PS : Petites mesquineries entre amis à Dijon

segodijon2_440La journée de réflexion sur l’éducation organisée par Vincent Peillon à Dijon tourne à la foire d’empoigne médiatique. Un combat des chefs et de l’image menée de main de maître par Ségolène Royal.

Cette journée devait être consacrée au fond. Au menu, l’éducation. Mais patatras ! Tout tourne, à Dijon, autour du duel à distance entre Ségolène Royal et Vincent Peillon. Et à la place de celle des idées, c’est à la guerre des images que se livrent les protagonistes.

14H00. Vincent Peillon s’assied ostensiblement à côté du mécène Pierre Bergé. Royal est derrière, lui tournant le dos. Elle déjeune avec Jean-Louis Bianco. Puis elle se lève et fait la tournée des tables. Du côté de Peillon, on s’étrangle. “Qu’on soit d’accord ou non avec elle, apprécie un élu du Modem venu participer à cette journée de tables-rondes, elle, au moins, à une attitude sympathique avec les militants !”

Quelques instants plus tard, Peillon reprend l’initiative : il fait à son tour la tournée des convives, serrant les mains, arrachant quelques applaudissements. Mais Royal lance alors le contre : elle profite de la place laissée libre par l’eurodéputé pour lui piquer son siège, s’installant près de Pierre Bergé.

“Ce n’est pas un coup médiatique, mais un moment politique mûrement réfléchi”, déclarait une heure auparavant l’élue poitevine devant une nuée de caméras, malmenées par le service d’ordre. Assurément, ce n’est pas le fond qui sortira vainqueur de cette journée de mano à mano interne à la gauche.

Source : LEXPRESS.fr