaient atteint leur paroxysme lors de la dernière partie du second mandat présidentiel de Jiang Zemin, actuellement disparu de la scène politique chinoise en raison de sa très forte impopularité. Néanmoins, avant de se retirer au printemps 2003 en faveur de son successeur Hu Jintao, Jiang Zemin avait pris soin de nommer tous ses affidés les plus flagorneurs aux postes politiques et économiques les plus stratégiques. Connus sous le sobriquet péjoratif de « Clique de Shanghaï », ces fidèles de Jiang Zemin surveillent attentivement la politique mise en œuvre par Hu Jintao. Bien que leur surveillance se relâche progressivement, ces individus en collusion avec certains gouverneurs provinciaux réactionnaires ne manquent jamais une occasion pour freiner, voire saboter les plus audacieuses réformes politiques et économiques de Hu Jintao.

Géologue et ingénieur de formation, le premier ministre Wen Jiabao est resté très proche du monde agricole
Bien que Hu Jintao et Wen Jiabao soient officiellement devenus respectivement président le 15 mars 2003 et premier ministre le 16 mars 2003, ils durent ronger leurs freins durant deux ans en raison d’une influence prolongée de Jiang Zemin. 2005 marqua un tournant décisif lors du premier mandat présidentiel de Hu Jintao, puisqu’il put enfin contrôler les affaires de l’État, du P.C.C. et de la Défense (Armée Populaire de Libération, A.P.L.).
En mars 2005 lors d’une réunion officielle entre hauts dirigeants nationaux, Hu Jintao et l’ensemble de ses collègues profitèrent de cette fenêtre politique pour réorienter la philosophie du P.C.C. et élaborer un nouveau concept destiné à remplacer définitivement la théorie des « Trois Représentations ». Baptisé « Concept de Développement Scientifique », ce nouveau corpus rompit radicalement avec la priorité accordée à la production économique et mit l’accent sur l’harmonie sociale et le respect de l’environnement.
Officiellement en vigueur depuis octobre 2007, cette synthèse idéologique repose sur une société individualiste et est caractérisée par une subtile association de concepts égalitaires. On relève notamment la volonté plus ou moins utopique de bâtir une société harmonieuse et démocratique (revenu minimum, respect de la loi et équité entre les citoyens sans distinction de classes sociales). Lors d’un précédent article, nous avions évoqué les préoccupations sociales et démocratiques de Wen Jiabao, qualifié d’ailleurs de « populiste » tant par la presse intérieure (Hong-Kong et Taïwan) qu’internationale. Parmi ces mesures phares, figurent l’établissement progressif d’ici 2020 de la sécurité sociale et du droit à la retraite pour tous les habitants des districts ruraux et montagneux.

Le 26 mai 2007, le premier ministre chinois visita un village de la province du Shaanxi (centre-ouest, capitale Xian) et s'entretint avec de jeunes enfants délaissés par leurs parents partis travailler sur la côte industrialisée
« Concept de Développement Scientifique » : mise en œuvre progressive et applications concrètes
Même si la pensée politico-philosophique de Hu Jintao reste difficile à cerner pour de nombreux politologues, le président chinois met l’accent sur les questions environnementales (développement durable et respect accru entre l’homme et la nature) et territoriales. Bien que le charbon représente encore 70 % de sa consommation énergétique totale (soit 40 % de plus que la moyenne mondiale), la Chine mise désormais sur les éoliennes, les énergies solaire et nucléaire. Comme on le constate concrètement, Hu Jintao se passe aisément des conseils moralisateurs de l’ex-révolutionnaire embourgeoisé et agitateur professionnel Daniel Cohn-Bendit, de la pétroleuse Dominique Voynet ou de l’intrigante Cécile Duflot.
Destinés en priorité aux vingt millions de migrants de retour dans leurs provinces rurales et montagnardes d’origine, de multiples emplois furent créés grâce au volontarisme de certaines autorités provinciales et aux substantielles aides financières des autorités centrales. Hu Jintao a déjà aboli tout impôt pour les agriculteurs extrêmement pauvres et tente de faire entrer le secteur hospitalier dans le giron public.
La construction des « autoroutes rurales » et d’autres infrastructures de base (chemins de fer, aéroports d’altitude) constituent des projets prioritaires pour un désenclavement économique urgent des régions autonomes de Xinjiang et du Tibet. Versées par les autorités centrales, des aides financières très généreuses soutiennent l’ensemble de ces projets audacieux, destinés au rattrapage industriel et technologique de ces régions excentrées et caractérisées par une géographie et un climat très ingrats. En raison d’un sécessionnisme extrémiste larvé au Tibet et d’un séparatisme islamiste virulent au Xinjiang, ces projets d’aménagement du territoire visent à combattre conjointement tout obscurantisme politique et religieux. Fomentées à l’intérieur, dans certains pays limitrophes et également depuis les USA par l’affairiste séparatiste extrémiste Rebiya Kadeer, les violentes émeutes urbaines et ethniques d’Ürümqi du 5 juillet 2009 (197 morts et 1.680 blessés) furent volontairement exacerbées dans le but de saboter l’ensemble de ces réformes économiques et d’enrayer la croissance du PIB du Xinjiang. Destinée à affaiblir la Chine devenue menaçante en raison de son spectaculaire développement économique, cette stratégie des américano-mondialistes fait partie d’un processus plus global de déstabilisation de l’arc himalayen (Afghanistan, Pakistan, Inde, Népal).

Le 5 juillet 2009, le premier ministre chinois Wen Jiabao déjeune en compagnie de mineurs, dans une zone minière du nord de la province de Shanxi (centre-nord, capitale Taiyuan)
Sur un plan plus large, ce Concept entend lutter implacablement contre la corruption des hauts cadres et officiels du P.C.C. et secouer l’inertie de certains gouverneurs réactionnaires et passifs. Comme on l’a précédemment mentionné, ces derniers en collusion avec la « Clique de Shanghaï » ne ménagent pas leurs efforts pour court-circuiter localement toutes les réformes qui leur déplaisent.
Bien évidemment, de très nombreuses réformes politiques, économiques et sociales demeurent en chantier ou à l’état embryonnaire. Pour le monde rural, le premier ministre Wen Jiabao s’est engagé à abolir la taxe du gouvernement central qui concerne encore 730 millions de paysans et à intensifier les aides financières pour les établissements scolaires en milieu rural. D’ailleurs, Wen Jiabao accorde une très grande importance à l’éducation scolaire et à la formation intellectuelle des jeunes ruraux et notamment les enfants des migrants. Comme certains migrants ne reviennent même pas annuellement dans leurs villages d’origine, leurs enfants sont élevés soit par des oncles, tantes et grands-parents et grandissent au sein d’une cellule familiale déstructurée (cf photo ci-dessus dans la province de Shaanxi).
Wen Jiabao s’engage également à honorer les arriérés de salaire (12 milliards $) des 140 millions de migrants, dont le dur labeur quotidien contribue grandement au spectaculaire développement économique, industriel et commercial de la Chine. Le premier ministre promit également de débloquer la somme colossale de 10,9 milliards de Yuan (1,3 milliard $) pour réemployer les licenciés économiques devenus chômeurs après l’éclatement de la crise systémique mondiale. Enfin, Wen Jiabao a promis de consacrer 3 milliards de Yuans pour l’amélioration de la sécurité des ouvriers et notamment des mineurs. En effet, de très nombreux accidents du travail tuent annuellement des ouvriers dans des mines de charbon ou de fer (provinces industrielles de Liaoning et de Shanxi). D’ailleurs, leur condition journalière reste très similaire à celle décrite dans la deuxième moitié du XIXe Siècle par l’écrivain Émile Zola.
Néanmoins, malgré la crise systémique globale de l’été 2008, la Chine est devenue la deuxième puissance économique mondiale derrière les USA et devant le Japon et l’Allemagne, première économie de l’eurozone des 16 et de l’UE des 27. Enfin, selon de nombreuses estimations d’économistes issus de différents cabinets, la Chine serait en mesure d’atteindre en 2009 une croissance annuelle de 8 %, seuil minimal en dessous duquel le géant asiatique serait confronté à de graves troubles politiques, sociaux et ethniques.
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1. « Concept de Développement Social » : Synthèse de 10 pages en format PDF issue d’un colloque de l’Université de Stanford et de l’Institut Hoover
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Commentaires
A Maulet,
Le terme « capitalo-communiste » aurait été plus approprié lors de l’ouverture économique et commerciale mondiales de la Chine, décrétée le 18 décembre 1978 par Deng Xiaoping (1904-1997). Mélange d’autoritarisme, de libre-échangisme et d’ultralibéralisme, le « capitalo-communisme » a atteint son paroxysme sous la présidence de l’impopulaire Jiang Zemin (1993-2003). Néanmoins, le terme « post-communiste » semble préférable à celui de « capitalo-communiste » d’ailleurs fréquemment employé par « l’Ayatollah-cassoulet » Bernard Antony.
De toute manière, il est très difficile de caractériser la Chine et son régime politique avec un mot ou des termes issus d’un vocabulaire idéologique occidental. La Chine actuelle privilégie également un certain patriotisme (ré-enracinement et valorisation de l’héritage civilisationnel, impérial, culturel) mais succombe aussi à une certaine américanisation (projet d’un second Disneyland et progression du matérialisme consumériste et individualiste). Dans le même temps, la presse intérieure (Hong-Kong, Taiwan) et internationale qualifient fréquemment de « populiste » le premier ministre Wen Jiabao, en raison de ses préoccupations sociales (ruraux, migrants, ouvriers, mineurs, chômeurs et laissés pour compte).
Tout à fait Jeromemoreno, pour cela je mettais un bémol sur ce terme qui m’apparaissait peu approprié. L’oeil occidental non averti semble un peu démuni pour analyser la Chine avec objectivité surtout à ma place. Merci Jeromemoreno pour ces éclaircissements.
Rectification orthographique effectuée et merci de l’avoir signalée.
Combien de Chinois en France et en Europe,dans le monde, de plus en plus, la Chine s’en sortira toujours, ils ont de bons arguments, c’est des vaillants, est font honneurs a leurs propre civilisation, ils sont les seuls a ne pas se métissaient chez eux bien sur.


































La Chine capitalo-communiste si ce terme est possible c’est le paroxisme de l’inhumanité du veau d’or mondial.
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