Communiqué de Philippe Eymery, conseiller municipal de Dunkerque, conseiller régional du Nord-Pas de Calais
Le rapport d’observations définitives de la Chambre régionale des Comptes (CRC) dresse un rapport accablant de la gouvernance de l’Aduges.
Il ressort que l’Aduges a fonctionné, principalement sous la présidence de M. Despicht, sous l’autorité de quelques personnes sans aucun contrôle et bafouant allègrement les statuts.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est ainsi que sur la période contrôles 2005 / 2009, le Conseil d’administration (CA) se réunissait sans liste de présence, donc sans contrôle du quorum. Pire, les magistrats de la CRC, grâce à leurs opérations d’investigation, arrivent à la conclusion suivante : la moitié des séances de ce Conseil d’administration s’est tenue alors que le quorum n’était pas atteint. Ce qui pour tout Conseil digne de ce nom équivaut à la nullité des décisions votées.
Quant à l’Assemblée générale (AG) de l’association, en violation flagrante de l’article 8 de ses statuts, elle ne votait pas le budget prévisionnel. Pourtant, c’est à une Assemblée générale sous contrôle que s’adressaient les dirigeants de l’association. Les magistrats de la Chambre régionale des Comptes pointent l’absence de légitimité des Assemblées générales de l’Aduges qui, sur 5000 familles adhérentes, ont réuni de l’ordre de 0,7 à 1 % des membres (36 à 57). De surcroît, les participants à ces assemblées dénuées de légitimité (cf. annexe 1 du rapport) étaient à plus de 80 % des administrateurs et du personnel de l’Aduges, parfois majoritaire pour cette dernière catégorie. Cependant les dirigeants de l’Aduges ne soumettaient pas au vote de cette asemblée sous leur contrôle le budget prévisionnel de l’année à venir.
Il est évident que lorsque tout est cadenassé les adhérents ordinaires ne voient plus l’utilité de venir jouer les figurants à une AG sans véritable débat. C’est un comble quand on sait que l’Aduges, selon ses propres statuts, vise à promouvoir la démocratie participative !
Concernant les maisons de quartier les magistrats pointent avec leur habituelle retenue le manque de participation des habitants en dépit des affirmations de l’Aduges.
L’Aduges est emblématique de notre ville qui étouffe. Le “verrouillage méthodique de la ville de Dunkerque qui étouffe les initiatives” (programme du Défi dunkerquois pour l’élection municipale de 2008, page 6), que nous dénonçons constamment, se trouve confirmé par les magistrats de la Chambre régionale des comptes.
Derrière les habituelles et désormais lancinantes parodies de pseudo- concertation et de pseudo- dialogue entre obligés de la municipalité, c’est toujours la même démarche de verrouillage de l’initiative et des discours indépendants qui a cours.
Marché, rue Wilson, aires pour camping cars, pont du Grand Large… et maintenant implantation de la grande salle sur des terrins appartenent à BECI : les exemples se suivent et se ressemblent.



























