Marine Le Pen - Tous politique

Marine Le Pen dénonce une «caricature grotesque» du Front national par François Hollande

La présidente du Front national Marine Le Pen répond au président socialiste de la République, François Hollande qui a estimé devant les lecteurs du Parisien – Aujourd’hui en France qu’il fallait «arracher les électeurs au FN». Marine Le Pen a visiblement très peu goûté les propos de François Hollande sur Lire l'intégralité de l'article

Marine Le Pen - europeennes 2014

Marine Le Pen : « Il faut couper les financements au fondamentalisme islamiste! »

Marine Le Pen, présidente du Front national, était l’invitée de Francis Letellier dans le « 12/13 Dimanche », le magazine politique de France 3. La question du jour portait sur la progression du FN en vue des élections départementales. L’actualité du moment a aussi été évoquée : la réaction du Lire l'intégralité de l'article

Louis Aliot

Louis Aliot : « En France, la Charia ne s’applique pas !

Louis Aliot, vice président du Front national, était L’invité politique de LCI Matin week-end. Il a commenté l’actualité du moment, dont les réseaux islamistes en France qui envoient des volontaires en Irak et en Syrie, la question des musulmans en France face au phénomène, le démantèlement du service public à Lire l'intégralité de l'article

Louis Aliot

Louis Aliot : « Cazeneuve cherche à redorer le blason du gouvernement socialiste auprès des musulmans »

Louis Aliot, député français au Parlement européen et vice-président du Front national, commente la « réforme du culte musulman » annoncée par le ministre de l’Intérieur, le socialiste Bernard Cazeneuve. Au micro de Frédéric Rivière, il s’exprime également sur les élections départementales de mars prochain. « Ce qu’il faut surtout c’est couper l’islam Lire l'intégralité de l'article

Louis-Aliot-France Culture europeennes-2014

La victoire de SYRIZA en Grèce : la politique du moindre mal

Par Louis Aliot, vice-président du Front national, député français au Parlement européen, pour Boulevard Voltaire Le Front national s’est félicité de la victoire du parti SYRIZA lors des élections législatives du 25 janvier. Ce soutien a suscité de nombreuses analyses malveillantes dans les grands médias. Les adversaires du FN en Lire l'intégralité de l'article

l-apartheid selon valls - tu mets quelques blancs white blancos

L’ « Apartheid » selon Manuel Valls

Selon Manuel Valls, le Première ministre socialiste de Normal 1er, il y aurait un « apartheid » en France… Un « Apartheid » que semble avoir expérimenté dans sa bonne ville d’Evry, l’inénarrable chef du gouvernement pour qui la Valls de l’insécurité et du grand n’importe quoi n’a plus de secret. « Belle image Lire l'intégralité de l'article

Archives catégories : Terrorisme

Ukraine / Donbass : explosions à Kharkov et préparation d‘une attaque de Kiev à l’est de Mariupol

Ukraine Donbass FAN sniper

Washington augmente son budget de propagande et s’apprête à lancer un vaste programme de soutien militaire au régime dictatorial ukrainien qui s’inscrira dans le cadre des activités de l’OTAN en Ukraine. Hier, la Verkhovna Rada a adopté une loi qui permet d’augmenter à 250.000 le nombre de soldats et de paramilitaires qui pourraient être engagés dans le Donbass et sur l’ensemble du territoire du pays. C’est une véritable course à la guerre régionale que l’hyperpuissance US et ses alliés mènent en ce moment. Une course qui se traduit sur le terrain par un refus obstiné de la partie ukrainienne de retirer de la ligne de front son armement lourd comme les accords de Minsk l’y obligent. Pire : il faut s’attendre dans les heures qui viennent à une attaque en force sur Shirokino, à l’est de Mariupol.

Le commandant de l’US Army en Europe, le général américain Ben Hodges (photo) croit savoir que 12.000 « soldats russes » issu des troupes régulières opèrent dans l’est de l’Ukraine avec « des conseillers, des techniciens et des troupes de combat ». L’officier général s’avère incapable de fournir la moindre preuve de ce qu’il avance. Et pour illustrer cette propagande de guerre Ukraine Today (pendant local d’USA Today) ne trouve pas mieux que des images de troupes… ukrainiennes à diffuser !

En riposte du côté de Moscou, Konstantin Kosachev, chef de la commission des affaires étrangères à la Douma, a déclaré que la Fédération de la Russie pouvait être amenée à reconnaître les républiques sécessionnistes du Donbass si d’autres options échouaient. Ce qui signifierait que lesdites républiques, une fois reconnues, pourraient être amenée à demander officiellement l’aide de Moscou pour se protéger de l’agression occidentale.

Accalmie relative et préparation d’attaque à l’est de Mariupol

Sur la ligne de front, alors que le retrait des armements lourds des FAN vient de s’achever, que ceux des forces de Kiev est à peine entamé, les principaux points chauds se concentrent à l’est et au nord-est de Mariupol, notamment sur le village côtier de Shirokino ; mais aussi l’aéroport de Donetsk, où les forces de Kiev harcèlent constamment les forces républicaines, empêchant ainsi les opérations de déblaiement ; et le secteur nord-ouest de Lugansk où les reconnaissances offensives sectorisés des troupes ukrainiennes se succèdent entre les accrochages et les salves de mortiers.

Ukraine / Donbass : vers un printemps de guerre

USA - NATO

La ligne de front s’est momentanément apaisée, même si de vives tensions sectorisées restent très présentes. Kiev et Washington se préparent pour le printemps. Pour l’heure, la junte cherche toujours à esquiver ses obligations liées à la signature des accords de Minsk, en refusant de retirer ses armements lourds de la proximité de la ligne de contact notamment. A certains endroits, ses moyens militaires ont même été renforcés. A Moscou, Boris Nemtsov a été enterré en présence de seulement quelques milliers de Russes, et surtout d’une cohorte de pleureuses occidentales à en faire pâlir d’envie Eschyle. Et à Washington, on évoque de plus en plus la possibilité de remplacer le potentat de Kiev, Porochenko, par un tyran atlantiste encore plus assujetti aux exigences de l’hyperpuissance US et encore plus cruel.

L’opposant russe Boris Nemtsov, assassiné vendredi 28 février à Moscou de quatre balles dans le dos alors qu’il rentrait chez lui, a été enterré aujourd’hui en présence de nombreuses personnalités politiques et internationales dont l’omniprésent John Tefft (photo), ambassadeur US à Moscou et spécialiste des coups d’Etat pro-occidentaux. Des officiels polonais et lettons ont affirmé s’être vu refuser l’entrée en Russie. « Plusieurs milliers » de Russes auraient assisté à ces obsèques. Au regard des 143,5 millions de citoyens que comprend la Fédération de Russie et des quelque 12 millions de moscovites, cela ne représente absolument rien. D’ailleurs, politiquement Nemtsov ce n’était rien ou presque. Mais sur l’échiquier qui oppose un Occident de plus en plus agressif face à la Russie et ses alliés, Nemtsov n’était malheureusement pour lui qu’un simple petit pion sacrifiable. Le dissident américain Edward J. Snowden a même dernièrement fait remarquer à juste titre : «’Ils’ ont commencé à éliminer ceux qu’ils ont subventionné pendant de longues années. Ceux qui n’ont pas su remplir leurs plans et connaissent leurs secrets ne leur sont d’aucune utilité. Le Département d’État ne s’arrêtera pas à Nemtsov, ce n’est qu’un début.»

On lira avec profit l’analyse de Philippe Grasset de dedefensa concernant l’affaire Nemtsov et surtout son opération de manipulation et de désinformation.

Et le metteur en scène de cette manifestation est… John Tefft, ambassador US à Moscou !

Des volontaires français et serbes dans le Donbass

Nous avons évoqué à plusieurs reprises la présence de volontaires français, de plus en plus nombreux, dans le Donbass, aux côtés des forces de la liberté et de la démocratie en Nouvelle Russie. Russia Today a rencontré deux de ces volontaires français qui ont rejoint les forces indépendantistes de Donetsk et de Lugansk : Yannick Lozach et Guillaume. Ils témoignent de leur engagement aux côtés des FAN.

Ukraine Donbass Debaltsevo SerbesGroupe de combattants serbes à Debaltsevo. Selon Yves Bataille, géopolitologue et observateur de la vie politique en Serbie, un nouveau groupe de serbes de Serbie et de la Republika Srpska serait en partance pour le Donbass, malgré les menaces inquiétantes du gouvernement atlantiste de Belgrade contre ces volontaires.

Préparation de la suite du conflit

Les États-Unis, l’Allemagne et la France n’excluent pas une « forte réaction » contre la Russie et la Nouvelle Russie en cas d’échec des accords signés à Minsk. Voilà ce qui ressort d’une énième conversation téléphonique entre Barack Obama, François Hollande et Angela Merkel. Kiev a donc tout intérêt à ne pas respecter la trêve et encore moins ses obligations de retrait des armements lourds.

Immigration invasion : +153% d’entrées clandestines en Europe

FN 22 29 mars 2015

 La dernière publication trimestrielle de l’agence européenne de contrôle des frontières décrit une situation catastrophique.

Les conséquences de la déstabilisation de l’Afrique du Nord (Libye) et du Proche-Orient (Syrie-Irak) se font sentir sur l’Europe. Les entrées clandestines en Europe ont augmenté de 153%, soit plus de 230 000 illégaux en un an. Le Figaro a décortiqué le dernier rapport de l’agence Frontex.

De juillet à septembre 2014, avec plus de 110 000 passages, par terre et surtout par mer, recensés en trois mois, il est entré en Europe quasiment trois fois plus de clandestins que durant le pire trimestre du printemps arabe de 2011.

Les États de l’Union ont signifié 112 362 refus d’entrée aux migrants (-13 %) en 2014. Ils ont également procédé à 157 324 renvois de clandestins (-2 %). Le nombre de séjours illégaux vient de passer la barre historique des 400 000 détectés en douze mois (+21 %). Les demandes d’asile ont dépassé les 470 000 (+38 %), dont près de 70 000 en France.

Et ce n’est pas fini : l’agence Frontex évoque un réservoir de 140 000 migrants syriens en Égypte, qui commencent à affluer.

Source : lefigaro.fr

Stéphane Ravier (FN) : « Il faut mettre en place une politique de retour de l’immigration »

Stéphane Ravier

Stéphane Ravier, sénateur-maire Front national du VIIe secteur de Marseille (Bouches-du-Rhône), intervenait avec d’autres à l’occasion de la convention du Front national pour les départementales de mars 2015 qui s’est tenue le week-end dernier à Paris. Il a souligné la question de notre identité nationale qui doit être préservée et a notamment dénoncé les méfaits de l’immigrationnisme sur notre société et du communautarisme islamique qui en découle.

« Nous avons une identité, il faut la défendre [...] Je ne suis pas amnésique, ce pays plonge ses racines dans 16 siècles de chrétienté, ça ne s’oublie pas. 16 siècles de chrétienté ne se mettent pas sur le même pied d’égalité que 30 ans d’immigration. [...] La seule politique qui soit efficace pour réduire ce danger de l’islamisme, c’est non seulement de stopper mais d’inverser les flux migratoires, il faut mettre en place une politique de retour de l’immigration. »

Des jihadistes en Ukraine

Ukraine Donbass Ichkérie islamistes Tchétchènes

Parmi les multiples pistes suivies par les enquêteurs russes pour retrouver les assassins et les commanditaires du meurtre de Boris Nemtsov, il y a celle de la filière islamisme tchétchène, très soutenue par Kiev et surtout par les extrémistes néobandéristes et néonazis. Le nom de l’islamiste tchétchène Adam Osmaev, actuel chef du « bataillon Djokhar Dudaev », est largement cité dans la procédure. Un individu protégé par le régime ukrainien qui a également été cité dans l’affaire de la tentative d’assassinat contre Vladimir Poutine. Plusieurs sources (ici, ici et ici), dernièrement, en ont profité pour revenir sur ces « volontaires » de la « République » autoproclamée d’Ichkérie, engagés par centaines du côté des forces de la junte contre le peuple du Donbass. Ces éléments devraient faire partie du programme de renforcement et de réarmement envisagé par Kiev et Washington dans les semaines et les mois à venir.

Vidéos de propagande en faveur des islamistes tchétchènes engagés du côté des forces de Kiev

Marine Le Pen : « Il faut couper les financements au fondamentalisme islamiste! »

Marine Le Pen - europeennes 2014

Marine Le Pen, présidente du Front national, était l’invitée de Francis Letellier dans le « 12/13 Dimanche », le magazine politique de France 3. La question du jour portait sur la progression du FN en vue des élections départementales. L’actualité du moment a aussi été évoquée : la réaction du CRIF envers l’antisémitisme lié au développement en France de l’islam radical, le manque de réaction du gouvernement face au danger islamiste, face à l’immigration et concernant la maîtrise des frontières, les rapports de l’UMPS avec le Qatar qui soutient le jihadisme, etc.


Marine Le Pen – 1er mars 2015 par hurraken75

Ukraine / Donbass : la guerre américaine continue

obama poutine preuves

Boris Nemtsov ne détenait aucune « preuve » de l’implication militaire de la Russie dans le conflit du Donbass. D’ailleurs, s’il y en avait, elles auraient depuis bien longtemps été mises en ligne sur Internet. La CIA et le petit monde du renseignement US n’en n’ont pas non plus, parce qu’il ne peut y en avoir : la Russie est militairement absente de ce conflit. En revanche, chaque jour ou presque, nous et quelques autres sur la toile apportons des preuves accablantes de l’implication américaine dans cette guerre meurtrière faite au petit peuple du Donbass. Et nous sommes en mesure d’affirmer que ce n’est, hélas !, pas fini.

Kiev cherche à dénaturer la mission de l’OSCE, mais aussi à imposer des casques bleus de l’ONU dans le conflit du Donbass afin de lui permettre de souffler quelques mois pour se reconstituer une force de frappe et attaquer de nouveau. L’introduction de « soldats de la paix » dans les conflits balkaniques des années 1990 avait permis à Zagreb de se former une véritable armée qui fut utilisée, lors des offensives du printemps et surtout de l’été 1995, pour chasser plus de 300.000 Serbes de la Krajina, leur terre ancestrale. Il s’agit donc bien d’un piège que cherche à mettre en place le régime « proeuropéen », sachant d’autant plus que l’ONU obéira au doigt et à l’œil de l’hyperpuissance US dans ce conflit.

Propagande de guerre

Alors qu’on attend toujours les enregistrements satellites US concernant le crash du Boeing de la Malaisia Airlines au dessus de l’Ukraine, l’Australie a confirmé, en janvier, qu’il existe un accord secret de confidentialité sur le rapport d’enquête. Comprendre : les conclusions ne mettent pas en cause, ni le Kremlin, ni les séparatistes, elles doivent donc rester dans un placard.
C’est pourquoi, nos médias aux ordres préfèrent maintenant miser sur l’assassinat de Boris Nemtsov pour développer leur propagande noire contre la Fédération de Russie.

Les orange-brun, alliés de la subversion en Russie, étaient présents dans le cortège de dimanche : un des manifestants portait l’insigne des SS-Totenkopf (SS de camps de concentration). Certains de ces individus ont participé au coup d’Etat du Maïdan (Wotan Jugend) et sont désormais enrôlés dans l’unité néonazie « Azov ».

Un activiste orange-brun à genoux devant le mémorial improvisé de Nemtsov...

Un activiste orange-brun à genoux devant le mémorial improvisé de Nemtsov…

Si les provocations lors de la manifestation de dimanche à Moscou en hommage à Nemtsov ont pu être évitées par des arrestations préventives, en revanche le déferlement de haine contre le pouvoir russe, et contre le peuple russe en général puisqu’il le soutient à 85%, n’en est qu’à son commencement en Occident. En février 2012, Vladimir Poutine avait mis en garde ses compatriotes d’une possible opération sous faux drapeau destinée à déstabiliser la Russie : « ‘Ils’ cibleront une personne bien connue et chercheront à en faire un martyr. Veillez donc à ne pas tomber dans un tel piège ! » (source)

Il est quand même curieux de constater que cet assassinat a eu lieu quelques mois après la nomination d’un nouvel ambassadeur US à Moscou, John Thefft, auparavant en poste… à Kiev, au moment où éclatait le coup d’Etat du Maïdan, financé et soutenu par les USA. Il est tout aussi curieux de constater que, partout où Thefft a été en poste, des révolutions « fleuries » ou de « couleurs » se sont imposées.

De même, il tout aussi étrange de s’apercevoir que cet assassinat a eu lieu pratiquement au lendemain de l’annonce, par Washington, du licenciement du personnel russe travaillant à l’ambassade US à Moscou, qui sera remplacé «par des personnels US ayant un niveau de sécurité élevé.»

Il est intéressant aussi de savoir qu’Аnna Duritskaya, la jeune femme de 23 ans qui accompagnait Boris Nemtsov sur le pont aux pieds du Kremlin quand il fut assassiné (sous une pluie battante en plein hiver !), a étrangement perdu la mémoire. Elle était, il n’y a pas si longtemps, liée au commandant du « bataillon » répressif ukrainien «Dnepr-1» Yuri Bereza (photo), une unité paramilitaire financée par Ihor Kolomoïsky, un oligarque véreux ennemi juré de Vladimir Poutine (source).

Comme lors des affaires mafieuses, les assassins sont souvent aux obsèques, et il n’y aura qu’à observer qui va venir jouer les pleureuses avec plus d’intensité que les autres pour avoir une petite idée du commanditaire. Nous y reviendrons à ce moment-là.…

Assassinat à Moscou

Jacques Sapir

Par Jacques Sapir, économiste, géopolitologue

Il est aujourd’hui prématuré de vouloir désigner un coupable dans l’assassinat de Boris Nemtsov, mais au vu de l’émotion que cet acte odieux a provoqué, on peut néanmoins poser un certain nombre de questions. Ayant connu personnellement Nemtsov au début des années 1990, quand il fut élu maire de Nijni-Novgorod, puis l’ayant rencontré à plusieurs reprises jusqu’à son entrée au gouvernement, j’ai été ému, comme bien d’autres.

Je n’oublie pas non plus que le ralliement de Nemtsov aux idées libérales qui avaient cours en Russie à cette époque en fit un des responsables (même s’il ne fut pas, et de loin, le principal responsable) de la détestable politique économique qui conduisit le pays à la ruine et sa population à la misère, jusqu’à la crise financière de 1998. A partir de 2004, et de la « révolution orange » en Ukraine, il s’était rapproché de l’équipe de Victor Ioutchenko et des « pro-occidentaux » en Ukraine, au point de devenir un éphémère conseiller du gouvernement ukrainien. Son opposition à Poutine l’avait conduit à fréquenter les milieux oligarchiques et des gens étranges à Kiev. Plus récemment, il avait pris fait et cause pour le mouvement dit « de Maïdan » et il critiquait la position du gouvernement russe à propos de la crise ukrainienne.

Son opposition systématique à Vladimir Poutine l’avait marginalisé et il était bien moins connu que d’autres figures de l’opposition comme Zyuganov (le dirigeant du parti communiste de Russie ou KPRF), Alexeï Koudrine, l’ancien ministre des finances, ou même Navalny. Aux dernières élections son micro-parti avait eu moins de 1% des suffrages et, de fait, n’avait aucun poids. Il n’était donc nullement « la » principale figure de l’opposition à Vladimir Poutine comme on cherche à le présenter en France et aux Etats-Unis, mais, en dépit de son jeune âge (il avait 55 ans) il était en fait un « homme du passé ». Il faut avoir ces éléments en tête quand on réfléchit à « qui aurait eu intérêt à tuer Nemtsov ».

Un meurtre mis en scène ?

Les premières questions qui viennent à l’esprit concernent le scénario de son assassinat. On sait qu’il avait diné avec un mannequin ukrainien au restaurant qui se trouve dans l’enceinte du GOUM, dont une des sorties donne sur la Place Rouge.

Lire la suite sur le site de Jacques Sapir

Ukraine / Donbass : la guerre ne s’exportera pas à Moscou

Russie Moscou OMON girl fille

Les forces ukrainiennes refusent toujours de se conformer aux accords à Minsk en maintenant leurs armements lourds à proximité de la ligne de contact. Plusieurs accrochages ont encore eu lieu au nord de Lugansk, vers Donetsk et à l’est de Mariupol. Mais, ce dimanche, la guerre en Ukraine a tenté de s’exporter dans les rues de Moscou, au milieu des quelque dizaines de milliers de séides pro-occidentaux hostiles à la politique de redressement national et patriotique de Vladimir Poutine, quand plusieurs groupes de provocateurs venus d’Ukraine ont tenté de faire dégénérer la manifestation en hommage à Boris Nemtsov. Il y a eu plusieurs arrestations. La guerre ne se portera pas à Moscou.

La manifestation moscovite de l’ « opposition » (sic) stipendiée par les ONG occidentales pour déstabiliser la Russie n’aura finalement pas mobilisé plus de 20.000 personnes, en comptant large. A l’échelle de la Fédération de Russie, autant dire que cela ne représente rien. Nemtsov représentait lui-même à peine quelques pourcents, alors que Poutine reste à 85% d’opinion favorable. L’individu était pour le nettoyage ethnique des russophones du Donbass par le régime totalitaire kiévien, alors que l’immense majorité des Russes y sont opposés. Il recevait même des instructions de l’ambassade des Etats-Unis (source). Une représentation diplomatique dont on sait que l’ambassadeur est un spécialiste des « révolutions de couleurs » : il a été successivement représentant des États-Unis en Lituanie (2000-2003), en Géorgie (2005-2009), puis en Ukraine (2009-2013), avant d’être nommé à Moscou.

Mais l’essentiel pour les médias occidentaux est de faire accroire aux moutons que les Russes veulent majoritairement retourner au chaos de l’ère Eltsine, qu’ils cherchent à retrouver la misère des années 1990, le mal-vivre et la prédation ultralibérale d’oligarques sans scrupules…

Arrestation d’un provocateur du Maidan

Quelques heures après l’annonce de son assassinat, des T-shirts à l’effigie de Nemtsov étaient déjà tirés… Étonnant, non ?

Le risque pour les autorités russes, ce dimanche, était surtout de savoir quel type de provocation pouvait être entrepris par les groupes subversifs qui encadraient la manifestation, pour certains, et qui la noyautaient pour d’autres. Plusieurs petits groupes très mobiles, coordonnés par smartphones, ont bien évidemment été repérés par les forces de l’ordre. D’aucuns auraient bien aimé porter la guerre civile ukrainienne en plein cœur de Moscou, sous la forme d’un Maidan russe. Ce ne sera pas pour ce coup-ci.
Un de ces provocateurs, Oleksiy Goncharenko (photos), a été arrêté en tenue paramilitaire. Il s’était déjà fait remarquer à Odessa, en Ukraine, le 2 mai dernier lors du massacre de la maison des Syndicats où une soixantaine d’opposants au régime de Kiev avaient été assassinés dans un incendie criminel. Comme beaucoup d’activistes d’extrême droite, y compris des néonazis, Goncharenko a trouvé le moyen de se faire élire à la Rada avec une étiquette politique modérée.

Goncharenko prenant le 3 mai des photos des corps calcinés des victimes d’Odessa. Il les mettra ensuite sur les réseaux sociaux et son site Internet.

Il est interrogé par les enquêteurs russes (il y avait eu des plaintes déposées auprès du parquet de Moscou en mai dernier) sur l’affaire d’Odessa. Il ne fait aucun doute qu’il s’est félicité du massacre, voire qu’il l’a carrément encouragé. Sur la chaîne de télévision Ukraina, sur son site Internet, sur les réseaux sociaux, il a témoigné de son enthousiasme pour la tuerie, exposant même des photos de cadavres qu’il avait prises lui même.
Il y a peu de chances qu’un Maïdan à Moscou voit le jour d’ici peu, mais une nouvelle provocation sous faux drapeau est toujours possible.

Kiev se prépare pour le printemps

Selon le renseignement militaire de Nouvelle Russie, les mouvements de troupes observés ces derniers temps laissent à penser que l’armée ukrainienne va tenter le même plan d’attaque qu’en juin dernier, à savoir l’encerclement des FAN en pénétrant par les flancs la ligne de front le long de la frontière entre la Russie et le Donbass. Les déplacements de moyens militaires lourds, ces dernières 48 heures, au nord de la Seversky Donets seraient des opérations de repositionnement et de reconsolidation de la ligne de front, en vue d’une offensive au printemps. Ceci expliquerait alors pourquoi on note toute une agitation depuis une semaine au nord de Stanitsa Luganskaya et même vers Krymskoe.
L’offensive au nord et au nord-est de Lugansk serait coordonnée avec une attaque à partir de Volnovakha et de Mariupol, le tout étant de prendre en tenailles les forces de Nouvelle Russie.
Ce plan, s’il était confirmé, serait pour le moins hasardeux, puisqu’il présente les mêmes désavantages que celui de l’été dernier qui a eu les conséquences que l’on sait pour les forces de Kiev.

Assassinat de Nemtsov : Marine Le Pen fait confiance à la justice russe

Marine Le Pen Moscou 20 juin 2013

La présidente du Front national, Marine Le Pen, fait confiance à la justice russe pour enquêter sur le meurtre de Boris Nemtsov.

« J’ai confiance en la justice russe, il n’y a pas de raison de ne pas le faire. Il est évident que tout le monde souhaite de retrouver, d’arrêter et de condamner ces assassins lâches qui ont tiré dans le dos. J’attends que la justice s’acquitte de son devoir. Il faut être prudent et permettre aux juges et aux policiers de faire leur travail », a indiqué Marine Le Pen dans une interview accordée à France 3.

Auparavant, le porte-parole du président russe Dmitri Peskov a annoncé que le chef de l’Etat russe qui avait été immédiatement informé de l’assassinat de Boris Nemtsov a exprimé ses condoléances aux parents et proches du défunt et a chargé le Comité d’enquête, le ministère de l’Intérieur et le FSB du pays à créer un groupe d’instruction spécial.

Source : sputniknews.com

Ukraine / Donbass : Washington prépare sa revanche

US Poutine Nemtsov

Les efforts de la banque centrale du pays ne font aucun effet sur le cours de la hryvnia, victime de l’accumulation des facteurs négatifs dans l’économie nationale depuis l’année dernière. L’économie ukrainienne file directement vers la banqueroute (voir l’analyse ici).Dans ce contexte, on comprend mieux pourquoi un des principaux opposants à Vladimir Poutine vient d’être assassiné, juste sous les fenêtres du Kremlin, une mise en scène hollywoodienne qui désigne de facto les véritables commanditaires de ce crime provocateur. L’Ukraine « proeuropéenne » semble bien incapable de vaincre militairement l’insurrection dans le Donbass, aussi ses maîtres occidentaux intensifient la pression contre son soutien russe sur les fronts politiques, économiques et diplomatiques. Washington a vécu comme un affront la débâcle de Debaltsevo. Les Américains préparent déjà leur revanche.

Quelle belle prise de vue : le corps de la victime sous les lampadaires avec le Kremlin juste derrière. Une superbe mise en scène à la Tom Clancy… La campagne de désinformation occidentale pour accuser Vladimir Poutine et déstabiliser la Russie ne fait que commencer.

Des représentants d’une société militaire privée de l’Oklahoma, Green Group, se sont récemment rendus à Kiev avec une délégation de l’armée américaine, afin de préparer le terrain pour la livraison d’armements modernes aux forces ukrainiennes et aux paramilitaires. Les États-Unis maintiennent leur idée de fournir des moyens offensifs à Kiev, mais souhaitent obtenir l’appui des leurs alliés européens. Washington entend bien confier à des sociétés militaires privées occidentales des contrats liés directement à la lutte armée contre les indépendantistes du Donbass. Pour ce que nous en savons, ce type de contrat existe déjà en Ukraine, mais ces démarches démontrent qu’ils pourraient se développer de manière exponentielle dans les mois à venir. Si l’Ukraine est aujourd’hui le nouveau terrain de jeu de l’US Army et de ses « contractors », il se pourrait bien que demain ce pays soit le principal théâtre opérationnel du Pentagone en matière de moyens engagés. Nous sommes tout à fait dans une configuration d’engagement de type Vietnam, juste avant la désignation à la Maison Blanche de Lyndon Johnson qui avait franchit un point de non retour dans l’engagement US. Mais avant cela, il avait fallu éliminer Kennedy… Les Américains ont finalement perdu la guerre du Vietnam.

Sur le front, rien de nouveau…

Les résidents de Debaltsevo et d’Uglegorsk sont très nombreux à rejoindre l’armée de Nouvelle Russie : jusqu’à présent plus 600 personnes se sont présentées aux centres de recrutement. Le fait d’avoir été sous le joug kiévien pendant des mois est le meilleur argumentaire que l’ont puisse trouver pour enrôler des volontaires chez les FAN.

A Bryanka, à l’est de Debaltsevo et au sud de Pervomaïsk, le retrait des armes lourdes s’achève du côté des FAN, alors que côté ukrainien, il a à peine commencé… Ici une batterie d’artillerie mécanisée de 122 mm 2S1 Gvozdika et une autre de BM-21 Grad. Elles appartiennent à la 2e brigade (le carré blanc) des forces armées de la République populaire de Lugansk.

Quand la gauche radicale s’acoquine avec des accros de l’intégrisme

Indigène république islamophobe

Le 6 mars prochain, à Saint-Denis, une partie de la gauche radicale et d’associations musulmanes tiendront meeting contre « l’islamophobie et le climat de guerre sécuritaire ». Dans l’intitulé du meeting, pas un mot contre le jihadisme, l’intégrisme ou l’antisémitisme. Comme si, pour certains, l’attentat contre Charlie-Hebdo n’avait jamais eu lieu.

Un meeting « contre l’islamophobie et le climat de guerre sécuritaire » doit se tenir le 6 mars à Saint Denis. Le simple intitulé est tout un programme.

Passons sur le concept de « guerre sécuritaire » dans un Etat de droit où, jusqu’à plus ample informé, nul « Patriot Act » n’a été instauré. Si « guerre » il y a, ce serait plutôt celle déclarée par l’Etat Islamique et ses succursales.

Quant à la notion fumeuse d’« islamophobie », agitée comme un chiffon rouge, elle est régulièrement mise en scène pour assimiler toute critique de l’islam – qui relève de la liberté d’expression – à une stigmatisation des musulmans.

Lire la suite sur marianne.net

Ukraine / Donbass : Washington se prépare à une guerre longue

US New World Order

En Ukraine, dans le Donbass, 5 millions de personnes ont besoin d’aide, selon les chiffres de l’ONU. Avec la poursuite de la guerre par Kiev, ils seront bien plus nombreux dans les mois qui viennent. Les manœuvres américaines pour faire échouer tout plan de paix ne laissent aucun doute quant au devenir de ce pays déchiré. D’ailleurs, sur le terrain, les affrontements continuent puisque la junte continue de trainer des pieds pour retirer son armement lourd et mène même des attaques localisées au nord-ouest de Lugansk et à l’est de Mariupol.

Debaltsevo après la bataille : le quotidien des civils soumis à l’arbitraire kiévien pendant des mois, les tortures, les sévices, le pillage, les assassinats, puis la débâcle ukrainienne, les résidus d’une armée de supplétifs atlantistes en déroute…Ce reportage à lui seul explique pourquoi nous devons être avec les républiques de Donetsk et de Lugansk et non du côté de la racaille « proeuropéenne » ou faussement « nationaliste ».

Coverts Actions & Black Ops

L’assassinat par balles sous les murs du Kremlin à Moscou de l’opposant Boris Nemtsov est une évidente provocation qui s’ajoute à toutes celles déjà entreprises contre la puissance russe depuis ce renouveau de guerre froide qui ne dit pas son nom.
Nemtsov était une des principales figures de la fameuse 5e colonne américano-occidentale, certes. Mais Poutine n’avait aucun intérêt à vouloir sa mort, avec 85% d’opinion favorable, le président russe en bon joueur d’échec savait que Nemtsov, ou un autre, était en mis échec en un seul coup.  Finalement, tout cela fleure bon la bonne vieille provoc’ qui s’inscrit dans la politique d’agression que mène l’hyperpuissance US depuis plus d’un an à l’encontre de la Fédération de Russie et de ses alliés (voir une analyse plus poussée ici).

L’événement est un réel coup dur pour Poutine et la Russie. Il va permettre dans les semaines à venir une dangereuse montée de la russophobie en France. Déjà, il y a quelques semaines, nous ressentions déjà son augmentation dans les médias français, mais la population était clairement en train de pencher en faveur du Président Poutine et de la Russie. La bataille médiatique était en train d’être perdue, à cause du caractère ignoble des bataillons de tueurs nazis en Ukraine, les nombreux faux pas des médias. Comme en novembre dans le magazine Elle qui présentait une néo-nazie de 19 ans comme une blanche colombe, ou encore hier dans les ondes de France Info où les soudards racistes et antisémites du bataillon Azov étaient présentés comme des héros. Cette sauce ne prenait pas ou mal. Avec ce meurtre, qui sera indubitablement mis sur le dos du président russe, toute la donne des cartes internationales vole en éclat. Elle donnera raison au régime de Porochenko, aux va-t’en guerre nationalistes nazis de Svoboda et du Pravy Sektor et à toute la horde des Je Suis Charlie de France et d’ailleurs qui sera lancée et poussée par une propagande savamment menée dans une hystérie de russophobie. Lorsque Jean Jaurès tombait frappé à mort sur une terrasse de café parisien, c’était le dernier rempart vers la haine viscérale « du boche » qui chancelait. Vous pouvez imaginer ce que cela donnera pour la mort de Boris Nemtsov.

Et pour ceux qui douteraient de notre approche, nous leur rappelons que les services spéciaux des USA sont les seuls dans les pays dits démocratiques à avoir éliminé un de leurs présidents en exercice, sans que ni les responsables de cet assassinat planifié, ni leurs commanditaires, n’aient à rendre des comptes. C’était à Dallas en novembre 1963.

Les Etats-Unis d’Amérique ne veulent pas la paix et entreprennent tout ce qu’ils peuvent pour mettre à feu et à sang une partie du continent européen, comme ils ont mis le chaos au Proche et au Moyen Orient depuis le début des années 1990. Cet assassinat est désormais un moyen, aussi, de faire pression sur le Congrès.
En effet, le Congrès américain va examiner un projet de loi qui autoriserait une « assistance militaire » à l’Ukraine, y compris la fourniture d’armes. Il est proposé d’allouer 1 milliard de dollars destinés « à fournir une assistance, y compris la formation, l’équipement, les armes dans but défensif, le soutien logistique, l’approvisionnement, la maintenance, le support technique des forces armées et de sécurité de l’Ukraine. »
Si le projet de loi passe, le Pentagone pourra lancer l’opération jusqu’au 30 septembre 2017. Il ne sera alors plus possible de parler de paix en Ukraine.
Il s’agit en fait d’une opération qui est déjà bien en cours : après l’US Army, l’armée canadienne et la British Army, voilà que les forces polonaises prévoient à leur tour l’envoi d’un contingent d’ « instructeurs » à destination des forces de Kiev et surtout de leurs paramilitaires.

Ukraine : propagande néonazie sur les ondes de France Info

Ukraine Azov Praviy Sektor

Hier alors que le match de Coupe d’Europe entre le club breton de Guingamp et le Dynamo de Kiev s’annonçait, France Info nous servait sur ses ondes de la propagande nazie. Le reportage tournait autour de la rencontre d’un reporter français avec les Ultras du Dynamo de Kiev, l’équivalent des supporters du PSG, aux crânes rasés et à la mine patibulaire.

Toute la journée, nous avons donc eu en boucle le droit à un exercice de manipulation psychologique dans lequel les médias français sont passés maîtres…

Bataillon Azov

L’entretien avec les supporters est venu très vite après une anodine supportrice qui faisait don « de dentifrices, de savons et de petites choses pour les combattants du front », sur le thème des engagements des supporters dans les bataillons paramilitaires ukrainiens. Nous fûmes effarés d’entendre les Ultras, association très connue en Ukraine pour avoir déployé des drapeaux nazis, des banderoles aux slogans racistes, antisémites et faisant l’apologie du nazisme, expliquer dans le micro du reporter français Jérôme Cadet très complaisant que de nombreux supporters s’étaient engagés dans les rangs du bataillon Azov, devenu régiment Azov, une unité paramilitaire mal contrôlée par l’armée ukrainienne, dont les « soldats » sont continuellement pris en photo avec des tee-shirts arborant des insignes nazis, des tatouages honorant Adolf Hitler, des runes nazis, des slogans non équivoques à caractère raciaux. Pourtant l’un des responsables explique que les cris scandés et les manifestations ostentatoires ont été modérés depuis… C’était un peu comme nous expliquer comment durant les Jeux Olympiques de 1936, Hitler donna l’ordre de « nettoyer » la ville de Berlin de toutes les pancartes et marques raciales et antisémites. Plus loin, un « spécialiste ukrainien du football », lui-même ancien supporter du club de Dniepropetrovsk, nous explique qu’il n’y a pas d’engagement politique chez les supporters : « leur seule motivation est de mettre le bazar dans les rues, d’affronter la police, de déclencher l’anarchie, de boire, la débauche », bref selon l’interlocuteur un comportement normal de hooligans…

Lire la suite sur novorossiavision.fr

Libye : la Turquie arme les islamistes

bhl

Le Premier ministre libyen Abdallah al Thinni, dont le gouvernement est seul reconnu par la communauté internationale, accuse la Turquie d’armer ses rivaux de l’ »Aube libyenne » qui contrôlent la capitale Tripoli depuis août dernier.

« La Turquie est un Etat qui ne se comporte pas honnêtement avec nous. Elle exporte des armes afin que les Libyens s’entretuent », a-t-il affirmé dans une interview à la chaîne de télévision égyptienne CBC. Le ministère turc des Affaires étrangères a rejeté aujourd’hui ces accusations.

La Turquie islamiste, qui soutient le jihadisme américano-compatible en Syrie et sur l’ensemble du pourtour méditerranéen, est l’un des rares pays à avoir reçu publiquement des représentants de l’ »Aube libyenne », une coalition de milices jihadistes qui a installé son propre gouvernement à Tripoli et y a rétabli l’ancien Parlement, le Congrès général national (CGN). Le Premier ministre libyen a également mis en cause dans son interview le Qatar, qu’il accuse aussi de soutenir ses rivaux.

Source