François Bayrou, ou l’inaction en œuvre

Communiqué de Presse de Valérie Laupies, Conseiller de Marine Le Pen en charge de l’Ecole

François Bayrou vient de présenter ses inquiétantes propositions pour l’école. Elles sont dans la continuité de son ministère de l’inaction quand il fut, pendant quatre ans, à l’Education nationale. Il a alors laissé se poursuivre les dérives pédagogistes commencées en 1968. Il n’a pas remis en cause la loi Jospin de 1989, qui a transformé l’école en lieu de vie en y mettant l’élève en son centre. Il s’est simplement soumis aux syndicats et aux coteries internes.

Aujourd’hui, son jargon montre qu’il n’a pas changé. Ainsi, si l’élève « est en défaut, une pédagogie adaptée doit lui permettre de reconstruire son rapport à l’écrit ». On dirait du Philippe Meirieu. Ou encore : « des étudiants recevront une bourse pour se familiariser avec l’enseignement et servir de « grands frères ». On dirait du Julien Dray. Et enfin : « Informer les élèves sur ce qu’ils ne maîtrisent pas : les codes de comportement, d’habillement, de langage, les chemins de la confiance en soi. » On dirait du Jack Lang.

François Bayrou se dit aussi « déterminé à persuader l’inspection générale de rétablir la chronologie » dans l’enseignement de l’histoire. Réforme de bon sens, mais en demandant par avance l’autorisation des coteries internes, les dérives ne pourraient que se poursuivre. D’ailleurs, il se propose de reconstituer les IUFM. Enfin, il veut que dans le primaire, l’enseignement du français occupe la moitié du temps. Mais, en même temps, il veut encore réduire les horaires. Cela ne rétablirait donc pas la situation antérieure. Entre 1976 et 2004, les heures consacrées à notre langue, dans l’ensemble primaire et collège, sont passées de 2800 à 2000.

Seule Marine Le Pen veut remettre l’école sur ses pieds en rétablissant l’autorité du maître et en replaçant en son centre la transmission des connaissances. Le travail, l’effort et le mérite sont les vertus qui fondent la République et qui instituent le citoyen. Elles s’apprennent tout au long de la scolarité. Elles seules permettent une véritable égalité des chances. Le projet présidentiel de Marine Le Pen propose cette réforme nécessaire de l’Education Nationale.

 

5 réponses à François Bayrou, ou l’inaction en œuvre

  1. Jean-Marie dit :

    Sarkozy, Bayrou, Hollande : au pouvoir ils sont parfaitement interchangeables, étant tous trois les marionnettes de la haute finance.
    Leur seule différence étant le talent. Bayrou n’en a pas beaucoup, quand à Hollande, il n’en a pas du tout.
    Raison pour laquelle Sarko y croit encore un peu, surtout s’il supprime la candidature de Marine !
    Ne laissons pas faire ces minables pantins et battons nous tous les jours pour la seule apte à nous défendre. Et nous en avons grand besoin !

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  2. Oriane Borja dit :

    Bayrou est aussi en matière d’éducation, le chantre de l’Umps :

    On connaît assez les réseaux de gauche de l’Education populaire et de la Ligue de l’enseignement qui développent une myriade de filiales tant sur notre territoire qu’au niveau international.

    On sait aujourd’hui le partenariat qu’ils exercent avec l’Ocde et le Longlife Learning, au service du marché éducatif et du modèle marchand mondialiste.

    On sait moins ce qui se passe du côté de la droite, si tant est que l’on soit capable de différencier la gauche de la droite dans ce domaine comme dans tous les autres, là encore, il ne s’agit que d’une différence de degré et non de nature.

    Luc Chatel est né aux États-Unis et fut notamment spécialiste en marketing auprès du groupe L’Oréal et secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, détails non sans signification pour devenir ministre de l’Éducation nationale française.

    National étant un bien grand mot quand on sait que nos politiques en la matière n’ont cessé de saborder sa filiation héréditaire de transmission des savoirs pour s’aligner sur le Nouvel ordre éducatif mondial décidé dans les lointains organismes que sont l’Ocde, l’Omc, Fmi, et autres Banque mondiale.

    Les qualifications du ministre le prédestinait à parachever l’œuvre de Xavier Darcos, qui, comme François Bayrou, autre de ses prédécesseurs, fut membre de l’association libérale « Créateur d’écoles » dont « (la) mission (fut) l’identification des verrous et les moyens de les faire sauter, (…)(préconisant) de ne pas tomber dans le piège de la réforme globale, mais identifier avec précision les actions nécessaires, tout en les rendant possible… « .

    Ce genre d’associations exercent toute une forme de politique anglo saxonne antirépublicaine, c ’est la politique des «lobbies». Là où il a un marché, il y a un ou même des, groupes de pressions, concurrence oblige.

    La nomination de Luc Chatel à l’Education n’est pas une coïncidence.

    On se moquera de savoir qui de ces ministres, de leur philosophe libéral Philippe Némo, ou membres du Club de l’Horloge, fait partie des nombreuses associations, courants ou partis politiques qui appliquent les dogmes libéraux, certains ont pu changer de nom, mais on peut citer : Alternative libérale, Avenir de la culture, Sauvegarde retraites, Droit de naître, le GEFI, l’Institut pour la Justice, Contribuables associés, Institut pour la recherche sur les administrations publiques, l’association parlementaire pour la liberté de l’enseignement conduite par Jacques Barrot, Réseau liberté, Conscience politique, Catholiques pour la liberté économique, Sos-éducation, Fondation pour l’école, et petite dernière sur le marché, Lire Ecrire et son scoladon…

    Peu importe leurs liens croisés ou tordus, il est de rigueur de n’émettre aucune filiation entre ses officines qui se veulent indépendantes , l’important étant surtout qu’elles appliquent toutes les mêmes « directives » libérales .

    Les similitudes entre la politique éducative qu’elles préconisent et celle menée aux Etats-Unis avec l’idée d’un réseau d’établissements indépendants sur la base d’une chartre minimale imposée par l’Etat, sont flagrantes.

    Comme il l’est préconisé au niveau de l’OCDE ou de l’OMC, nos dirigeants devraient profiter de l’échec des politiques éducatives qu’ils ont eux-mêmes mises en place, pour faire disparaître le service public de l’éducation nationale, celui qui, a priori devrait consister en une école républicaine forte, capable de transmettre à tous les élèves, quelles que soient leurs origines, sociale, confessionnelle, culturelle, un patrimoine commun de connaissances, une instruction qui serait un véritable ciment de la Nation et qui permettrait la promotion sociale de chacun.

    Les groupes de pression font partie du système mondialiste, ils génèrent en soi un marché, mais on ne les laisse penser qu’ils exercent un pouvoir que dès lors qu’ils sont mainstreams (dans le courant dominant).

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  3. PhilippeCruxent dit :

    De toute manière avec lui comme avec les deux autres candidats du système, la France va droit dans le mur.

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  4. lephil dit :

    Bizarrement personne de l’UMP contre Bayrou au prochaine législative étonnant non ???

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  5. Marie-Claude MUL dit :

    Pas de temps à perdre à écouter, lire ou commenter les propos d’un zigoto de l’umpscentre,dont Bayrou fait partie intégrante.Par contre,j’ai lu attentivement le commentaire fort intéressant comme d’habitude de Madame Oriane Borja,d’autant plus attentivement que je suis enseignante retraitée,et je me permets d’ajouter un point(une question)à ce commentaire:le nouveau programme d’Histoire,pondu cette année par le ministre de l’Education dite Nationale,excluant d’un revers de main Louis XIV et Napoléon pour les remplacer par « l’étude » de je ne sais quelle tribu africaine,est-il bien imposé par le ….Département d’Etat américain,via l’ambassade des USA à Paris?C’est en tous cas ce que j’ai lu sur un site ami.

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