Islamo-mafieux du Kosovo : la menace terroriste se précise

AKShAlors que la tension est toujours forte dans la vallée de Presevo, Medveda, Bujanovac depuis quelques mois, tout comme dans le Sandjak de Novi Pazar (zone à cheval sur la délimitation entre la Serbie et le Monténégro) où les groupes activistes wahhabites mettent la pression sur les autorités musulmanes locales*, voilà que, selon un rapport des services de renseignements serbes (BIA), les extrémistes albanais auraient intensifié leurs activités au Kosovo en vue de les étendre sur la Serbie et la Macédoine et, cela, quelques semaines après la visite de l’albanophile secrétaire d’Etat américain Joseph Biden dans les Balkans.

Lors d’une conférence de presse, hier, le président serbe Boris Tadic a souligné qu’il « ne fait aucun doute que les terroristes préparent un attentat dans le triangle formé par notre province autonome, le Kosovo-Métochie, par la partie nord de la Macédoine et par les communautés méridionales serbes de Presevo et de Bujanovac ». Selon lui, la menace terroriste dans le sud de la Serbie résulte des processus liés à la définition du statut du Kosovo. En raison de ses choix politiques ouvertement pro européistes, voire mondialistes, il est assez peu vraisemblable que Boris Tadic ait la ferme volonté d’éradiquer cette menace de manière durable.

En 2001, déjà, alors que la coalition pro occidentale de l’opposition démocratique (DOS) était déjà aux affaires (suite au coup d’Etat contre Milosevic en octobre 2000), des groupes séparatistes sous le dénominatif d’UCPMB avaient mené pendant des moins une véritable guérilla antiserbe, allant jusqu’à mener des opérations de purification ethnique contre des villages isolés dans la vallée de Presevo, obligeant Belgrade à faire intervenir avec succès ses forces spéciales de la police, dont la fameuse Unité pour les opérations spéciales, la JSO, aujourd’hui dissoute sur consigne de l’OTAN, de Washington et de l’Union européenne.

Quelques semaines plus tard, une guerre civile éclatait en Macédoine, entre forces gouvernementales et albano-mafieux de l’UCK-M, au risque d’enflammer de nouveau le reste des Balkans. A l’époque plusieurs sources concordantes avaient évoqué une sournoise complicité de l’OTAN dans l’aide logistique apportée à ces groupes pan-albanais (évacuation des blessés de l’UCK-M en hélicoptères américains notamment) qui sont tous liés au trafic des stupéfiants. Depuis, si les hostilités se sont très sérieusement atténuées, avec des gages considérables donnés par les Serbes et Macédoniennes aux chefs albano-mafieux, garanties bien évidemment supervisées par l’Alliance atlantique, le calme n’est jamais réellement revenu, tant dans la vallée de Presevo que dans le nord-ouest du territoire macédonien albanisé.

Le « triangle » évoqué par le président serbe est une région ayant une forte minorité d’Albanais, dont l’irrédentisme et l’extrémisme est alimenté par des clans mafieux pan-albanais qui contrôlent une partie de la « Route des Balkans » (drogue, armes, trafics d’êtres humains…). La partie albanophone de la population est de surcroît particulièrement travaillée par des ONG occidentales ouvertement serbophobes et des réseaux islamistes salafistes et wahhabites bien implantés depuis plus de 8 ans.

En juillet dernier, les municipalités de Presevo et de Bujanovac ont été secouées par un double attentat perpétré contre des policiers serbes. Tout a commencé par un lancer de grenade contre une patrouille des forces spéciales à Lucane, avant une autre attaque, à la bombe cette fois, à Presevo même, le mardi 14 juillet. Quatre personnes ont été légèrement blessées lors de ces attentats, dont deux gendarmes serbes et deux civils albanophones de Presevo, une femme et un enfant de treize ans.

jakupi_lirim_naziCelui qui a réactivé les bandes armées de l’UCPMB, en liaison avec les réseaux de l’ex UCK au Kosovo « indépendant », n’est autre que Lirim Jakupi – alias commandant « Nazi » (sic !) -, âgé de 30 ans (photo), et membre d’un puissant clan patriarcal gheg. Vétéran de l’UCK, il était présent dans les rangs de l’UCPMB en 2001, puis de l’UCK-M en Macédoine et, enfin, on l’a signalé à de multiples reprises depuis 2003 dans la fameuse « armée » clandestine, l’AKSh ou « Armée nationale albanaise », présente sur le territoire du Kosovo, en Albanie du Nord, au Monténégro et en Macédoine occidentale. Une force jusqu’au boutiste qui comprendrait déjà plusieurs milliers de volontaires semi clandestins avec des complicités à tous les niveaux de l’administration « indépendantiste » albano-kosovare, bien résolus, bien équipés, bien entraînés et prêts à tout.

L’état-major clandestin de Jakupi serait composé de Jeton (Isuf) Mulaj, 28 ans, Faton Hajrizi, 23 ans, Burim Rrahman Basha, 29 ans, Astrit Shabani, 28 ans, Amir Ismajl Sopa, 31 ans, Ilir (Ymer) Avdullahu, 27 ans, Rrahim (Rrahman) Avdullahu, 26 ans, Enver (Hamit) Sekiraqa dit Qopa, 36 ans, Agron Ramadan Kryeziu, 30 ans (appartenant à une puissance famille clanique de Prizren), Bedri Krasniqi, 30 ans (célèbre chef mafieu de Pec lié au puissant clan Jashari et à la Brooklyn Connection), Luke Gjergj Kuzhnini, 24 ans, tous en cavale, tous liés à des réseaux politico-islamo-mafieux impliquant d’importants clans familiaux et tous officiellement recherchés par Interpol.

Depuis 2004, le nom de Jakupi figure même sur la liste des terroristes recherchés par les États-Unis et il est officiellement interdit de séjour dans les pays de l’UE depuis 2005. En août 2007, il s’était évadé de la prison de Dubrava au Kosovo avec six autres détenus. Un centre pénitentiaire qui, lorsque le Kosovo était encore serbe, ne permettait à nul prisonnier de s’en échapper. Depuis l’OTAN et la corruption mondialiste sont passées par là… En décembre 2008, la police macédonienne a bien tenté une opération dans le village de Brodec en Sar-Planina (Macédoine occidentale) pour le retrouver, sans suite. Il est surprenant de s’apercevoir que de tels individus puissent ainsi se cacher impunéments dans une zone géographique grande comme deux départements français et sous contrôle permanent de l’OTAN et de l’Eulex, la force de l’UE sensée superviser la « démocratisation » de la société « kosovare »…

Une situation qui tombe mal, très mal dans les Balkans occidentaux : Un rapport américain rendu public en juin dernier affirmait la mafia albanaise était devenue la première puissance économique du Kosovo. Ce rapport du Département d’Etat, qui a été publié le 27 février 2009, souligne que tous les pays des Balkans ont de graves problèmes de criminalité organisée. L’Albanie est considérée comme un pays de transit pour le trafic d’héroïne depuis l’Afghanistan ou l’Europe de l’Ouest, ainsi qu’un pays de production de grandes quantités de cannabis qui sont exportées principalement, via la Grèce et l’Italie, vers d’autres Etats membres de l’UE.

Et, cerise sur le Burek** (si l’on peut dire) : un terroriste islamiste présumé vient de se faire la male de la prison de Zenica en Bosnie. Jihadiste international venu combattre au côté des Bosniaques dans la Brigade El-Mudzahid (du corps d’armée de Zenica), figure centrale des réseaux islamistes en Bosnie-Herzégovine, Karay Kamel bin Ali, alias Abu Hamza, originaire de Tunisie, s’est fait la belle de sa cellule à la faveur d’une permission. Ce proche du chef de la Communauté islamique de Bosnie, Mustafa Ceric, était seulement détenu pour braquage, et risquait d’être expulsé vers la Tunisie à l’expiration de sa peine.

Et pendant ce temps là, du côté du Département d’Etat américain d’Hillary Clinton, on nous assure : « l’objectif final des États-Unis est de voir Radovan Karadzic et Radko Mladic à La Haye » !

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* La Communauté islamique de Bosnie-Herzégovine avait adopté, en novembre 2006, une résolution qui demande la protection des volontaires islamistes venus aider le pays durant la guerre, tout en condamnant – mais bien timidement – le wahhabisme. Les islamistes qui avaient dès lors pris pied dans la fédération de Bosnie-Herzégovine, contrôlant déjà de nombreuses mosquées, entendent depuis prendre le contrôle de l’ensemble des institutions du Sandjak voisins, avec la complicité du SDA bosniaque (le parti de feu Alija Izetbegovic qui prône un pan-islamisme assez peu mesuré).

** Burek : sorte de gâteau feuilleté à la viande et aux oignons, commun à quasiment tous les groupes, religions et ethnies balkaniques.