Marine Le Pen - bleu marine

Marine Le Pen : « La fracture ne fait que s’élargir entre la classe politique et le peuple »

Marine Le Pen, présidente du Front national, était l’invitée, ce matin, d’I-Télé et de RTL où elle a commenté les résultats du second tour des élections départementales qui ont confirmé l’ancrage local de la principale formation politique de l’opposition qu’elle dirige. Elle a notamment dénoncé le mode de scrutin inique Lire l'intégralité de l'article

Le seul vote utile c'est Marine Le Pen

Marine Le Pen : « Nous faisons 360.000 voix de plus qu’aux européennes ! »

Marine Le Pen, présidente du Front national, était ce matin l’invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFM-TV et RMC. Elle a commenté les excellents scores du FN sur l’ensemble du territoire national à l’occasion du 1er tour des élections départementales ce dimanche. Elle a souligné que le « Front national est le Lire l'intégralité de l'article

Louis-Aliot-France Culture europeennes-2014

Louis Aliot : « Le parti socialiste est en échec grave »

Louis Aliot, vice-président du Front national et député français au Parlement européen, commentait hier soir les très bons résultats du premier tour des élections départementales. « Je constate que le PS est en échec grave et que Monsieur Valls devrait en tirer les conséquences, car il a mené une campagne absolument Lire l'intégralité de l'article

Le seul vote utile c'est Marine Le Pen

Marine Le Pen : «Si le PS prend une déculottée, il faut que Valls… valse !»

A une semaine du premier tour des élections départementales, la présidente du Front national accorde un entretien au Parisien Aujourd’hui en France. Dérapages de certains candidats, mesures appliquées en cas de victoire dans un département, négociations au 3e tour, les attaques du Premier ministre Valls, mais aussi les assistants parlementaires Lire l'intégralité de l'article

Marine Le Pen - Tous politique

Marine Le Pen dénonce une «caricature grotesque» du Front national par François Hollande

La présidente du Front national Marine Le Pen répond au président socialiste de la République, François Hollande qui a estimé devant les lecteurs du Parisien – Aujourd’hui en France qu’il fallait «arracher les électeurs au FN». Marine Le Pen a visiblement très peu goûté les propos de François Hollande sur Lire l'intégralité de l'article

Marine Le Pen - europeennes 2014

Marine Le Pen : « Il faut couper les financements au fondamentalisme islamiste! »

Marine Le Pen, présidente du Front national, était l’invitée de Francis Letellier dans le « 12/13 Dimanche », le magazine politique de France 3. La question du jour portait sur la progression du FN en vue des élections départementales. L’actualité du moment a aussi été évoquée : la réaction du Lire l'intégralité de l'article

Archives catégories : Terrorisme

Ukraine / Donbass : l’attente d’une offensive de printemps

US Ukraine

Les forces de Nouvelle Russie poursuivent leur unification et l’homogénéisation de leurs structures, en profitant de l’accalmie très relative qui règne sur le front du Donbass. Du côté de Kiev, on continue de recevoir les premiers lots de matériels lourds US et de nouveaux « instructeurs » occidentaux (principalement américains) sont annoncés pour courant avril. En ce début de printemps dans le Donbass, le calme aléatoire qui règne préfigure sans doute une déchainement de fer et de feu d’ici peu. Chacun semble s’y préparer.

Les grandes manœuvres de l’OTAN ne se déroulent pas seulement sur terre (voir notre chronique précédente), mais aussi sur mer. Le destroyer lance-missiles américain USS Jason Dunham (DDG-109) de la classe Arleigh Burke entrera dans les prochains jours en mer Noire. Le 13 mars, ce destroyer était encore dans le port monténégrin de Bar sur la mer Adriatique, ce pays des Balkans ayant un gouvernement des plus serviles envers Washington. Le destroyer américain doit relever la frégate française La Fayette (F710), qui a quitté le port d’Odessa le 30 mars.

Entrainement et matos US pour une armée de bras cassés

Une nouvelle livraison de Humvees blindés vient d’arriver en Ukraine (sur les 230 promis) et la trentaine déjà livrée il y a une semaine. Les Etats Unis ont déjà fourni à ce jour pour 120 millions de dollars d’assistance au régime putschiste, et doivent encore fournir pour 75 millions de dollars d’équipement divers, y compris des drones, les radars de contre-batterie, des dispositifs de vision nocturne, et de l’assistance médicale. Il est aussi vraisemblable que des postes antichars guidés de type Javelin soient livrés d’ici peu.
Ces HMMWV devront prochainement être retirés des effectifs des forces US, selon une décision prise en 2012. En effet, le Pentagone a annoncé une modernisation massive de ses véhicules légers de type Hummer, dont les performances en Afghanistan comme en Irak furent des plus décevantes, l’engin ayant dû subir moult modifications et autres revalorisations depuis 2002 afin d’être opérationnel sur le terrain.

Selon Arsen Avakov, le ministre des Affaires intérieures de l’Ukraine, 290 paras américains de la 173e brigade aéroportée (173rd Airborne Brigade Combat Team « Sky Soldiers ») vont débuter un cycle de formation dans la région de Lviv, au camp de Yavoriv, à partir du 20 avril : il s’agit de former certaines des unités les plus extrémistes du régime de Kiev, y compris des néonazis. Selon Avakov, les Américains auraient l’intension de mettre à disposition de la garde nationale de l’équipement dernier cri question communication et détection nocturne ou pas mauvais temps. Quelque 900 paramilitaires sont concernés par cet entraînement. Il s’agirait d’éléments des unités « Azov », « Jaguar », « Omega » et des unités des régions de Kiev, de Kharkov, de Zaporozhye, d’Odessa, de Lviv, d’Ivano-Frankivsk et de Vinnitsa.

Une formation sans doute bien utile (mais dont l’efficacité restera à démontrer) puisqu’on apprend que plus de la moitié des effectifs de la 4e mobilisation en Ukraine ne seraient pas aptes pour le service en raison de troubles mentaux ou nerveux (dépressions nerveuses, troubles du comportement…), selon le service de presse du « Bloc Porochenko ».
Au final, s’il y a des troupes étrangères sur le sol ukrainien, c’est bien du côté de Kiev qu’elles se trouvent.

Ukraine / Donbass : le temps des grandes manœuvres

Ukraine Donbass FAN AKSU74

L’OTAN continue de se renforcer dans les pays frontaliers de l’Ukraine : après les États baltes, voici des blindés américains en Roumanie, à quelques kilomètres seulement de la Moldavie et de la Transnistrie. Officiellement, il ne s’agit que de simples « manœuvres ». Cela ne trompe personne : Washington positionne des troupes, au cas où… le régime de Kiev viendrait à s’effondrer en raison de la situation catastrophique du pays, dont il est le seul responsable, et des règlements de comptes internes à la junte. De Washington à Kiev, les grandes manœuvres de caniveau pour savoir qui de Kolomoïsky ou de Porochenko l’emportera, ont commencé. Sur le front du Donbass, si l’augmentation de l’intensité des accrochages laisse légitimement penser qu’une offensive se prépare, pour le moment, une mise en alerte totale des forces de Nouvelle Russie n’est pas à l’ordre du jour. Les FAN sont aussi en manœuvres, elles s’entrainent chaque jour et par tous les temps.

Entrainement du bataillon « Sparta ». Chaque jour et par tous les temps, les hommes de cette unité de choc s’entrainent pour défendre le Donbass.

La mort de Roman Voznik, député de la RPD, n’est pas due à un tir d’artillerie, comme nous le supposions précédemment, mais à un attentat à l’arme à feu commis de la part d’un groupe subversif kiévien (ou occidental) infiltré dans la ville de Donetsk. Jeudi 26 mars, moins d’une semaine après la tentative d’assassinat du lieutenant-colonel « Givi », commandant du bataillon « Somali », des tueurs ont frappé à nouveau au cœur de Donetsk entre 23h00 et 23h15… Roman Voznik était également « Gypsy », le commandant du bataillon «Mirazh» et cela fait de lui le troisième officier supérieur à être visé en quelques jours, après Mozgovoï et Givi ! Comme le souligne Erwan Castel, qui est présent sur place, « nul doute que cela fait partie d’un programme d’assassinat visant à décapiter l’appareil militaire de la Novorossiya, au moment où les soupçons d’une prochaine offensive ukrainienne sont chaque jour un peu plus confirmés. »

Et cela alors qu’un groupe de partisans vient de se former dans la région de Nikolaev et que la résistance armée à la dictature de Kiev se renforce presque partout en Ukraine. A Odessa, vendredi soir, une très forte déflagration a eu lieu près des locaux d’une organisation soutenant la répression dans le Donbass. Des inconnus ont fait exploser un engin explosif sans faire de victime, juste des dégâts matériels dans l’enceinte du local visé.

La ligne allant au nord de Pervomaïsk à Lugansk reste toujours sous tension, comme si aucun cessez-le-feu n’avait été signé à Minsk. Pourtant, aucun changement notable n’est à signaler sur la ligne de contact, mis à part la confirmation que les forces de Kiev ont bien cédé un peu de terrain vers Stanitsa Luganskaya au nord de la Seversky Donets.

Lanceur Smerch à l’aéroport de Kramatorsk. Selon les accords de Minsk, ce type de lance-roquettes lourd devrait se trouver à au moins de 140 km de ligne de front. Kramatorsk n’est qu’à 45 km de la ligne de front.

Ukraine / Donbass : du matériel lourd américain livré à Kiev

Ukraine Donbass Kiev Porochenko Hummers

L’Ukraine risque de perdre l’aide du FMI en raison de son créancier russe. La cause : un défaut de l’Ukraine sur les 3 milliards de dollars dus à la Russie d’ici à la fin de l’année. Voilà qui n’arrange pas les affaires d’un Porochenko confronté à l’affaire Kolomoïsky et à la gestion des groupes de paramilitaires d’extrême droite assez peu contrôlables. Mais son suzerain états-unien lui accorde toujours un soutien indéfectible. Cela suffira-t-il à mâter la rébellion du Donbass ? Nous en doutons toujours.

Washington ne lâchera pas Kiev de sitôt, puisque des contrats faramineux sont en préparation. Ainsi, la société américaine Monsanto, spécialisée dans les OGM alimentaires, projette de construire une usine de semences en Ukraine en 2016. Cela a été discuté lors d’une réunion à Washington entre le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Ukraine Oleksiy Pavlenko et des représentants de Monsanto. Les produits de cette usine devraient être destinés aux pays de l’Union européenne. Demain, grâce à BHL et à ses semblables, on mangera des OGM américains Made in Ukraine ! On notera que c’est juste au moment de la crise avec Kolomoïsky, alors que le potentat kiévien a plus que besoin de ses « amis » américains, que Monsanto finalise une négociation à son avantage qui avait débutée au lendemain du putsch du Maïdan quand le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation était un membre de Svoboda.

Du matériel lourd américain est en route pour l’Ukraine vassalisée, une partie de celui-ci est même déjà arrivé, comme des Hummers. Le chef du parti libéral autrichien, Heinz-Christian Strache, a posté sur sa page Facebook le 25 mars des photos montrant les premiers blindés américains (environ 50, soit un bataillon mécanisé complet) sur des plateaux ferroviaires en route pour l’Ukraine. Ces M2/M3 Bradley sont passés en Autriche par la gare de Linz (photo & source).

Un autre (ou le même ?) convoi ferroviaire de Bradleys a été repéré près de Budapest (source)

Espérons, au moins, qu’ils fonctionnent un peu mieux que les Saxons britanniques livrés dernièrement au régime de Kiev par la Grande-Bretagne. En vertu d’un contrat signé en 2013, une société privée britannique a fourni à l’Ukraine une vingtaine de blindés Saxon et compte lui en procurer encore 55 autres. Le secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense, Oleksandr Turchinov, a annoncé que ces blindés légers devraient être modifiés, car ils avaient été livrés sans armement. Mais, déjà, des doutes existent quant à leur fiabilité. Précédemment, un Saxon s’est renversé sur la route reliant Kiev à Kharkov, causant la mort du conducteur. Une enquête a été ouverte par l’armée ukrainienne suite à l’incident.

Du matériel américain pour Kiev

Mais avoir du matériel de guerre est une chose, savoir s’en servir à bon escient en est une autre. Les forces de Kiev poursuivent leurs renforcements et leur réorganisation après le désastre de Debaltsevo. Leurs brigades mécanisées ont désormais complété leurs dotations en moyenne de 80 à 85% pour le matériel, et jusqu’à 90% pour le personnel. En revanche, au sein des « bataillons » de la garde nationale, pour la plupart d’entre eux, les pénuries d’effectifs et de matériels perdurent, sauf peut-être pour « Azov » qui a largement été pourvu en engins blindés ces derniers temps.

Du côté du commandement opérationnel kiévien, on étudie les retours d’expérience des combats dans la poche Debaltsevo. Outre la nécessaire amélioration de la qualité de la chaîne de commandement et du renseignement opérationnel, on note de sérieuses carences à l’échelon de la coordination de combat entre la brigade, les bataillons et les compagnies. Les forces de Kiev manquent d’officiers confirmés et même de sous-officiers. De plus, elles ont toujours sous-estimé l’adversaire et n’ont jamais été capables de s’adapter à des situations non-prévues, ni d’anticiper les réactions des forces républicaines.

Ukraine / Donbass : la tentation d’une guerre civile totale

Ukraine Donbass paramilitaires Kolomoisky

La Douma pourrait répondre à la demande du Congrès américain suggérant à Obama de faire parvenir officiellement des armes au régime de Kiev, en autorisant une nouvelle fois Poutine à intervenir militairement dans le Donbass si nécessaire. Nous n’en sommes pas là, mais le message a le mérite d’être clair. Par contre, un front intérieur vient de se former avec l’affaire Kolomoïsky qui pourrait faire basculer l’ensemble du territoire ukrainien dans une guerre civile totale et des plus sanglantes. Washington tente de recoller les morceaux et de sauver ce qui peut l’être encore, alors que l’agence financière Moody’s a abaissé mardi la note de l’Ukraine à un cran du défaut de paiement.

Une vague d’arrestations de hauts-fonctionnaires à travers toute l’Ukraine sous contrôle kiévien vient d’être lancée. Officiellement, il s’agit de lutter contre la corruption, dans les faits, il s’agit de consolider le pouvoir présidentiel de Porochenko bien mis à mal ces derniers temps. Mais l’essentiel se jouera dans les semaines qui viennent avec les choix que devront prendre les « bataillons » répressifs d’extrémistes que Kolomoïsky a financés et développés depuis un an. Où ils se rallieront, ou bien ils devront affronter les unités de la garde nationale sous contrôle de Kiev.

Analyse à chaud de la guerre des oligarques en Ukraine par Xavier Moreau

Kolomoïsky sur la touche, l’extrême droite kiévienne et Washington inquiets

A Kiev, le siège du gouvernement ukrainien a été assiégé par environ 500 manifestants qui exigeaient la démission du Premier ministre Arseny Yatseniuk, suite à l’éviction du poste de gouverneur de la région de Dniepropetrovsk, Ihor Kolomoïsky. Parmi ces manifestants, on reconnaissait des activistes de Praviy Sektor et de Svoboda. Les radicaux du régime kiévien sont inquiets de la tournure des événements de ces dernières heures, d’autant que l’éviction de Kolomoïsky n’a pu se faire que grâce à l’aval de Washington.

Les premiers Hummers fournis à Kiev par Washington viennent d’arriver…

Les Etats-Unis tentent de sauver les meubles et cherchent à tout prix à éviter une guerre civile dans la guerre qui mettrait définitivement à bas tout espoir de contrôle du pays par Washington et les intérêts mondialistes colossaux qui accompagnent l’hyperpuissance US.

Dmytro Yaroch, « Führer » de Praviy Sektor,a été élu grâce à Kolomoïsky à la Rada, comme des dizaines de chefaillons néonazis et néobandéristes

La crise est grave pour l’extrême droite néobandériste et néonazie qui voit son principal soutien oligarchique mis au ban du régime « proeuropéen ». Les fameux « bataillons » punitifs se verront bientôt réaffectés vers une structure centralisée qui dépendra soit de l’armée, soit du ministère des Affaires intérieures. L’accepteront-ils ? Si on prend par exemple le cas du « bataillon Dnepr-1 » ou « Dnipro », Kolomoïsky a investi plus de 10 millions de dollars pour cette unité de quelque 800 paramilitaires politisés, commandés par Yuriy Bereza, soit à sa botte. N’attend-il pas un retour sur investissement pour la dizaine de « bataillons » sponsorisés par son groupe Privat depuis un an ?

Ukraine / Donbass : la guerre des oligarques fait rage, Kolomoïsky destitué

Kolomoisky armée Ukraine

La guerre dans le Donbass touche désormais directement les intérêts des oligarques et de leurs soutiens occidentaux. Le président kiévien Petro Porochenko a signé un décret portant sur la démission de l’oligarque Ihor Kolomoïsky (photo) du poste de gouverneur de la région de Dniepropetrovsk. Il y avait été placé en mars 2014, suite au putsch antidémocratique du Maïdan. Il s’agit d’un nouvel épisode des affrontements internes à la junte qui déstabilisent un peu plus le pouvoir kiévien, alors que le réchauffement de la ligne de front se confirme.

Depuis plus d’un an, le pays s’appauvrit inexorablement et afin de préserver leurs dividendes, les oligarques et les représentants du pouvoir ukrainien sont obligés d’entrer en conflit. Et le niveau de confrontation va très rapidement s’accentuer dans les mois qui viennent.

« Les luttes politiques en Ukraine se doublent maintenant, comme c’était prévisible, de luttes économiques. Maïdan qui devait apporter au peuple ukrainien la démocratie et la ‘prospérité européenne’ n’aura finalement été qu’un immense jeu de chaises musicales », analyse Virgile Thomas dans le journal en ligne Agoravox (source).

Kolomoïsky, maître de Dniepropetrovsk, destitué

La lutte des oligarques est un nouvel épisode de la lente descente aux enfers d’un pays qui a succombé aux sirènes cyniques de l’européisme et de l’atlantisme. L’Ukraine béhachélisée est en proie à une guerre économique sans précédent mettant aux prises les principaux oligarques du pays. Un bras de fer s’est engagé entre le président Petro Porochenko et l’oligarque Ihor Kolomoïsky, « gouverneur » de Dniepropetrovsk, deuxième fortune d’Ukraine et fourrier des pires unités répressives qui ont pignon sur rue depuis le coup d’Etat du Maïdan : les « bataillons » d’extrémistes néobandéristes et néonazis tels « Azov », « Aydar », « Donbass », « Dnepr-1 » et « Dnepr-2 », les trois « bataillons » de volontaires islamistes tchétchènes et le « bataillon OUN ». Les effectifs de toutes ces unités sont de 15.000 hommes, et il y a quelques jours Kolomoïsky a donné l’ordre d’en tripler leurs effectifs. En juillet 2014, un tribunal de Moscou avait délivré un mandat d’arrêt par contumace contre Kolomoïsky, accusé par la justice russe d’ « organisation de meurtres » et d’ « utilisation de méthodes et moyens de guerre prohibés » contre les populations du Donbass. La Fédération de Russie avait par la suite demandé à Interpol de lancer un avis de recherche international à l’encontre de l’oligarque ukrainien, mais cette requête a été rejetée. Résidant en Suisse, l’individu dispose de puissants appuis en Occident…

Comme nombre d’observateurs avertis le font remarquer, les enjeux entre les différentes parties de ce conflit interne à l’Ukraine « proeuropéenne » sont énormes et vont de toute façon déboucher sur la disparition à plus ou moins court terme de l’Etat ukrainien tel qu’il existe encore aujourd’hui, au moins sur le papier.
L’oligarque douteux possède un atout majeur : la plus grande banque privée d’Ukraine, le groupe Privat, et l’effondrement d’un tel géant pourrait être fatal à l’économie du pays. Kolomoisky a aussi des atouts dans l’industrie pétrolière et gazière. La semaine dernière, le Parlement a modifié la loi sur les sociétés par actions faisant perdre à Kolomoisky le contrôle d’Ukrnafta et d’Ukrtransnaft. Dans la foulée, Porochenko a réussi à remplacer le directeur général de la société qui était un pion de Kolomoïsky, par un homme à lui (source).

Ce fut un premier coup dur pour Kolomoïsky, qui considère ces structures d’État comme siennes, d’autant qu’un changement de direction devait inévitablement l’obliger à rendre des comptes sur les multiples abus dont il s’est rendu coupable depuis des années (les préjudices atteindraient plusieurs milliards de dollars – source).

Islamo-terrorisme : un proche de Coulibaly interpellé à Grigny dans l’Essonne

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Un islamiste, proche d’Amédy Coulibaly, l’assassin de l’Hyper Cacher, a été placé en garde à vue mardi dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Paris. Le suspect a été interpellé à Grigny (Essonne) et placé en garde a vue à la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

C’est ce mardi au petit matin que la cellule de la sous-direction antiterroriste (SDAT) et le Raid sont intervenus à Grigny. Selon nos informations, c’est dans la copropriété sensible de Grigny 2, rue Lavoisier, qu’ils ont interpellé un homme, âgé d’une trentaine d’années, proche du terroriste Amedy Coulibaly.

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Ukraine / Donbass : intensification des accrochages vers Donetsk

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Chaque jour, la liberté progresse un peu plus à Kiev : la chaîne de télévision Euronews est désormais interdite sur le territoire ukrainien contrôlé par la junte. Il y a des choses à ne pas dire et surtout à ne pas faire voir au bon peuple des pays occidentaux… Car la situation en Ukraine béhachélisée est de pire en pire. A Odessa, la répression de la police politique à l’encontre de l’opposition n’empêche pas les bombes d’exploser, comme celle qui, dans la nuit, a partiellement détruit les locaux d’une structure soutenant la guerre contre le peuple du Donbass. Avec une inflation qui s’élève à 272%, le Parlement ukrainien propose de supprimer l’affichage des prix des produits dans les magasins. Ubuesque ! Sur le front, l’intensité des accrochages semble augurer une reprise prochaine des combats à grande échelle.

La tragédie de Konstantinovka (ville sous contrôle ukrainien), le 16 mars, quand une fillette de 7 ans et demi a été tuée par un blindé conduit par les soldats ivres, n’est que la partie visible de l’iceberg du paradis « proeuropéen » imposé depuis le coup d’Etat du Maïdan…

L’armée ukrainienne et les unités de paramilitaires déplorent des pertes importantes hors combat en raison d’un manque de discipline et d’un laisser-aller affligeant. C’est ce que déplore le procureur militaire en chef de l’Ukraine, Anatoliy Matios, sans pour autant expliquer comment le commandement kiévien à l’intention d’y remédier. D’autant que la plupart des « bataillons » répressifs, du moins les plus politisés, disposent de relais politiques au cœur du régime kiévien qui les exempt, de facto, de se soumettre à la moindre discipline et leur fournit même un blanc-seing pour leurs trafics et crimes de toutes sortes. Le « bataillon Azov », sur Mariupol, est de ceux-là. Et plusieurs incidents impliquant des paramilitaires du « bataillon » répressif « Dnepr-1 » financé par Kolomoïsky, ont été signalés ces dernières semaines sur la zone de Volnovakha – Granitnoe.

On note une augmentation significative des effectifs des troupes ukrainiennes sur Artemovsk et Popasna, en prévision d’une possible poussée républicaine sur le secteur nord du front du Donbass ; sur Svetlodarsk- Luganskoe, résidu de ce qui reste de feu le saillant de Debaltsevo, on signale aussi un net renforcement des positons défensives kiéviennes.

Bataillon d’artillerie mécanisée (2S1 Gvozdika) de la brigade « Kalmius » en manœuvre

Contre la propagande anti-Poutine, le « off » d’Agathe

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La propagande occidentale nous présente ce qu’elle veut sur le sujet… comme sur bien d’autres thèmes. Poutine grand dictateur expansionniste, agresseur de l’Europe ? Vraiment ? Voyons tout cela d’un peu plus près… Sacré BHL, il nous fera toujours rire… Quant à Nuland… no comment ! Allez une petite mise au point s’impose !

 

Ukraine / Donbass : un pays sous tension, un pays quasi anéanti, un pays qui se meurt

Ukraine Donbass BM21 OSCE FAN Kalmius

L’Ukraine «proeuropéenne» ne vit plus que grâce aux diverses perfusions que lui administrent les pays membres de l’OTAN, dans un seul et unique but : poursuivre la guerre dans le Donbass le plus longtemps possible. Quelques millions de dollars, chichement accordés, alors qu’il en faudrait des milliards, quelques dizaines de blindés et de véhicules de combat, un peu de matériel sophistiqué, quelques milliers de « contractors » et de « conseillers » militaires, ne suffiront pas à venir à bout du peuple du Donbass et d’une opposition qui se structure et s’organise partout dans le pays. Car l’Ukraine est à bout : anéantie dans son unité, dans son identité, dans ses structures sociales et économiques, au sein de ses relais de solidarité, dans sa foi en l’avenir. Dans le Donbass, les affrontements, de moindre intensité, se poursuivent sur l’ensemble de la ligne de front, chacun s’apprête à ce que le printemps soit chaud, très chaud.

Pendant la journée, la situation dans la République de Donetsk et dans celle de Lugansk est restée tendue. Selon le renseignement des FAN, les forces ukrainiennes continuent de réorganiser leurs unités (renforts, rotations…), d’améliorer leurs positions défensives le long de la ligne de contact et d’accumuler leurs stocks de munitions, sans pour autant retirer l’essentiel de leurs batteries d’artillerie lourde.

A Konstantinovka, on continue d’arrêter les suspects et de retenir arbitrairement dans les geôles du régime à Kharkov ceux qui eurent l’audace de dénoncer le drame qui a coûté, la semaine dernière, la vie à une petite fille de 7 ans et à sa tante. L’attitude des forces d’occupation kiéviennes, dans la partie du Donbass encore sous le contrôle de la junte, ne change pas. Vendredi, vers 20h00, dans Kramatorsk, une voiture conduite par un officier de police a heurté un garçon de 11 ans, qui a eu une fracture ouverte de la jambe.

Durant sa campagne électorale, Porochenko promettait le pire aux enfants du Donbass. Seuls des ordures ou des malades mentaux peuvent soutenir le régime de Kiev

L’armée américaine en Europe déploie en ce moment près de 300 GI’s en Ukraine pour former les paramilitaires (dont de nombreux extrémistes néobandéristes et néonazis) de la garde nationale. Ces soldats américains appartiennent à la 173rd Airborne Brigade Combat Team, basée à Vicenza en Italie. Ils avaient déjà participé à l’exercice Rapid Trident de l’OTAN en septembre dernier près de Lviv. Ils rejoignent progressivement le centre de formation à Yavoriv, près de la frontière occidentale de l’Ukraine avec la Pologne. La mission de formation commencera fin avril et se poursuivra jusqu’en automne. Il n’est pas précisé si ces soldats US accompagneront sur le front du Donbass les paramilitaires une fois formés afin de les encadrer sur le champ de bataille. Mais c’est probable.

La Turquie islamiste et atlantiste d’Erdogan vient d’offrir 10 millions de dollars d’aide « humanitaire » (sic) à l’Ukraine, en plus d’un prêt de 50 millions de dollars pour couvrir le déficit budgétaire. On se souvient qu’Ankara s’était démené début 2014 pour acheminer par air des islamistes tatars engagés alors sur le front de Syrie contre le régime de Bachar al-Assad, afin de faire le coup de poing contre les unités spéciales de la police lors des émeutes insurrectionnelles qui allaient permettre le coup d’Etat antidémocratique du Maïdan. Ankara reste donc plus que jamais aux côtés de Kiev, comme il est du côté des jihadistes de Libye, de Tunisie et bien entendu de Daech et du Front al-Nosra. Dis-moi qui te soutient, je te dirais qui tu es !

La ligne de front de Lugansk à Donetsk sous tension

Gros accrochage, le 19 mars, sur le secteur de Stanitsa Luganskaya, quand autour de 19h00 un groupe de combat ukrainien a mené une action de diversion sur un pont traversant la rivière Donets avant de le faire sauter avec un véhicule rempli d’explosifs. La zone située au nord et au nord-ouest de Lugansk reste particulièrement sous tension malgré le cessez-le feu.

Une situation comparable perdure sur Gorlovka et Donetsk, où les accrochages avec les forces de Kiev se multiplient. Dans la nuit du 21 mars, près du village d’Opytnoe (face à l’aéroport), plusieurs affrontements d’une intensité variable ont eu lieu, alors que sur l’ouest de Peski, des échanges de tirs de mortiers de 82 et de 120 ont été signalés. Au nord de Donetsk, les positions de la milice au niveau du pont Putilovsky ont été prises à partie par une batterie de mortiers de 120 positionnée sur Avdeevka.

Il y a eu une nouvelle tentative d’attentat contre un des chefs des forces combattantes de Nouvelle Russie. Hier, alors qu’il se déplaçait pour inspecter des positions tenues par son unité, le lieutenant-colonel Mikhaïl Tolstykh alias « Givi » (photo), commandant du bataillon « Somali », a été victime d’une tentative d’assassinat en pleine journée dans le secteur de Makeevka (nord-est de Donetsk). Après l’attentat manqué contre le colonel Alekseï Mozgovoï, chef de la brigade « Prizrak », il est évident que l’ordre de décapiter les unités les plus efficaces sur le champ de bataille semble avoir été ordonné au plus haut niveau décisionnaire de la junte (source : Erwan Castel, qui est sur place).

Attentat en Tunisie / Gilbert Collard : « Il faut contrôler les frontières ! »

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Gilbert Collard, député élu dans le Gard et secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine, était ce jeudi 19 mars 2015 l’invité politique de Bruce Toussaint sur le plateau de la matinale d’I>Télé. Il a essentiellement été question de l’attentat islamiste à Tunis.

Ukraine / Donbass : les FAN placées en alerte sur Donetsk

Ukraine Donbass Debaltsevo char détruit

Kiev persiste à refuser d’honorer ses engagements : le statut spécial sur les régions de l’Est du pays promulgué hier par Porochenko est une violation grossière des accords de Minsk, comme Moscou et les représentants de la Nouvelle Russie l’ont dénoncé à juste titre. Un an après le retour de la Crimée auprès de la Russie, par la volonté du peuple russe, le régime de Kiev poursuit sa descente aux enfers. Après avoir lancé un guerre meurtrière contre le peuple du Donbass, la dictature « proeuropéenne » s’apprête désormais à réprimer très durement toute contestation de sa politique ubuesque. Les « bataillons » de la garde nationale qui ont échoué face aux milices indépendantistes, auront peut-être plus de succès face aux manifestants ukrainiens mécontents des privations, de l’appauvrissement, de la corruption, de la casse sociale et de la guerre que leur ont apportés les amis de BHL, d’Obama, de Soros et de Fabius.

Intervention de Vladimir Poutine avant le concert célébrant le rattachement de la Crimée

Varsovie a accepté de modifier  environ 300 chars T-72B ukrainiens aux normes de l’OTAN sur le modèle du PT-91 Twardy, version polonaise revalorisée du T-72M1. La Géorgie avait amélioré ses chars T-72M en utilisant, entre autres, le système de contrôle de tir du PT-91 polonais : le T-72SIM-1, qui n’avait pas surclassé les T-72BV russes en août 2008 sur le champ de bataille d’Ossétie.

De toute manière, il y a peu de chances que l’état-major ukrainien modifie sa façon déplorable de se comporter sur le terrain : les équipages de chars sont mal ou peu formés, les chefs de bataillons et de compagnies sont souvent inaptes au commandement, la doctrine d’emploi de blindés lourds par le commandement kiévien est la plupart du temps ubuesque. 300 chars modernisés sur le front du Donbass ne changeront rien au résultat final, ils permettront seulement de rallonger la guerre.

Les FAN en alerte

Depuis hier matin, l’artillerie ukrainienne semble avoir repris le cours de ses pilonnages sur les zones résidentielles de Donetsk et de sa banlieue, avec ses batteries d’obusiers de 122 et de 152 mm qui n’ont jamais été retirées. Cependant, les quartiers touchés par les salves  avaient été évacués de leurs habitants, il n’y a donc pas eu de victimes.

En milieu de journée, on notait un pilonnage intense de la zone aéroportuaire et des quartiers adjacents par l’artillerie kiévienne. Depuis quelques jours, les accrochages sur l’ouest de Peski et vers Spartak se sont succédés, les forces ukrainiennes utilisant des mortiers de 82 et de 120, de même que leurs bitubes de 23 mm pour harceler les FAN. Sur l’ouest de Peski, une compagnie de Praviy Sektor (3-DUK) a essuyé des pertes ces dernières 24 heures : 5 paramilitaires sont à l’hôpital de Dniepropetrovsk suite aux accrochages.

Les forces de Nouvelle Russie ont été placées en alerte sur ce secteur depuis 48 heures.
La zone sous tension s’étend du nord de Gorlovka jusqu’au sud-ouest de Donetsk, vers Marinka. Hier, sur le secteur de Spartak seulement, il y a eu une dizaine de tirs de mortiers, de lance-grenades automatiques, de canons anti-aériens (ZU-23/2) et un missile antichar guidé a même été tiré par les Ukrainiens. Et la banlieue de Donetsk a été pilonnée 14 fois.

Islamo-terrorisme en Tunisie : l’urgente restauration de nos frontières nationales

FN péril islamiste

Communiqué du Front National suite à l’attaque islamiste en Tunisie

Le terrorisme islamiste vient une nouvelle fois de tuer, en Tunisie. Le Front National exprime sa profonde tristesse après l’attentat qui vient d’endeuiller le pays et assure le peuple tunisien de toute sa solidarité, ainsi que l’ensemble des pays qui comptent des ressortissants parmi les victimes.

Le fondamentalisme islamiste est extrêmement vivace, alors que le pays s’est choisi il y a quelques mois une majorité anti-islamiste. Le chaos régional provoqué par la déstabilisation irresponsable de la Libye en 2011 explique en partie cette flambée islamiste. Les responsables français de cette catastrophe devront un jour rendre des comptes.

Dans ce contexte, on ne peut que s’alarmer une nouvelle fois de l’absence de mesures de protection et de riposte en France, à commencer par l’urgente restauration de nos frontières nationales.

Ukraine / Donbass : carnage à Konstantinovka, les forces de Kiev tirent à vue sur des civils

Ukraine Donbass AK-74 Kiev

Konstantinovka est sous couvre feu, la ville est quadrillée et on a même tiré sur une foule désarmée hier soir et dans la nuit. Les exactions des troupes kiéviennes ont poussé la population à bout et le blindé qui a foncé dans la foule hier après-midi fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase de vodka frelatée dont se régalent les soudards de Porochenko. La ville, à 30 km au nord de Donetsk, est en ébullition. Mais tout est fait, dans le camp occidental, pour que la guerre perdure et avec elle ses cohortes de crimes, de destructions, de malheurs individuels et collectifs. D’ici peu, les combats à grande échelle reprendront. Sans espoir pour Kiev de remporter la partie, mais avec la ferme intention pour Washington de gagner du temps en espérant un éventuel « changement » à Moscou. A défaut, l’hyperpuissance US et ses larbins abandonneront l’Ukraine déchirée et meurtrie à son triste sort, comme ils le firent pour le Vietnam, l’Irak, la Somalie, l’Afghanistan, la Libye et bien d’autres pays encore.

Le respect du cessez-le-feu et des accords de Minsk sur le terrain n’est pas de l’intérêt de Kiev qui serait, de facto, obligé de lancer les réformes constitutionnelles permettant de reconnaître une large autonomie du Donbass, une fédéralisation qui pourrait s’étendre rapidement à d’autres régions comme Kharkov ou Dniepropetrovsk. De plus, le « parti de la guerre », majoritaire à la Rada, dispose d’un énorme moyen de pression avec les « bataillons » de paramilitaires (dont une partie est justement placée en retrait du front et peut intervenir rapidement sur la capitale) pour empêcher toute forme d’apaisement dans la région. Enfin, il n’est pas du goût des Américains de voir se réaliser une fédéralisation même partielle du pays, ce qui serait un obstacle majeur à l’atlantisation de l’Ukraine et à son assujettissement à l’hyperpuissance US.

Le point de la situation en Ukraine par Xavier Moreau

« Le but de Washington est de maintenir en Ukraine le plus longtemps possible la guerre, même s’il n’y a aucun espoir pour Kiev de l’emporter militairement et même si Kiev risque, dans le cas d’une nouvelle offensive, de perdre Mariupol»

Remarquables observations du géopolitologue Slobodan Despot au sujet de la guerre en Ukraine, le 13 mars, lors de l’émission Ce soir ou jamais ! face à un Raphaël Glucksmann arrogant et prétentieux (source).

Compte-rendu des événements de la journée sur la région de Donetsk, par le lieutenant-colonel Eduard Basurin, numéro 2 du ministère de la Défense de la République populaire de Donetsk

Ukraine / Donbass : le ras-le-bol de l’occupation kiévienne augmente

Ukraine Donbass MTLB Konstantynivka

La trêve se poursuit, mais le conflit continue. L’impression générale est que Kiev ne comprend pas ce qui a été signé à Minsk ou n’a pas l’intention d’honorer cet accord. Nous opterons, pour notre part, pour la seconde hypothèse. Alors que le régime « proeuropéen » prépare ce qu’il espère être une revanche pour le printemps qui arrive à grands pas, le ras-le-bol des populations du Donbass sous occupation kiévienne grandit, en même temps que grossit le nombre de mécontents dans l’Ukraine béhachélisée.

En même temps que les « conseillers » et « instructeurs » américains, britanniques et canadiens, les « contractors » occidentaux sont arrivés pour entrainer puis ensuite encadrer les paramilitaires ukrainiens. Hier, nous évoquions les préparatifs et manœuvres des forces armées de l’Ukraine, aujourd’hui nous pouvons affirmer que de semblables préparatifs se déroulent depuis plusieurs semaines du côté de la garde nationale, vers Kharkov et surtout en Galicie.

Des « contractors » anglophones encadrent l’entrainement des paramilitaires néonazis galiciens.

Le ras-le-bol de l’occupation grandit

Sur le secteur nord de Lugansk, il est évident que la trêve est utilisée par les forces de Kiev pour renforcer non seulement ses positions, mais aussi et surtout pour accumuler des moyens potentiellement offensifs. Le renseignement militaire des forces de la République populaire de Lugansk a observé ces derniers jours sur Schachtye et Stanitsa-Luganskaya, l’arrivée d’un bataillon de 600 hommes et d’une trentaine de véhicules blindés. Cela s’ajoute aux autres arrivées ces deux dernières semaines sur cette zone.

Sur Popasna, plus à l’ouest, encore tenu par les forces de Kiev, une petite compagnie du 9e « bataillon» de défense territoriale « Vinnytsia », en tout 70 paramilitaires, vient d’arriver sur place, via Kramatorsk. Des renforts sont encore signalés sur Kramatorsk, Artemovsk, sur Konstantinovka et bien entendu sur Volnovakha. Sur Konstantinovka, un bataillon de 34 chars a été signalé faisant mouvement ce soir dans la ville.

Il y a même eu beaucoup d’activité ces deux dernières semaines sur Konstantinovka (plus de 30 km au nord de Donetsk). Les engins militaires s’accumulent dans l’agglomération, les troupes aussi, et même sur ses abords immédiats de la ville et, cela, de façon fort inquiétante ; à tel point qu’aujourd’hui un MT-LB est sorti de la route en plein centre-ville, causant des blessés parmi les civils et même une petite fille de 7 ans a été tuée et une femme serait aussi décédée des suites de ses blessures.

Polina, 7 ans, tuée par la soldatesque kiévienne

Un accident lié à l’alcoolisme du conducteur, visiblement. Cela a immédiatement provoqué une échauffourée du côté des civils, vers 20h30 (heure locale), qui sont allés protester jusque sous les fenêtres d’un casernement des forces de Kiev (dans une école !), obligeant ces dernières à tirer en l’air pour se dégager. Un bus et une camionnette des troupes d’occupation ont été brûlés, des civils ont lancé des bouteilles vides et des projectiles contre des militaires ukrainiens. Une porte d’un bâtiment occupé par la troupe a été incendiée. Des unités kiéviennes ont été appelées en renforts pour faire face à la colère légitime et spontanée de la foule. Il semblerait, ce soir, que l’attroupement de plus de 500 personnes se soit dispersé, mais la tension demeure en ville.

Depuis le début du conflit dans le Donbass, on ne compte plus les accidents de la route, divers et variés, causés par la partie ukrainienne. Cela est dû essentiellement au manque de formation et d’expérience des conducteurs d’engins, surtout pour les matériels chenillés. Il y a aussi des cas de forte consommation d’alcool en service, ce qui semble être une banalité au sein des forces de Kiev.

Communautarisme : les janissaires d’Ankara en première ligne

turquie europe troie

En pleine campagne électorale, l’islamo-turquisme s’affiche désormais ouvertement dans une dizaine de cantons de l’Est de la France pour ces départementales 2015. Son principal concurrent est l’Union des démocrates musulmans de France (UDMF), une micro structure qui nie les principes de laïcité de notre République. Il s’agit d’un nouveau test pour sonder la progression du vote islamo-communautariste au sein de la société française, bien malade des conséquences néfastes d’un immigrationnisme débridé.

« On sait que certains vont fantasmer à la Houellebecq. Mais on n’est pas là pour diriger la France. On pense simplement qu’un jour, si un président d’origine musulmane est élu, ça serait bénéfique (source). »

De la "diversité", mais surtout pas de femme à l'affiche !

De la « diversité », mais surtout pas de femme à l’affiche !

Le parti Égalité et Justice (PEJ) est un petit parti communautariste islamo-turc idéologiquement proche des islamistes de l’AKP au pouvoir à Ankara. Il se définit faussement comme un « parti laïque qui défend les valeurs familiales et traditionnelles des musulmans et des minorités » mais entend imposer le communautarisme comme une de ses « priorités ».

De nombreux responsables du PEJ ont des responsabilités au sein de la Cojep, une structure « éducative » proche de l’AKP du Premier ministre turc Erdogan qui veut transformer les mosquées en casernes et les minarets en baïonnettes. Rappelons que le régime islamiste d’Ankara, faussement présenté comme « modéré », soutien activement les islamistes de Daech et autres Front al-Nosra qui œuvrent en Syrie et en Irak.

Outre des revendications de saupoudrage clientéliste liées à la « politique de la Ville », le PEJ demande l’abolition de la loi sur l’interdiction du port du voile à l’école, l’instauration de l’Aïd-el-Kébir comme jour férié national, ou encore l’imposition de menus halals dans les cantines scolaires. En matière internationale, le programme se résume à l’adhésion de la Turquie et de la Bosnie-Herzégovine réislamisée au sein de l’Union européenne ainsi qu’à la défense des « droits des Palestiniens ».