Archives catégories : Cinéma

Le Centre national de la cinématographie (CNC) subventionne des films de sexe et de drogue

Les contribuables français seront heureux (ou énervés) d’apprendre que leurs impôts qui augmentent sans cesse servent à financer des « documentaires de création » mettant en avant le sexe, les drogues et les alcools, mais aussi l’astrologie, la chirurgie esthétique, le bizutage (qui est interdit par la loi !), etc. Bref, tout ce qui a trait à la définition du CNC, le Centre national de la cinématographie.

En pleine cure d’austérité forcée, le CNC, comme tous les Français qui doivent se serrer toujours davantage la ceinture, devrait procéder à sa mise au régime sec par l’intermédiaire de ses subventions. Son président, Eric Garandeau, se verrait contraint de redéfinir l’accessibilité au critère de « documentaires de création ».

Ceux qui ont fait la demande de subvention pour réaliser de vrais « documentaires de création » et qui se sont vus refuser une aide de la part de leur propre pays, sont en droit de l’avoir mauvaise quand on voit vers quel type de projet sont octroyées prioritairement les aides.

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Sarko va faire le beau chez Drucker !

Sarkozy avec lui ce n'est plus possibleDepuis sa “vraie-fausse” interview publiée il y a un mois dans Valeurs Actuelles, il s’est tenu à l’écart des projecteurs. Mais événement de grande importance oblige, Nicolas Sarkozy s’apprête à faire un nouveau come-back médiatique. Il sera en effet l’invité de Michel Drucker dimanche 14 avril sur France 2.

Pas de politique au programme. Ni hypothèse d’un retour en 2017 ni réflexion sur la crise ou le quinquennat de Hollande ne seront au menu de l’entretien Sarko-Drucker. L’ex-président est simplement invité à commenter les… 80 ans de Jean-Paul Belmondo. Un acteur qu’il affectionne particulièrement.

Il faut rappeler qu’un point commun unit l’acteur et l’ex-président. Le premier a disparu des plateaux de tournage depuis 12 ans. Le second a disparu (ou presque…) de la vie politique depuis bientôt 12 mois. Et surtout, les deux se disent prêts à revenir… en cas de circonstances exceptionnelles.

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Il y a un an, Pierre Schoendoerffer…

Décédé en mars 2012, l’écrivain et réalisateur Pierre Schoendoerffer nous livre ses souvenirs dans un livre d’entretiens avec le grand reporter de Paris-Match Patrick Forestier.290409_obseques-de-pierre-schoendoerffer-le-19-mars-2012-a-paris

C’était un seigneur qui ne croyait pas vraiment en Dieu, mais qui avait parfois le sentiment de lui « parler ». Pierre Schoendoerffer vivait avec le souvenir de ses compagnons d’armes, tous ces disparus dont il se sentait le débiteur. Il raconte qu’un soir de 1988, revenu à Dien Bien Phu dont il avait filmé l’agonie avant d’être fait prisonnier et de s’évader trois mois plus tard des camps du Vietminh, il les avait retrouvés : « J’ai senti autour de moi une armée morte, qui était non seulement mes camarades de combat, parmi lesquels il y avait des musulmans, des Marocains ou des Algériens, mais aussi tous ces jeunes Vietnamiens qui étaient morts. Je les sentais tous autour de moi. C’était très impressionnant. Ce n’était pas une angoisse, c’était une sorte d’inquiétude. »

Hommage à Louis de Funès

ldf2Communiqué d’Alexandre Simonnot

Rendons hommage à Monsieur Louis de Funès, rappelé à Dieu il y a, aujourd’hui, 30 années.

Carlos Luis de Funès de Galarza, connu sous le pseudonyme de Louis de Funès, restera, incontestablement, l’un des plus grands acteurs de tous les temps et de toute l’histoire.

Parti de rien, courant le cachet, il était un véritable bourreau de travail. Gagnant au départ sa vie en faisant du piano-bar puis des petits rôles, il deviendra l’acteur français le plus populaire de son temps. Comique extraordinaire, véritable génie de la pitrerie, il spécialisera son jeu et ses mimiques en interprétant avec une excellence inégalable les personnages les plus odieux et tyranniques. Bourré de talents, pianiste virtuose, Louis de Funès était également un danseur exceptionnel. Tout son jeu d’acteur était musical et rythmé.

Rappelé à Dieu le 27 janvier 1983, Louis de Funès continue, dans le temps, à faire rire des millions de téléspectateurs à chacune de ses apparitions. Il suffit de l’apercevoir pour se mettre à rire.

L’offensive de Bruxelles contre le cinéma français : la menace se précise

Karim Ouchikh, conseiller de Marine Le Pen, chargé de la Culture, de la Francophonie et de la Liberté d’expression

Le conseil européen des ministres de l’Education, de la Culture et de la Jeunesse doit se pencher prochainement sur un projet de directive qui est appelé à réformer en profondeur le système des aides publiques accordées au cinéma français pour adapter son modèle aux règles du marché intérieur européen.

En diminuant autoritairement le montant autorisé des aides publiques allouées au budget des films, Bruxelles ne cache pas en effet sa volonté dogmatique de libéraliser l’origine des biens et services utilisés pendant le tournage des films. Ce projet porte ainsi en germe la menace durable d’une délocalisation des tournages des films français vers des pays européens où le coût de la main-d’œuvre demeure beaucoup plus faible, à l’exemple de la Roumanie ou de la Bulgarie. Avec à la clé, le risque de ruiner définitivement la filière du cinéma français menacée de perdre 30 % de ses emplois et de son volume de production…

Plus que jamais aux côtés des professionnels du cinéma, aujourd’hui profondément inquiets, Marine Le Pen et le Rassemblement Bleu Marine dénoncent avec force l’entreprise délibérée de destruction de pans entiers de l’économie française qui est à l’œuvre à Bruxelles. L’heure n’est plus à rechercher d’illusoires solutions de compromis avec la technostructure européenne, comme le gouvernement socialiste s’y emploie encore aveuglement. Seule une volonté forte de tourner radicalement le dos aux dérives de la construction européenne actuelle permettra de sauvegarder l’exception culturelle française, en mettant l’efficacité éprouvée de son modèle à l’abri des  logiques ultralibérales qui la menacent aujourd’hui.

Exception culturelle : Bruxelles veut étrangler le cinéma français

Communiqué de Karim Ouchikh, conseiller de Marine Le Pen à la Culture et la Liberté d’expression

La France a bâti son exception culturelle en partie grâce à la vitalité de sa solide industrie cinématographique qui emploie plusieurs centaines de milliers d’emplois, en réalisant un chiffre d’affaires annuel de 1,4 milliard d’euros pour 220 films produits chaque année.

Au cœur de cette performance économique, un système de financement original : grâce à un dispositif fiscal qui implique l’ensemble des diffuseurs d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles, les exploitants de salles, les chaînes de télévisions mais aussi les fournisseurs d’accès à internet (Orange, SFR, Free, Bouygues Telecom) participent ainsi à l’effort culturel commun.

Arc-boutée sur sa politique libérale dogmatique, la Commission de Bruxelles réclame à présent la disparition de la contribution financière des opérateurs de télécommunications au risque de compromettre la pérennité des sources de financement de la filière du cinéma et de l’audiovisuel français.

Exprimant leur solidarité à l’égard des professionnels du cinéma, aujourd’hui mobilisés pour s’opposer légitimement à l’aveuglement idéologique des technocrates de Bruxelles, refusant toute régression du modèle culturel français, Marine Le Pen et le Rassemblement Bleu Marine invitent solennellement le ministère de la Culture et le gouvernement français à ne pas céder aux oukazes invraisemblables de la Commission européenne et à agir sans faillir pour préserver l’intégrité de la politique cinématographique et audiovisuelle de la France.

Suite à la disparition de Pierre Mondy

Communiqué de Steeve Briois, secrétaire général du Front National

C’est avec tristesse que nous apprenons ce samedi la disparition de Pierre Mondy, figure incontournable et mémorable du cinéma français.

Comédien de talent à la formation classique, il avait cette polyvalence caractéristique de toute une génération d’artistes, capables d’interpréter des rôles aussi bien dramatiques que comiques.

Acteur de cinéma, de théâtre, de télévision, metteur en scène et doubleur reconnu, il laisse derrière lui une filmographie dense et inoubliable, de La 7e compagnie à la série qui aura marqué ses dernières années de carrière sur le petit écran, Les Cordier juge et flic.

Nos pensées vont tout naturellement à ses proches.

Adieu sergent-chef Chaudard !

La plus célèbre 7e compagnie des transmissions est en deuil. Son inimitable sergent-chef vient de décéder ce matin. L’acteur et metteur en scène Pierre Mondy, familier du grand comme du petit écran, notamment avec son rôle du Commissaire Cordier, mais aussi l’inoubliable “chef Chaudard” dans la trilogie cinématographique “La 7e compagnie” vient de décéder à Paris. De son vrai nom Pierre Cuq, il était né le 10 février 1925 à Neuilly-sur-Seine.

Lire l’article du Parisien

Intermittents du spectacle, permanents de l’arnaque

À la recherche de quelque menue monnaie point trop coûteuse en voix, le Gouvernement Ayrault enquille les mesurettes et pourrait bien voir la dernière en date lui sauter à la figure…

Seuls dans la multitude des travailleurs, les intermittents du spectacle ont obtenu en 2003 sous Chirac – Raffarin un « moratoire » sur la révision de leur statut : autant dire que nous avions alors assisté à un baissage de culotte en règle, consécutif à trois manifs et deux grèves de leveurs de rideaux…

En 2013, le moratoire arrivera à échéance : supprimer le texte en cause, Hollande voudrait bien… Mais n’ose point ! Du coup, c’est le ministre de la Culture Aurélie Filippetti qui s’y colle. Citée par Le Parisien – Aujourd’hui en France du 20 août, elle affirme que chacun devra se montrer « lucide et courageux »… Avant d’ouvrir le parapluie en assurant prudemment qu’il faut « préserver le système ». Remettre en cause un système, tout en le préservant : vaste programme !

L’enjeu n’est pourtant pas négligeable, puisque d’après la Cour des comptes et son Premier président Didier Migaud – ex président socialiste de la Commission des finances de l’Assemblée Nationale –, les 106.000 intermittents indemnisés représentent à eux seuls… plus de 30 % du déficit de l’Assurance chômage. Chiffre à mettre en perspective avec leur poids réel dans le compte des demandeurs d’emploi : 3 % !

Pour rappel, le statut des intermittents du spectacle* est unique au monde : pour trois mois travaillés sur dix, huit mois de chômage à taux plein ! Inutile de préciser qu’une fois le quota atteint, peu se montrent empressés à poursuivre l’effort. Les défenseurs de la profession – c’est-à-dire principalement les intermittents eux-mêmes – protestent que le nombre d’heures réellement effectuées est largement supérieur à huit heures par jour. Si l’on tient cette affirmation pour vraie et que, dans un élan de socialisme incontrôlé, on considère que ces stakhanovistes sont à la tâche 16 heures par jour, on arrive à un résultat fictif de six mois travaillés dans l’année avant de prétendre aux indemnités de chômage. Très loin des conditions imposées aux autres travailleurs…

Pierre Schoendoerffer est décédé : le cinéma français a perdu un de ses “capitaines”

Le cinéaste et romancier Pierre Schoendoerffer est mort mercredi matin à l’âge de 83 ans des suites d’une opération à l’hôpital Percy à Clamar. Membre fondateur des César, Pierre Schoendoerffer s’était fait le témoin scrupuleux de la grandeur et de la misère des combattants, monde qu’il avait bien connu.

Prisonnier à Dien Bien Phu en mai 1954, puis libéré, il avait quitté l’armée pour devenir reporter-photographe. Après son premier film, la Passe du Diable (1956), il a alterné films de fiction et documentaires et écrit son premier roman en 1963, La 317e Section, qu’il a adapté à l’écran en 1965. Parmi ses oeuvres majeures, Pierre Schoendoerffer a écrit et adapté à l’écran Le Crabe tambour (1977, Grand Prix du roman de l’Académie française), puis L’Honneur d’un capitaine (1982), où il dressait à nouveau le portrait de soldats luttant pour l’honneur, sans illusions sur l’issue du combat. Avec Dien Bien Phu (1991), il a réalisé une fresque guerrière puissante, doublée d’une méditation sur les sacrifices inutiles.

Source : Theatrum Belli

Cérémonie des oscars : le cinéma français peut encore rayonner

Communiqué de Paul-Alexandre Martin, membre du bureau des Jeunes avec Marine

Les Jeunes avec Marine tiennent à manifester leur joie suite à l’obtention, par Jean Dujardin, de l’une des plus hautes distinctions en matière cinématographique : l’oscar du meilleur acteur.

Cette récompense ainsi que les 4 autres oscars obtenus par le film “The Artist” viennent prouver qu’il existe toujours un cinéma français digne de ce nom et que la France peut encore rayonner culturellement à travers le monde.

Les Jeunes avec Marine tiennent à saluer la performance de l’acteur Jean Dujardin, digne héritier et représentant du cinéma français ainsi que de l’élégance française. Une performance qui  prouve que l’on ne nécessite pas les budgets et les icônes les plus fous pour se faire apprécier du grand public. Un pied de nez à l’argent roi et au show business qui tendent parfois à prendre le dessus sur le talent dans le septième art.

Hommage à Louis de Funès

Communiqué d’Alexandre Simonnot

Rendons hommage à Monsieur Louis de Funès, rappelé à Dieu il y a, aujourd’hui, 29 années.

Carlos Luis de Funès de Galarza, connu sous le pseudonyme de Louis de Funès, restera, incontestablement, l’un des plus grands acteurs de tous les temps et de toute l’histoire.

Parti de rien, courant le cachet, il était un véritable bourreau de travail. Gagnant au départ sa vie en faisant du piano-bar puis des petits rôles, il deviendra l’acteur français le plus populaire de son temps. Comique extraordinaire, véritable génie de la pitrerie, il spécialisera son jeu et ses mimiques en interprétant avec une excellence inégalable les personnages les plus odieux et tyranniques. Bourré de talents, pianiste virtuose, Louis de Funès était également un danseur exceptionnel. Tout son jeu d’acteur était musical et rythmé.

Rappelé à Dieu le 27 janvier 1983, Louis de Funès continue, dans le temps, à faire rire des millions de téléspectateurs à chacune de ses apparitions. Il suffit de l’apercevoir pour se mettre à rire.

Méticuleux, maniaque, incroyablement anxieux, il n’hésitait pas à répéter plus de quatre heures tout seul sur un plateau avant l’arrivée des techniciens et autres acteurs. Dans son travail acharné, il n’y avait aucune place pour le hasard ou l’imparfait. Animé d’une grande pudeur et d’une profonde humilité, il voulait que ses films puissent être vus par tous et notamment les jeunes enfants.

S’il était encore parmi nous, il aurait beaucoup à apprendre à certaines sommités nullissimes du cinéma français qui pensent être drôles alors qu’elles nous font rire par pitié.

Louis de Funès était aussi un profond et fervent catholique. Très attaché à la Tradition, il n’hésita point à soutenir celle-ci notamment en aidant de sa grande générosité l’action de Monseigneur Ducaud-Bourget lors des premières années de l’occupation de Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

Patriote et royaliste convaincu, il n’aurait manqué pour rien au monde les commémorations de la mort de Louis XVI tous les 21 Janvier. Après lui avoir administré les derniers sacrements, l’abbé Maurice, son confesseur, déclara : « Louis de Funès entre dans la joie de Dieu »…

Pour toute cette joie que vous nous procurez, pour tous les éclats de rire que vous ne cessez de nous donner dans ce monde toujours plus triste, pour vos grimaces, vos pitreries, vos danses, vos colères incontrôlables, pour tous les fous rires que vous ne cesserez jamais de provoquer, nous vous disons avec beaucoup de reconnaissance, d’affection et de gratitude : merci Monsieur de Funès !

A propos de “L’ordre et la Morale”/ Général Vidal : « Kassovitz a fait une fiction militante »

Interview Frédéric Pons pour Valeurs Actuelles

Chef des forces françaises en Nouvelle-Calédonie en 1988, le général Jacques Vidal commanda l’opération « Victor » qui réussit à libérer les otages. Il eut sous ses ordres le capitaine Philippe Legorjus, commandant du GIGN, dont la thèse – contestée au sein même de la gendarmerie – a inspiré le film de Mathieu Kassovitz. Auteur en 2010 de Grotte d’Ouvéa, la libération des otages (Éditions Volum), le général Vidal s’insurge contre la vision partiale de Legorjus et Kassovitz.

Que reprochez-vous à ce film ? Je m’élève contre cette thèse qui voudrait faire croire que des militaires sanguinaires auraient inutilement massacré de « braves » Canaques, pour le bon plaisir d’hommes politiques inhumains, d’abord soucieux de leur élection prochaine, qui voudrait nous persuader que, si les militaires et les civils avaient écouté le super gendarme Legorjus, la libération des otages aurait été obtenue en douceur, sans la moindre victime. Tout cela est faux et inadmissible. Je rappelle que les « braves » Canaques ont commencé par massacrer quatre gendarmes, dont deux sans arme, et blesser gravement un cinquième. Ils ont emmené les vingt-sept autres en otages. Certains d’entre eux ont été quotidiennement menacés de mort.

Les ravisseurs ont-ils voulu négocier ? Pendant quatorze jours et jusqu’à la fin de l’assaut, leur chef, Alphonse Dianou, a refusé toute négociation, y compris l’offre de médiation de Mgr Calvet, archevêque de Nouméa. Le FLNKS lui-même n’a pas voulu intervenir.

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La censure communiste existait en France en 1953

A la lumière d’un film – « Le port de la drogue », de Samuel Fuller – censuré en France en 1953 sous la pression des communistes qui refusaient de passer pour « les méchants », Elie Arié nous montre combien la censure était aussi un fléau en France, en pleine guerre froide.

1953 : aux Etats-Unis, le maccarthysme fait des ravages, et tous les cinéastes soupçonné de sympathies vaguement communisantes sont blacklistés et privés de travail ; dans le monde soviétique, le stalinisme et le jdanovisme battent leur plein, et le cinéma se doit être entièrement au service de la noble cause du Parti ; seule, l’Europe, et, bien entendu, la France, apparaissent comme un havre de liberté, le dernier refuge contre la censure politique.

Par exemple, la France est le seul pays où l’on projette le grand film d’Eisenstein, « Ivan le Terrible », sorti en 1946, interdit aux USA comme tous les films soviétiques à l’époque, et en Union soviétique jusqu’en 1958 parce que Staline voit dans la biographie de ce tyran paranoïaque une allusion à son propre personnage.

Sauf que…

1953 : sortie, dans le « monde libre », du film de Samuel Fuller, « Le port de la drogue », avec Richard Widmark, un joyau du film noir par son rythme haletant, devenu un grand classique, qui repasse régulièrement dans les cinémas d’art et d’essai ou à la télévision.

L’histoire est celle d’une jeune femme, agent communiste, qui se fait voler son portefeuille par un pickpocket, et celui-ci découvre qu’il contient un microfilm. Policiers et communistes se livrent alors une guerre sans merci pour essayer de le récupérer.

Mais voilà, en 1953, le parti communiste est puissant en France (près de 30 % de voix aux législatives), auréolé de son prestige du « parti des fusillés », et bien qu’il soit dans l’opposition et que la guerre froide entre l’Est et l’Ouest soit à son apogée (le film sortira juste avant la mort de Staline et de la fin de la guerre de Corée), il est jugé impossible de présenter un film où les communistes seraient carrément « les méchants ».

Alors, dans les dialogues de la version française, aussi bien sous-titrée que doublée, il a été décidé de transformer les communistes en passeurs de drogue, et le microfilm n’y contient que la recette d’une nouvelle drogue : il a suffi de changer quelques mots des dialogues pour transformer l’histoire ; et, pour que les choses soient claires (ou, plutôt, pour qu’elles ne le soient pas), le film, dont le titre est « Pickup on South Street », est baptisé en France « Le Port de la drogue »… ; nulle mention de communistes dans la version française, nulle mention de drogue dans la version originale. Et, aujourd’hui encore, le spectateur français non anglophone ou qui voit la version doublée ignore de quoi parle ce film en réalité…

La censure, un art en finesse et tout d’exécution…

Source

Harry Potter ou de l’importance des mythes

Libres propos

Alors que sort cette semaine le dernier volet cinématographique des aventures du jeune Harry Potter, essayons d’en tirer la substantifique moelle.

J.K. Rowling a étudié le français, l’allemand et la littérature antique jusque dans nos universités.

Il apparaît clairement qu’elle s’est elle-même fait dépasser par son œuvre, la richesse de la culture dont elle fut empreinte et qui la guida dans son roman d’initiation, ayant largement pris le dessus, et c’est bien cette force venue du fin fond de nos âges qui nous touche et nous habite.

Dans son roman, la magie n’est qu’un prétexte, et une tradition.

Nous sommes dans le conte, nous sommes dans le mythe, qui ont sans doute traversé le temps parce qu’ils recèlent bien des vérités quand l‘Histoire est parfois beaucoup plus suspecte.

La légende arthurienne est bien présente, Dumbledore, c’est Merlin, c’est Gandalf, c’est Yoda, pas tout puissant, pas éternel, mais qui va aider le héros providentiel à prendre conscience de sa valeur et à forcer le destin; le sage, l’ancien qui va transmettre et qui fait découvrir, progressivement son identité, son héritage tragique et la responsabilité qui revient au jeune héros.

Joann Sfar, auteur du Chat du rabbin, un artiste tellement français

C’est aujourd’hui que sort sur les écrans, le film de Joann Sfar Sacha issu de sa bande dessinée Le Chat du Rabbin.

Joann est un garçon qui se veut comme les autres, cependant il n’est pas un garçon ordinaire. Instruit, sympathique, brillant, il est de ceux qui ne se contentent pas d’une seule qualité, il confirme comme souvent que lorsqu’ on en a vraiment, on les a toutes.

Joann a eu une enfance ordinaire, cependant il n’est pas un enfant comme tout le monde.

Il grandit à Nice, son père fut adjoint de l’inclassable maire du Comté, Jacques Médecin à côté duquel le Duc de Septimanie paraît un laquais bien servile. Joann est le fils de son père, mais surtout de sa mère qu’il a perdue très tôt, mais quand vous connaissez Joann, vous n’ignorez pas combien c’est l’absence de sa mère qui l’a façonnée, son père a vraisemblablement su lui transmettre les choses importantes. Elevée sous la mère, Joann est un garçon bien; l’enracinement est un tout, l’attachement est un tout, et tout dans la vie de Joann le prouve. Joann est enchaîné à sa famille, ses grands-parents, ses parents, sa femme qu‘il connut tout enfant et à qui il voue la même dévotion qu’à sa mère. Joann est enchaîné à l’histoire de sa famille, comme beaucoup de français, il a des origines africaines que l’on retrouve dans son oeuvre.

Joann est attaché à ce qui a de la valeur, il aime l’étude, il aime la réflexion, il aime Gabin, il aime Brassens, il aime sa patrie, il aime la France et aime les autres cultures mais par-dessus tout la sienne qu’il entend bien défendre, il est et aime donc être français.

Son discours sur la culture est intéressant.