Marine Le Pen invitee TF1 120913

Marine Le Pen sur Sud Radio : « Cette politique d’austérité est en même temps injuste et stupide ! »

Marine Le Pen, présidente du Front national, députée française au Parlement européen, était l’invitée de Louis Morin dans le « Brunch Politique » sur Sud Radio où elle a commenté l’actualité du moment. Et notamment les pressions de l’Union européenne contre la France dans le cadre de la politique euromondialiste Lire l'intégralité de l'article

Louis Aliot - LCI - Le-Oui-Non

Louis Aliot sur Radio Classique : « Il ne tient qu’au Sénat de réveiller les institutions et de jouer son rôle »

Louis Aliot, vice-président du Front National, était l’invité de Patrick Poivre d’Arvor sur Radio Classique. Il a commenté l’actualité du moment et notamment les élections sénatoriales de dimanche qui ont permis au FN d’avoir deux sénateurs. La présidentielle de 2017 a aussi été évoquée. A l’heure actuelle, Marine Le Pen Lire l'intégralité de l'article

25 mai 2014 - declaration Marine Le Pen - Europeennes 2014

Marine Le Pen face aux défis de l’Etat islamique et des jihadistes « français »

Marine Le Pen, présidente du Front National et députée française au Parlement européen, s’en prend aux mesures liberticides contre Internet récemment votées dans l’indifférence générale par le Parlement sous prétexte de répression antiterroriste. Elle dénonce la politique de François Hollande qui a consisté à armer les jihadistes qu’il prétend combattre Lire l'intégralité de l'article

Marine Le Pen RTL LCI Le Figaro 1

Marine Le Pen : « Nicolas Sarkozy ne peut pas avoir changé ! »

Marine Le Pen, présidente du Front National, était l’invitée du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro le 21 septembre 2014. Elle a commenté l’actualité du moment et, notamment, le retour médiatique de Nicolas Sarkozy, ex-président de la République battu en 2012 par François Hollande. Pour Marine Le Pen, il n’a pas changé Lire l'intégralité de l'article

Marine Le Pen - 13h TF1 - Europeennes Mai 2014

Marine Le Pen : « La France [de Hollande] a une part de responsabilité dans le développement du califat à Bagdad »

Marine Le Pen, la présidente du Front National, s’est exprimée, aujourd’hui sur Europe 1, sur la décision de François Hollande de soutenir la coalition anti-État islamique, alors qu’il a tout fait, avec Barack Obama, pour contribuer au développement de cette gangrène. Elle a demandé de rompre les relations diplomatiques et Lire l'intégralité de l'article

Louis Aliot - France O - NationsPresse

Louis Aliot : en cas de victoire du FN, « l’Etat se mettrait au service de la nouvelle majorité »

Louis Aliot, vice-président du Front National, était l’invité de LCI ce matin. Il a affirmé que son parti était prêt à gouverner et a demandé un changement de mode de scrutin pour les législatives. Louis Alliot dit le FN « prêt » à gouverner sur WAT.tv Partager la publication "Louis Aliot : Lire l'intégralité de l'article

Marine Le Pen

Marine Le Pen : « On ne peut pas trouver de solution en Ukraine sans la Russie »

La présidente du Front National, Marine Le Pen, est revenue sur la situation en Ukraine. Elle est pour que la Russie soit autour de la table des négociations, sans quoi, aucune solution ne sera envisageable. Elle accuse le gouvernement de Kiev de tuer des centaines de civils dans l’est de Lire l'intégralité de l'article

Marine Le Pen - La Preuve par 3

Marine Le Pen : « En cas de cohabitation, je gouvernerai et François Hollande commémorera »

Marine Le Pen, Présidente du Front National, était l’invitée de France Info hier. Elle a appelé à changer radicalement la politique en France et à mettre en œuvre celle que les Français attendent. Marine Le Pen : « En cas de cohabitation, je… par FranceInfo Partager la publication "Marine Le Pen Lire l'intégralité de l'article

Marine Le Pen - 13h TF1 - Europeennes Mai 2014

Explosion de l’immigration clandestine : l’impératif retour aux frontières nationales

Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National L’explosion de l’immigration clandestine en France depuis le début de l’année, pointée dernièrement par un rapport de police particulièrement alarmant, confirme plus que jamais la nécessité vitale de rétablir de manière permanente nos frontières nationales, notamment par la sortie de la Lire l'intégralité de l'article

Marine Le Pen - 13h TF1 - Europeennes Mai 2014

2017 : un sondage place Marine Le Pen en tête du premier tour

François Hollande comme Manuel Valls seraient tous les deux battus avec 17% des voix au premier tour… Si la présidentielle avait lieu dimanche prochain Marine Le Pen (26%) et Nicolas Sarkozy (25%) seraient au second tour, que ce soit face à François Hollande ou Manuel Valls, lesquels seraient tous les Lire l'intégralité de l'article

Marine Le Pen - 2014

Désastre en Libye : les graves erreurs de Nicolas Sarkozy et du PS

Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National L’appel en catastrophe lancé par les capitales européennes, enjoignant les ressortissants occidentaux à quitter de toute urgence la Libye, en proie à une nouvelle guerre civile, illustre l’échec total de la politique étrangère de la France dans cette région, et en Lire l'intégralité de l'article

24 deptutes FN Front national au Parlement europeen - Elections Europeennes 25 mai 2014

Le Front National se donne plus de temps pour constituer un groupe au Parlement européen

Communiqué du Front National Fidèles à nos valeurs et nos engagements politiques, et en accord avec nos alliés politiques des partis de la Liberté en Autriche et aux Pays-Bas, du Vlaams Belang flamand et de la Ligue du Nord en Italie, nous avons fait le choix de privilégier la qualité Lire l'intégralité de l'article

Encart Front National - Flamme - logo

Mon adversaire c’est la finance mais ma conseillère économique est une banquière de Wall Street…

Communiqué du Front National François Hollande, au meeting du Bourget trois mois avant l’élection présidentielle, avait annoncé aux Français que la finance était son ennemi : « Mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc Lire l'intégralité de l'article

Archives catégories : Analyse

Humilier la Russie, un jeu stupide et dangereux…

Par Thibaut Ronet

La Russie de Vladimir Poutine est un partenaire naturel et une puissance avec laquelle il faut compter.

Dans un précédent article consacré à l’économie, j’ai évoqué de façon rapide un risque de troisième guerre mondiale qui serait à nos portes. J’avais envie de revenir sur ce sentiment, voire cette certitude, qui m’habite.
Faire un parallèle avec l’histoire est toujours un jeu risqué et dangereux car les mêmes causes ne produisent pas systématiquement les mêmes effets et, surtout, on nous a assez bassinés avec « les heures sombres de notre histoire ».
Pourtant, parmi d’autres facteurs, il y a deux causes majeures au déclenchement des précédentes guerres mondiales : la crise économique et l’humiliation. C’est une Allemagne humiliée par le traité de Versailles et ruinée à un niveau inimaginable aujourd’hui qui a envahi la Pologne.

Lire la suite sur bvoltaire.fr

Sauvegardons notre recherche en la dynamisant !

6515-marine_lepen_3Tribune libre de Marine Le Pen, présidente du Front National

Je partage l’inquiétude de la communauté scientifique devant la situation alarmante de notre recherche. Les réformes universitaires successives ont abouti à l’émergence d’un mille-feuille administratif et à l’étranglement financier de nombreuses universités, ces dernières se voyant contraintes de réduire fortement le nombre de postes permanents d’enseignants-chercheurs mis au concours. Dans le même temps, le CNRS a perdu plus de 800 postes permanents depuis 2002.

De surcroît, le financement de la recherche publique a été revu. Cette situation oblige les chercheurs à constituer des dossiers complexes et se révèle extrêmement chronophage. Il en résulte qu’un grand nombre de dossiers sont refusés pour de mauvaises raisons. A ce rythme, si rien n’est fait, la source des découvertes fondamentales ou appliquées va se tarir surtout au moment où les grands organismes de recherche publique ne peuvent plus mener dans des conditions acceptables des politiques de recherche à long terme.

Tout se passe comme si le but de cette politique démarrée en 2007, était d’obliger les chercheurs du secteur public à renoncer à la majeure partie de leur liberté de recherche académique pour assumer l’effort de recherche que nos entreprises ne parviennent plus à faire. Ces dernières, en effet, sont handicapées pour investir dans la recherche car elles subissent la politique de l’euro et la baisse de compétitivité qui en résulte.

Force est de constater encore que le saupoudrage des milliards du Crédit impôt recherche n’a pas empêché notre recherche industrielle et notre niveau de gamme de stagner.
La recherche industrielle allemande est au contraire florissante. Outre-Rhin, chaque entreprise définit sa propre politique de recherche couplée à une étude de marché, avant que ses chercheurs n’entrent en contact avec leurs collègues universitaires afin de résoudre les problèmes identifiés. Les élites allemandes sont largement formées par la recherche (27.000 thèses soutenues chaque année au rythme actuel) de sorte qu’il s’est instauré une culture de l’investissement dans la recherche-innovation à tous les niveaux du « vaisseau Allemagne ». Hélas, ce n’est pas le cas en France où 12.000 thèses seulement sont soutenues par an.

Si j’accède au pouvoir, je rétrocéderai la masse salariale des universités à l’État et simplifierai les structures administratives. Je permettrai aux chercheurs de retrouver leur liberté de recherche académique en réaffectant un financement récurrent correct à la recherche fondamentale.

En contrepartie, les crédits de la recherche finalisée à court terme seront diminués et l’organisation de cette dernière simplifiée et recentrée sur des objectifs ciblés. Il nous faudra pouvoir consacrer 3% du PIB à la recherche. Je mettrai en place un plan pluriannuel d’emplois statutaires pour les chercheurs et enseignants-chercheurs. Je prendrai des mesures fortes pour faire reconnaître le doctorat dans les conventions collectives et faciliter le recrutement de docteurs dans les secteurs clés de l’administration et de l’économie.

Mon programme économique permettra aux entreprises de retrouver une marge d’autofinancement et d’investir dans la recherche. Les chercheurs et enseignants-chercheurs du secteur public qui soutiendront une entreprise dans son effort de recherche pourront bénéficier, après évaluation, d’une reconnaissance dans le cadre des promotions.

J’ai beaucoup d’admiration pour nos chercheurs, ils constituent un formidable atout pour la France : sachons collectivement en tirer le meilleur !

Marine Le Pen

Ukraine : Obama ferait-il marche arrière ?

Libres propos du rédacteur de Metamag

Tout militaire le sait bien : il n’est pas possible de mener plusieurs fronts à la fois. Barak Obama viendrait enfin de le comprendre et peut-être de trancher. Il renoncerait pour l’instant à l’Ukraine. Il aurait décidé de ne plus soutenir le gouvernement de Kiev, son président Poroshenko et ses jeunes militants néonazis.

A Washington, le mardi 23 septembre, lors d’une réunion conjointe, Obama aurait déclaré qu’il recommandait à Poroshenko de rétablir de bonnes relations avec Moscou, tant sur le plan diplomatique qu’économique. De plus, Obama ne lui aurait promis que 50 millions de dollars pour faire face aux dettes de l’Ukraine, alors que celles-ci sont estimées au bas mot à 55 milliards de dollars et même pour certains à 100 milliards de dollars. L’Europe paiera le reste ! En tout cas, on le lui aurait demandé !…

Par ailleurs, des conseillers américains auraient ouvert les yeux du président américain sur les effets négatifs et contre-productifs d’un embargo économique contre la Russie, incitant indirectement la Russie à se rapprocher encore plus de la Chine, l’ennemi réel, l’ennemi de demain. Et puis, il y a l’État islamique, le dérapage du califat qui représente une menace autrement plus sérieuse que la Russie, notamment concernant les relations des États-Unis avec les États pétro-arabes du Golfe, mais aussi les intérêts américains au Proche et Moyen -Orient et surtout le problème de la survie d’Israël.

Or, l’État hébreu a toujours rencontré jusqu’à maintenant un soutien de poids chez Poutine. Jérusalem sait donc qu’elle peut toujours compter sur Moscou pour défendre sa patrie et elle s’interroge aujourd’hui sur la fiabilité du comportement imprévisible ou irrationnel des États-Unis sur le terrain oriental.

Israël a donc sans doute su convaincre Obama en haut lieu qu’il se trompait peut-être de cible. Il est clair en tout cas que le lobby juif américain a pesé un lourd poids dans la balance pour calmer le jeu ukrainien et permettre au président américain de sauver la face et surtout de mieux se consacrer à ses bombardements en Irak, en Syrie et pourquoi pas demain en Iran, le vieil objectif 2015 du plan.

La troisième guerre mondiale s’éloignerait de nouveau.

Double jeu : les méandres de l’attitude trouble de la Turquie face aux Califoutraques islamiques

Le gouvernement turc s’apprête à autoriser les avions militaires américains à utiliser la base d’Incirlik, dans un but humanitaire et logistique uniquement, mais reste réticent à l’idée de participer à une opération militaire. Ankara soutient particulièrement le Front islamiste (réunion de plusieurs mouvements rebelles syriens) qui a des liens indirects avec l’Etat islamique.

Entretien avec Alain Rodier, directeur de recherche au sein du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R)

Question :  Au mieux décrite comme prudente, au pire comme ambiguë, la position de la Turquie a souvent fluctué. Quelle a été l’attitude de la Turquie depuis que l’Etat islamique existe et commet ses exactions ?

Alain Rodier : L’Etat islamique d’Irak et du Levant (EIIL) devenu aujourd’hui l’Etat islamique tout court (ou Daesh, ce qui veut dire la même chose en arabe mais avec un côté péjoratif) existe presque depuis le début de la rébellion syrienne.

En effet, ce sont des troupes de l’Etat Islamique d’Irak (EII) qui existaient 2006 (en Irak) qui ont pénétré dans le pays dès la fin 2011. Ses forces s’approvisionnaient alors principalement en Irak mais aussi en Turquie, au milieu des autres groupes rebelles. Il était alors fait aucune distinction entre les « modérés » et les « radicaux », le seul objectif était de faire tomber le régime de Bashar el-Assad, ce qui devait intervenir rapidement.

Air France : un redécollage difficile

Libres propos de Jean Goychman

Une des particularités du transport aérien est que cette industrie ne peut pas stocker sa production. Les sièges restés vides d’un avion qui décolle représentent une recette définitivement perdue. L’économie de l’exploitation repose sur le produit de la recette unitaire (recette rapportée par chaque passager) multipliée par le nombre de passagers présents dans l’avion au décollage. Le coefficient de remplissage* d’équilibre représente le nombre de passagers minimum avec lequel l’avion doit décoller pour couvrir ses frais d’exploitation directs et indirects.

Chaque compagnie se trouve donc face au même dilemme : doit-on privilégier la recette unitaire (prix du billet vendu à chaque passager) ou le nombre de passagers embarqués ?
Jusqu’à la fin des années 70, les marchés domestiques étaient protégés par des accords entre transporteurs qui se partageaient les destinations intérieures et les vols internationaux faisaient l’objet d’accords bilatéraux.
Lorsque qu’une desserte générait un trafic très important, on pouvait trouver plusieurs transporteurs qui l’exploitaient simultanément, mais il y avait en général des accords tarifaires qui évitaient un « dumping » des prix.

La plupart des pays possédaient une ou deux compagnies aériennes qui couvraient les vols nationaux et internationaux. Les Etats-Unis, pour leur part, possédaient une vingtaine de transporteurs aériens différents, mais la taille du pays et le potentiel de clients leurs permettaient de ne pas se gêner entre eux.

République bananière d’Ukraine, épisode 5, saison 2 : tout ça pour ça !

Par Xavier Moreau, analyste géopolitique, spécialiste de la Russie et de l’Europe centrale

Vendredi 12 septembre 2014, le gouvernement de Kiev a annoncé que l’accord d’association avec l’Union européenne, bien que signé, ne serait mis en œuvre qu’à la fin 2015 – début 2016. Les 15 mois à venir devraient être mis à profit, pour se mettre d’accord avec la partie russe. C’est exactement ce que Vladimir Poutine avait proposé en décembre 2013. C’est également ce que proposait le Président Ianoukovitch à l’époque. Il a fallu 10 mois de conflit, de guerre civile, que Slaviansk soit rasée, Lougansk et Donetsk bombardées, 800 000 réfugiés en Russie, 10 000 morts en Ukraine, pour que les occidentaux finissent par adopter la solution d’une négociation tripartite. Par son refus initial, José-Manuel Barroso peut donc être considéré comme un des plus grands criminels de ce début du XXIe siècle. Cela dit, la mission de l’ancien maoïste devenu néoconservateur bushiste, et de l’Union européenne, est un succès pour ses commanditaires américains et allemands. Des slaves et des chrétiens s’entretuent, l’économie ukrainienne est détruite, son complexe militaro-industriel va disparaître, l’OTAN peut faire croire à son utilité. Il reste, que le renoncement à cet accord stupide, est la deuxième étape du fragile plan de paix, conçu par les Présidents russe et ukrainien.
La paix des Présidents

Nos lecteurs n’ont pas été surpris par la contre-offensive des rebelles, qui était déjà annoncée depuis deux mois. L’IFRI et la FRS se sont de nouveau ridiculisés, en manquant un événement parfaitement prévisible (à ne pas manquer, le débat « à la française » sur Arte avec Alexandra Goujon et Camille Grand, dans le rôle de Barbie et Ken). Si le gouvernement français était aussi bien informé que nos lecteurs, nous n’en serions sans doute pas là. L’autre élément que nous avions annoncé et qui s’amplifie, est l’implosion politico-économique de l’Ukraine.

Nous avons évoqué la pénurie de gaz, de charbon et d’électricité, les unes étant liées aux autres. La ville de Kharkov est désormais touchée, ayant presque épuisé ses réserves de charbon. À Lvov, les plaques d’égouts disparaissent les unes après les autres, volées et revendues au prix du métal. Le Président Porochenko semble avoir pris conscience du mensonge dans lequel ses conseillers l’entretenaient. Nous sommes en général très critiques vis-à-vis du Président ukrainien, mais on ne peut ici qu’admirer son courage. En mettant en œuvre un plan de paix avec Vladimir Poutine, il se trouve face à un bloc regroupant Washington, Bruxelles, Berlin, Yulia Timochenko, Igor Kolomoïski et l’ensemble des groupes paramilitaires néonazis. Ces derniers attendent désormais un nouveau Maïdan avec impatience.

Lire la suite sur realpolitik.tv

République bananière d’Ukraine, épisode 4, saison 2

Par Xavier Moreau, analyste géopolitique, spécialiste de la Russie et de l’Europe centrale

Le système ukrainien poursuit son effondrement politique, économique et militaire. Le calcul du Kremlin, qui consistait à attendre, que les réalités économiques ramènent le gouvernement oligarchique à la raison, semble fonctionner. La question qui se pose aujourd’hui, est de savoir s’il restera quelqu’un pour assumer les réformes constitutionnelles qui aboutiront à la fédéralisation du pays.

Situation militaire

Le 19 août dernier, Kiev a lancé une nouvelle fois ses forces à l’assaut, et de nouveau sans résultats. En fait, les rebelles laissent approcher les troupes ukrainiennes, et en combat rapproché, la supériorité de l’infanterie de Nouvelle Russie fait la différence, particulièrement contre des troupes démoralisées, ou trop habituées aux beuveries de Maïdan. L’artillerie rebelle, plus professionnelle et manœuvrière, emporte régulièrement les duels contre celle de Kiev, qui ne peut que riposter en bombardant les agglomérations à l’aveuglette.

Les tergiversations sur le convoi humanitaire russe ne sont pas liées à la possibilité que les Russes y aient caché une division parachutiste ou des T-90, mais au fait, que cette aide remet en question les efforts de Kiev pour affamer les habitants de Nouvelle Russie. Toute la stratégie de la Junte repose sur l’espoir de répéter ce qui s’est passé à Slaviansk. Notons que la tentative de couper l’approvisionnement en eau à Donetsk a échoué, l’administration de la ville ayant réussi à rétablir les stations de pompage. Fatigués de l’anarchie kiévienne et confiants dans la maîtrise du terrain par les guerriers de la LNR, les Russes ont envoyé leur convoi qui est arrivé aujourd’hui à Lougansk. La crise humanitaire est désormais impossible à nier pour Kiev, d’autant plus que son armée en est également victime.

L’OSCE continue de donner raison à la Russie, et les soldats ukrainiens, faute de combattre efficacement les guerriers du Donbass, en sont réduits à tourner des vidéos où ils se font passer pour des soldats russes prisonniers. Tandis que Pravy Sektor et le SBU torturent et brutalisent leurs prisonniers, l’armée de Nouvelle Russie met un point d’honneur à traiter les siens correctement. Les Ukrainiens capturés sont autorisés à appeler leur famille restée sans nouvelles. L’effet est dévastateur à l’arrière, car Kiev nie l’hécatombe dont son armée est victime. C’est une nouvelle fois le choc entre la sauvagerie de la modernité occidentale et l’Europe chrétienne.

Les Russes n’ont pas besoin d’envoyer du matériel car, comme le soulignait non sans humour le premier ministre de la DNR, Alexandre Zakharchenko, le fournisseur unique et fiable en matière d’armements pour les rebelles reste l’armée ukrainienne. Du côté russe proviennent certainement des volontaires et de l’argent, mais cette guerre est une guerre civile, que Kiev est en train de perdre, faute d’avoir voulu l’admettre.

Il semblerait que la contre-offensive annoncée régulièrement depuis 3 semaines a commencé. Sur tous les points du front, les forces kiéviennes reculent. L’objectif de la Nouvelle Russie est de contrôler totalement la zone tampon avec la frontière russe et ses liaisons avec Lougansk. Ces premiers objectifs atteints, les fédéralistes pourraient se retourner, si leurs réserves le leur permettent, vers Slaviansk et Marioupol. Les jours qui viennent devraient être décisifs.

Lire la suite sur realpolitik.tv

La déflation, c’est maintenant !

Bruno LemairePar Bruno Lemaire, secrétaire général d’Idées Nation

Essayons d’y voir clair, plutôt que d’utiliser le langage pédant cher aux ‘experts’ de toutes sortes.

L’économie française, et peut-être européenne, est en panne, c’est-à-dire que nous ne produisons pas plus de biens et services qu’il y a 6 ou 7 ans, pour une population qui s’est accrue pourtant de près de deux millions de personnes, et un chômage qui a  augmenté de plus d’un million d’âmes.

Notre pouvoir d’achat moyen, qui, pour certains s’est simplement transformé en simple pouvoir de survie, a donc lui aussi diminué.

Quant à la hausse des prix, plus couramment appelée « inflation », elle n’a jamais été aussi faible, du moins officiellement.

Alors, succès ou échec que cette inflation tant décriée ?

Faut-il rappeler que pendant les « trente glorieuses », de 1947 à 1973 (pas tout à fait trente ans donc …) la croissance française était de l’ordre de 5%, avec une inflation du même ordre, ce qui ne gênait que les « rentiers », pas les « travailleurs », et ce avec un chômage quasiment inexistant.

Alors non, l’inflation n’est pas un mal absolu : le véritable danger, serait une hyperinflation, c’est-à-dire une inflation incontrôlable. Mais nous en sommes bien loin.

Cela étant, pourquoi une inflation (officielle) si faible est-elle dommageable ?

Pour une raison bien simple, ceux qui ont de l’argent, beaucoup d’argent, préfèrent investir, ou spéculer, là où le marché monte – à la Bourse par exemple – plutôt que dans un secteur où les prix stagnent, voire baissent. Qui va acheter, pour les revendre, des marchandises, lorsque l’on craint que les prix à la revente soient plus bas encore que les prix d’achat.

Certes les « petits », les « sans-grade », aimeraient bien acheter « à prix bas ». Mais eux n’ont déjà plus le moyen d’acheter quoi que ce soit.

Forcer les « riches » ou les « gros rentiers » à dépenser ? Comment ? Ce n’est sûrement pas en faisant appel à leur sens civique que cela peut marcher, et les inciter à sortir de la « trappe à liquidités » évoquée par Keynes.

Lorsque l’on voit les sommes énormes injectées par la BCE dans l’économie européenne, mais qui se retrouvent simplement dans les bilans des banques ou les comptes des spéculateurs, c’est-à-dire dans l’économie financière, et non dans l’économie réelle, celle de tous les jours, celle des commerçants, artisans, entrepreneurs , ménages, on voit bien que ce n’est pas en jouant sur la quantité de monnaie, ou même sur le taux d’intérêt, qu’il faut agir.

Non, c’est en faisant en sorte que l’argent, qui existe, soit à la disposition de tous ceux qui en ont besoin, dans la consommation comme dans la production et, par-dessus tout, que cet argent ne soit pas thésaurisé. En d’autres termes, que l’argent soit périssable, comme toute autre marchandise. C’est la seule façon de lutter contre cette panne de consommation et d’investissement ‘physique’ dénoncée par nos élites, mais qui se gardent bien d’y apporter le moindre remède, de peur de déranger leurs « amis de la finance ».

C’est pourtant d’une profonde réforme du système monétaire et financier dont la France a besoin.

La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français

Par Aymeric Chauprade, géopolitologue, député français au Parlement européen, conseiller de la Présidente du Front national pour les questions internationales

Il est loin le temps où le monde arabe rêvait de développement, de modernisation, de sécularisation d’un islam sunnite toujours menaçant pour les minorités chrétiennes et chiites. Ce temps là c’était celui du nationalisme arabe, de Nasser jusqu’à Saddam Hussein en passant par Hafez al-Assad. Le temps de régimes autoritaires tournés vers le développement et qui offraient aux femmes, aux chrétiens et à toutes les minorités un rempart face au fondamentalisme sunnite autant que d’inéluctables perspectives d’ouverture démocratique si l’on avait bien voulu laisser les processus internes se dérouler à leur rythme historique. C’était aussi le temps où la cause palestinienne était encore une cause nationaliste et pas encore une cause islamique. Seulement voilà, de l’eau a coulé sous les ponts et l’Autorité palestinienne comme le Fatah ont été effacés par le Hamas.

Prendre acte de la disparition du nationalisme arabe

Ce temps des nationalismes arabes est bien révolu. Rongé par la corruption de ses propres élites, dévasté volontairement par la politique américaine (ennemie des nationalismes pétroliers) autant que par l’énorme erreur stratégique d’Israël avec lequel il aurait pu s’entendre pour assurer à la fois l’existence d’un Etat palestinien et la sécurité de l’Etat juif, le nationalisme arabe a signé son acte de décès.
En septembre 2001, la collusion probable entre une partie de l’Etat profond américain et l’Etat profond saoudien (ses services de renseignement), qui fut une sorte d’aboutissement paroxystique d’une alliance monstrueuse née dans la guerre d’Afghanistan face aux Soviétiques, créa une onde sismique mondiale. Le fondamentalisme sunnite se déchaîna tandis que les Etats-Unis, profitant de la « guerre contre le terrorisme » tentèrent d’opposer l’utopie d’un projet unipolaire à l’évidence du monde multipolaire.
Les partisans de la politique américaine purent successivement applaudir la guerre en Afghanistan contre des Talibans que Washington, Islamabad et Riyad avaient créés, la destruction du régime de Saddam Hussein à Bagdad, les révolutions colorées en Géorgie puis en Ukraine pour faire pièce à une Russie renaissante grâce à Vladimir Poutine, ou bien encore la politique d’isolement de Téhéran au prétexte d’une possible bombe iranienne.
Fiction occidentale, le « Printemps arabe » ne fut qu’un sombre festival qataro-saoudien. Le Qatar et ses amis « Frères musulmans » purent s’offrir les régimes Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Egypte, Kadhafi en Libye, la terreur et le chaos en Syrie. Quant à l’Arabie Saoudite, elle emporta le deuxième acte au Caire en éliminant, grâce aux généraux égyptiens, Morsi et ses Frères musulmans mais elle disputa au Qatar l’influence sur les groupes terroristes en Syrie.
Toute cette oeuvre funeste d’égorgements, de décapitations, de viols des jeunes chrétiennes ou chiites vierges, d’exécutions sommaires, de prisonniers enterrés vivants, de vidéos macabres postées sur utube et téléchargées des dizaines de milliers de fois dans nos banlieues, tout cela nous le devons « à nos magnifiques alliés », nos nouveaux amis du Moyen-Orient, gorgés de pétro-dollars, le Qatar et l’Arabie Saoudite.

Le bilan de Sarkozy et Hollande au Moyen-Orient : chaos islamiste et crimes contre l’Humanité

La dernière fois que nos gouvernants eurent un peu de bon sens au Moyen-Orient ce fut en 2003 quand Chirac refusa de s’associer à la guerre américaine en Irak. Certes notre politique était alors à la remorque de l’Histoire ; certes elle s’accrochait à des régimes finissants, mais c’était une politique « du moindre mal » et ce n’était déjà pas mal. Du moins nos ambassadeurs arabisants de l’époque, avant que Sarkozy et Hollande ne remplacent ceux-ci par des humanitaires naïfs quand ils n’étaient pas des hommes d’affaires cyniques, du moins ces vrais ambassadeurs (comme celui qui m’avait accueilli en février 2003 à Bagdad pour rendre à Tarik Aziz sans doute l’une de ses dernières visites) connaissaient-ils cet Orient compliqué et anticipaient-ils les horribles carnages communautaires qui devaient inéluctablement se produire en lieu et place des vieux régimes « laïcs ».

République bananière d’Ukraine / Saison 3 : l’empire du mensonge

A chaque fois qu’une agglomération, ou même le moindre village, est « libéré » par les troupes de Kiev, le régime fait repeindre les murs aux couleurs du drapeau de l’Ukraine « proeuropéenne »… C’est du meilleur effet !

Par Xavier Moreau, analyste géopolitique spécialiste de la Russie et de l’Europe centrale

Situation sur le terrain

Pour le détail de la situation, nous recommandons les analyses de Jacques Frère, parfaitement documentées et précises. Nous retiendrons de ces 15 derniers jours d’affrontements les éléments suivants :

- L’armée ukrainienne a lancé une offensive immédiatement après la chute du Boeing malaisien en en profitant pour faire un carnage à Lougansk, le jour suivant.

- L’armée ukrainienne a obtenu d’excellents résultats en matière de destruction des civils et des infrastructures avec l’objectif, désormais évident, de transformer Lougansk puis Donetsk en Slaviansk géant. Les villes se trouvent privées, tout ou partie, d’électricité, d’eau, de nourriture et de médicaments. En ce sens l’offensive de Kiev est un succès.

- En revanche, du point de vue militaire, l’armée ukrainienne continue de se faire tailler en pièces depuis 15 jours, tandis que les désertions se multiplient.

- Le conseil de sécurité ukrainien et les généraux ukrainiens se comportent à l’évidence comme les plus mauvais chefs bolchéviques de 1941 et 1942. Ils comptent sur des vagues humaines mal entraînées pour compenser leur incompétence. Le rôle du NKVD est, cette fois, tenu par le « Pravy Sektor » qui, faute de se battre correctement, est chargé d’abattre les « traîtres » ou les hésitants et de punir au besoin ceux des soldats ukrainiens qui, à court d’eau, de vivres, de munitions et d’ordres ont trouvé refuge en Russie. Le travail ne devrait pas leur manquer puisque 438 soldats ont traversé la frontière, le 3 août dernier. « Pravy Sektor » a été rejoint par une poignée de néonazis italiens, suédois et même par un marginal français. Son ralliement à la milice de Kolomoïski est sans doute un moyen pour lui de se racheter de l’époque où il appelait au meurtre de Laurent Fabius (pour ceux qui veulent l’aider à repartir, c’est 50 €, à votre bon cœur…).

- L’offensive ukrainienne avait deux objectifs : prendre le contrôle de la zone du crash de l’avion malaisien pour y effacer les preuves qui pourraient incriminer Kiev et, dans le même temps, encercler Donetsk et Lougansk. La précipitation liée au premier objectif est peut-être une des raisons de l’échec catastrophique de cette offensive.

- Comme nous l’analysions précédemment, tout va se jouer sur la capacité de résistance des populations des villes de Donetsk et de Lougansk, malgré la crise humanitaire. L’armée ukrainienne utilise désormais ouvertement des bombes au phosphore, à fragmentation et des missiles balistiques SS 21. Ces derniers, avec une ogive de 500 kg, ne sont d’aucune utilité contre une guérilla, mais feront merveille contre les maisons, les hôpitaux, les centrales électriques ou d’épuration, qui sont les cibles fixées par les conseillers militaires américains.

- Certaines sources, non confirmées chez les rebelles, font état d’une « surprise » que préparerait l’état-major de Nouvelle Russie, qui pourrait constituer une offensive rebelle dans les prochaines semaines. Cela confirmerait la montée en puissance de l’armée rebelle, sous les ordres du colonel Strelkov, qui fait désormais figure de légende en Nouvelle Russie.

Lire la suite sur realpolitik.tv

Ukraine / MH17 : vers la vérité ?

Eureka ! La puissante Amérique à la preuve de l'implication de Poutine !

Eurêka ! La puissante Amérique a la preuve de l’implication de Poutine ! La CIA et le SBU viennent de fournir aux enquêteurs cette photo compromettante et qui est LA preuve irréfutable.

Par Jacques Sapir

Plus le temps passe et plus les questions posées par le crash du vol MH17 se font pesantes. Désormais, le grand journaliste américain Robert Parry, l’homme qui révéla entre autres les opérations illégales de l’époque Reagan (la filière Iran-Contra), vient de publier sur le site de sa fondation [1] plusieurs articles importants, mettant en cause soit l’armée ukrainienne[2], soit un mystérieux « défecteur » de cette armée[3]. On peut donc tenter de reformuler précisément ces questions. Mais, pour cela, il faut commencer par savoir de quoi l’on parle.

[...]

Le gouvernement américain soutient que c’est un missile sol-air, tiré depuis la zone sous le contrôle des insurgés, qui est responsable de cette catastrophe. Il prétend avoir des clichés par satellite. La batterie de missile serait venue de Russie quelques jours avant le tir. Mais, la distance entre le point probable d’impact du missile et celui de l’écrasement du MH17 rend cette hypothèse très peu probable. De plus, les opérateurs insurgés n’ont pu être mis au courant des procédures minimales pour tirer le missile en si peu de temps. Il faut plusieurs semaines pour former, même sommairement, des opérateurs. Certes, il est parfaitement possible que ces opérateurs aient été sommairement entraînés en Russie, mais cela implique un délai d’au moins 15 jours et plus probablement de 21 jours, et place la date de décision de livrer une batterie de SAM-17 aux insurgés vers le 25 juin, dernier délai. Ce n’est pas complètement impossible, mais rien, dans les combats qui avaient lieu à l’époque, ne justifiait la livraison de ce type de matériel. Nous sommes face à deux incohérences.

Robert Parry fait, quant à lui, mention d’une source à la CIA, qui lui aurait indiqué que le missile aurait été tiré par des soldats ukrainiens, loyaux a gouvernement de Kiev, qui auraient été en état d’ébriété au moment du tir :

« …the initial assessment was that the troops were Ukrainian soldiers. There also was the suggestion that the soldiers involved were undisciplined and possibly drunk, since the imagery showed what looked like beer bottles scattered around the site, the source said[5] »

Le Los Angeles Times de mardi 22 juillet signale la possibilité que : “U.S. intelligence agencies have so far been unable to determine the nationalities or identities of the crew that launched the missile. U.S. officials said it was possible the SA-11 [anti-aircraft missile] was launched by a defector from the Ukrainian military who was trained to use similar missile systems. [6]». Autrement dit, ce serait un « défecteur » de l’armée ukrainienne qui aurait tiré le missile, depuis une zone contrôlée par l’armée de Kiev. Notons que ceci résoudrait la contradiction sur la distance entre la zone d’impact du missile et la zone ou s’est écrasé le MH17.

Par ailleurs, des rumeurs font état d’avions de combat ukrainiens qui auraient escorté le MH17, et on ne peut exclure que l’un d’entre eux l’ait abattu.

[...]

__________

[5] http://consortiumnews.com/2014/07/20/what-did-us-spy-satellites-see-in-ukraine/ p.3.

[6] http://consortiumnews.com/2014/07/22/the-mystery-of-a-ukrainian-army-defector/ p.3.

Lire l’article en entier

République bananière d’Ukraine, épisode 2, saison 2 : États-Unis 1 – Allemagne/France 0

Par Xavier Moreau, analyste géopolitique spécialiste de l’Europe centrale et de la Russie

 Nous évoquions dans notre dernière analyse les influences auxquelles le Président Porochenko était soumis. D’un côté un bloc américano-bruxello-oligarcho-national-socialiste, de l’autre côté la France et l’Allemagne qui tentent de réparer l’aventurisme auquel, il faut bien le reconnaître, Berlin a à l’origine largement contribué. Faute de relais suffisants à Kiev, Paris et Berlin sont pour l’instant tenus en échec. Le Département d’État américain n’a d’ailleurs pas autorisé le Président ukrainien à se rendre à Rio, où une rencontre avec le Président russe et la Chancelière Merkel auraient pu l’éloigner de la guerre totale contre les Ukrainiens de l’est, que Washington exige.

C’est la solution radicale réclamée par le « Pravy Sektor » et Igor Kolomoïski qui est suivie par Kiev. Le Président Porochenko est sous la coupe des ultras et a manqué d’utiliser à son avantage la « divine surprise » de Slaviansk. La chute de cette ville aurait été un moyen d’aborder, en vainqueur, les négociations avec la Nouvelle Russie. Au lieu de cela, nous avons eu droit à une succession de discours aussi belliqueux que ridicules. Vraisemblablement, le Président ukrainien se méprend sur ce qui s’est réellement passé à Slaviansk. Sans doute est-il désinformé à dessein par ses services de renseignements et son état-major, totalement sous la coupe de Washington et des néonazis ukrainiens. L’ancien Président par intérim, Alexandre Turchinov, a d’ailleurs affirmé avoir été désinformé pendant trois mois, par ces mêmes services, sur la réalité d’une invasion russe. Rappelons que les services secrets ukrainiens sont dirigés par Valentin Nalyvaichenko, ancien consul général d’Ukraine à Washington, et que la CIA a établi ses bureaux au sein même du bâtiment du SBU.

La destruction du Boeing 777 malaisien comme symbole du délitement de l’État et de l’armée ukrainienne

Au moment où nous nous apprêtions à mettre cet article en ligne, la DCA ukrainienne a détruit, une nouvelle fois, un avion de ligne civil au-dessus de son territoire. La première fois en octobre 2001, Kiev avait d’abord nié, puis avait attendu une semaine pour reconnaître sa responsabilité. Gageons que le processus sera identique même si, étant données les circonstances, il prendra plus de temps. Cela a donné l’occasion à Pierre Servent de raconter tout et n’importe quoi, comme à son habitude. Réjouissons-nous qu’un de ses amis l’ait prévenu de ses âneries, entre sa réponse au Figaro et son interview sur France 2. Dans la même catégorie de pseudo-expert, on trouve François Heisbourg, pourtant membre de la Fondation pour la recherche stratégique. Ce Danube de la pensée militaire ignore que les Buk en service dans l’armée ukrainienne sont une version ancienne et ne sont pas « très modernes » (introduits en 1998), que les « séparatistes » n’en n’ont récupéré qu’un exemplaire et qu’ils n’ont jamais réussi à le faire fonctionner. Mais même si cela avait été le cas, quelle serait la faisabilité du tir. Le Buk M1-2 peut détecter et détruire une cible dans un rayon de 45 km jusqu’à une altitude de 25 000 mètres. Pour un avion de ligne volant à 10 500 mètres à 950 km/h, cela suppose une fenêtre de détection et de tir de 4 minutes environ. C’est donc tout simplement impossible pour un seul système et même très difficile pour plusieurs batteries de missiles. Ce qui veut dire que contrairement à ce que racontent les pseudo-experts dans la presse française, le Buk n’est pas le seul suspect. Les systèmes S-200 (celui utilisé en 2001) ou S-300, ou encore la chasse ukrainienne sont des coupables tout à fait possibles.

Lire la suite sur realpolitik.tv

Argent public et argent privé : une monnaie irrémédiablement liée aux dettes

Bruno LemaireTribune libre de Bruno Lemaire, Club Idées Nation

Appauvrir la France pour rembourser ses dettes est suicidaire.
Q. La dette publique de la France est très importante (1980 milliards mi 2014). Lors des débats budgétaires de 2013-2014, certains ont parlé de relancer la croissance, d’autres disent que c’est impossible sans aggraver encore cette dette. Qu’en pensez-vous ?
Le problème de la dette est certes important, mais n’a pas grand-chose à voir avec une croissance éventuelle, même si l’idéologie dominante veut nous faire croire le contraire. La relance de l’économie, qui se traduirait par une croissance du PIB, peut être financée de diverses façons, pas nécessairement en s’endettant.

Q. Hum. Pourriez-vous préciser tout cela ?
La croissance, en supposant qu’elle soit physiquement possible (capacités de production, en hommes, en machines, en matières premières) et intéressante (d’un point de vue des consommateurs et de l’environnement), ne peut pas reposer uniquement sur une épargne préliminaire. Il faut donc un financement supplémentaire, gagé sur des anticipations.

Q. Mais qui va « avancer » ce financement pour accompagner cette croissance ?
En fait, on peut toujours se ramener à deux possibilités, un financement privé, et un financement public. Le financement privé se fera par création monétaire (nous avons supposé ici que l’épargne disponible ne permettait pas de financer toute la croissance envisagée), et cette monnaie nouvellement créée (par les banques de second rang dans le cas d’un financement privé), il faudra bien la rembourser.

Société : de plus en plus de personnes âgées sont totalement isolées

En ce début d’été où les grandes villes vont se vider, l’enquête annuelle de la Fondation de France sur les solitudes révèle une situation alarmante : les plus de 75 ans sont de plus en plus seuls.

Ne plus recevoir de coups de fil de sa famille, ne plus avoir de collègues, penser à ses amis au passé et ne même pas pouvoir compter sur ses voisins pour frapper à votre porte en cas de pépin… ou de canicule. La solitude subie, durable, objective, touche 5 millions de Français. C’est ce que révèle la fourmillante et accablante étude annuelle* de la Fondation de France, dont le Parisien publie les résultats.
C’est un million de Français isolés de plus qu’en 2010 et ce serait déjà alarmant si un autre chiffre ne sautait aussitôt aux yeux : parmi eux, la proportion des plus de 75 ans a considérablement augmenté. Ils étaient 16 % en 2010 à vivre totalement seuls, ils sont désormais… 27 %. « C’est une progression effarante, et une bombe à retardement », estime Francis Charhon, le directeur général de l’organisme de mécénat, qui soutient des milliers d’initiatives en direction de ces Français en rupture de liens. « On pourrait penser que la cause est démographique : ils sont plus nombreux, donc ils sont mathématiquement plus seuls. Mais c’est plus grave que cela. Il y a un vrai délitement du lien social, notamment en ville. Il y a de plus en plus de personnes âgées qui n’attendent plus que le facteur, qui n’apporte que des factures. »

Lire l’intégralité de l’article

République bananière d’Ukraine, épisode 1, saison 2 : l’Ukraine après Maïdan

Par Xavier Moreau, analyste géopolitique, spécialiste de l’Europe centrale et de la Russie

En décembre 2013, l’Ukraine obtient de la Russie un prêt de 15 milliards de dollars, le prix du gaz le plus bas d’Europe, un programme de réindustrialisation pour son complexe militaro-industriel et Vladimir Poutine n’imagine même pas que la Crimée puisse être réunifiée à la Russie. Fin juin 2014, Maïdan a fait passer l’Ukraine d’un pays européen en voie de développement à un pays ruiné. Il faudra des années à l’Ukraine pour rétablir son économie. Les États-Unis, avec la complicité de l’Union européenne, ont détruit l’Ukraine plutôt que de la laisser suivre son propre chemin entre la Russie et le reste de l’Europe. L’élection de Petro Porochenko peut être le premier pas vers une tentative de reconstruction de l’Ukraine, sur de nouvelles bases. Pour cela, le nouveau Président devra faire face à une Amérique sans scrupules, qui s’appuie encore et toujours sur les forces mafieuses et radicales des pays qu’elle souhaite conquérir.

Lire la suite sur realpolitik.tv