Marine Le Pen

Marine Le Pen : « On a laissé sur notre territoire un fondamentalisme qui s’est organisé et qui s’est appuyé sur la complicité de nos dirigeants successifs »

Marine Le Pen, présidente du Front national et députée française au Parlement européen, était l’invitée politique de Sud Radio, ce mercredi 19 novembre. Elle est revenue sur l’identification d’un Français parmi les bourreaux possibles de Peter Kassig en Syrie, de même que sur ces filières « françaises » qui partent faire le Lire l'intégralité de l'article

Louis Aliot FN - Le Grand Journal Canal Plus 14 octobre 2013

Louis Aliot (FN) sur les révélations Fillon-Jouyet : « Cette affaire met en scène l’UMPS »

Tous les lundis à 8 h 30, metronews s’associe à France Bleu 107.1 pour interviewer un invité politique. Cette semaine, Louis Aliot, vice-président du Front national et député français au Parlement européen, a répondu aux questions de Sylvain Tronchet et de Vincent Michelon. « L’affaire Jouyet-Fillon rejaillit sur l’image… par francebleu1071 Lire l'intégralité de l'article

Marion Marechal Le Pen - Bourdin direct mai 2014

Marion Maréchal Le Pen (FN) veut la dissolution des groupes d’extrême gauche

Invitée à débattre sur France Info dans l’émission « L’interview politique » de Jean-François Achilli, Marion Maréchal – Le Pen, députée du Front National élue dans le Vaucluse, a critiqué sans détours la politique du ministre socialiste de l’Intérieur, après le drame de Sivens et a demandé à ce que les groupes Lire l'intégralité de l'article

Marine Le Pen invitee TF1 120913

Une politique de l’emploi radicalement différente est une obligation économique et financière mais également morale

Ce texte de Marine Le Pen a été proposé au Figaro, au Monde, au Parisien et à La Tribune. Aucun de ces journaux n’a voulu le publier. Le chômage de masse coûte 100 milliards d’euros par an à l’État : plus que le déficit public ! Année après année, mois Lire l'intégralité de l'article

25 mai 2014 - declaration Marine Le Pen - Europeennes 2014

Marine Le Pen à Calais contre le « désespoir » de la population concernant l’immigration clandestine

Marine le Pen, la présidente du Front national, députée française au Parlement européen, était à Calais où elle est allée à la rencontre des populations françaises qui sont dans une situation de désespoir face à une immigration clandestine en pleine expansion alors que l’UMPS a toujours joué la politique de Lire l'intégralité de l'article

Louis Aliot - depute FN Europeennes 2014 - Europe-1

Louis Aliot : « Le FN s’adresse aux Français, y compris ceux de confession musulmane »

Louis Aliot, vice-président du Front National, député français au Parlement européen, était l’invité de L’interview politique du week-end sur Europe 1. Il était interrogé par Maxime Switek sur l’actualité du moment et, notamment, sur le cas Maxence Buttey, cet élu FN converti à l’islam qui s’est vu suspendre de ses Lire l'intégralité de l'article

Archives catégories : Analyse

Cette semaine, l’honneur de la France c’est de livrer le Vladivostok !

Par Aymeric Chauprade, conseiller aux relations internationales de Marine Le Pen, député français au Parlement européen

Au sujet de la livraison ou non de la tête de série des BPC et de la mise à l’eau du second, les déclarations se suivent et se ressemblent, monotones comme les chutes saisonnières de feuilles ; elles n’emportent rien, le suspense dure et les dégâts collatéraux pour notre industrie de défense et la crédibilité de la France sont d’ores et déjà incommensurables.

Si les nombreux analystes se sont relayés pour dénoncer les conséquences d’une non-livraison (nous maintenons, quant à nous, que l’Inde regarde de très près la gestion française de ce dossier !), il en est une qui doit retenir notre attention : la gestion future des dossiers d’exportation en France en sera profondément modifiée.

L’observateur attentif du système national des CIEEMG (Commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre) avait déjà remarqué une tendance lourde, à peine écornée par l’impérieuse nécessité d’exporter pour financer le budget des armées (une première !) : celle de s’aligner sur les orientations néoconservatrices américaines.

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Euro : bientôt la fin ?

0euroPar Eloïse Gloria

L’Italie pourrait ouvrir le bal. En panne de croissance pour le treizième trimestre consécutif, elle s’embourbe dans la récession et affiche au compteur une dette de près de 2.200 milliards d’euros. D’après l’économiste Jacques Sapir, les conseillers de Matteo Renzi jugent inéluctable une sortie de l’eurozone au printemps 2015, à moins que l’Allemagne accepte le déploiement d’un plan d’investissement de grande envergure.
L’économiste Claudio Borghi est lui aussi un partisan convaincu du retour à la lire, de même que l’Américain Edward Luttwak, qui estime que l’Italie n’a plus le choix. The Guardian pronostique que les Transalpins auront abandonné l’euro dans les deux ans – près de la moitié y seraient d’ailleurs favorables. L’ineffable Beppe Grillo a publiquement réclamé un référendum sur la question lors d’un discours au Parlement européen mi-novembre.

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La révolution des consciences face à l’immigration

Gilles Lebreton candidat euro circonscription Ouest election europeennes 2014Tribune de Gilles Lebreton, député français au Parlement européen (Front National)

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a reconnu à l’Allemagne, par un arrêt du 11 novembre 2014, le droit de refuser des prestations sociales à deux Roumains qui y vivaient à la charge de la société. Cet arrêt est l’expression d’une véritable révolution des consciences face à l’immigration.

Pour la première fois, les juges européens prennent en compte l’inquiétude de leurs peuples pour subordonner le droit de percevoir des prestations sociales au respect des règles de séjour. En d’autres termes, les citoyens de l’UE, et a fortiori les autres étrangers, ne peuvent bénéficier de prestations sociales, dans un État de l’UE autre que le leur, que s’ils respectent les conditions posées par le droit européen, et notamment par la directive 2004/38 du 29 avril 2004, pour y séjourner.

Cette solution n’était nullement évidente. La Cour aurait pu se fonder sur l’interdiction des discriminations nationales entre ressortissants de l’UE, posée par l’article 18 du Traité sur le fonctionnement de l’UE (TFUE) et par la directive précitée, pour retenir une solution inverse. Mais elle assume clairement son choix : « Un citoyen de l’Union, pour ce qui concerne l’accès à des prestations sociales, (…) ne peut réclamer une égalité de traitement avec les ressortissants de l’État membre d’accueil que si son séjour (…) respecte les conditions de la directive 2004/38″. Comme cette directive exige (sauf exceptions) que l’étranger travaille pour séjourner, cela signifie que la Cour reconnaît aux États, comme elle l’affirme elle-même, « la possibilité (…) de refuser l’octroi de prestations sociales à des citoyens de l’Union économiquement inactifs qui exercent leur liberté de circulation dans le seul but d’obtenir le bénéfice de l’aide sociale d’un autre État membre ».

République féodale d’Ukraine Saison 1 – Episode 1 : chronique d’un désastre annoncé

Par Xavier Moreau, analyste géopolitique, spécialiste de la Russie et de l’Europe centrale

I. Situation économique

Comme nous l’avons analysé depuis le coup d’état de mars 2014, l’Ukraine n’a pas échappé et n’échappera pas, aux fondamentaux désastreux de son économie. La corruption explose comme jamais, alimentée par l’arrivée d’une nouvelle classe de députés et de fonctionnaires avides. Cette corruption, le chômage de masse, l’insécurité, ne constituent pourtant pas le problème principal pour Kiev. L’Ukraine est entrée définitivement dans un monde nouveau, où l’énergie ne sera plus jamais bon marché ou impayée. Non seulement Kiev doit, désormais, payer son gaz au prix du marché, mais elle doit également importer du charbon. Les mines ukrainiennes sont, soit sous le contrôle des FAN (Forces armées de Nouvelle Russie), soit détruites par l’artillerie, que la junte a envoyée écraser les villes du Donbass, en avril dernier. Les centrales électriques au charbon ferment ainsi, les unes après les autres. Après une importation de charbon sud-africain, déjà remise en cause pour fait de corruption, Kiev s’est finalement résignée à en acheter en Russie et même en Nouvelle Russie. La Pologne, bien qu’elle exige de la Russie des livraisons gratuites de gaz, a refusé de livrer son charbon sans être payée. La situation économique de l’Ukraine est sans issue et devrait être la principale cause de l’implosion complète du pays, qui devrait aboutir, non plus à sa fédéralisation, mais à sa féodalisation.

[...]

L’Ukraine, telle que nous l’avons connue, jusqu’en mars 2014, disparaît peu à peu, détruite par l’ignorance et l’hybris des Occidentaux. L’Union européenne finira par abandonner cet état avorté. Washington maintiendra une situation de guerre civile, le plus longtemps possible, pour affaiblir la Russie et le reste de l’Europe. A la fin les régions qui voudront survivre et retrouver un semblant de prospérité se tourneront vers la « Mère Russie », comme toujours…

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Les stress-tests des banques, une arnaque de plus

Libres propos de Jean Goychman

Seul un tout petit nombre de personnes connaissent le fonctionnement du système bancaire. Cela n’a rien de fortuit. L’opacité qui entoure la réalisation des opérations bancaires était une condition indispensable à la mise en œuvre du processus. Dès 1922, Henri Ford disait : « Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire. Car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. »
Ce système bancaire repose entièrement sur la crédulité des peuples, mais on préfère dire la « confiance », car la « crédulité » est trop synonyme de « naïveté ».

Qu’est-ce que la confiance ? On peut dire que la confiance est avant tout un « ressenti », un sentiment que nous avons et qui nous est inspiré par une multitude d’éléments. Cela peut provenir d’une expérience vécue dans une relation humaine : « Il a toujours tenu parole » ou commerciale : « Je n’ai jamais été déçu par mes achats dans ce magasin ». Cela peut venir aussi d’un environnement, comme un quartier « chic » ou voir quelqu’un rouler dans une voiture de luxe …
Concernant les banques, cette confiance est vitale, car nous lui donnons notre argent en dépôt. La règle du jeu implicite est que nous devons être sûrs de pouvoir le récupérer à tout moment.

Ukraine – Xavier Moreau : « Le parti de la guerre va avoir une très grosse importance à l’intérieur du nouveau gouvernement »

Entretien avec Xavier Moreau sur les élections législatives en Ukraine. Xavier Moreau, analyste politique et homme d’affaires français résidant en Russie, nous livre son analyse des élections législatives en Ukraine qui ont eu lieu dimanche dernier.

Source

Bernard Monot (FN) fait le point sur la situation économique en Europe et en France

Aux premières loges en tant que député français au Parlement européen, stratégiste économique du Front national et membre de la Commission des affaires économiques et financières, Bernard Monot fait le point sur la situation économique en Europe et en France.

Humilier la Russie, un jeu stupide et dangereux…

Par Thibaut Ronet

La Russie de Vladimir Poutine est un partenaire naturel et une puissance avec laquelle il faut compter.

Dans un précédent article consacré à l’économie, j’ai évoqué de façon rapide un risque de troisième guerre mondiale qui serait à nos portes. J’avais envie de revenir sur ce sentiment, voire cette certitude, qui m’habite.
Faire un parallèle avec l’histoire est toujours un jeu risqué et dangereux car les mêmes causes ne produisent pas systématiquement les mêmes effets et, surtout, on nous a assez bassinés avec « les heures sombres de notre histoire ».
Pourtant, parmi d’autres facteurs, il y a deux causes majeures au déclenchement des précédentes guerres mondiales : la crise économique et l’humiliation. C’est une Allemagne humiliée par le traité de Versailles et ruinée à un niveau inimaginable aujourd’hui qui a envahi la Pologne.

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Sauvegardons notre recherche en la dynamisant !

6515-marine_lepen_3Tribune libre de Marine Le Pen, présidente du Front National

Je partage l’inquiétude de la communauté scientifique devant la situation alarmante de notre recherche. Les réformes universitaires successives ont abouti à l’émergence d’un mille-feuille administratif et à l’étranglement financier de nombreuses universités, ces dernières se voyant contraintes de réduire fortement le nombre de postes permanents d’enseignants-chercheurs mis au concours. Dans le même temps, le CNRS a perdu plus de 800 postes permanents depuis 2002.

De surcroît, le financement de la recherche publique a été revu. Cette situation oblige les chercheurs à constituer des dossiers complexes et se révèle extrêmement chronophage. Il en résulte qu’un grand nombre de dossiers sont refusés pour de mauvaises raisons. A ce rythme, si rien n’est fait, la source des découvertes fondamentales ou appliquées va se tarir surtout au moment où les grands organismes de recherche publique ne peuvent plus mener dans des conditions acceptables des politiques de recherche à long terme.

Tout se passe comme si le but de cette politique démarrée en 2007, était d’obliger les chercheurs du secteur public à renoncer à la majeure partie de leur liberté de recherche académique pour assumer l’effort de recherche que nos entreprises ne parviennent plus à faire. Ces dernières, en effet, sont handicapées pour investir dans la recherche car elles subissent la politique de l’euro et la baisse de compétitivité qui en résulte.

Force est de constater encore que le saupoudrage des milliards du Crédit impôt recherche n’a pas empêché notre recherche industrielle et notre niveau de gamme de stagner.
La recherche industrielle allemande est au contraire florissante. Outre-Rhin, chaque entreprise définit sa propre politique de recherche couplée à une étude de marché, avant que ses chercheurs n’entrent en contact avec leurs collègues universitaires afin de résoudre les problèmes identifiés. Les élites allemandes sont largement formées par la recherche (27.000 thèses soutenues chaque année au rythme actuel) de sorte qu’il s’est instauré une culture de l’investissement dans la recherche-innovation à tous les niveaux du « vaisseau Allemagne ». Hélas, ce n’est pas le cas en France où 12.000 thèses seulement sont soutenues par an.

Si j’accède au pouvoir, je rétrocéderai la masse salariale des universités à l’État et simplifierai les structures administratives. Je permettrai aux chercheurs de retrouver leur liberté de recherche académique en réaffectant un financement récurrent correct à la recherche fondamentale.

En contrepartie, les crédits de la recherche finalisée à court terme seront diminués et l’organisation de cette dernière simplifiée et recentrée sur des objectifs ciblés. Il nous faudra pouvoir consacrer 3% du PIB à la recherche. Je mettrai en place un plan pluriannuel d’emplois statutaires pour les chercheurs et enseignants-chercheurs. Je prendrai des mesures fortes pour faire reconnaître le doctorat dans les conventions collectives et faciliter le recrutement de docteurs dans les secteurs clés de l’administration et de l’économie.

Mon programme économique permettra aux entreprises de retrouver une marge d’autofinancement et d’investir dans la recherche. Les chercheurs et enseignants-chercheurs du secteur public qui soutiendront une entreprise dans son effort de recherche pourront bénéficier, après évaluation, d’une reconnaissance dans le cadre des promotions.

J’ai beaucoup d’admiration pour nos chercheurs, ils constituent un formidable atout pour la France : sachons collectivement en tirer le meilleur !

Marine Le Pen

Ukraine : Obama ferait-il marche arrière ?

Libres propos du rédacteur de Metamag

Tout militaire le sait bien : il n’est pas possible de mener plusieurs fronts à la fois. Barak Obama viendrait enfin de le comprendre et peut-être de trancher. Il renoncerait pour l’instant à l’Ukraine. Il aurait décidé de ne plus soutenir le gouvernement de Kiev, son président Poroshenko et ses jeunes militants néonazis.

A Washington, le mardi 23 septembre, lors d’une réunion conjointe, Obama aurait déclaré qu’il recommandait à Poroshenko de rétablir de bonnes relations avec Moscou, tant sur le plan diplomatique qu’économique. De plus, Obama ne lui aurait promis que 50 millions de dollars pour faire face aux dettes de l’Ukraine, alors que celles-ci sont estimées au bas mot à 55 milliards de dollars et même pour certains à 100 milliards de dollars. L’Europe paiera le reste ! En tout cas, on le lui aurait demandé !…

Par ailleurs, des conseillers américains auraient ouvert les yeux du président américain sur les effets négatifs et contre-productifs d’un embargo économique contre la Russie, incitant indirectement la Russie à se rapprocher encore plus de la Chine, l’ennemi réel, l’ennemi de demain. Et puis, il y a l’État islamique, le dérapage du califat qui représente une menace autrement plus sérieuse que la Russie, notamment concernant les relations des États-Unis avec les États pétro-arabes du Golfe, mais aussi les intérêts américains au Proche et Moyen -Orient et surtout le problème de la survie d’Israël.

Or, l’État hébreu a toujours rencontré jusqu’à maintenant un soutien de poids chez Poutine. Jérusalem sait donc qu’elle peut toujours compter sur Moscou pour défendre sa patrie et elle s’interroge aujourd’hui sur la fiabilité du comportement imprévisible ou irrationnel des États-Unis sur le terrain oriental.

Israël a donc sans doute su convaincre Obama en haut lieu qu’il se trompait peut-être de cible. Il est clair en tout cas que le lobby juif américain a pesé un lourd poids dans la balance pour calmer le jeu ukrainien et permettre au président américain de sauver la face et surtout de mieux se consacrer à ses bombardements en Irak, en Syrie et pourquoi pas demain en Iran, le vieil objectif 2015 du plan.

La troisième guerre mondiale s’éloignerait de nouveau.

Double jeu : les méandres de l’attitude trouble de la Turquie face aux Califoutraques islamiques

Le gouvernement turc s’apprête à autoriser les avions militaires américains à utiliser la base d’Incirlik, dans un but humanitaire et logistique uniquement, mais reste réticent à l’idée de participer à une opération militaire. Ankara soutient particulièrement le Front islamiste (réunion de plusieurs mouvements rebelles syriens) qui a des liens indirects avec l’Etat islamique.

Entretien avec Alain Rodier, directeur de recherche au sein du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R)

Question :  Au mieux décrite comme prudente, au pire comme ambiguë, la position de la Turquie a souvent fluctué. Quelle a été l’attitude de la Turquie depuis que l’Etat islamique existe et commet ses exactions ?

Alain Rodier : L’Etat islamique d’Irak et du Levant (EIIL) devenu aujourd’hui l’Etat islamique tout court (ou Daesh, ce qui veut dire la même chose en arabe mais avec un côté péjoratif) existe presque depuis le début de la rébellion syrienne.

En effet, ce sont des troupes de l’Etat Islamique d’Irak (EII) qui existaient 2006 (en Irak) qui ont pénétré dans le pays dès la fin 2011. Ses forces s’approvisionnaient alors principalement en Irak mais aussi en Turquie, au milieu des autres groupes rebelles. Il était alors fait aucune distinction entre les « modérés » et les « radicaux », le seul objectif était de faire tomber le régime de Bashar el-Assad, ce qui devait intervenir rapidement.

Air France : un redécollage difficile

Libres propos de Jean Goychman

Une des particularités du transport aérien est que cette industrie ne peut pas stocker sa production. Les sièges restés vides d’un avion qui décolle représentent une recette définitivement perdue. L’économie de l’exploitation repose sur le produit de la recette unitaire (recette rapportée par chaque passager) multipliée par le nombre de passagers présents dans l’avion au décollage. Le coefficient de remplissage* d’équilibre représente le nombre de passagers minimum avec lequel l’avion doit décoller pour couvrir ses frais d’exploitation directs et indirects.

Chaque compagnie se trouve donc face au même dilemme : doit-on privilégier la recette unitaire (prix du billet vendu à chaque passager) ou le nombre de passagers embarqués ?
Jusqu’à la fin des années 70, les marchés domestiques étaient protégés par des accords entre transporteurs qui se partageaient les destinations intérieures et les vols internationaux faisaient l’objet d’accords bilatéraux.
Lorsque qu’une desserte générait un trafic très important, on pouvait trouver plusieurs transporteurs qui l’exploitaient simultanément, mais il y avait en général des accords tarifaires qui évitaient un « dumping » des prix.

La plupart des pays possédaient une ou deux compagnies aériennes qui couvraient les vols nationaux et internationaux. Les Etats-Unis, pour leur part, possédaient une vingtaine de transporteurs aériens différents, mais la taille du pays et le potentiel de clients leurs permettaient de ne pas se gêner entre eux.

République bananière d’Ukraine, épisode 5, saison 2 : tout ça pour ça !

Par Xavier Moreau, analyste géopolitique, spécialiste de la Russie et de l’Europe centrale

Vendredi 12 septembre 2014, le gouvernement de Kiev a annoncé que l’accord d’association avec l’Union européenne, bien que signé, ne serait mis en œuvre qu’à la fin 2015 – début 2016. Les 15 mois à venir devraient être mis à profit, pour se mettre d’accord avec la partie russe. C’est exactement ce que Vladimir Poutine avait proposé en décembre 2013. C’est également ce que proposait le Président Ianoukovitch à l’époque. Il a fallu 10 mois de conflit, de guerre civile, que Slaviansk soit rasée, Lougansk et Donetsk bombardées, 800 000 réfugiés en Russie, 10 000 morts en Ukraine, pour que les occidentaux finissent par adopter la solution d’une négociation tripartite. Par son refus initial, José-Manuel Barroso peut donc être considéré comme un des plus grands criminels de ce début du XXIe siècle. Cela dit, la mission de l’ancien maoïste devenu néoconservateur bushiste, et de l’Union européenne, est un succès pour ses commanditaires américains et allemands. Des slaves et des chrétiens s’entretuent, l’économie ukrainienne est détruite, son complexe militaro-industriel va disparaître, l’OTAN peut faire croire à son utilité. Il reste, que le renoncement à cet accord stupide, est la deuxième étape du fragile plan de paix, conçu par les Présidents russe et ukrainien.
La paix des Présidents

Nos lecteurs n’ont pas été surpris par la contre-offensive des rebelles, qui était déjà annoncée depuis deux mois. L’IFRI et la FRS se sont de nouveau ridiculisés, en manquant un événement parfaitement prévisible (à ne pas manquer, le débat « à la française » sur Arte avec Alexandra Goujon et Camille Grand, dans le rôle de Barbie et Ken). Si le gouvernement français était aussi bien informé que nos lecteurs, nous n’en serions sans doute pas là. L’autre élément que nous avions annoncé et qui s’amplifie, est l’implosion politico-économique de l’Ukraine.

Nous avons évoqué la pénurie de gaz, de charbon et d’électricité, les unes étant liées aux autres. La ville de Kharkov est désormais touchée, ayant presque épuisé ses réserves de charbon. À Lvov, les plaques d’égouts disparaissent les unes après les autres, volées et revendues au prix du métal. Le Président Porochenko semble avoir pris conscience du mensonge dans lequel ses conseillers l’entretenaient. Nous sommes en général très critiques vis-à-vis du Président ukrainien, mais on ne peut ici qu’admirer son courage. En mettant en œuvre un plan de paix avec Vladimir Poutine, il se trouve face à un bloc regroupant Washington, Bruxelles, Berlin, Yulia Timochenko, Igor Kolomoïski et l’ensemble des groupes paramilitaires néonazis. Ces derniers attendent désormais un nouveau Maïdan avec impatience.

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République bananière d’Ukraine, épisode 4, saison 2

Par Xavier Moreau, analyste géopolitique, spécialiste de la Russie et de l’Europe centrale

Le système ukrainien poursuit son effondrement politique, économique et militaire. Le calcul du Kremlin, qui consistait à attendre, que les réalités économiques ramènent le gouvernement oligarchique à la raison, semble fonctionner. La question qui se pose aujourd’hui, est de savoir s’il restera quelqu’un pour assumer les réformes constitutionnelles qui aboutiront à la fédéralisation du pays.

Situation militaire

Le 19 août dernier, Kiev a lancé une nouvelle fois ses forces à l’assaut, et de nouveau sans résultats. En fait, les rebelles laissent approcher les troupes ukrainiennes, et en combat rapproché, la supériorité de l’infanterie de Nouvelle Russie fait la différence, particulièrement contre des troupes démoralisées, ou trop habituées aux beuveries de Maïdan. L’artillerie rebelle, plus professionnelle et manœuvrière, emporte régulièrement les duels contre celle de Kiev, qui ne peut que riposter en bombardant les agglomérations à l’aveuglette.

Les tergiversations sur le convoi humanitaire russe ne sont pas liées à la possibilité que les Russes y aient caché une division parachutiste ou des T-90, mais au fait, que cette aide remet en question les efforts de Kiev pour affamer les habitants de Nouvelle Russie. Toute la stratégie de la Junte repose sur l’espoir de répéter ce qui s’est passé à Slaviansk. Notons que la tentative de couper l’approvisionnement en eau à Donetsk a échoué, l’administration de la ville ayant réussi à rétablir les stations de pompage. Fatigués de l’anarchie kiévienne et confiants dans la maîtrise du terrain par les guerriers de la LNR, les Russes ont envoyé leur convoi qui est arrivé aujourd’hui à Lougansk. La crise humanitaire est désormais impossible à nier pour Kiev, d’autant plus que son armée en est également victime.

L’OSCE continue de donner raison à la Russie, et les soldats ukrainiens, faute de combattre efficacement les guerriers du Donbass, en sont réduits à tourner des vidéos où ils se font passer pour des soldats russes prisonniers. Tandis que Pravy Sektor et le SBU torturent et brutalisent leurs prisonniers, l’armée de Nouvelle Russie met un point d’honneur à traiter les siens correctement. Les Ukrainiens capturés sont autorisés à appeler leur famille restée sans nouvelles. L’effet est dévastateur à l’arrière, car Kiev nie l’hécatombe dont son armée est victime. C’est une nouvelle fois le choc entre la sauvagerie de la modernité occidentale et l’Europe chrétienne.

Les Russes n’ont pas besoin d’envoyer du matériel car, comme le soulignait non sans humour le premier ministre de la DNR, Alexandre Zakharchenko, le fournisseur unique et fiable en matière d’armements pour les rebelles reste l’armée ukrainienne. Du côté russe proviennent certainement des volontaires et de l’argent, mais cette guerre est une guerre civile, que Kiev est en train de perdre, faute d’avoir voulu l’admettre.

Il semblerait que la contre-offensive annoncée régulièrement depuis 3 semaines a commencé. Sur tous les points du front, les forces kiéviennes reculent. L’objectif de la Nouvelle Russie est de contrôler totalement la zone tampon avec la frontière russe et ses liaisons avec Lougansk. Ces premiers objectifs atteints, les fédéralistes pourraient se retourner, si leurs réserves le leur permettent, vers Slaviansk et Marioupol. Les jours qui viennent devraient être décisifs.

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La déflation, c’est maintenant !

Bruno LemairePar Bruno Lemaire, secrétaire général d’Idées Nation

Essayons d’y voir clair, plutôt que d’utiliser le langage pédant cher aux ‘experts’ de toutes sortes.

L’économie française, et peut-être européenne, est en panne, c’est-à-dire que nous ne produisons pas plus de biens et services qu’il y a 6 ou 7 ans, pour une population qui s’est accrue pourtant de près de deux millions de personnes, et un chômage qui a  augmenté de plus d’un million d’âmes.

Notre pouvoir d’achat moyen, qui, pour certains s’est simplement transformé en simple pouvoir de survie, a donc lui aussi diminué.

Quant à la hausse des prix, plus couramment appelée « inflation », elle n’a jamais été aussi faible, du moins officiellement.

Alors, succès ou échec que cette inflation tant décriée ?

Faut-il rappeler que pendant les « trente glorieuses », de 1947 à 1973 (pas tout à fait trente ans donc …) la croissance française était de l’ordre de 5%, avec une inflation du même ordre, ce qui ne gênait que les « rentiers », pas les « travailleurs », et ce avec un chômage quasiment inexistant.

Alors non, l’inflation n’est pas un mal absolu : le véritable danger, serait une hyperinflation, c’est-à-dire une inflation incontrôlable. Mais nous en sommes bien loin.

Cela étant, pourquoi une inflation (officielle) si faible est-elle dommageable ?

Pour une raison bien simple, ceux qui ont de l’argent, beaucoup d’argent, préfèrent investir, ou spéculer, là où le marché monte – à la Bourse par exemple – plutôt que dans un secteur où les prix stagnent, voire baissent. Qui va acheter, pour les revendre, des marchandises, lorsque l’on craint que les prix à la revente soient plus bas encore que les prix d’achat.

Certes les « petits », les « sans-grade », aimeraient bien acheter « à prix bas ». Mais eux n’ont déjà plus le moyen d’acheter quoi que ce soit.

Forcer les « riches » ou les « gros rentiers » à dépenser ? Comment ? Ce n’est sûrement pas en faisant appel à leur sens civique que cela peut marcher, et les inciter à sortir de la « trappe à liquidités » évoquée par Keynes.

Lorsque l’on voit les sommes énormes injectées par la BCE dans l’économie européenne, mais qui se retrouvent simplement dans les bilans des banques ou les comptes des spéculateurs, c’est-à-dire dans l’économie financière, et non dans l’économie réelle, celle de tous les jours, celle des commerçants, artisans, entrepreneurs , ménages, on voit bien que ce n’est pas en jouant sur la quantité de monnaie, ou même sur le taux d’intérêt, qu’il faut agir.

Non, c’est en faisant en sorte que l’argent, qui existe, soit à la disposition de tous ceux qui en ont besoin, dans la consommation comme dans la production et, par-dessus tout, que cet argent ne soit pas thésaurisé. En d’autres termes, que l’argent soit périssable, comme toute autre marchandise. C’est la seule façon de lutter contre cette panne de consommation et d’investissement ‘physique’ dénoncée par nos élites, mais qui se gardent bien d’y apporter le moindre remède, de peur de déranger leurs « amis de la finance ».

C’est pourtant d’une profonde réforme du système monétaire et financier dont la France a besoin.