Billet d’humeur de Bruno Lemaire
Les rédactions de divers journaux s’enflamment périodiquement autour d’un secret de Polichinelle. Chacun sait, depuis 2 ou 3 ans, que la Grèce ne pourra jamais rembourser la totalité de sa dette. Certains fixent même la date de cet abandon annoncé, au moins pour une nouvelle moitié de cette date, à savoir 2015 : cette date en vaut bien une autre.
De fait, on a eu beau effacer en partie la dette publique grecque, dépenser des milliards pour la « sortir du trou », attendre que le pouvoir d’achat moyen des grecs soit amputé de près de 30 %, rien ni a fait. Même le FMI commence à le faire savoir, comme le rappelle Le Figaro : c’est tout dire (voir ici)
Alors, à quoi rime cette comédie. Faudra t-il attendre 3 ou 4 ans de gouvernance, ou de non-gouvernance Ayrault-Hollande, et les nombreuses souffrances occasionnées de ce fait aux plus fragiles de nos compatriotes, pour qu’on en tire des leçons analogues pour la France. Non, dans le système européiste et mondialiste actuel, les dettes publiques françaises ne pourront jamais être remboursées en totalité. Reste la grande question : qui va devoir payer ?
La seule façon de sortir de cette cure d’austérité, à la fois mortifère et sans lendemain – comment croire en effet que c’est en produisant moins que l’on peut rembourser plus – c’est d’appliquer les propositions de Marine Le Pen. Et cela tant dans le domaine monétaire – reprise en mains par la puissance publique de l’émission monétaire – que dans le domaine économique – protectionnisme raisonné avec la mise en place de véritables écluses, qui ne sont ni les passoires actuelles, ni les barrages comme ses opposants le prétendent.



























