Archives catégories : Analyse

Législative partielle de l’Oise : les électeurs PS n’ont pas massivement voté pour le FN

pf_italianiSelon une étude interne du PS fondée sur l’étude des listes d’émargements de la 2e circonscription de l’Oise, démentant une thèse selon laquelle 43 % des électeurs PS du premier tour avaient glissé un bulletin FN au second tour…

« Non, les électeurs PS n’ont pas voté massivement FN au 2nd tour » de la législative partielle de l’Oise le 17 mars dernier, comme cela avait été relayé à chaud, clame une note interne du PS que 20 Minutes s’est procurée. Rue de Solferino, on fulminait contre cette analyse très reprise dès le lendemain du vote par l’UMP et qui s’appuyait sur le travail de Joël Gombin, un doctorant en sciences politiques. A l’aide d’un modèle statistique appliqué aux bureaux de vote, il était arrivé sur son blog à la conclusion que 43 % des électeurs de la socialiste Sylvie Houssin du premier tour s’étaient reportés au second tour sur la candidate FN Florence Italiani (48,6 %, contre 51,4 % pour Mancel).

Le PS récusait cette analyse « hâtive » et attendait l’étude des listes d’émargements de la 2e circonscription de l’Oise (les résultats du ministère de l’Intérieur par ici, NDLR). C’est chose faite avec la note de deux pages réalisée par la Fédération de l’Oise sur la base de l’étude de 84 % des listes d’émargements, qui montre « un fort changement du corps des votants entre les deux tours du scrutin » et bat de fait en brèche la théorie d’un électorat socialiste votant FN. Quelque 4.689 électeurs du premier tour ne se sont pas déplacés au second tour et en revanche, 6.356 électeurs qui ont voté au second tour ne s’étaient pas déplacés au premier tour. Pour rappel, la candidate FN a progressé de quelque 6.000 voix entre les deux tours contre 3.000 voix de plus pour le candidat UMP.

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Algérie, dinar et bobards

dinar-algerienCorrespondance particulière

D’un point de vue dogmatique, la monnaie algérienne est réduite à un simple moyen de paiement : le dinar algérien n’est pas une devise, car le dinar algérien n’est pas échangeable. La Banque centrale algérienne émet régulièrement des notes, que les établissements bancaires de premier rang, les banques, ont l’obligation d’appliquer. Il n’en demeure pas moins que ces fameuses notes échappent à tout cadre législatif.

Par ailleurs, la Banque centrale algérienne informe ses interlocuteurs comme les entreprises étrangères par exemple, qu’elles doivent payer leurs salariés expatriés en Algérie en dinar algérien. La Banque centrale algérienne, selon ses propres termes, considère alors les émoluments des salariés expatriés comme “transférables”.

Ce terme de “transférable”, est confondu à tort, y compris par les autorités françaises complices, avec “échangeable”. Ceci est non seulement un hiatus sémantique mais encore se vérifie dans les faits : le taux de conversion (et non taux de change) est déterminé par la Banque centrale algérienne, et pas sur le marché international interbancaire des devises.

Les funérailles de la Défense

Mali armée françaiseLibres propos

Alors que le Livre blanc de la Défense dans sa version définitive devrait être présenté au chef de l’Etat le 29 avril, soit avec 4 mois de retard sur les prévisions, il restera encore à établir la loi de programmation militaire (LPM) soit avant août soit à la rentrée (selon Jean Dominique Merchet).

J’avais baptisé ce livre blanc, « l’Arlésienne », il y a quelque temps, mais cette fois, il semblerait bien que la messe est dite, que la sentence va tomber et qu’à l’automne au plus tard, elle sera appliquée.
On se croirait au tiercé

France / Prévisions de croissance : le gouvernement d’Hollande n’est pas crédible !

Croissance nulle 2013 - Le change ment c'est maintenant avec hollande et AyraultCe matin, le Haut conseil des Finances publiques (HCFP) a annoncé en toute franchise que les prévisions économiques présentées, par les ministres socialistes du gouvernement de François Hollande pour les années 2013 et 2014 très récemment,  sont tout bonnement « trop optimistes ! »

En effet, le consortium d’experts exigé par le traité budgétaire européen reconnaît que la France finira l’année 2013 par une baisse de l’activité autour de 0,5 % et que le gouvernement dirigé par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault sous l’égide du président de la République, François Hollande, n’est pas crédible !

Note NPInfo : le FMI (Fond monétaire international) indique à l’instant que la France sera en récession de 0,1 % en 2013 !

BFM Business / Explosions meurtrières à Boston : Xavier Raufer souligne les insuffisances de la sécurité US

xavier-rauferXavier Raufer, criminologue français, directeur des études au Département de recherches sur les menaces criminelles contemporaines à l’Université Paris II, est l’« Invité » de BFM Business présenté par Emmanuel Duteil.

Il réagit à la suite des explosions meurtrières qui se sont déroulées hier après-midi sur le parcours du marathon de Boston aux États-Unis faisant 3 morts et de nombreux blessés dont un certain nombre dans un état grave.

Pour Xavier Raufer, depuis le 11 septembre 2001, « sans doute 1.000 milliards de dollars ont été dépensés au cours de la décennie passée pour le renseignement et singulièrement bien sûr sur le renseignement antiterroriste. Et voilà le président des États-Unis amené à arriver à la télévision et à dire qu’il ne sait rien… Vous vous rendez compte de l’échec absolument abominable ? »

Parution de patrimoine politique : c’est le concours Lépine du misérabilisme !

Jerome DedeyanDans l’émission « Les Experts » diffusée quotidiennement le matin sur la chaîne de l’économie BFM Business, jeudi dernier 11 avril 2013, le débat a porté sur les conséquences de l’affaire Cahuzac (mensonges, évasion fiscale, etc.) qui éclabousse et embrase le système UMPS et notamment le gouvernement socialiste de François Hollande.

Jérôme Dedeyan, président de Débory-Erès, réagit au sujet de la création d’une haute autorité de surveillance des patrimoines des politiques :

« J’ai un vrai problème avec ce déballage de misérabilisme, sur le patrimoine des hommes politiques : de la même manière que la transparence sur les salaires des patrons a créé une inflation absolument délirante, la transparence sur le patrimoine des politiques va créer une course au misérabilisme. »

Jérôme Dedeyan décrit une situation hallucinante sans citer de noms :

« On a même-là des ministres qui affichent leur patrimoine en revendiquant qu’ils ne détiennent pas une seule Sicav action et ils en font une fierté ! Donc si vous voulez, on marche complètement sur la tête ! On ne me fera pas croire en plus qu’un politique qui a fait carrière dans la politique, qui a eu des mandats qui lui ont rapporté plusieurs milliers d’euros par mois, alors qu’on sait qu’ils ont des facilités légitimes de logements de fonction, etc., n’est pas capable de mettre de côté. Je ne crois pas un instant qu’ils peuvent ne pas avoir 1.000 euros en assurance-vie, 500 euros sur le livret A, et un appartement à 200.000 euros, ça n’est pas possible ! Donc, on nous prend pour des abrutis… »

Confiance des Français : Hollande continue de plonger

Hollande l'autre pays du chômageLa cote de confiance de François Hollande n’est plus qu’à 29 % en avril dans le baromètre CSA pour Les Échos. En baisse de 4 points sur un mois, c’est la première fois qu’il tombe sous la barre des 30 %. Onze mois seulement après être arrivé au pouvoir, le chef de l’État bat le record de Nicolas Sarkozy qui était à 30 % en mars 2011.

François Hollande n’est plus qu’à quelques encablures du record détenu, dans les deux dernières décennies, par Jacques Chirac avec 26 % en 2006, à la fin de son second mandat. Dans le même temps, le nombre de Français qui disent ne pas faire confiance à l’actuel locataire de l’Élysée pour « affronter efficacement les principaux problèmes » augmente de 5 points, à 67 %. Même tendance pour Jean-Marc Ayrault. Plus bas encore que le président, le Premier ministre ne recueille que 26 % d’opinions favorables pour 66 % de mauvaises.

Le président de la République fait évidemment les frais de l’affaire Cahuzac. Mais pas seulement. L’électrochoc provoqué par l’aveu de l’ancien ministre du Budget « a radicalisé, accéléré, un mouvement de baisse déjà sensible », souligne Jérôme Sainte-Marie, le directeur du département politique-opinion de CSA. La moitié des personnes interrogées par l’institut sur le terrain l’a en effet été avant que cette bombe politique n’éclate.

Olivier Delamarche / crise de la zone euro : « Ça fuite de partout ! »

Olivier DelamarcheOlivier Delamarche, associé gérant chez Platinium Gestion, dans l’émission « Les points sur les i » diffusée sur BFM Business ce mardi 2 avril 2013, donne son avis au sujet de la crise de la zone euro qui s’accélère dans tous les pays membres.

Après, la Grèce, l’Italie, l’Espagne, puis Chypre, c’est au tour de la Slovénie.

Olivier Delamarche réagit ironiquement au sujet de la monnaie unique qui résiste malgré la réalité économique catastrophique et ne reflète donc pas la réalité du marché : « Ça fuite de partout, l’Italie, il n’y a pas de gouvernement, l’Espagne s’enfonce dans la crise, Chypre c’est quand même un taudis dont on n’est pas prêt de sortir comme la Grèce.

Surtout les marchés continuent de faire comme si de rien n’était, comme si tout allait bien, comme si l’euro était une monnaie qui comptait, c’est assez extraordinaire ! »

Et il précise : « On veut que les marchés restent calmes, parce que c’est quand même beaucoup plus facile de tondre quelqu’un qui ne bouge pas, que quelqu’un qui est en pleine panique ! »

Le lobby bancaire suggère à l’Eurogroupe de sortir Chypre de la zone euro

IIF veut la sortie de Chypre de la zone euro

L’Institut de la finance internationale (IIF), le grand lobby bancaire mondial, ce consortium qui regroupe 470 principales banques du monde aimeraient bien que les Chypriotes sortent de leur zone euro craquelée de partout. La zone euro ponctionne l’argent des peuples mais Chypre n’a plus rien à ponctionner.

Pour Chypre l’argument avancé par l’IIF s’articule sur le fait que s’ils sortent de l’euro, ça va leur permettre de retrouver leur monnaie et « ainsi dévaluer et retrouver des marges de manœuvre ». On croit rêver car pourquoi ce serait bon pour Chypre et pas pour les autres pays de la zone euro comme la France ainsi que l’a souvent expliqué Marine Le Pen lors de la campagne présidentielle de 2012.

Encore plus étonnant, le chef économiste de l’IIF, Philip Suttle, indique que « Chypre est en train de pâtir de tous les coûts liés (…) à l’euro, sans avoir aucun des bénéfices », ce que dit le Front National depuis plus de 10 ans.

Lire l’article suivant : Pour les banques, une sortie de Chypre de la zone euro possible

Pour l’économiste Tyler Cowen, Chypre sort officiellement de la zone euro !

Au vu de l’accord décidé, sans l’aval du peuple chypriote, entre l’Eurogroupe et le FMI (Fond monétaire international) avec la mise en œuvre par la Troïka d’un plan de spoliation des comptes de dépôts bancaires dans les banques chypriotes, Tyler Cowen, économiste américain, indique que Chypre ne fait plus partie de la zone euro !

Une analyse partagée par plusieurs économistes internationaux.

« Les contrôles des capitaux devront être stricts. Que sera le prix d’un euro chypriote par rapport à un euro allemand ? 50 ? J’appelle cela quitter la zone euro mais en gardant le mot “euro” afin de ne pas perdre la face. »

Source : Boursorama

Armes aux insurgés syriens : “Les jihadistes mettront la main dessus”

syria-defectors-460La France et la Grande-Bretagne ont annoncé, jeudi, vouloir armer les “rebelles” syriens. Didier Billion, directeur adjoint de l’Institut des relations internationales et stratégiques, et spécialiste du Moyen-Orient, estime, dans une interview à MYTF1News, que ce serait une erreur.

Pour Didier Billion, armer les “rebelles” syriens constituerait une “contradiction majeure, au moment où l’on assistait enfin à un début de déblocage politique”. Et d’ajouter : “Privilégier une solution militaire est une erreur”.

Didier Billion se dit par ailleurs certain que l’Union européenne ne pourrait pas contrôler l’utilisation de ces armes : “On va distribuer ces armes à ceux que l’on connaît, ceux qui sont fréquentables. Mais la situation est tellement chaotique que l’on ne sait pas où elles vont aller. Il est fort probable que les groupes jihadistes bien présents dans le pays mettront la main dessus et ce serait très contradictoire. La France combat les jihadistes au Mali mais des tonnes d’armement tomberaient dans leurs mains en Syrie. On voit bien que la diplomatie française tangue un peu”.

Enfin Didier Billion pense qu’il faut plutôt miser sur une solution diplomatique : “Le régime syrien a les ressources militaires et logistiques pour tenir encore longtemps. Mais si les Russes étaient porteurs de propositions fermes et d’un projet cohérent pour faire tomber Bachar-al-Assad alors ce dernier n’aurait pas d’autre choix que de partir. On ne fera rien sans la Russie”.

Lire l’intégralité de l’interview ici

Relations franco-russes : « Ça sent le gaz ! »

Après son déplacement en Inde où le président de la République française n’a pas eu l’opportunité de confectionner le « Nan » spécialité nationale comme le Premier ministre anglais, David Cameron, François Hollande s’est rendu hier en Russie pour y rencontrer Vladimir Poutine, le président russe.

Comme le relèvent différents observateurs et journalistes spécialisés dans les relations internationales, la première rencontre d’affaires franco-russe en juin dernier avait été « glaciale », celle d’hier visait à accélérer les signatures et les échanges entre les deux pays. Elle fut extrêmement ressentie comme tendue. La crispation était criante de vérité et se lisait sur le visage de notre président, la froideur sur le flanc !

Olivier Ravanello, journaliste à I>Télé, spécialiste des questions internationales, note que « le dégel n’a pas eu lieu, c’était d’une froideur absolue, on a rarement vu cela pendant 20 minutes (…) on avait l’impression d’être à Moscou dans les années 70 ! Les deux hommes ne se sont quasiment pas parlé, pas eu le moindre geste, pas un regard l’un pour l’autre, chacun regardait droit devant lui. Le déjeuner s’est sans doute mal passé, la plupart des dossiers qui étaient sur la table et qui sont des dossiers épineux n’ont pas été tranchés, chacun campe sur ses positions ! »

Il est vrai que lorsque l’on est une véritable nation et que l’on a le soutien de son peuple, que l’on applique un protectionnisme et un patriotisme économique et que l’on défend ses ressources naturelles comme l’est le gaz, on a certainement plus de poids sur la scène internationale qu’un pays fondu dans une mouvance européenne ultralibérale, sans frontières, avec une politique molle sans queue ni tête, comme le Flanby …

Le patron de la Banque fédérale d’Allemagne en donneur de leçon en France !

Jens Weidmann, président de la Bundesbank, était en déplacement cette semaine en France. Il s’est exprimé au sujet de la crise économique que subit la zone euro et des plans d’austérité qu’il faut poursuivre voire accentuer pour rester dans les clous des objectifs fixés par l’Europe allemande.

Il est bien évident qu’au moment de la guerre de la monnaie (unique, l’euro) et non de la guerre des monnaies, l’Allemagne a tout intérêt à ce que tous les pays de la zone euro se serrent davantage la ceinture pour assurer et pérenniser l’économie allemande.

« Selon les dernières prévisions de la Commission européenne, la France ne respectera pas la date limite de réduction du déficit 2013 sous la valeur de référence de 3 % du PIB. La question est désormais posée de savoir si cet objectif sera respecté ou pas. » Invité sur le campus d’HEC, à Jouy-en-Josas, lundi après-midi, le patron de la Bundesbank, Jens Weidmann, a appelé la France à tenir son engagement de réduction des déficits publics.

Lire la suite de l’article sur La Tribune

Hollande : 27 % des jeunes diplômés ne voient aucun avenir en France, le chômage c’est maintenant !

Jeunes diplomes, Lae chomage, c'est maintenantD’après un sondage réalisé pour la société Deloitte par l’institut Ifop et publié hier sur le thème « L’humeur des jeunes diplômés », 27 % des jeunes diplômés récemment arrivés sur le marché du travail chercheraient déjà à s’expatrier tellement l’emploi en France est sans avenir.

Les politiques successives menées main dans la main entre Nicolas Sarkozy et François Hollande ont pour conséquence une régression sociale sans précédent !

Depuis que François Hollande a été élu en 2012, le nombre des jeunes diplômés voulant s’expatrier à l’étranger à tout simplement doublé passant de 13 % à 27 % qui ne croient plus pouvoir faire carrière, s’enrichir, s’épanouir et vivre en France.

On sait qu’un million de jeunes sont sans emploi en France et que 500.000 d’entre eux n’en cherchent même plus et ont coupé toutes perspectives d’entrer d’entrer dans l’entreprise !

Pire, « les étudiants des grandes écoles sont deux fois plus nombreux au chômage qu’en 2011. » A lire sur Europe 1

Lire les articles de Challenges et Le Nouvel Obs

Les erreurs ahurissantes de François Lenglet

Marine-Le-Pen-et-Francois-Lenglet-23-juin-2011Une analyse de Fabien B., économiste

François Lenglet, journaliste économique, a interrogé Marine Le Pen jeudi soir dans le cadre de l’émission « Des paroles et des actes ». Il a multiplié les erreurs :

1/ Ce n’est que depuis 2009 que le Royaume-Uni s’est lancé dans des programmes de création monétaire et ce n’est que depuis fin 2012 que la Banque d’Angleterre finance le Trésor britannique à 0 %, ce que propose Marine Le Pen (voir ici).

Prétendre disqualifier cette proposition en affichant des performances comparées France-Royaume-Uni sur la période 2007-2012 n’a donc strictement aucun sens.

2/ Concernant le rachat d’obligations d’Etat par la Banque centrale européenne, François Lenglet s’est fendu à la 33e minute de l’émission d’un stupéfiant « jusqu’ici la Banque centrale ne l’a pas fait ». Pas de chance, elle l’a bel et bien fait à partir de mai 2010 (voir ici).

3/ Le summum du ridicule est atteint à la fin de la 37e minute lorsque, interrompant Marine Le Pen à propos de la loi de 1973, François Lenglet déclare : « Non, Madame Le Pen, pour le coup vous vous trompez, 1973, c’était le régime de la convertibilité du dollar en or, c’était beaucoup plus strict » ? Là, il y a de quoi tomber des nues. Non seulement Marine Le Pen a raison mais une fois de plus, François Lenglet, raconte n’importe quoi. La fin de la convertibilité du dollar en or a été signifiée par le président Nixon en août 1971 ! En 1973, le dollar n’était absolument plus convertible en or (voir ici).

François Lenglet, « observateur de l’économie » comme il se définit lui-même, a dû chausser de mauvaises lunettes. L’honnêteté intellectuelle ne semble pas beaucoup le préoccuper. Au mieux, il se comporte en journaliste incompétent, au pire en mauvais propagandiste. Marine Le Pen a bien du mérite de répondre à de telles inepties.

Réforme des institutions : Hollande enclenche la marche arrière

Louis AliotLibres propos de Louis Aliot, vice-président du Front National

Faute de majorité, François Hollande vient de reculer sur la réforme constitutionnelle. Une nouvelle fois. Une fois de trop ? Aucun des projets de révision constitutionnelle évoqués en début d’année par François Hollande ou dans le rapport Jospin ne verront le jour.
Comme en matière économique ou sociale, le Président sans majorité présidentielle claire ne peut imposer les grandes réformes qui manquent à la France. Tout au plus nous imposera-t-il des réformes idéologiques où la gauche la plus démagogique et la plus électoraliste a pris le pas sur l’intérêt général.

La disjonction des majorités présidentielles et parlementaires se fait jour et s’ancre au cœur de la présidence Hollande. Une majorité présidentielle s’est constituée pour gagner des élections, mais pas pour gouverner la France et décider des grandes réformes nécessaires.

François Hollande a rassemblé autour du seul partage des postes des groupes politiques à la représentativité variable et aux préoccupations contradictoires. Au final, cette majorité composite élue au scrutin majoritaire à deux tours est aussi, sinon plus disparate, que dans un système proportionnel intégral. Dans ce système majoritaire détourné, le partage se fait dans le secret des conciliabules entre partis « confiscateurs » alors que « la proportionnelle rationnalisée », au-delà d’assurer le pluralisme, permettrait de conforter la primauté du statut présidentiel.

Dans ce système majoritaire détourné, le Président est l’otage de sa fausse majorité, il est en cohabitation permanente et n’a qu’une seule arme à sa disposition : le référendum ! Encore faut-il qu’il ait le courage de l’utiliser afin de demander au peuple d’enjamber un Parlement enkysté dans ses privilèges.

Aujourd’hui les Français sont gouvernés par des intérêts particuliers, catégoriels, corporatistes ou politiciens, bien éloignés de la logique de nos institutions. C’est le grand retour des partis et le sabordage de nos institutions. Le pouvoir a déserté la sagesse du peuple pour se réfugier dans les compromissions et les petits arrangements d’une nouvelle partitocratie qui n’agit qu’en fonction de ses intérêts.

Au recul sans panache d’un président impuissant, vient s’ajouter la tartufferie de la fausse opposition UMP. En effet, Christian Jacob, président de groupe à l’Assemblée, a osé déclarer que « La Constitution, moins on y touche, mieux on se porte »…Nous lui rappellerons simplement que la Constitution de 1958 a fait l’objet de vingt-quatre révisions depuis 1958, dont quatorze sous la présidence UMP de Jacques Chirac. Prendre à ce point les Français pour des imbéciles relève de la provocation !

Ce qui a provoqué la chute de la IVe République, impuissance, crise (algérienne hier, économique aujourd’hui) et défiance populaire, provoquera la chute inexorable de la Ve !

Sans le recours du peuple et le référendum, point de salut !