Crise du vin dans le Midi : La réponse du Front National
Intervention d’Alain Jamet en séance plénière du Conseil régional du Languedoc-Roussillon le 25 septembre 2009 en faveur des vignerons du Midi face la crise sans précédent qu’ils traversent aujourd’hui. à savoir une chute des revenus de 60 % en moyenne, allant jusqu’à 88 % dans l’Aude, 85 % dans l’Hérault et 76 % dans Gard.
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Monsieur le Président,
Je regrette sincèrement que la communication politique ait remplacé l’action du même nom. Alors que Monsieur Philippe Vergnes vient de nous exposer la situation dramatique dans laquelle les vignerons languedociens et catalans sont contraints d’évoluer au péril de la vie de leur entreprise, c’est-à-dire de la leur, notre institution se contente, encore une fois, d’un simple vœu, d’une modeste déclaration. Les vignerons demandent la suppression de la taxe sur le foncier non bâti et vous bottez en touche en émettant un souhait formulé à un tiers. Je trouve le procédé pour le moins discourtois pour ne pas dire franchement grossier vu la situation catastrophique à laquelle nos agriculteurs en général et nos vignerons en particulier sont confrontés.
Non seulement, vous ne proposez rien de sérieux, rien de concret, pour endiguer leur mort programmée par Bruxelles mais en plus vous vous enorgueillissez des maigres subsides que la Région leur a consentis. Je voudrais vous dire qu’avant de demander à l’Etat de faire, il aurait été judicieux, juste et honnête de faire ce que nous devions faire au niveau de la Région et contribuer, en intervenant auprès des autres collectivités territoriales à alléger au maximum ce fatale fardeau qui écrasent les vignerons.
Au contraire, au lieu d’aider les agriculteurs, les vignerons, vous avez contribué à leur mettre la tête sous l’eau, à les enfoncer un peu plus. Ainsi, dès le 28 février 2005, date de l’élaboration de votre premier budget, alors que vous augmentiez de 56 % son montant réel et de 83,7 % la fiscalité directe, vous avez dans le même temps baissé de 20 % les interventions en matière agricole du chapitre 962 de l’ancienne instruction budgétaire. La part budgétaire de ces concours en faveur de l’agriculture a donc reculé à votre arrivée au pouvoir de 30 %.
Quant aux amis de Sarközy, Il tiennent le même double langage que vous, Monsieur le Président. La ministre de l’économie, elle-même, Madame Lagarde, déclare que c’est parce que la crise est structurelle qu’elle ne peut pas aider les vignerons français. De qui se moque-t-on ? Il en va de même comme le souligne ce vœu de l’exclusion par le gouvernement français du dispositif du droit à paiement unique proposé par l’Union Européenne. C’est toujours la même hypocrisie, celle qui consiste à se pavaner devant les photographes ou les caméramans à l’entrée des caves, sur les marchés ou dans les vignes du Languedoc-Roussillon pour soi-disant soutenir les vignerons, les paysans, alors qu’au même moment ces mêmes élus, sénateurs ou députés, soit pérorent dans le vide au sein des deux chambres de la République, soit votent, comme un seul homme, à Bruxelles l’antithèse des déclarations qu’ils ont faites.
Nous en avons assez d’entendre de ce double langage. Les Français et les agriculteurs et les vignerons sont fatigués par cette commedia dell’ arte qui se joue sempiternellement devant leur yeux. Nous vous accusons, vous les idéologues européistes, vous les mondialistes et vous les internationalistes, vous les libéraux sociaux et vous les ultra-libéraux, que vous soyez au PS, au PC ou chez les VERT, que vous soyez à l’UMP, d’avoir contribué, de longue date ici dans le Midi, mais aussi à Paris et à Bruxelles, à la casse de notre agriculture et de notre viticulture, organisée par l’Union Européenne et exigée par les Etats Unis d’Amérique.
Ce que le Front national déplore, depuis fort longtemps déjà, à savoir que les USA télécommande l’Union européenne pour mieux étouffer l’Europe, vient une nouvelle fois d’être avancé en juillet 2009 par François Asselineau, inspecteur général des Finances, lors d’une conférence basée sur les documents déclassifiés par les Etats-Unis et publiés dans de grands journaux étrangers. Chez nous, la presse n’en a pas soufflé mot. Or, Monsieur Asselineau affirme, lui-aussi, que « la construction européenne a été promue et financée par les Etats-Unis depuis le début. Un stratagème pour affaiblir et dominer l’Europe. Depuis 52 ans, le « machin » européen ne marche pas. ». C’est, en réalité, une sorte d’AMGOT à l’échelle de notre continent. Je vous rappelle que l’AMGOT était l’acronyme américaine de « Gouvernement militaire allié pour les territoires occupés ». Ce que les USA rêvaient de faire par le biais de l’AMGOT en prenant le contrôle de l’ouest européen, ils l’ont obtenu grâce à l’Union Européenne.
Pourtant, face au désastre, dénoncer n’est pas suffisant, nous devons construire. Il s’agit d’avancer des solutions concrètes pour résoudre le problème des viticulteurs mais aussi des éleveurs, des producteurs de lait, des producteurs de fruits et de légumes, des pêcheurs. C’est tout notre secteur primaire, un secteur primordial pour notre économie et pour notre autosuffisance alimentaire, qui menace de s’écrouler.
C’est la raison pour laquelle le Front national exige que les pouvoirs publics adoptent les cinq mesures d’urgence qui suivent, si les mots courage et bon sens veulent encore dire quelque chose pour la classe politique qui nous gouverne.
- NOUS DEMANDONS la création d’une Caisse de compensation de la dette paysanne chargée de l’amortir, jusqu’au rétablissement de l’équilibre financier des exploitations, bâtie sur le modèle de la structure de défaisance qui a été mise en place pour la dette du Crédit Lyonnais. C’est un « chèque » à négocier avec Bruxelles.
- NOUS DEMANDONS l’exonération en 5 ans des entreprises agricoles de toutes charges fiscales et sociales pour restituer aux agriculteurs la plus-value de compétitivité qui leur a été confisquée au profit du secteur de la distribution et des services. Soit 2,7 milliards d’euros
- NOUS DEMANDONS la création d’un Fonds d’intervention pour la campagne sur le modèle du fonds d’intervention pour la ville, avec le même budget. Soit 200 millions d’euros
- NOUS DEMANDONS la création d’un Établissement public, sur le modèle du Conservatoire du littoral et appelé Conservatoire du patrimoine viticole. Il aura trois missions : assurer l’installation des jeunes vignerons, mener une grande politique de mise en marché, éviter le hold-up financier en cours où le vignoble du Sud européen en général, et français en particulier, devient la dernière réserve foncière disponible pour l’émigration des « 3e âge » de l’Europe du Nord en quête de foncier bon marché disponible. Soit .30 millions d’euros
- Enfin, NOUS PROPOSONS à Bruxelles une nouvelle technologie douanière faite de droits de douane déductibles permettant de protéger notre marché, notamment de fruits et légumes et d’aviculture, contre le dumping salarial, sanitaire et environnemental du Brésil, par exemple, tout en permettant à ces pays du Sud, via un crédit douanier déductible de leurs achats en Europe, de conserver un avantage compétitif, afin de maintenir un commerce international positif pour tous, s’il est à armes égales.
Voilà quelques mesures de salut public qu’il convient de prendre en urgence. L’heure est grave, il ne faut plus perdre de temps car à l’horizon 2013 – 2015, il sera trop tard.
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Commentaires
Du grand JAMET.
Une synthèse précise, réelle, débouchant sur une critique juste, puis constructive avec de bonnes propositions.
Une grande et réelle connaisance de sa région, de ses habitants, une vraie réflexion personnelle pour adapter notre programme à la réalité locale. Bravo.
A ceux qui feront remarquer qu’il y a plus de musulmans en France que d’Américains,(mais moins de mosquées que de Mac Do ), je ferais remarquer que « notre » président est connu sous le nom de « Sarko l’Américain ».
Il suffirait de couper le robinet à certaines associations qui passent leurs temps à pourrir la vie des citoyens,et on trouverait les fonds.Mais pour cela il faudrait déja qu’ils le veulent et vu que le gouvernement et ces associations sont culs et chemises.
sur les étiquettes des vins, est indiquée la mention « contient des sulfites » . Auparavent, cette mention n’existait pas, de quoi s’agit-il,? MERCI pour la réponse.
Les sulfites sont utilisés comme conservateurs dans le vin, le cidre et le chouchen, dans certaines pâtes alimentaires, dans les pommes de terre séchées, les fruits secs ou encore dans les cornichons en bocaux pour empêcher l’oxydation.
Les sulfites sont présents dans presque tous les vins ; en quantité plus importante dans les vins blancs de type moelleux ou demi-sec, un peu moins dans les blancs secs et encore moins dans les rouges. En France, depuis le 25 novembre 2005, les bouteilles doivent mentionner la présence de sulfites si la teneur en sulfites est supérieure à 10 mg/litre. Les vins élaborés à partir de raisins cultivés en agriculture biologique contiennent aussi des sulfites mais en plus faible quantité. La plupart des bières actuelles n’en contiennent plus. Même si les crevettes ou les langoustines peuvent aussi être traitées avec des sulfites, il n’en est pas fait mention sur l’étiquette. En 1985, le gouvernement fédéral américain a interdit l’ajout de sulfites à la plupart des fruits et légumes frais, mais pas aux pommes de terre ni aux fruits secs. En Europe, la déclaration de la présence de sulfites en tant qu’allergène dans les aliments est obligatoire dès que leur concentration atteint 10 mg/kg ou 10 mg/litre.
En raison du climat, ce sont les vins rouge du Languedoc-Roussillon qui en contiennent le moins. CQFD
Pour plus de renseignements
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sulfite
Qui controle les USA qui controle la France, UK ? Et vous comprendrez que les USA ne pouvaient arriver a leurs fins sans acolytes europeens de meme souche. Ou alors nous autres europeens sommes completement idiots !
La PAC a pour objectif de supprimer progressivement les exploitations agricoles.
De 4 millions avant guerre, nous sommes passés à 320 000 exploitations agricoles à fin 2007 selon les chiffres toujours suspects de l’Insee et 260 000 selon nos chiffres, mais peu importe : l’année prochaine ce sera le quart des exploitations existantes qui disparaîtront, la suivante il s’agira du tiers et celle d’après de la moitié pour conclure à 99 % en finale.Soit 30 à 40 000 par an.
l’agriculture sera selon un néologisme une affaire de quelques « industras » c’est à dire des industries multinationales agricoles.
Dans ces conditions, il n’y a pas d’indemnisation trop importante que les agriculteurs ne puissent réclamer pour la perte de leur métier.


































« la construction européenne a été promue et financée par les Etats-Unis depuis le début. Un stratagème pour affaiblir et dominer l’Europe. Depuis 52 ans, le « machin » européen ne marche pas. ».
Voilà pourquoi il vaut mieux déployer des banderolles avec « US GO Home » que « Islam dehors »,en s’attaquant à la cause plutôt qu’à une conséquence au deuxième degré par l’intermédaire de l’immigration.
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