L’analyse du « politologue microbien » ? Dans la poubelle de mon bureau !

Marc George avec Dieudonné dont il a dirigé la campagne qui a abouti à...1% des voix !

Marc George avec Dieudonné dont il a dirigé la campagne qui a abouti à... 1% des voix !

Billet d’humeur

Nous avons reçu ce matin, comme sans doute d’autres organes de presse, ou de sites Internet de notre famille politique, une « analyse » sur le scrutin d’Hénin-Beaumont d’un certain Marc George qui, selon les circonstances, se fait aussi parfois appeler Marc Robert. Dans cette délirante prose, le porte-serviette de Soral nous explique ce qu’il aurait fallu faire pour gagner cette élection, face à un « Front républicain » qui, d’après lui, n’en était pas vraiment un et que, somme toute, cela aurait été très simple de gagner seul face à TOUS les partis politiques réunis pour s’opposer au Front National si on avait été moins idiots.

Car pour ce MG, c’était facile, voire très facile de l’emporter. On voit bien là, la bonne foi du personnage. Tous les partis, et non des moindres, puisque l’UMP, le PS, les Verts, le Parti communiste, le NPA, le MoDem, et d’autres, s’étaient alliés entre eux pour nous empêcher de gagner. Mais, pour ce fin politologue microbien à la réputation internationale, cela n’était pas un obstacle. Il aurait fallu défendre plus les ouvriers, plus les fonctionnaires contre les patrons et contre les salauds de capitalistes pour gagner. Comme si, à Hénin-Beaumont, il y avait de nombreux capitalistes et que l’électorat – près de 48 % quand même- de Steeve Briois et de Marine Le Pen était composé de bourgeois BCBG.

Du grand art ces élucubrations quand même. Bien sûr, la « défaite » du Front national face au « Front républicain », comme plein d’autres choses mauvaises, c’est la faute à Marine ! Evidemment, Marine, avant qu’elle n’éloigne cet oiseau là et sa nichée de son entourage, avait pour eux toutes les qualités. A tel point que le « politologue microbien » s’était proposé, contre rémunération, faut pas déconner quand même, de faire campagne à Nice pour le Front National lors des dernières municipales. Résultat ? La méthode du porte-serviette soralien a réussi à nous faire obtenir le score mirobolant de… 4,2 % !

Mais cela n’est rien. Il a fait plus fort l’artiste. Il a fait plus fort en dirigeant la campagne de Dieudonné et, là, sa « méthode » et son discours et sûrement l’application de son analyse ont permis d’obtenir un bon… 1 % des voix pour le comique. La prochaine fois, il trouvera du pétrole le camarade. Un peu comme son nouveau pote, Spieler, invité un soir de mai à un très parisien « Dîner de cons » pour « antisionistes » dieudonnesques, qui se targue de donner des conseils de politique, fort de son 2,17 % aux municipales de 2008 à Strasbourg après trois décennies de militantisme… On voit combien les thèses de Marco et consorts ont du succès auprès de l’électorat, forcément « trop con », comme dirait le mentor du « politologue », pour comprendre ! Alors, quand on a de tels résultats, on a la modestie de ne pas donner de conseils.

Conclusion : non seulement je ne vais pas publier « l’analyse » de ce grand -non je ne me moque pas – politicien en peau de lapin, mais son torchon va finir dans la poubelle. Pas dans la poubelle de l’histoire, déjà bien encombrée par des zozos de son espèce, mais dans celle de mon bureau !