Le Camp des Saints : un ouvrage visionnaire !

Libres propos de Luc Margeride relative à la lecture du Camp des Saints de Jean Raspail – Édition Robert Laffont – (20,90€ pour la dernière édition sur Amazon)

Œuvre majeure de Jean Raspail, Le Camp des Saints fut écrit en 1973.

Ce livre, prophétique s’il en est, se fond aujourd’hui dans une actualité brûlante et terrifiante.

J’ai lu une première fois Le Camp des Saints dans les années ’90. À cette époque, je vivais entre le Paraguay et la Bolivie. Les Indiens Guaranis ne gênaient pas les Sud-Américains. Et pour cause : nous étions sur leurs terres… Mais quelle tristesse de toucher et sentir au quotidien cette décadence irréversible des Peuples amérindiens, issus des civilisations raffinées du Grand Inca et du peuple Maya ! Ce parallèle me fit réfléchir. Frémir, aussi. Le spectre d’une immigration massive envahissant ma propre Patrie (mot sacré qui signifie la « Terre de nos Pères ») ne me laissa pas insensible. Mais à cette époque, je ne me sentais pas directement concerné. Que d’aveuglement ! Quelle perte de temps…

Venons-en au livre. Le Camp des Saints est digne d’un grand thriller : dans le Delta du Gange, un million de miséreux (de la caste des « Intouchables » que leur propre Peuple a rejetée) prennent d’assaut de vieux cargos rouillés pour un dernier voyage, un voyage vers l’Europe, Éden inconsistant et prometteur magique du bonheur éternel. L’Occident vaguement inquiet de cette arrivée inopinée, est incapable de leur faire modifier leur route. Les bateaux s’échouent finalement sur la Côte d’Azur, sous l’œil impuissant du président de la République Française, face à la veulerie de la population, intoxiquée jusqu’à l’extrême par un droit de l’hommisme létal, aussi niais que pervers.

Et encore ! Combien de temps fallut-il à ce Président de la France (je ne veux pas dire « de la République » dont les symboles ne figurent plus qu’au fronton des mairies que pour servir de faire-valoir aux ennemis de notre conscience) pour accepter que s’agrège autour de lui un « Comité de Salut Public ante mortem » ? Un Comité de Salut de l’Âme, certes voué à la mort physique, mais dont le nom des Membres brillera à jamais comme des étoiles de cristal au Panthéon de notre Peuple. Pour défunt qu’il soit…

Jean Raspail dénonce l’aveuglement funeste d’un clergé amolli par une repentance venue d’ailleurs, benêt et inconscient des dangers mortels que représente l’accueil impossible de ces multitudes. Toute la population française, abêtie par la propagande mondialiste, celle-là même qui porte en son sein le redoutable et maléfique pouvoir de la « Pensée Unique », s’apprête à accueillir ces pauvres gens venus d’ailleurs au nom d’une naïveté lénifiante. On se croirait à Woodstock !

Le livre d’origine comportait une citation datée. À chaque nouvelle édition (il y en a eu trois en tout), Jean Raspail en a ajouté une, datée également, pour insister à chaque fois sur l’ampleur irréversible de l’évolution infecte des mentalités sur ce sujet, décennie après décennie.

Je viens de relire Le Camp des Saints. Au début, il m’avait empêché de dormir. Ce soir, disais-je à un ami, sa lecture me prédispose au cauchemar. Dois-je avouer qu’aujourd’hui, j’ose à peine la poursuivre ? – Sans doute.

Je brûlais de tracer des lignes semblables aux traits que les archers de Priam lançaient avec angoisse sur les Achéens, la veille du jour funeste où le cheval de bois franchit les murailles de Troie. Mais avons-nous encore des arcs d’airain ? Nous reste-t-il seulement des héros habiles à les tendre ? Notre Hector à nous, allégorie de l’Honneur de France, a succombé sous le glaive de la veulerie du grand nombre. Il y a déjà bien longtemps…

Pourtant, le texte de Raspail m’apparait comme une fin heureuse de notre civilisation hyperboréenne et solaire, puis celte, gauloise, franque, et finalement française. Dans le scenario, l’armada démesurée des zombis du Gange débarque au pays de Giono qui sent bientôt le souffre de Dante. Pour le lecteur, le décor est campé. Dans l’odeur pestilentielle de notre écroulement inéluctable.

Mais aujourd’hui ? Aujourd’hui en 2011, où le livre de Raspail se révèle prophétique  (pire : actuel !), aujourd’hui nous sera « épargnée » la déferlante brutale des cinquièmes colonnes de zombis gavés de haine pour la main qui les nourrit. Nous n’aurons pas la chance d’être roulés dans les fleuves de boue, broyés par la violence des tempêtes du Styx où déjà chavire la barque de Charon, esquif où nous survivons un instant encore, naufragés en haillons, parés des seuls lambeaux de notre âme.

Nous n’aurons pas la chance de mourir écrasés par le rocher qui roule de la montagne. La Caste Mondialiste, illuminée par l’esprit du Malin, nous a réservé un sort bien plus terrible encore. Nous allons mourir lentement, empoisonnés au goutte-à-goutte de la bienpensance, poison mutant que nos ennemis mortels (et non nos « adversaires ») distillent depuis longtemps dans le sang d’Europe : la Déesse se meurt aujourd’hui.

Notre Peuple, hypnotisé par l’œil du serpent des sables, ne sent pas sa blessure d’où s’écoule à grands flots le sang de nos ancêtres.

À moins que… à moins que nous prenions conscience, tous ensemble et sans attendre, de l’omniprésence de cette mort qui rôde aux portes de nos maisons, de nos immeubles, dans nos bourgs et dans nos villes.

Asservis par cette Europe de Bruxelles qui n’est pas « l’Europe », dépouillés de notre indépendance par les diktats du Mondialisme diabolique qui nous plongent dans une ruine inéluctable, nous pouvons relever le défi si enfin, nous prenons les armes de l’Honneur pour recouvrer notre indépendance nationale.

La lecture du Camp des Saints n’est pas recommandée : elle est indispensable pour qui refuse qu’on lui arrache les yeux avec les tenailles de Satan, rougies au feu de l’enfer.

Peut-être des Héros surgiront-ils de nos rangs et monteront-ils aux murs de nos villes. Car l’air des remparts est plus pur que celui des caves pestilentielles où déjà, s’entassent les traîtres et les lâches.

Que Dieu protège la France !

 

3 réponses à Le Camp des Saints : un ouvrage visionnaire !

  1. pierre94 dit :

    livre magnifique …a acheter

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  2. ADLER dit :

    Je confirme les propos de Pierre 94. J’ai lu ce livre il y a 4 ans. RASPAIL, un vrai visionnaire. Et ce qui me parait invraisemblable c’est que la version du roman paru en 1973 nous tombe dessus en version réelle. L’invasion de l’Occident devant des autorités bras ballants, incompétentes, ne sachant quelle décision prendre, fuyant en laissant la population à son triste sort et à son massacre.

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  3. jpdajou dit :

    Bonjour à tous.
    Personnellement, je n’ai encore jamais lu ce livre dont j’entends pourtant parler au FN depuis les années 80. Par contre j’ai lu la toussaint blanche de Philippe Gautier, qui lui aussi raconte une actualité, une société, qui chaque jour deviennent de plus en plus réelles et conformes à son roman.. Reste à espérer que contrairement à ces romans de fiction pessimistes, notre société réussira à survivre et la France et son peuple à s’en sortir. mais ne rêvons pas, cela ne pourra être possible que si Marine est élue et le FN au pouvoir…

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