Archives par auteur : Francois Castries

Aduges : une gouvernance de république bananière

Communiqué de Philippe Eymery, conseiller municipal de Dunkerque, conseiller régional du Nord-Pas de Calais

Le rapport d’observations définitives de la Chambre régionale des Comptes (CRC) dresse un rapport accablant de la gouvernance de l’Aduges.

Il ressort que l’Aduges a fonctionné, principalement sous la présidence de M. Despicht, sous l’autorité de quelques personnes sans aucun contrôle et bafouant allègrement les statuts.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est ainsi que sur la période contrôles 2005 / 2009, le Conseil d’administration (CA) se réunissait sans liste de présence, donc sans contrôle du quorum. Pire, les magistrats de la CRC, grâce à leurs opérations d’investigation, arrivent à la conclusion suivante : la moitié des séances de ce Conseil d’administration s’est tenue alors que le quorum n’était pas atteint. Ce qui pour tout Conseil digne de ce nom équivaut à la nullité des décisions votées.

Quant à l’Assemblée générale (AG) de l’association, en violation flagrante de l’article 8 de ses statuts, elle ne votait pas le budget prévisionnel. Pourtant, c’est à une Assemblée générale sous contrôle que s’adressaient les dirigeants de l’association. Les magistrats de la Chambre régionale des Comptes pointent l’absence de légitimité des Assemblées générales de l’Aduges qui, sur 5000 familles adhérentes, ont réuni de l’ordre de 0,7 à 1 % des membres (36 à 57). De surcroît, les participants à ces assemblées dénuées de légitimité (cf. annexe 1 du rapport) étaient à plus de 80 % des administrateurs et du personnel de l’Aduges, parfois majoritaire pour cette dernière catégorie. Cependant les dirigeants de l’Aduges ne soumettaient pas au vote de cette asemblée sous leur contrôle le budget prévisionnel de l’année à venir.
Il est évident que lorsque tout est cadenassé les adhérents ordinaires ne voient plus l’utilité de venir jouer les figurants à une AG sans véritable débat. C’est un comble quand on sait que l’Aduges, selon ses propres statuts, vise à promouvoir la démocratie participative !

Concernant les maisons de quartier les magistrats pointent avec leur habituelle retenue le manque de participation des habitants en dépit des affirmations de l’Aduges.

L’Aduges est emblématique de notre ville qui étouffe. Le “verrouillage méthodique de la ville de Dunkerque qui étouffe les initiatives” (programme du Défi dunkerquois pour l’élection municipale de 2008, page 6), que nous dénonçons constamment, se trouve confirmé par les magistrats de la Chambre régionale des comptes.

Derrière les habituelles et désormais lancinantes parodies de pseudo- concertation et de pseudo- dialogue entre obligés de la municipalité, c’est toujours la même démarche de verrouillage de l’initiative et des discours indépendants qui a cours.
Marché, rue Wilson, aires pour camping cars, pont du Grand Large… et maintenant implantation de la grande salle sur des terrins appartenent à BECI : les exemples se suivent et se ressemblent.

Vladimir Poutine dans la ligne de mire des “démocrates” !

Libres propos de François Castries

Le comité allemand Quadriga décerne tous les ans son prix, depuis 2003, à “des modèles exemplaires d’esprits éclairés et d’efforts pour le bien public”.

Parmi ses lauréats, on trouve l’ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, les anciens chanceliers allemands, Helmut Kohl et Gerhard Schröder ainsi que le Tchécoslovaque Vaclav Havel et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

Cette année le lauréat est Vladimir Poutine, Premier ministre russe.

“C’est scandaleux” s’est écrié l’historien allemand Edgar Wolfrum, après avoir quitter le conseil d’administration du prix, à la suite du co-président des Verts allemands Cem Ozdemir et de Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia.  Vaclav Havel, lauréat en 2010, déclare envisager de rendre son prix. Ce qu’a déjà fait un illustre artiste danois, Olafur Eliasson, récompensé en 2009.

Tous ces bons démocrates ne se sont pas “aperçus” qu’il s’était dégagée une majorité pour offrir le prix à Vladimir Poutine. Majorité qui s’est très vite rangée aux coté des”contestataires” pour décréter que le prix ne serait pas attribuer cette année…

Il est vrai que voir le Premier ministre russe au milieu de ces remarquables représentants de l’élite internationale, cela faisait comme une tache, tache de lumière, d’ailleurs.

Si l’on sait que notre Jacques Attali national (si l’on peut dire) aurait décrété que, pour sauver l’euro, il fallait plus d’Europe, mais que pour fédérer des opinions pour le moins réticentes, il fallait trouver, voire inventer, un ennemi commun à tous. Et de décider que cet ennemi commun pourrait être la Russie, on peut se demander si l’on n’est pas au départ d’une campagne anti-russe.

Insécurité : la France, c’est le far west !

Libres propos

M. Guéant peut tempêter contre la Cour des Comptes, d’aucuns peuvent dire que l’insécurité n’est qu’une impression, mais un fait est certain : la sécurité diminue autant que l’insécurité augmente.

A force de vouloir imiter les États-Unis, nous avons de drôles d’Indiens qui attaquent les trains. A moins que les “djeunes” qui ont attaqué jeudi soir  vers 21 heures le TER Marseille-Miramas à la hauteur de la cité du ruisseau Mirabeau dans les quartiers nord, n’aient pris ce TER pour une diligence !

Nous pouvons en douter puisque s’ils ont jeté, caddys, barres de fer et autres objets devant ce train, c’était pour immobiliser le train de marchandise qui suivait afin de le dévaliser. Un porte parole de la SNCF a déclaré que “la compagnie allait vraisemblablement porter plainte”. Cela réconfortera certainement les passagers du TER, qui après une bonne frayeur ont longé les voies pour rejoindre le plus proche passage à niveau où des taxis les ont pris en charge.

Après le papy de Bar sur Aube, mort pour avoir fait remarquer l’existence d’une “zone 30”, c’est une nouvelle preuve du bilan catastrophique des ministres de l’Intérieur depuis 2002 et de la faillite de l’action sarkozyste depuis neuf ans.

Avec un peu de réflexion, ces 26 passagers voterons certainement pour Marine Le Pen et pour Front National en 2012

225.000 morts dans les conflis menés par les USA depuis le 11 septembre 2001

D’après l’agence russe RIA Novosti, qui cite un rapport de l’Université Brown, les conflits militaires menés par les USA depuis 2001 ont provoqués 225.000 morts et 365.000 blessés.

Ils auraient coûté près de 3.700 milliards de dollars au budget américain, d’après la même source.

“Les estimations les plus prudentes du bilan des victimes directes se chiffrent à ce moment à 225.000 morts et 365.000 blessés”, signalent les auteurs du dit rapport consacré aux guerres menées en Irak, en Afghanistan de même qu’à la campagne antiterroriste du Pakistan.

Les civils sont, c’est une évidence, les premières victimes : 172.000 morts dont 125.000 Irakiens, 65.000 Pakistanais et 12.000 Afghans.

Les soldats tués, dans le même temps seraient 31.741, dont environ 6.000 Américains, 1.200 de la coalition menée par les Etats-Unis, 9.000 Irakiens, 8.800 Afghans et 3.500 Pakistanais, ainsi que 2.300 membres de ‘sociétés militaires privées.

Ces conflits ont aussi une conséquence “co-latérale” : un flot massif de réfugiés et de déplacés, plus de 7,8 millions de personnes, principalement en Irak et en Afghanistan.

Que de tribulations pour arriver au Nouvel ordre mondial !

C’est le début des soldes !

Libres propos de François Castries

Je me rappelle d’un temps, bien que n’étant pas centenaire, où les soldes débutaient en fin de saison. Leur but était alors, pour les commerçants, de se débarrasser des invendus de la dite saison. Les clients y cherchaient la bonne affaire, en tentant de ne pas se faire “refiler un nanar”. Les rayons étaient bien moins fournis que ceux de nos supermarchés d’aujourd’hui. Le chiffre d’affaire de ces soldes comptait pour peu sur l’année. Les bons gestionnaires faisant en sorte qu’il ne leur reste que le minimum de marchandise. De nos jours, il semblerait que les rayons soient aussi fournis au moment des soldes qu’au début de saison. Logique, puisque les soldes se font justement en début de saison et celui ou celle qui doit acheter pour des raisons impératives, en dehors des soldes, a le sentiment de s’être fait roulé dans la farine : il paie très cher et si les soldes sont passées, il aura beaucoup de difficultés à trouver ce dont il a besoin.

Qui est gagnant dans cette situation ?

  • Le petit commerçant ? La chose qu’il y gagne, c’est de la trésorerie, mais certes pas de bénéfice !
  • Le client ? Peut-être, s’il accepte, et s’il a le temps, de perdre des heures à faire d’interminables queues. Encore que souvent, emporté par la situation, il achètera plus qu’il n’a réellement besoin, au grand dam de son porte-monnaie !
  • Les grandes surfaces et les grandes chaines ? Certainement car elles ont la carrure financière qui leur permet de stocker et de vendre à des prix sans concurrence.

Devinez au détriment de qui ? Des petits commerçants, bien sur, qui eux, toujours plus taxés ont de plus en plus de difficultés à survivre. Après leur disparition totale, la “grande distribution” pourra vendre ce qu’elle voudra, aux prix qui lui conviendront. Quid du souci du pouvoir d’achat du quidam !

Cela me rappelle une autre conclusion : lorsqu’il n’y aura plus de nations, les “grands financiers” pourrons faire ce qu’ils veulent des “peuples d’en bas”.