Débat sur l’identité nationale : La contribution de Bruno Gollnisch

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Contribution au débat sur l’identité nationale
Bruno Gollnisch,
Député européen,
Vice-Président du Front National,
Doyen de faculté honoraire

I- L’IDENTITE NATIONALE, UNE ASPIRATION UNIVERSELLE

II- RETROUVER NOTRE IDENTITE FRANCAISE
La synthèse française-Quelques éléments

1. Une réalité commandée par la géographie.
2. Une réalité charnelle : il y a un peuple français.
3. Nos valeurs : le sens de l’honneur.
4. L’aventure maritime.
5. Notre tradition juridique.

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I- L’IDENTITE NATIONALE, UNE ASPIRATION UNIVERSELLE

Quand on se donne la peine d’articuler contre le Front National un grief dépassant le niveau des mensonges, des invectives, ou tout simplement des étiquetages convenus, on lui reproche son nationalisme.
« Le nationalisme c’est la guerre » s’est écrié François Mitterrand lors d’un discours non dépourvu de talent qui résonnait comme son chant funèbre dans l’hémicycle du Parlement Européen. Ce disant il feignait d’oublier que l’on avait beaucoup plus fait la guerre à l’époque moderne au nom de l’internationalisme qu’au nom du nationalisme.
« Le nationalisme, c’est dépassé » diront d’autres en arguant, à tort ou à raison, et souvent de façon exagérée, du caractère de plus en plus planétaire de certains problèmes.

Faisons d’abord litière de cette dernière affirmation : le nationalisme est-il dépassé ? Si l’on se borne à l’observation des faits, l’on doit constater qu’en dépit de toutes les tentatives d’organisation internationale, heureuses ou malheureuses, le XXe siècle a été celui de la revendication nationale, et de la satisfaction qu’elle a trouvée.
Il n’existait au XIXe siècle qu’une trentaine d’états reconnus sur la scène internationale, dont pratiquement la moitié issus du démembrement de l’empire espagnol des Amériques.
Il en existe aujourd’hui plus de deux cents, et le nombre s’en est accru au cours des dernières années.
Les évolutions politiques de la fin de ce siècle l’ont montré : dès lors que le poing de la dictature implacable du communisme s’est relâché, les Fédérations artificielles qui tenaient les peuples prisonniers, et qu’admiraient tant les actuels contempteurs du Mouvement National, ont explosé.

L’Union Soviétique a disparu, union forcée aujourd’hui enfouie dans les poubelles de l’Histoire que Lénine promettait aux adversaires du communisme, et quinze nations ont repris leur liberté dans le cadre de quinze Etats désormais indépendants. La Fédération Yougoslave, autre objet d’admiration de nos gauchistes de salon à l’époque de Tito, n’existe plus : les Croates, les Slovènes, les Bosniaques musulmans et les Macédoniens se sont séparés des Serbes comme les Slovaques se sont séparés des Tchèques, et comme les Québécois se seraient séparés du Canada britannique s’ils n’avaient été battus lors du referendum sur l’indépendance, grâce à la marge étroite mais décisive qu’a constitué dans leur pays la démographie d’origine étrangère. Ils ont été privés d’indépendance par l’immigration et la dénatalité, eux qui n’avaient du leur survie qu’à la bataille des berceaux.

Inversement, une nation comme l’Allemagne, longtemps écartelée par le communisme, et divisée en deux Etats, s’est réunifiée sitôt l’effondrement du mur de béton, de barbelés et de mort édifié pour la diviser. Et alors que l’on balbutie depuis des décennies pour tenter de rapprocher dans l’Union Européenne des nations aux systèmes économiques et sociaux comparables, mais culturellement différentes, il n’a fallu qu’une année pour que se recollent les deux morceaux de l’Allemagne, séparés en toutes choses pendant un demi-siècle.

Si donc tant de peuples aspirent à se constituer en nations, et si presque chaque nation réclame pour cadre la protection d’un Etat, sous des latitudes et dans des conditions de développement les plus diverses, c’est donc qu’il doit bien y avoir dans cette aspiration quelque élément inhérent à la nature humaine.
Notre sentiment national n’est donc pas dépassé, il est moderne. Il n’est pas d’avantage belliqueux, il est pacifique. Que les choses soient claires là aussi : notre nationalisme n’est pas le nationalisme révolutionnaire. Il ne procède pas de l’idolâtrie d’une entité collective, aussi condamnable que le serait n’importe quelle autre idolâtrie : d’idéologie, de classe sociale, de race, de nation ou d’Etat. Il n’est pas d’essence totalitaire. Il reconnaît l’existence, par-delà la nation, de valeurs supérieures, et en deçà d’elle, de corps intermédiaires.
Si les dirigeants du Front National avaient la conviction, vérifiée par l’expérience, que la nation est un concept archaïque et dépassé, ou pire, qu’elle fait obstacle au développement de la personne humaine, à sa sécurité, à son épanouissement, ou à l’harmonie de la société, alors ils ne seraient pas les derniers à remiser la nation dans le tiroir de la commode vermoulue où l’on entasse avec nostalgie les souvenirs jaunis des affections passées.
Mais l’expérience passée et l’expérience présente enseignent exactement le contraire : à savoir que la nation est et demeure un concept adapté, plus que jamais, aux conditions de la vie moderne.
Petite ou grande, la nation est le cadre le plus large à l’intérieur duquel il est possible aux personnes de participer effectivement au mouvement de la société, aux décisions qui les concernent, de connaître ceux qui les gouvernent, et, éventuellement, dans le cadre d’un système qui le leur permette, de les choisir et de les révoquer. Elle est le cadre le plus large, mais qui reste à taille humaine, d’une solidarité qui s’établit, selon les cas, sur la base d’une communauté de volonté, ou de culture, ou de langue, ou d’ethnie, ou de religion, ou la plupart du temps de plusieurs de ces éléments confondus selon une alchimie mystérieuse qui varie précisément avec chacune d’entre elles.
À ce titre le Danemark et l’Irlande, le Luxembourg ou le Lichtenstein sont des nations qui ont part à la diversité du monde et, croyons-nous, aux plans de la Providence tout autant que la Chine, la Russie ou les Etats-Unis d’Amérique.
On répète que les dirigeants et les militants du Mouvement National porteraient des œillères ; celles précisément de leur nationalisme, forme d’un égocentrisme exacerbé et dominateur qui leur ferait haïr, ou du moins méconnaître, tout ce qui est étranger.
Rien n’est plus faux.
Au contraire, parce qu’ils sont attachés à la défense de l’identité nationale française, les dirigeants et les militants du Front National comprennent d’instinct que d’autres, sous d’autres latitudes, soient aussi attachés à la défense de leurs identités nationales. Et il ne manque pas chez eux de connaisseurs ou d’amis de ces autres cultures. Mais ne se croyant obligés à aucun des masochismes que l’on nous assène régulièrement, c’est de façon résolue qu’ils affirment la singularité de la leur et qu’ils entendent la défendre.

II. RETROUVER NOTRE IDENTITE FRANCAISE

La planétisation qui résulte de la prodigieuse augmentation des moyens de communication terrestres, maritimes, aériens, et surtout dans le domaine de l’information, met en relation les peuples, les cultures, les flux économiques et financiers, les événements. Se fondant sur cette indiscutable réalité, certains prédisent la fin des nations, qui cependant n’ont jamais été plus nécessaires à la conservation des identités, des libertés, à la protection des peuples et des personnes. Et comme ces nations résistent, on veut les détruire par l’asservissement politique, la submersion migratoire, la dénatalité planifiée, la culpabilisation systématique, la démoralisation permanente.

Parmi les adversaires de la cause nationale, il en est même qui contestent jusqu’à l’existence de cette identité, dans ce qu’elle a de spirituel et de charnel, et la réduisent, au mieux, à une vague adhésion idéologique. D’autres au contraires, incorrigibles naïfs, la considèrent comme tellement évidente qu’ils ne voient pas -ou ne veulent pas voir- qu’elle est niée, ou menacée : pour ces derniers, le combat des nationaux est importun, gênant, puisqu’il n’y a pas péril en la demeure.
Un bon exemple de la première attitude nous fut fourni par un numero de la revue Globe et de son manifeste signé de M. Benamou, je crois, et de M. Bernard-Henri Lévy : « bien sûr », écrivaient-ils, « tout ce qui est terroir, béret, bourrée, biniou, bref franchouillard ou cocardier nous est étranger, voire odieux ». Et le fond du problème, en effet, c’est que pour les nationaux, tout ce qui est terroir, béret, bourrée, biniou, bref français et national, n’est ni étranger ni odieux, mais au contraire familier et attachant. Sous la plume du même auteur, dans son livre intitulé « L’idéologie française », on trouve cette phrase : « Qu’y a-t-il de plus imbécile, de plus bêtement obscurantiste qu’un nationaliste qui dans les œuvres de l’esprit, dans un livre ou dans une toile, s’attache à retrouver la trace d’un hypothétique génie français ? ». Hypothétique génie français, comme si le fait de reconnaître un certain nombre de valeurs universelles empêchait d’aimer leur incarnation concrète. Figurez-vous qu’il a trouvé plus bête, plus imbécile qu’un tel nationaliste : « c’est un régionaliste qui dans les mêmes œuvres de l’esprit, dans les mêmes livres ou dans la même toile ne hume plus que les parfums de Lorraine, des grasses terres de Beauce ou des embruns bretons ». Eh bien les nationaux que nous sommes avouent être de ceux qui aiment parfois retrouver jusque dans les œuvres de l’esprit un peu des parfums de Lorraine, des grasses terres de Beauce ou des embruns bretons.

La synthèse française

Considérant la France comme ce qu’elle est, attachés à ce qu’elle fut, et ne désespérant pas de ce qu’elle pourrait être, les nationaux français ne récusent pas, tout au contraire, les valeurs universelles et communes aux autres peuples énoncées plus haut : le Vrai, le Beau, le Bien. Ils accepteraient volontiers d’y ajouter la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, si ces trois mots n’avaient été, à l’époque révolutionnaire, l’occasion de la première grande et sanglante imposture de l’histoire moderne, la Liberté proclamée couvrant de son nom la plus impitoyable tyrannie, l’Egalité masquant la corruption des nouveaux maîtres, et la Fraternité la terreur sanglante. Oui à la liberté, si elle trouve des traductions concrètes et si la revendication incessante des droits n’occulte pas la reconnaissance des devoirs. Oui à l’égalité si elle n’implique aucun nivèlement forcé des différences utiles au bien commun et fondées sur le mérite ou le talent. Oui à la fraternité si elle ne se réduit pas aux copinages inavouables, mais à la Fraternité réelle, celle qui existe entre ceux qui se reconnaissent frères parce qu’ils sont tous du même Père.
Mais non, résolument NON, à cette conception purement idéologique de notre Nation, réduite à l’adhésion à des notions abstraites qui pourraient d’ailleurs être partagées par tous les autres peuples du monde. La France, soit dit en passant, ne se réduit pas non plus à la République, même si bien sûr, l’histoire républicaine fait partie de son Histoire. Mais la France a existé douze siècles avant la République ; la France, ce n’est donc pas que cela.

1. Une réalité commandée par la géographie

Il est à la civilisation française comme à toute autre des caractères particuliers, car les valeurs universelles, dont nous ne nions pas l’existence, s’incarnent en un espace et en un temps donnés. D’abord l’espace : La civilisation française est le produit d’une certaine géographie, et cette géographie qui n’est pas indifférente : ces limites qui sont les nôtres sont en grande partie naturelles.
Si les rois ont fait la France aux dépens de leurs voisins et au prix de guerres nombreuses, la forme harmonieuse de la France, quelque affreux que soit le nom d’hexagone qu’on lui donne aujourd’hui, porte à l’indulgence pour ceux qui ont voulu avec ténacité réaliser ce pré carré. Limites naturelles et toujours habitées par notre peuple, contrairement à d’autres aux frontières beaucoup plus mouvantes. Il en va différemment, par exemple, des Turcs, que nous connaissons aujourd’hui en Anatolie ou sur les rives du Bosphore, mais qu’on trouve jusque dans le Sin-Kiang au nord-ouest de la Chine, et dont l’arrivée dans les contrées qu’ils occupent aujourd’hui est relativement récente. Même les Polonais, pour leur malheur, ont eu des frontières dont les limites ont changé dans l’Histoire, de plusieurs centaines de kilomètres, tandis que les nôtres sont encore à peu de choses près celles qui étaient déjà fixées au temps de la Gaule.
Pays peuplé dès avant les Gaulois par les plus anciennes et les plus brillantes civilisations préhistoriques comme en témoignent par exemple les grottes de Lascaux- Ce n’est pas pour rien que l’Homo sapiens a reçu le nom d’Homme de Cro-Magnon, village de Dordogne sur les rives de la Vézère.

2. Une réalité charnelle : il y a un peuple français

Mais cette population, quelle en est l’ethnicité, physique, aussi bien que culturelle ? Question rendue taboue par la police de la pensée. Pourquoi cependant serions-nous le dernier peuple à ne pas avoir le droit de s’affirmer tel qu’il est ? N’en déplaise à l’excellent M. M. Albert Jacquard du MRAP et du Parti Communiste, et à tous autres qui prétendent que les races humaines n’existent pas. Sans doute les races humaines n’existent pas en ce sens qu’il n’y a pas de différence ontologique entre les hommes, tous créatures de Dieu. Mais de là à nier l’importance des caractères ethniques ! Si l’on mélangeait cinquante Vikings et cinquante Bantous, M. Jacquard lui-même, qui affirme que les races humaines n’existent pas parce que, dit-il, l’on passe de l’une à l’autre de façon absolument insensible, arriverait quand même bien à dire qui habite la Suède et qui vient du Zaïre. Si la Suède était peuplée de Bantous, ce ne serait pas tout à fait la nation suédoise telle que nous la connaissons, pas plus d’ailleurs que si le Congo était peuplé de Vikings. Ce serait autre chose, ce seraient d’autres nations, ce seraient d’autres cultures, peut-être d’ailleurs également attachantes, mais ce ne seraient pas les mêmes.

Les patriotes français, quant à eux osent encore constater que la Nation française résulte principalement de la synthèse des Celtes, des Latins et des Germains.
Si la conquête de la Gaule par Rome a été brutale, le conquérant a su apporter aux peuples conquis les bienfaits d’une civilisation supérieure : celle de Rome, et par la même celle d’Athènes, et c’est pourquoi l’héritage gréco-latin est indissociable de notre civilisation française. De ces apports, on trouve, encore aujourd’hui, des traces impressionnantes : aqueducs, ports, routes, ponts, basiliques, théâtres. Je pense à cette fameuse adresse de l’empereur Claude gravée dans le bronze et qu’on peut encore voir à Lyon, accordant aux Gaulois la citoyenneté romaine et leur permettant d’accéder au sénat romain. Je pense à la jalousie ancienne entre Lyon et Vienne parce que, Vienne étant fondée par des légionnaires vétérans, ses habitants avaient de droit la citoyenneté romaine alors que les Lyonnais l’ont acquise plus tard et plus difficilement.

Et puis vint le désastre des invasions barbares ; et la nouvelle alliance entre les gallo-romains et cette fois-ci un peuple germanique, les Francs de Clovis.
A propos de Clovis beaucoup de gens font la fine bouche, et pratiquent ici ce qu’ils récuseraient s’agissant d’autres cultures : porter des jugements anachroniques, voir cette époque avec les yeux de la nôtre. Clovis n’était certainement pas un enfant de chœur, mais sa première démarche a été de se faire remettre par le basileus, l’Empereur d’Orient, les insignes de Consul romain, et de s’intégrer par conséquent dans une tradition.
Cette synthèse que réalise Clovis, est unique. Germains, Celtes, Latins : la France est tout cela à la fois, mais rien de cela séparément.
A peine l’alliance entre les Francs et les Gallo-romains est-elle consacrée qu’apparaît un mythe complètement oublié aujourd’hui mais d’une très grande importance au long du Moyen-Age et même au-delà. Il n’y a d’ailleurs pas qu’en France que la recherche de l’unité nationale transparaît dans l’émergence de mythes fondateurs, aujourd’hui plus ou moins oubliés. Les Japonais eux-mêmes, par exemple, ont longtemps affirmé sans vraiment y croire que leur Empire avait été fondé, 660 ans avant notre ère, par l’arrière-petit-fils de la déesse du soleil, lui-même ancêtre de la lignée impériale « unique depuis une myriade de générations ».
Comme il était gênant, au regard de leur légitimité, que les Francs fussent des envahisseurs, on suscita très tôt le mythe étonnant de leur origine troyenne : on prétendit qu’ils descendaient des Troyens fuyant les Grecs, vaincus par eux, après la guerre de Troie, tout comme Enée fils d’Anchise qui aurait été un fondateur de Rome. On s’égalait ainsi en prestige aux Romains, tout en se distingant des Latins et des Germains.
A ce mythe Ronsard rend encore hommage dans la Henriade, avant que l’on ne prenne conscience de sa faiblesse. Alors, pour éviter une grve crise de légitimité, on lui en substituera un autre : les Francs, certes, ne seraient pas des Troyens, mais une tribu gauloise chassée par Jules César et revenue, chez elle, après la chute de Rome. Nouvelle théorie qui ne résista qu’un siècle, à la découverte de l’évidente origine germanique des Francs.
Mais cette découverte comportait en germe un risque d’éclatement du corps social ; car c’est avec les études sur l’origine franque de l’aristocratie française, et qu’apparut la théorie du sang bleu, un sang issu de l’envahisseur germanique, et différent de celui du reste de la population. Théorie à laquelle répond peut-être dans la Marseillaise la phrase terrible du sang impur dont nous devrions abreuver nos sillons…

Eh bien, en ce qui concerne la France, la synthèse admirable à laquelle préside le baptême de Clovis, est une synthèse chrétienne. Nous entendons l’objection : « mais Clovis n’était pas un bon chrétien » : Clovis n’était évidemment pas conforme à l’image du parfait honnête homme selon les critères droits-de-l’hommesque des démocrates-chrétiens du Parlement européen – que je crois dans leur doctrine beaucoup plus démocrates, que chrétiens. Il est vrai que sa conversion présentait pour partie un caractère interessé, et qu’il faillit même la renier après la mort de son fils, qu’il pensait due au courroux des anciens dieux. Clovis était aussi vindicatif, sans doute parce que son autorité eut été autrement contestée. Les Francs comme d’ailleurs tous les peuples indo-européens, mais celui-là particulièrement, n’aimaient pas beaucoup les faibles ; ils suivaient le chef tant que le chef avait de la poigne et du succès, parce que ce succès était précisément la marque de la bénédiction des forces supérieures. Songez à l’histoire du vase de Soissons : une vengeance longtemps après l’offense subie ! Poussé en cela par les dures lois politiques qui régissaient les partages successoraux chez les Francs, il a éliminé bien des membres de sa famille, y compris après sa conversion. On a donc trouvé de bonnes âmes imbues d’idées libérales et humanitaires, y compris bien sûr des clercs pour s’en formaliser, et pour ratifier la campagne qui s’est élevée à l’époque contre la célébration du 1500e anniversaire de la France. Mais, de la même façon que nous ne prétendons pas être des modèles de vertu ni de sainteté, nous nous fichons complètement du point de savoir si Clovis était un modèle des vertus chrétiennes ou pas, ce n’est pas cela qui nous intéresse du tout dans son baptême ; le problème c’est de savoir s’il a été meilleur après qu’avant. Si nous persistons à voir dans cet événement l’un des événements fondateurs de notre civilisation c’est qu’il a été le point de départ d’une amélioration constante des mœurs, des coutumes, des pratiques de ce peuple rude, cruel, barbare mais fort qu’étaient les Francs.

3. Une valeur essentielle : l’honneur.

Quelles sont les valeurs de ces héritiers des Celtes, des Latins et des Francs ? L’une d’entre elles en tout cas est le sens de l’honneur. Il est de fait que les patriotes se distinguent essentiellement en ce qu’ils préfèrent ce mot au singulier plutôt qu’au pluriel. Si notre Histoire a été grande par ses succès, parfois immérités, parfois acquis de façon très injuste au détriment de voisins pacifiques, elle a été plus grande encore dans ses revers que dans ses succès. Songeons à la bataille de Poitiers, au Roi qui devrait fuir le désastre et qui ne le peut, qui reste et qui se bat avec son jeune fils, qui y gagnera le surnom de « le Hardi » c’est à dire le courageux se bornant à avertir « Père, gardez-vous à droite ; Père, gardez-vous à gauche » parce qu’il ne peut pas encore tenir la lourde épée.
François Ier après le désastre de Pavie, et cette admirable lettre à la Reine-mère Louise de Savoie : « Madame, tout est perdu, fors l’honneur », c’est-à-dire : sauf l’honneur. Songez à Bayard, et au reproche qu’il aurait fait au Connétable de Bourbon venu le consoler dans sa terrible agonie alors qu’il s’est fait porter pour mourir, la colonne vertébrale brisée, dans des souffrances affreuses, et qui cependant se fait coucher sur le dos pour voir l’ennemi en face car, dit-il : « c’est ainsi que j’ai vécu toute ma vie ». Ces épisodes malheureux de notre Histoire, Dieu sait qu’il n’en manque pas : La Garde qui meurt plutôt que de se rendre à Waterloo, la résistance d’une poignée de légionnaires à Camerone, celle de l’infanterie de marine dans la maison de la dernière cartouche à Bazeilles, la charge de Reischoffen, les Cadets de Saumur, le dernier et si poignant entretien entre le commandant du camp retranché de Dien-Bien-Phu et le commandant du corps expéditionnaire…

Voilà, l’honneur a toujours été sauvé, avec bien sûr l’envers de la médaille, la présomption, l’indiscipline ; César déjà parlait de l’indiscipline de ces tribus gauloises.

Le sens de l’honneur n’est pas le seul caractère commun que l’on peut attribuer à ces Français dont le socle résulte de cette fusion des composantes latine, celte et germanique. Il en est bien d’autres que le temps manque pour décrire.
Evoquer cette fusion, ce n’est pas méconnaître les apports de nombreux étrangers qui se sont agrégés à la communauté nationale. Dire que cette synthèse s’est faite sous les auspices du christianisme, ce n’est pas rejeter hors de cette communauté les adeptes d’autres religions. C’est affirmer que leur contribution a été positive dans la mesure où ils ont non seulement respecté les lois de la France, mais où ils en ont aussi adopté les mœurs, les coutumes et même les goûts. Parler de la composante essentielle de la population française dans l’hexagone, ce n’est pas davantage exclure nos compatriotes d’outre-mer.

4. L’aventure maritime

Car il y a bien sûr bien d’autres choses qui fondent la spécificité de notre culture. L’une de nos racines plonge dans la mer, si l’on peut se permettre cette métaphore osée. Nous partageons cela bien évidemment avec d’autres peuples, qui ont aussi connu des destins maritimes exceptionnels : le Portugal, l’Espagne, l’Angleterre, les peuples nordiques ; mais la France est le seul pays d’Europe à avoir accès à la fois de par sa situation géographique, à la mer du Nord, à l’Atlantique et à la Méditerranée. Et certes, le temps n’est plus aux tâches roses qui occupaient naguère la moitié de l’Afrique, Madagascar, l’Indochine, les comptoirs de l’Inde aux noms si poétiques et évocateurs : Yanahon, Mahé, Pondichéry, Karikal, etc… Mais cette aventure a eu lieu pour le meilleur et pour le pire. Et quoi que l’on en ait dit le meilleur l’a emporté sur le pire, comme le savent très bien les peuples que nous avons là-bas visités – demandez aux habitants de Saïgon, du Centrafrique, de Madagascar ou d’ailleurs, ceux du moins qui ont connu l’époque de notre présence, les réflexions qu’ils font aujourd’hui en comparant cette époque et la nôtre.

Tout ceci a communiqué dans l’âme française, ce goût de l’aventure, de l’héroïsme de tant de navigateurs, d’explorateurs, de pionniers, de défricheurs, de bâtisseurs, de missionnaires, de négociants. Et si le drame de l’Algérie, que beaucoup de jeunes gens aujourd’hui ont du mal à comprendre d’ailleurs, y compris dans nos rangs, fut si cruel à plus d’un titre, ce n’est pas simplement parce qu’il y a eu trahison de la parole donnée, et abandon de ceux qui avaient cru en nous, chrétiens aussi bien que musulmans ou juifs d’ailleurs, mais aussi parce qu’il impliquait un rétrécissement général de la France, un repli sur ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui l’hexagone, la fin d’une immense aventure que sans paraphraser Georges Marchais on peut qualifier de globalement positive.
Au moins conservons précieusement ces confetti qui, au regard des derniers développements du Droit international et notamment de la Conférence des Nations Unies sur le Droit de la Mer, événement capital quoique méconnu de nos contemporains, nous valent aujourd’hui le troisième empire maritime du monde. En une époque où le destin de l’humanité se joue sans doute davantage dans les mers que dans l’espace, c’est déterminant pour l’avenir.

L’art de vivre français

Après quinze siècles de labeurs et de sacrifices, les produits matériels de cette civilisation sont tellement immenses, qu’il est impossible de les dénommer. La variété de nos climats, de nos paysages a conduit à une extraordinaire profusion dans tous les domaines. Cette variété qui fait partie aussi de notre caractère national ne se perçoit plus par les costumes, ni par le folklore aujourd’hui tragiquement uniformisé – (je n’ai rien contre le blue jean ; j’ai contre le fait qu’il n’y ait plus que cela)-. Cette variété se perçoit encore dans l’habitat rural, la pente des toits, la forme des tuiles, les matériaux. Rien que de Lyon à Mâcon en quarante kilomètres on change quatre fois de style : depuis les constructions de pisé des Monts du Lyonnais, sur leurs soubassements de pierre volcanique noire ; les riches paysages du Beaujolais, aux maisons dites de pierres dorées tellement elles luisent sous le soleil, bien différentes de la maison bressane, qui elle-même n’a rien à voir avec la maison bourguignonne que l’on trouve dès le Mâconnais.

Oui, les nationaux sont attachés à cet art de vivre incomparable, cette douceur de la culture française, jusques et y compris dans l’art culinaire, que nous avons porté au plus haut degré d’excellence. L’incroyable variété de nos vins et de nos fromages est aussi, dans une certaine mesure une composante de notre identité, et de cette joie de vivre gauloise qui nous habite encore.

Le sens de l’Etat

Cette profusion de tout ce qu’a produit la civilisation française est menacée. Nous le disons sans pessimisme excessif, avec gravité, inquiétude et même angoisse. La menace résulte d’abord de terribles problèmes démographiques indissociables de leurs aspects moraux. La substance même de notre Nation est en péril, et elle l’est aussi du fait de la déchéance de l’institution qui a pour mission de la préserver : l’Etat.
Car la civilisation française est pour une grande part tributaire de l’Etat, C’est l’Etat qui l’a protégée, et le sens de l’Etat a existé très tôt, peut-être beaucoup plus tôt qu’on ne le pense. Comment par exemple expliquer autrement que le prestige royal ait survécu, alors que le domaine propre du Roi était tout petit par rapport à celui des Plantagenêt, dans la mouvance du royaume ? C’est précisément qu’existait cette notion de royaume. Les légistes de Philippe Le Bel ont formulé très tôt l’idée que le Roi de France était empereur en son royaume. Et quand Jean Bodin écrit son ouvrage magistral « De Republica », il faut traduire sans contresens, non pas « De la République » parce que Jean Bodin était parfaitement monarchiste, mais évidemment : De l’Etat.
Cet Etat a parfois failli à sa mission mais ceux qui ont voulu le restaurer, venaient souvent des lisières, des Marches de notre pays : Le Connétable Du Guesclin, breton ; Jeanne d’Arc la Lorraine, tout à fait à la limite de la France et de l’Empire ; le chevalier Bayard originaire du Dauphiné après avoir servi en Savoie ; Joseph de Maistre l’un des auteurs contre-révolutionnaires les plus éminents n’était pas français en ce sens qu’il était savoyard, mais sans doute y avait-il, là comme ailleurs, au-delà de la mouvance du royaume une francité antérieure au rattachement à la France, d’ailleurs plébiscité de façon éclatante sous le Second Empire.
Ce sens de l’Etat chez nous n’est ni totalitaire, ni personnel. Ce n’est pas l’Etat pharaonique de l’Egypte ancienne, ce n’est pas l’Etat totalitaire des Incas. Louis XIV n’a pas dit le mot célèbre qu’on lui prête : « l’Etat c’est moi », il a même dit l’inverse, sentant sa mort prochaine : « Je m’en vais, mais l’Etat demeurera après moi ». Et si Louis XV ramène à lui la source du pouvoir et de la légitimité, lors de la fameuse séance dite « de la flagellation », au milieu du Parlement, dans le lit de justice qu’il tient, et qui porte ce nom-là, non pas à cause des sévices corporels qu’il fit subir aux parlementaires, mais à cause des vérités qu’il leur a assénées ; c’est qu’il parle contre les abus de certains corps constitués, à commencer par les magistrats du Parlement eux-mêmes.

Notre tradition juridique

L’effort constant d’amélioration de la condition humaine par lequel se définit la Civilisation a porté aussi sur les normes qui régissent la société, autant sinon plus que sur les acquis matériels. Car le droit, ensemble des règles qui sont sanctionnées par l’autorité publique, est une donnée essentielle de la société. Il est la condition d’une vie sociale harmonieuse.
« ubi societas ibi jus », « là où il y a une société, il y a un droit » disaient déjà les Romains auxquels nous devons une tradition juridique bimillénaire qui s’inscrit dans les grandes réalisations de la civilisation, au même titre que les temples d’Angkor et les cathédrales gothiques, le chant grégorien et la musique symphonique, la philosophie grecque ou la science moderne occidentale.
Oui, là où il y a une société, il y a un droit. comme l’a montré l’ethnologue Malinowski au sujet des indigènes des îles Tobriand qui vivent à l’âge de pierre et ignorent même la relation entre sexualité et procréation, mais n’en ont pas moins un droit familial complexe et perfectionné.
Il y a droit, même quand il n’y a pas de législateur : c’est le droit coutumier, qui naît spontanément du milieu social, et qui devient droit par le sentiment que l’on a de son caractère obligatoire : Opinio necessitatis, qui le distingue du simple usage.

Or la civilisation française, fidèle à l’héritage romain, a porté le droit à un très haut degré d’achèvement, de justice, de concision, de clarté. Le droit français fut à l’origine de la tradition dite « romano-germanique », qui s’est répandue en Allemagne, en Italie, en Espagne, dans les pays latins et ceux d’Europe Centrale, puis en Afrique et en Asie.

Mais la première chose à laquelle s’efforce la subversion que nous connaissons, c’est de couper le droit de toutes référence morale, du lien avec la justice supérieure que reconnaissait cependant la législation humaine dès le code assyrien d’Hamourabi, gravé dans la pierre, le plus ancien qui soit parvenu jusqu’à nous.
Il s’agit désormais de ne plus en faire qu’un instrument aveugle au service, soit de l’idéologie, soit des intérêts conjoncturels du moment.

Les symptômes de cette dégénérescence du droit sont multiples : Mépris de la personne humaine, de la vie innocente, du droit naturel. Multiplication des textes. Dégradation de l’Etat. Persistance de la Corruption. Développement de l’ineffectivité, de l’arbitraire et de l’insécurité. Inadaptation du système pénitentiaire. Multiplication des lois de police de la pensée, etc.

Un de ces symptômes en effet est la multiplication des textes, la véritable diarrhée normative et l’inflation bureaucratique qui en résulte. Joseph de Maistre, qui relevait déjà en la commentant la multiplication des textes révolutionnaires, affirmait très justement que « lorsqu’il y a autant de lois, c’est qu’il n’y a plus de législateur. »
Au service de documentation du gouvernement on sait qu’il y a à l’heure actuelle, aux environs de 220.000 textes juridiques en vigueur.
C’est donc l’inversion du principe théorique « Nul n’est censé ignorer la loi » au profit d’une réalité : « plus personne n’est en mesure de connaître la loi », qui justifie par avance tous les arbitraires, toutes les restrictions de la liberté.

Les nationaux entendent donc restaurer notre droit, ce qui est après tout le rôle premier du législateur, donc du politique. Ils veulent l’affranchir par exemple de l’affreux galimatias d’une réglementation tâtillonne et envahissante, qu’elle soit nationale ou issue de l’Union européenne. Le ministre Mercier avait raison, le mois dernier, à Strasbourg, de dénoncer après nous l’invasion du droit d’inspiration anglo-saxonne. Strasbourg où il s’adopte plus de textes en une semaine qu’il ne s’en vote en un an à l’Assemblée nationale. Les nationaux veulent que les lois soient peu nombreuses, mais qu’elles soient effectivement sanctionnées, et pour commencer qu’elles soient aisément connaissables.
Ils veulent retrouver l’ensemble cohérent, clair et harmonieux du droit romain et du droit civil que vinrent étudier à Lyon même au siècle dernier jusqu’aux jeunes Japonais qui furent les rédacteurs des lois modernes de leur pays.
Car cet ensemble juridique aussi fait partie intégrante de notre identité nationale.

Bruno Gollnisch

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Commentaires

un exposé tres brillant,
un peu long, mais tres tres bien construit,
(venant de Mr Gollnisch c’est a peine etonnant)
sincerement, Bravo…

Et « l’autre » qui refuse de recevoir le FN a l’Elysée pour en discuter…
Qui d’autre a part le FN en parle le mieux ?(et ce depuis des annees..)
Mais Bon Dieu ?
de qui se moque-t-on ?

REVEIL LES AMIS !

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Même si c’est long, c’est très intéressant. A conserver comme argument face à nos adversaires mondialistes. Bravo Bruno !

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tres heureux de vous retrouver cher Bruno..si bien que je n’ai pas encore lu votre contribution que je sais d’avance magistrale.
Bravo à vous tous et toutes.

avec peu de moyens une fois de plus nous enrichissons le débat public sur l’dentité nationale.

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MERCI à Bruno d ‘ aussi bien exprimer la position des patriotes !
BHL N ‘ EST QU ‘UN FRANçAIS DE PAPIER

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bravo !mais c est helas beaucoup trop savant pour l imense majorite de nos detracteurs.lorsque bien des metis et des loubards de nos cites,prennent corneille pour un oiseau,conde pour un flic, montmorency ou pic de la mirandole pour une montagne et spinoza pour une maladie,voila de quoi generer une epidemie de meningite;par contre c est peut etre la un bon test d assimilation nationale.

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Très bonne argumentation.

Pourquoi ne pas inclure les « contributions » des cadres du Front National en page d’accueil du site http://www.identitenationale.net ?

Nous voyons bien les « Contribution du jour » avec Fillon, Copé etc sur le site gouvernemental, qui effectue leur propagande !

Pourquoi pas en faire de même avec les excellentes interventions de Marine Le Pen, de Louis Aliot et de Bruno Gollnisch (voir d’autres ?)concernant l’Identité Nationale ?

Le Front National sera alors porteur de valeurs et de propositions ! Un tremplin pour les prochaines échéances électorales !

Le Front National n’est pas qu’un parti contestataire, n’en déplaise à certains !

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Difficile de faire une synthèse de ce monument d’exactitude.
comme dirait Brassens
 » Tout est bon chez elle il n’y a rien à jeter,
Sur une île déserte il faudrait tout emporter »
Plus c’est long plus c’est bon.

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Le texte est brillant, très agréable à lire.

Cependant, je m’apercois que je ne connais pas la même histoire de France ….

Ou est la croisade contre le sud de la France, et sa conquête par le roi de France ?
De qui est la phrase « Massacrez les tous, Dieu reconnaitra les siens » ?
Toulouse était capitale de quel royaume au temps des wisigoths ?

Autant de traces qui ont étés gommés de nos livres d’histoire, au nom de l’unité nationale.

Un autre paradoxe, mais non des moindres de notre histoire : un de mes ancêtres fut capitaine de Napoléon lors de la (terrible) campagne de Russie, mais ….. mon grand père ne parlait pas Francais, et mon père dut l’apprendre à l’école … ils parlaient tous deux Occitan.

Je m’exprimerait plus longuement sur ces sujets dans :
http://www.identitenationale.net/

Merci de nous offrir ce débat, que d’autres voulaient confisquer, ou tout le monde pourra exprimer sa vision et son vécu de l’identité Francaise.

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Juste, précis et au combien éloquent.

Bruno, nous sommes nombreux à te soutenir ! Bonne chance pour la suite …

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C’est très beau, certainement très exact et documenté, on peut faire confiance a l’universitaire de talent qu’est l’auteur, mais à mon sens, ce texte est bien trop riche, bien trop d’érudition s’en dégage pour qu’il soit compréhensible par nos moutons de concitoyens décérébrés à grand coup de « starak » et de « secrètes scories ».

Pour aimer son pays, pour en parler, il faut s’instruire, et franchement, la culture et l’érudition historique sont vraiment ce qui fait défaut à la majorité des français qui se foutent complètement de leur passé, de leur ancêtres. Ce texte magnifique ne s’adresse en réalité qu’aux déjà convaincus, il n’est accessible qu’à ceux que le sujet intéresse déjà et qui sont donc acquis, par consequent, à la cause commune.

La plupart des gens ne le lirons pas, soit par paresse, soit par dégout (parce qu’il est écrit par un « révisionniste diabolique ») et s’il est lu, il ne sera pas compris, il sera dénigré car il bouscule beaucoup d’idées reçues (par le mammouth)et surtout, pour y adhérer, il faut se remettre en question, et ça, c’est vraiment le truc dont les Français de base sont le moins capable, car il oblige à un abandon de son égoïsme matérialiste, il oblige à une spiritualité totalement absente chez 90 % des gens pour qui seule compte la gamelle, les petits avantages perso.

Pour moi c’est un beau coup d’épée (académique) dans l’eau trouble et saumâtre qu’est devenue la culture de nos « cons citoyens ».

Il y a un fossé tellement profond…..

Il ne devrait pas y avoir de débat sur l’identité nationale, rien que le fait que celui ci soit lancé prouve qu’elle n’existe plus, l’identité nationale, et ce depuis fort longtemps….

Pas besoin de débat ! La crise économique et ethnique que l’on voit poindre à l’horizon de notre avenir sera le renouveau ou l’enterrement de notre unité nationale, pour le moment, les gens (excusez le terme) ne bouffent pas encore assez de merde pour que ce soit a l’ordre de leur préoccupations…..

Quand on ne connais pas son passé, on est condamné à le revivre…. Ca ne va pas tarder….

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La solution consisterait peut être à retranscrire le contenu de ce texte magnifique dans une vidéo ou l’on caserait deux trois filles à poil, là on peut penser qu’il aurait un impact supérieur, mais je ne crois pas qu’il soit utile de faire cet affront à son auteur….

Pauvre France…..

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La mitte disait : »Le nationalisme c’est la guerre »

Il n’avait pas tord, car a bien y regarder, on s’aperçoit que c’est après chaque tentative internationaliste (communisme et socialisme)que les peuples dépecés, ruinés, affamés reviennent sur leur bases, et c’est à ce moment que l’on fait se déclencher les guerres fratricides, quand leur souverainisme contrecarre les vues mondialistes.

Regardons l’Allemagne des années 30, qui s’est réveillée certes brutalement, mais si l’on excepte les outrances hitlériennes, le peuple allemand était dans son droit le plus strict de vouloir reprendre la main sur son destin, et c’est là qu’est survenue la guerre, donc la phrase de la mitte est lourde de sens, c’est un aveu !

Oui le nationalisme c’est la guerre car à chaque fois que les peuples deviennent souverains sur cette planète, on leur fait la guerre ou on s’arrange pour que les souverainismes respectifs des nations s’engagent dans une lutte fratricide qui, au résultat, rend les honneurs a l’internationalisme ! Il avait beau jeu de dire cela, l’infâme !!

Le nationalisme, c’est la guerre parce qu’il est l’ennemi juré de l’internationalisme !

Si le nationalisme c’est la guerre, c’est à cause des vues mondialistes d’une toute petite oligarchie….

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Oh non ce texte n’est pas long ! Trop court, tant il est savoureux pour exprimer tant d’amour de la France, avec cette élégance, cette concision, bref cet esprit si français.
Merci à Bruno Gollnisch pour cet exposé d’une si haute tenue.

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Je rejoins @Hocquemiller. Magnifique contribution et vibrante d’émotion. Merci à Bruno.

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Au Front et ses militants de l’imprimer et de la coller sur des murs des villes de France pour faire réfléchir les Français et énerver les gauchistes sur l’identité car la France on l’aime où on la quitte !

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Pour heliosalpha :
il y a des Français de pure souche qui prennent Castor et Pollux pour une émission enfantine de télé, et non pour un opéra de Rameau.
Alors…

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M. Gollnisch est un brillant intellectuel qui oublie, comme le FN la destruction de la Nation française par l’avortement qui massacre + de 200.000 bébés dans le ventre de leur mère par an. Et bien entendu de petits chrétiens.
Gollnisch oublie également la malfaisance de la maçonnerie. C’est la Secte qui oriente les politiques pour mener la France au chaos.
Exactement le même discours que Madame LePen sur le sujet.
Je recommande le samedi 14 novembre, dans vos villes, la récitation d’un rosaire public, organisé par SOS TOUT PETIT.

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Quel brillant exposé de Mr Gollnisch .Sarkozy et ses sbires feraient bien de le lire .E

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