Brèves nouvelles géopolitiques et diplomatiques

Carte géostratégique sur le bouclier antimissiles américain en Europe centrale

Carte géostratégique sur le bouclier antimissiles américain en Europe centrale

De récents événements géopolitiques illustrent certaines résistances face à l’inéluctable rouleau compresseur du mondialisme apatride et ultralibéral. La nouvelle administration américaine pourrait renoncer à l’installation du bouclier anti-missiles en Europe Centrale (base radar « tchèque » à Brdy et 10 missiles intercepteurs en Pologne). Malgré d’intenses pressions de l’OTAN, le Kirghizistan montre sa détermination à fermer la base aérienne américaine de Ganci dans la grande banlieue de la capitale Bichkek. Désireuse de combattre le globalisme à la sauce américaine, la Russie vient de livrer officiellement à l’Indonésie 3 avions de combats Soukhoï. Après son importante tournée européenne dans 5 pays (Suisse, Allemagne, Bruxelles/UE, Espagne, Royaume-Uni), le premier ministre chinois Wen Jiabao rentre à Pékin après avoir prononcé à Cambridge un discours économique très remarqué.

Les USA renonceraient au bouclier anti-missiles en Europe Centrale

Président de la commission des Affaires Étrangères du Sénat tchèque, Jiri Dienstbier a officiellement déclaré que la nouvelle administration américaine de Barack Obama pourrait renoncer à l’installation d’éléments défensifs dans le cadre du bouclier anti-missiles en Europe Centrale. Après la signature le 7 juillet 2008 de 2 traités américains avec le président tchèque Vaclav Klaus, il était prévu d’établir une base radar anti-missiles à Brdy (ancienne base soviétique désaffectée située à 80 km au sud-ouest de Prague).

Malgré l’écrasante hostilité de l’opinion publique et l’indéniable succès de la manifestation praguoise du 18 novembre 2008, 49 sénateurs tchèques sur les 81 présents ont ratifié le 27 novembre ces 2 traités américains, humiliants symboles de l’ingérence américano-mondialiste en Europe centrale. Pour entrer définitivement en vigueur, ces 2 traités militaires doivent être approuvés par la Chambre Basse et être solennellement paraphés par le président Vaclav Klaus.

Faisant abstraction de la dernière manifestation à Prague le 1er février 2009, ce parlementaire tchèque évoque la crise économique mondiale qui selon lui offrirait un excellent prétexte pour différer ce funeste projet. En outre, Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller militaire de plusieurs présidents américains, a récemment affirmé que l’installation de ce radar anti-missiles ne constituait pas une priorité urgente pour les USA d’autant plus que l’utilité de certaines technologies sophistiquées n’était pas encore prouvée.

Même si la crise économique mondiale joue un certain rôle, on peut s’interroger sur les véritables motivations de ce brusque revirement géostratégique. Présenté fallacieusement comme un imposant système de défense anti-missiles destiné à contrer de fictives menaces nucléaires iraniennes et/ou nord-coréennes, le bouclier anti-missiles américain vise en réalité à encercler militairement la Russie devenue trop puissante sur les plans diplomatique, géopolitique et stratégique.

La suite du discours de Jiri Dienstbier fournit quelques explications concrètes. Selon ce parlementaire, la poursuite de ce projet de défense anti-missiles en Europe centrale ne peut pas se poursuivre sans la coopération conjointe de la Russie. Ainsi sans la Russie, ce projet commun aux USA et à l’OTAN devient automatiquement caduc. Ministre tchèque des Affaires Étrangères, l’européiste Karel Schwarzenberg vient compliquer cette question épineuse avec ses dernières déclarations officielles selon lesquelles ces 2 traités militaires du 7 juillet 2008 ne seront pas renégociés en dépit d’une éventuelle participation conjointe de la Russie avec l’OTAN et les USA dans ce projet de défense anti-missiles.

À la lumière des explications précédentes, on assiste donc à un paradoxe insoutenable d’où cet imbroglio géopolitique et stratégique. La bonne nouvelle pour les anti-mondialistes et authentiques patriotes européens réside dans l’échec de ce funeste projet qui constituait un véritable cheval de Troie des mondialistes atlanto-sionistes.

Situé sur un axe ferroviaire stratégique entre l'Asie Centrale et la Sibérie, la capitale kirghiz Bichkek est une ville moderne fondée en 1878 et dominée par d'imposantes chaînes montagneuses

Situé sur un axe ferroviaire stratégique entre l'Asie Centrale et la Sibérie, la capitale kirghiz Bichkek est une ville moderne fondée en 1878 et dominée par d'imposantes chaînes montagneuses

Le Kirghizistan résiste face aux ingérences militaristes des USA

Dans la foulée du 11 septembre 2001, G.W. Bush et l’administration républicaine se lancèrent dans une vaste croisade contre « l’axe du mal ». Il s’ensuivit une intervention militaire internationale en Afghanistan afin de chasser officiellement les Talibans et d’établir un « vertueux » régime démocratique, docile aux injonctions des mondialistes apatrides. Derrière ce paravent hypocrite, les USA cherchent en réalité à étendre leur domination géopolitique et stratégique en Asie centrale et au Moyen-Orient afin de s’approprier les immenses richesses pétrolières et gazières. Afin de renforcer leur emprise stratégique et au passage d’encercler la Russie sur ses marches méridionales, les USA implantèrent de nombreuses bases militaires. Ainsi ils établirent la base aérienne de Ganci installée au sein de l’aéroport international de Manas situé dans la grande banlieue de la capitale Bichkek.

Les relations quotidiennes se dégradèrent très rapidement entre les Kirghizs et les soldats américains qui multipliaient diverses exactions en bénéficiant d’une impunité totale. D’ailleurs on observe ce genre de comportement répréhensible dans toutes les bases américaines à travers la planète. Malgré la colère croissante des Kirghizs depuis l’installation de cette base aérienne controversée, les politiques et le gouvernement national restaient impassibles car les occupants américains leur avaient fait miroiter de substantielles retombées financières. De même les relations diplomatiques avec la Russie s’étaient sérieusement dégradées.

Mais le légitime ressentiment populaire et patriotique des Kirghizs se manifesta publiquement en décembre 2006 après le meurtre sordide d’un travailleur local par des soldats avinés à l’aéroport de Manas. En raison de l’énorme retentissement au niveau national, le Parlement khirghiz avait solennellement demandé au gouvernement de reconsidérer la nécessité de cette base américaine, véritable humiliation pour ce fier peuple montagnard. Le 12 janvier 2009, le président kirghiz Kourmandek Bakiev annonce officiellement qu’il s’apprête à signer un décret de fermeture et de démantèlement complet de cette base aérienne. Après l’entrée en vigueur officielle de ce décret présidentiel, les soldats d’occupation américains disposeront de 6 mois pour évacuer entièrement cette base aérienne et rentrer définitivement aux USA.

Bien évidemment, les mondialistes et leur bras armé l’OTAN ont très mal vécu ce sursaut patriotique du Kirghizistan. Alors les objurgations et l’odieux chantage viennent de commencer de la part de l’OTAN. Lors d’une visite officielle au Kirghizistan, le représentant spécial du secrétaire général de l’OTAN pour le Caucase et l’Asie centrale, Robert Simmons a qualifié de « regrettable » cette décision présidentielle et gouvernementale de fermer la base aérienne de Ganci. Ressortant l’alibi récurrent et hypocrite « de la lutte nécessaire contre le terrorisme international », ce mondialiste bouffi a ajouté que cette base d’occupation constituerait une « liaison vitale » pour les opérations militaires de l’OTAN. Afin de justifier leur inadmissible et humiliante ingérence dans de nombreux pays du Monde, les américano-mondialistes et autres atlanto-sionistes nous ressortent immanquablement leur couplet éculé sur le « terrorisme international » ou l’anéantissement d’États unilatéralement qualifiés de « dangereux » pour la paix mondiale.

Modèle réduit de l'avion de combat russe Soukhoï

Modèle réduit de l'avion de combat russe Soukhoï

Russie : une puissance militaire incontournable

Grâce aux politiques volontaristes de Vladimir Poutine et de Dmitri Medvedev, la Russie a retrouvé pleinement sa  puissance géopolitique, économique et stratégique ce qui la rend incontournable sur le plan mondial. Adversaire résolu du mondialisme apatride et ultralibéral à la sauce américaine, la Russie tente de favoriser l’émergence d’un monde multipolaire articulé autour de puissances moyennes. Ainsi on comprend mieux les excellentes relations diplomatiques et commerciales entre la Russie et l’archipel indonésien dirigé depuis le 20 octobre 2004 par l’ancien général Susilo Bambang Yudhoyono.

Selon le quotidien national Jakarta Post, l’armée indonésienne a reçu à Makassar (ouest de l’île de Sulawesi) une livraison de 3 avions russes de combat « Soukhoï » destinés à améliorer ses capacités de défense après une série mortelle d’accidents dûs à des appareils vétustes. L’Indonésie avait déjà acquis 7 Soukhoï russes à crédit (7 ans d’échéance) pour 335 millions $.

En présence de l’ambassadeur russe en Indonésie Alexander Ivanov, le général Sjafrie Syamsuddin par ailleurs secrétaire général du Ministère de la Défense a présidé la cérémonie de livraison des 3 Soukhoï sur la base aérienne Hasanuddin à Makassar. Profitant de cette occasion, le général Syamsuddin a indiqué qu’en août 2009 l’Indonésie commandera à la Russie 3 autres avions de combat afin d’achever l’équipement de son escadron basé à Makassar et destiné à contrôler la vaste partie orientale de cet archipel de 5.000 km de longueur.

Ainsi cette vaste nation insulaire de l’Asie du sud-est, membre éminent de l’ASEAN, échappe à la tutelle « bienveillante » des USA sur le plan géopolitique et stratégique.

Chapelle gothique du collège royal à Cambridge

Chapelle gothique du collège royal à Cambridge

Wen Jiabao en Europe : tournée fructueuse et discours économique à Cambridge

Entre le 27 janvier et le 2 février 2009, le premier ministre chinois Wen Jiabao a effectué une importante tournée diplomatique dans 5 nations d’Europe (Suisse, Allemagne, Bruxelles/UE, Espagne et Royaume-Uni) au cours de laquelle il a tenté de renforcer la coopération bilatérale avec chaque pays visité ainsi que le partenariat stratégique global Chine/UE. Son voyage commencé en Suisse où le 28 janvier il prononça un important discours économique au Forum mondialiste de Davos, s’est achevé le 2 février au Royaume-Uni après une rencontre officielle avec le calamiteux premier ministre travailliste Gordon Brown.

Lors de cette tournée européenne de « confiance », Wen Jiabao a assuré à l’ensemble de ses interlocuteurs politiques, économiques, commerciaux et culturels que la Chine poursuivra avec détermination sa politique d’ouverture et de réformes économiques et sociales.  Outre un approfondissement de son partenariat privilégié avec l’UE, la Chine renforcera également sa coopération financière en liaison avec ses différents partenaires afin de surmonter la crise économique mondiale.

Premier ministre réformiste en poste depuis le 16 mars 2003, Wen Jiabao a effectué le 2 février un important discours économique intitulé « Regarder la Chine à la lumière de son développement » au sein de la prestigieuse Université de Cambridge qui célèbre le 800e anniversaire de sa fondation. Face à une crise économique mondiale, ce dirigeant pragmatique a appelé à des réflexions concrètes et des débats fructueux sur les systèmes et théories économiques en vigueur actuellement. Au milieu de discours économiques convenus, l’intervention de Wen Jiabao trancha nettement.

6ème premier ministre de la Chine depuis 1949, Wen Jiabao est un acteur politique incontournable sur la scène diplomatique et économique

6ème premier ministre de la Chine depuis 1949, Wen Jiabao est un acteur politique incontournable sur la scène diplomatique et économique

Évoquant l’actuelle crise économique mondiale, Wen Jiabao démontra magistralement qu’une économie de marché entièrement dérégulée ne peut pas fonctionner. Logiquement, il plaida pour que les économistes parviennent à trouver des solutions équilibrées et des compromis viables « entre l’innovation financière et la réglementation, entre le secteur financier et l’économie réelle et entre l’épargne et la consommation ».

Estimant que la perte de « moralité » constitue une cause profonde de la crise économique mondiale, Wen Jiabao a dénoncé certains affairistes mondialistes qui ont renoncé à tout principe élémentaire de moralité pour privilégier uniquement leur profits personnels au détriment des intérêts publics. Exhortant l’ensemble des entreprises à prendre leurs responsabilités sociales, Wen Jiabao a achevé ce dense discours économique par cette image : « dans le corps de tout homme d’affaires doit couler le sang de la moralité ». Cette importante intervention fut chaudement applaudie par l’ensemble des participants.

On ne s’attardera pas sur un perturbateur gauchiste (qui aurait également fait son scandale aux réunions du BNP) qui a brièvement interrompu le discours économique du premier ministre chinois. Rapidement maîtrisé par les étudiants et le personnel universitaire, ce gauchiste crasseux fut emmené au commissariat le plus proche avant d’être poursuivi judiciairement.

Signalons également que le réformiste Wen Jiabao avait prononcé en février 2007 un discours politique remarqué à propos de la démocratie en Chine. Selon ce dirigeant chinois, la démocratie est un concept universel et non pas  occidental. Lors de ce discours, Wen Jiabao a expliqué que la Chine n’était pas encore prête pour l’établissement d’un régime démocratique en raison de l’insuffisance de la prospérité économique et du niveau général d’éducation. Fervent partisan d’une démocratisation de la Chine, il montre sa détermination à poursuivre les indispensables réformes économiques et sociales. Rappelons que sous l’impulsion du visionnaire et réformiste Deng Xiaoping, la Chine avait débuté le 18 décembre 2008 son long processus d’ouverture économique et commercial sur le Monde.

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Commentaires

Bon, il est curieux l’avion de combat russe Sukhoï. Il doit larguer des sacs à patates. Pour strafer au canon, on fait plus maniable.

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Nicolas Sarközy ne soutient pas les Québécois :

« Quand indépendantisme rime avec sectarisme »

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2009/02/02/003-Sarkozy-souverainiste.shtml

« Sarkozy en remet ! »

http://www.resistancequebecoise.org/affichen.php?page=0&id=991

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