L’identité nationale ? Une structure faite d’atomes de parenté
Un grand cerveau français vient de s’éteindre. L’anthropologue Claude Lévi-Strauss est décédé centenaire après une carrière et aventure humaine immense. Au sein de l’orchestration par le pouvoir du débat sur l’identité nationale (titre choisi à la place d’identité française) nous aurions aimé savoir ce qu’un scientifique tel que lui aurait bien pu répondre à la question : « Qu’est-ce qu’être Français ? »
Une interrogation légitime que les vivants se posent, notamment ces Français de souche, dont on sait que les origines ont peu changé depuis la période gallo-romaine. Une population autochtone en mutation par le fait d’une vague migratoire non européenne sans précédent et qui pose la question fondamentale de l’avenir d’un peuple désormais tiré entre la marche forcée vers une monoculture métissée ou la coexistence plus ou moins pacifique au sein d’une société ultra communautarisée.
Qu’aurait répondu Claude Lévi-Strauss lui qui pourtant avait étudié la société sous l’angle de la parenté à l’aide de la méthode structuraliste ? Pour lui toute société humaine serait fondée sur une unité minimale de parenté « l’atome de parenté », théorie globale plus connue sous le nom de « Théorie de l’alliance » . Cette vision qui devrait être considérée comme politiquement incorrecte rejoint ce que nous pourrions assimiler à la critique du mondialisme et qu’il illustrait par cette citation « L’humanité s’installe dans la monoculture ; elle s’apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave. Son ordinaire ne comportera plus que ce plat. »
Ensuite pour cet homme, dont la pensée est aujourd’hui mondialement saluée, il y a cette certitude selon lui que « sans doute nous berçons-nous du rêve que l’égalité et la fraternité régneront un jour entre les hommes sans que soit compromise leur diversité. » ou bien que « La civilisation mondiale ne saurait être autre chose que la coalition, à l’échelle mondiale, de cultures préservant chacune son originalité. »
Le mot est la : « Diversité ». La vraie diversité serait donc le contraire du métissage et de la monoculture. Ce mot « Diversité » est pourtant utilisé à tout va par les immigrationnistes et les défenseurs du métissage « laïc » et « républicain ». Terme utilisé et abusé à souhait contre les patriotes, les nationaux et tous ceux qui sans parti pris veulent rester maîtres chez eux. Maitres de leur terre et de leur destin et qui ne veulent pas disparaitre ou voir l’identité de leurs descendants au rabais d’une société multiethnique et multiconfessionnelle dangereuse.
Les vrais défenseurs de l’identité, de la « diversité » ne sont et ne peuvent être que ceux qui ont en eux l’amour et le respect de leur patrie, de leur terre et de ceux qui se sont sacrifiés pour elle, c’est à dire leurs ancêtres. C’est d’ailleurs cette compréhension de leur origine qui leur permet justement d’aimer ou de repousser ce qui dans d’autres cultures leur apparait comme étant enrichissant ou au contraire néfaste. Ceci étant une réponse à la critique trop facile « d’ethnocentrisme ». La culture et l’identité ont une souplesse certes, mais à l’échelle des siècles et non brutalement à l’échelle de quelques décennies.
Notre identité de Français est liée à une terre forgée par les sacrifices d’une communauté de destin de 1500 ans et que l’on appelle aussi la « Patrie charnelle ». Une structure nationale liée par des « atomes de parenté nationale ».
Etre Français ne peut être une simple formalité administrative accordée sans conditions, être Français s’hérite ou se mérite. Là est la générosité française et nationale, la possibilité même d’accéder à la nationalité française par le mérite. Et ce mérite ne peut être bradé. Par respect aussi pour ceux qui ont acquis la nationalité française par l’effort et qui font parti de nos familles, de nos amis ou connaissances. Eux-aussi méritent le respect de leurs sacrifices. Témoin de son époque, malgré une diabolisation médiatique inouïe, le Front National le dit et l’a répété depuis des décennies sans haine ni violence et pour le bien commun.
Ludovic de Danne, 4 novembre 2009
Membre du Comité Central du Front National
Collaborateur des députés européens de la coordination des droites européennes
& de l’Alliance Européenne des Mouvements Nationaux
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Tout est dit justement « Maitres de leur terre et de leur destin et qui ne veulent pas disparaitre ou voir l’identité de leurs descendants au rabais d’une société multiethnique et multiconfessionnelle dangereuse ».
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