Marine Le Pen - 13h TF1 - Europeennes Mai 2014

Explosion de l’immigration clandestine : l’impératif retour aux frontières nationales

Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National L’explosion de l’immigration clandestine en France depuis le début de l’année, pointée dernièrement par un rapport de police particulièrement alarmant, confirme plus que jamais la nécessité vitale de rétablir de manière permanente nos frontières nationales, notamment par la sortie de la Lire l'intégralité de l'article

Marine Le Pen - 13h TF1 - Europeennes Mai 2014

2017 : un sondage place Marine Le Pen en tête du premier tour

François Hollande comme Manuel Valls seraient tous les deux battus avec 17% des voix au premier tour… Si la présidentielle avait lieu dimanche prochain Marine Le Pen (26%) et Nicolas Sarkozy (25%) seraient au second tour, que ce soit face à François Hollande ou Manuel Valls, lesquels seraient tous les Lire l'intégralité de l'article

Marine Le Pen - 2014

Désastre en Libye : les graves erreurs de Nicolas Sarkozy et du PS

Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National L’appel en catastrophe lancé par les capitales européennes, enjoignant les ressortissants occidentaux à quitter de toute urgence la Libye, en proie à une nouvelle guerre civile, illustre l’échec total de la politique étrangère de la France dans cette région, et en Lire l'intégralité de l'article

24 deptutes FN Front national au Parlement europeen - Elections Europeennes 25 mai 2014

Le Front National se donne plus de temps pour constituer un groupe au Parlement européen

Communiqué du Front National Fidèles à nos valeurs et nos engagements politiques, et en accord avec nos alliés politiques des partis de la Liberté en Autriche et aux Pays-Bas, du Vlaams Belang flamand et de la Ligue du Nord en Italie, nous avons fait le choix de privilégier la qualité Lire l'intégralité de l'article

Encart Front National - Flamme - logo

Mon adversaire c’est la finance mais ma conseillère économique est une banquière de Wall Street…

Communiqué du Front National François Hollande, au meeting du Bourget trois mois avant l’élection présidentielle, avait annoncé aux Français que la finance était son ennemi : « Mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc Lire l'intégralité de l'article

Louis Aliot - FN 2014

Louis Aliot (FN) dans «Tirs croisés» sur I-Télé

Louis Aliot, vice-président du Front National et député français au Parlement européen est l’invité de Tirs croisés sur I-Télé, émission présentée par Laurence Ferrari. Partager la publication "Louis Aliot (FN) dans «Tirs croisés» sur I-Télé" FacebookTwitterGoogle+PinterestViadeoLinkedInDiggE-mail Lire l'intégralité de l'article

Marine Le Pen - Bruxelles 2014

Conférence de presse de Marine Le Pen à Bruxelles sur les alliances du FN au Parlement européen

Lors d’une conférence de presse à Bruxelles, la présidente du Front National et députée française au Parlement européen, Marine Le Pen s’exprime sur son projet de constituer prochainement un groupe. D’ici à juillet, Marine Le Pen espère annoncer la naissance d’un groupe d’eurodéputés qui défendent une autre Europe afin de Lire l'intégralité de l'article

Louis Aliot

Européennes / Intervention de François Hollande — Louis Aliot : «Je l’ai trouvé nul !»

Louis Aliot, député français au Parlement européen et vice-président du Front National, était l’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique, en partenariat avec LCI. Après l’intervention du président de la République qui a commenté les résultats des élections européennes en France, Louis Aliot a réagi  : «Je l’ai trouvé nul, Lire l'intégralité de l'article

Marine Le Pen BFM politique 241113

Européennes 2014 : Marine Le Pen invitée de «Bourdin direct» sur BFM-TV

Marine Le Pen, députée française au Parlement européen et présidente du Front National, était l’invitée de Jean-Jacques Bourdin dans «Bourdin direct» sur BFM-TV. Elle a fait part de sa réaction au lendemain de l’intervention enregistrée, diffusée en différé aux Français par François Hollande qui a commenté les résultats des élections Lire l'intégralité de l'article

Marine Le Pen

Marine Le Pen réagit vivement à «l’erreur grossière» de l’agence Reuters !

Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National A la suite d’une lourde erreur, l’agence Reuters a cru pouvoir indiquer que j’avais déclaré sur BFM-TV, envisager des alliances avec le Jobbik et l’Aube Dorée, j’ai déclaré exactement l’inverse, à la question posée par Jean-Jacques Bourdin : « Avec qui Lire l'intégralité de l'article

louis-aliot-sud-ouest-la-voix-est-libre-france3-lr-26-avril-2014

Européennes : réaction de Louis Aliot (FN) après l’intervention de François Hollande

Réaction de Louis Aliot, député français au Parlement européen et vice-président du Front National, après l’intervention du président de la République, François Hollande, qui a diffusé un message enregistré depuis l’Élysée à 20 heures hier soir pour commenter les résultats des élections européennes. Louis Aliot : «On l’a vu pendant Lire l'intégralité de l'article

Louis Aliot

Résultats des européennes : réaction de Louis Aliot (FN)

25 mai 2014 – Réaction de Louis Aliot, député français au Parlement européen et vice-président du Front National au soir des résultats des européennes en France sur le plateau de France 2 dédié à l’événement. Partager la publication "Résultats des européennes : réaction de Louis Aliot (FN)" FacebookTwitterGoogle+PinterestViadeoLinkedInDiggE-mail Lire l'intégralité de l'article

Louis Aliot - depute FN Europeennes 2014 - Europe-1

Européennes / Louis Aliot (FN) : «Nous allons continuer à dialoguer avec les Français et nous implanter sur le territoire»

Interview de Louis Aliot, député français au Parlement européen et vice-président du Front National, dans «Europe 1 matin», une émission animée par Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1. «Tout est encore à faire (…) Nous allons continuer à faire ce que nous faisons : dialoguer avec les Français et nous implanter Lire l'intégralité de l'article

Archives catégories : Terrorisme

Ukraine / Donbass : ça va mal pour Kiev !

Le colonel Vladimir Kanonov dit « Tsar » est désormais le chef d’état-major des forces de Nouvelle Russie. A Slaviansk, Igor Girkin en avait fait le chef de sa force spéciale d’intervention, puis commandant du 1er bataillon de la milice. Pendant la bataille de Shakhtarsk, il a réussi à repousser l’assaut du 2e bataillon de la 25e brigade de parachutistes.

Ça va mal dans le Donbass. Les journalistes occidentaux ont bien raison : ça mal comme tout, ça devient même inquiétant ! Ça va mal pour le « bataillon Aydar » qui vient d’émettre dans la nuit une série de SMS alarmistes, coincé dans une poche entre Lugansk et la frontière russe, avec des éléments de la 1re brigade ; ça va mal pour les unités des 24e, 30e et 95e brigades, qui se retrouvent sous Krasny Luch et Antartsyt, dans un nouveau chaudron ; ça va mal pour la bande de Praviy Sektor de Yaroch, qui vient de se prendre une tôle à Stepanivka au Sud-Est dudit chaudron ; ça va mal aussi pour les 26e et 55e brigades d’artillerie qui viennent de se faire piquer quelques Tulipes et autres Ouragans…

Des « blindés russes » auraient « traversé la frontière », affirment depuis ce matin les agences de presse occidentalo-américanisées. Bigre ! Et pas une vidéo, pas une photo pour appuyer ces inepties. Dans la nuit, un certain nombre de correspondants de presse occidentaux, prétendant être présents sur place, comme un journaliste britannique du Guardian, ont lancé cette rumeur sur Twitter, sans en apporter la moindre preuve bien entendu. Il y aurait même une colonne blindée russe qui aurait été détruite par la puissante, la très puissante même, armée ukrainienne. C’est CNN qui le dit, donc c’est vrai ! Puis dans la matinée, une journaliste américaine du Financial Times, basée à Moscou, a fait courir le bruit que le convoi humanitaire était à moitié vide… Depuis, tout cela devenu parole d’Évangile qu’il est dès lors obligatoire de croire au sein de toutes les rédactions aux ordres. Garde à vous petits soldats de l’OTAN !

Pour les sots, les bornés et les naïfs : ce soldat de la 72e brigade mécanisée, rescapé du chaudron, explique que l’armée ukrainienne a subi de lourdes pertes et que trois (3 !) brigades ont bien été détruites…

La situation ce soir : 2 chaudrons, c’est mieux qu’un !

Donetsk, cette nuit…

En septembre ou en octobre, l’Ukraine pourrait se retrouver sans électricité et, aujourd’hui, le pays semble n’avoir seulement que 10% de ses réserves de charbon. Des révélations faites au cours d’un point presse, par le représentant du groupe parlementaire «Pour la paix et la stabilité », Vitaly Grushevskii. On comprend encore mieux pourquoi la junte au pouvoir insiste pour écraser Donetsk et Lugansk sous les pilonnages d’artillerie.

Tirs d’artillerie avec des munitions au phosphore, cette nuit

Deux nouveaux chaudrons dans le Sud-Est

Ooooh, le joli SUV payé par « Tonton Ihor » (Kolomoisky) : il est tout cassé !

La reprise de Stepanivka et de Marinyvka se précise, au regard de vidéos qui datent tout au plus de 24 heures. En plus des éléments des 30e et 95e brigades, un « bataillon », composé d’éléments de Praviy Sektor, était sur place. Il y a aussi des unités de la 24e brigade mécanisée. On peut donc considérer, au regard de ces derniers éléments, qu’un nouveau chaudron s’est mis en place dans le Sud-Est de la poche du Donbass. Reste à savoir pour combien de temps.
Mais compte tenu de l’importance du carrefour de Krasny Luch, le groupe composé d’éléments des 30e et 95e brigades ukrainiennes sera détruit priorité par la milice.

Un atelier de réparation et d’entretien de la 95e brigade aéromobile de Zhytomyr. On notera les sacs de terre et les grilles anti projectiles antichars, sencées apporter un peu de protection supplémentaire aux BTR-80.

Marinyvka sous contrôle des indépendantistes : le chaudron est bouclé !

Les soldats du 5e « bataillon » composé d’éléments de Praviy Sektor blessés dans le feu de l’action, le 9 août 2014, dans le village de Stepanivka non loin de Saur-Mogila. A la fin, on aperçoit Dmytro Yaroch fumant une cigarette.Il s’est remis de sa blessure à la jambe, mais il a la tête des mauvais jours…

Éléments de l’armée ukrainienne détruits vers Stepanivka : on voit distinctement des véhicules et des blindés de la 95e brigade aéromobile (Hummer, BTR-80) et de la 30e brigade mécanisée (BMP-2, BM-21).Le BTR-70 devait appartenir à une unité de la garde nationale.On aperçoit aussi des restes de l’ancien chaudron : 122 D-30, BMP-2, Ural, BMD et GAZ-66 calcinés, et beaucoup de matériels et armements lourds récupérés par la milice.

Secteur de Dmitryvka, à moins de 5 km de la frontière russe : beaucoup de voitures civiles détruites par les forces ukrainiennes, mais aussi des chars ukrainiens détruits. De nombreux civils qui tentaient de s’échapper ont été tués dans leurs voitures par l’armée de Kiev.

Ukraine / Donbass : le convoi humanitaire approche, Kiev tente de l’intercepter

Alors que le convoi humanitaire russe approche de la frontière ukrainienne, l’oligarque ukrainien Rinat Akhmetov promet d’envoyer 10.000 tonnes d’aide humanitaire à Donestk et à Lugansk dans les semaines à venir. Nous verrons bien… Si la Russie ne s’était pas démenée pour organiser cet important convoi humanitaire, il y a peu de chances d’Akhmetov, qui ne s’intéresse généralement qu’aux dividendes de sa fortune colossale, ait annoncé cela. Kiev tente toujours d’empêcher son arrivée sur Lugansk. L’opération éclair au Sud-Est de la grande ville est destinée justement à gêner son entrée sur le territoire ukrainien, voir à l’intercepter et à le détruire. Les forces de Nouvelle Russie, ce soir, savent qu’elles ont la tâche essentielle de protéger coûte que coûte cet espoir pour des centaines de milliers d’Ukrainiens victimes de la politique de Kiev.

Car urgence, il y a. En l’espace de trois jours, 74 civils ont trouvé la mort à Donetsk, et 22 à Lugansk. D’après les Nations unies, le nombre de victimes dans l’est du pays a doublé en deux semaines, avec 2 086 morts.

Cette nuit sur un quartier résidentiel de Donetsk ou la politique « européenne » appliquée au Donbass…

Tout au long de la nuit, à Donetsk, les forces ukrainiennes et la milice ont échangé des tirs d’artillerie. Principal secteur disputé : l’aéroport de Donetsk, dont une partie est actuellement sous le contrôle des Ukrainiens. Les quartiers résidentiels Ouest et Nord-Ouest de la ville ont aussi été pris pour cible par l’artillerie de Kiev. 5 personnes ont été tuées et une dizaine blessées.
Et un autre missile balistique Tochka-U vient d’être tiré par les Ukrainiens, il a explosé vers Artemiivsk… en zone contrôlée par Kiev !

L’OTAN a demandé à ses pays membres, anciennement du Pacte de Varsovie, de céder à l’Ukraine leurs stocks de vieux matériels en surplus datant de la Guerre froide. Voici donc la Hongrie qui s’exécute : tout un convoi ferroviaire de T-72, de quoi équiper une compagnie. Ce convoi serait en ce moment arrivé à Lviv où il y a des ateliers de reconditionnement des chars.

Réorganisation du commandement opérationnel de Nouvelle Russie

Un peu de changement est apparu ces dernières heures au cœur de l’organisation opérationnelle de la Nouvelle Russie. Il s’agit d’une évolution tout à fait normale des choses, au moment où la situation pour Kiev n’est pas au mieux. Preuve que les deux Républiques de Nouvelle Russie savent s’adapter à la situation du moment.

Igor Strelkov, que certains affirmaient blessé « sérieusement » hier, est remplacé au poste de ministre de la Défense de Nouvelle Russie par Vladimir Kononov dit « Tsar ». Lui et son unité ont été mentionnés à plusieurs reprises comme très efficaces contre les forces de Kiev. Strelkov devrait être nommé à une fonction moins politique et plus opérationnelle. Avec le nouveau Premier ministre, Aleksandr Zaharchenko, ancien commandant du Bataillon Oplot, c’est donc un homme de terrain qui vient d’être choisi. Il est possible que ces nominations interviennent dans le cadre d’un resserrement du commandement opérationnel des forces du Donbass, incluant une direction plus centralisée.

Vladimir Kononov est né en 1974 à Gorski (région de Lugansk), en Ukraine. Il est diplômé de l’aviation civile depuis 1995, et de l’Institut pédagogique en 1999. Engagé professionnellement dans les sports et les activités éducatives, il a reçu une formation militaire spéciale d’officier supérieur. Il est marié et a un enfant.
Il a rejoint les rangs indépendantistes le 13 avril 2014, comme volontaire dans la milice. Il a pris une part active aux combats, depuis, y compris sur le secteur de Slaviansk. C’est donc un homme d’expérience, y compris militaire, un natif de l’Ukraine de l’Est, qui prend la direction de ce ministère hautement stratégique en ces temps de guerre civile.

Nikolai Strelkov vient d’être nommé au poste de chef d’état-major des forces de Nouvelle Russie. Il est né en 1970 dans la ville de Krasny Luch en Ukraine dans une famille de mineurs. Il est diplômé de deux établissements d’enseignement supérieur du ministère de la Défense. Il a occupé des postes au ministère de la Défense de la Fédération de Russie, y compris dans des zones opérationnelles. Il a le grade militaire de colonel. Il est marié et a un enfant.

Et comme nous le verrons dans notre compte-rendu du jour, n’en déplaise aux agences occidentales qui copient bêtement les dépêches américaines et ukrainiennes, l’armée de Kiev ne gagne pas de terrain dans le Donbass.

Coup de blues pour le chef de « Donbass »

Et surtout que l’on ne nous raconte pas qu’il n’y a pas une crise au cœur même du pouvoir kievien. Le commandant du « bataillon Donbass » (dont le fondateur est Dmytro Yaroch), Semen Sementchenko, a enregistré un message vidéo (voir ci-dessous) pour les députés de la Verkhovna Rada. Il y affirme que le gouvernement a trompé les habitants du pays, les obligeant à aller à la guerre les uns contre les autres. Sementchenko a également ajouté qu’il attend des « élections équitables ». Rappelons que son unité vient de subir un échec cinglant au sud de la poche du Donbass devant Ilovaisk, où le gros des troupes ukrainiennes s’est maintenant retiré à plusieurs kilomètres au Sud, après leur contre performance sanglante, il y a quelques jours, et où le « bataillon Donbass » a perdu au moins deux de ses adjoints au commandement et le « bataillon Shakhtarsk » a eu 13 blessés, dont 3 graves. « Azov » a aussi été particulièrement touché lors de ces affrontements.

Et Sementchenko aurait affirmé en off à des journalistes : « En fait, le Secteur droit (Praviy Sektor de Dmytro Yaroch, ndlr) n’a pas été impliqué dans les combats. Mais il a passé deux mois à piller, attaquant les citoyens et faisant dans les extorsions de fonds. Ils ne peuvent faire face à des civils, ou même face à la police. Ils ne vont pas faire face à un véritable ennemi. » Semenchenko a déclaré vouloir rencontrer les journalistes sur la place de l’Indépendance à Kiev, dimanche, où il leur parlera de la situation dans les régions de Donetsk et de Lugansk.
Soit il s’agit d’un coup de pub avant les élections d’octobre qui approchent, soit il y a de la sédition dans l’air du côté des paramilitaires d’extrême droite.

Ukraine / Donbass : un nouveau chaudron se prépare…

Le seul convoi humanitaire important, que devraient recevoir les Ukrainiens qui souffrent dans le Donbass en raison de la guerre qui leur est faite par la junte au pouvoir à Kiev, est encore sur le territoire russe. Il fallait s’y attendre. Porochenko, comme ses semblables en Occident (Fabius en tête) n’ont que faire de sentiments humains. Seul compte leur intérêt. Et ce dernier est l’éradication des populations russophones des régions de Donetsk et de Lugansk, parce que celles-ci seront toujours en désaccord avec une politique mondialiste qui entend bien piller l’Ukraine, la démanteler, la transformer en une zone grise comparable, mais à plus grande échelle, au Kosovo albanisé de force ou à l’actuelle Libye. On a envoyé Milosevic à La Haye (et il en est mort) pour bien moins que ça. Sur place les pilonnages massifs contre les infrastructures et les populations se poursuivent. Les forces du Donbass résistent du mieux qu’elles peuvent, et continuent même de marquer des points. Reste à savoir si les civils pourront tenir encore longtemps.

Le colonel Igor Girkin dit Strelkov (photo), ministre de la Défense de la République indépendantiste, aurait été « sérieusement blessé » alors qu’il était en première ligne, selon un certain nombre de sources russophones et indépendantistes, mais l’information n’est pas encore confirmée. « C’est absurde », a déclaré à RIA Novosti le chef du département politique du service d’information internationale du ministère de la Défense Vladislav Brig. Le bureau de presse de la République populaire de Donetsk ne confirme pas l’information sur la blessure de Strelkov : « Nous avons contacté l’adjoint de Strelkov, Berezin, il ne confirme pas cette information. »

Les pilonnages d’artillerie continuent de se concentrer sur les agglomérations. Hier soir, vers 22h50 (GMT), un tir de missile balistique Toshka-U partant de l’aéroport de Kramatorsk et visant Lugansk a échoué. L’engin aurait soit été « intercepté » (selon certaines sources) par un tir de missile en provenance du territoire russe (Lugansk en est assez proche) ou plus vraisemblablement aurait explosé comme prévu, mais son mécanisme libérant des sous-munitions n’aurait pas fonctionné, en raison de son obsolescence.

La situation au 13 août au soir

« Chiens de guerre » et néonazis

L’Etat islamique, un modèle économique au service du jihad

Riche de 2 Mds$ (1,5 Md€), l’État islamique a la capacité de s’enraciner au Proche et au Moyen-Orient et de financer la guerre sainte dans le monde.

Depuis avril 2013, l’État islamique (EI), sous la férule sanglante de Abou Bakr al-Baghdadi, étend son influence au Proche-Orient de façon méthodique et quasiment… comptable. A l’instar d’une entreprise privée, l’EI publie ainsi des rapports annuels d’activité où est enregistré le macabre dénombrement des morts, des opérations armées et des conversions, ainsi que la comptabilité cynique de ses performances économiques, de ses rapines et de ses extorsions. Fort d’une idéologie radicale sunnite salafiste propre à fanatiser de jeunes esprits échauffés, l’EI, dont les racines remontent au premier conflit d’Afghanistan des années 1980, est capable aujourd’hui de bâtir un État, avec des frontières, une armée et… un budget.

L’État islamique serait, selon The International Business Times, l’organisation terroriste la plus riche du monde. Avec quelque 2 Mds$ de trésor de guerre, « l’EI est à même de financer de nouvelles conquêtes, explique Jean-Charles Brisard, spécialiste en terrorisme. Il ne dépend pas de soutiens extérieurs. » Il ne faut donc pas s’y tromper, les prises de guerre, de raffineries en coffres-forts bancaires, ne constituent pas seulement des trophées. Ce sont les bases d’une future organisation étatique. « L’EI ne cherche pas seulement à s’approprier les richesses des pays conquis. Il veut que les usines, les barrages, les centrales d’Irak et de Syrie continuent de générer des produits qu’ils pourront utiliser ou vendre. Quitte à faire travailler les salariés sous la contrainte la plus féroce », ajoute Jean-Charles Brisard.

Les jihadistes de l’État islamique, dont l’ascension semble irrésistible depuis un peu plus d’un an, ont désormais les moyens de leurs ambitions et de leur idéologie radicale. « C’est un cauchemar pour la région et pour le monde, affirme Yves Trotignon, ancien de la DGSE (les services de renseignement français), analyste chez Risk & Co. Les services occidentaux mais aussi tunisiens ou marocains redoutent le retour de ceux qui sont partis combattre en Syrie ou en Irak, et qui seront susceptibles de mener des actions terroristes ailleurs. Jusqu’en Europe. »

Source : leparisien.fr

Les enfants, premières victimes du chaos irakien

JMLP-BBRCommuniqué de presse de Jean-Marie Le Pen, Président d’honneur du Front National

Jany Le Pen, présidente de SOS Enfants d’Irak, lance un appel de détresse en faveur des enfants d’Irak massivement victimes de l’anarchie et du chaos qui ont suivi l’élimination physique du président Saddam Hussein, après la défaite de son armée, par les puissances occidentales, sous la conduite des États-Unis.

Ceux-ci étaient déjà responsables, selon l’ONU, de la mort de plus d’un million d’enfants irakiens par le blocus qu’ils avaient instauré. Aujourd’hui, ce sont encore les enfants, au premier rang des malheureuses populations civiles, chrétiennes et yazidies, qui sont traquées à mort par les jihadistes en Irak.

Ce sont donc les puissances étatiques, responsables ou complices des désordres meurtriers qui ensanglantent l’Irak, la Libye, la Syrie, Gaza, qui doivent faire amende honorable par des actions salvatrices et pas seulement par des vœux pieux ou des silences honteux.

Ukraine / Donbass : Moscou intervient… humanitairement


Porochenko aura tout fait, avec Obama et les valets européistes, pour que le convoi humanitaire en partance de Russie n’arrive jamais à Lugansk et Donetsk. C’est l’illustration parfaite du mépris de la vie humaine à un niveau rarement égalé. Il a fini par céder. Mais garantira-t-il la sécurité du convoi humanitaire, comme le lui demande Moscou ? Pendant ce temps, la poche du Donbass continue de résister. Si Kiev annonce quatre « reprises » de petites (voire très petites) localités, en omettant de préciser que les combats continuent dans ces agglomérations, c’est surtout pour faire oublier que la troisème tentative d’isoler Donetsk par une manœuvre en tenailles est un nouvel échec, qui risque de coûter gros d’ici peu.

Les nouvelles neuves de Nouvelle Russie présentées par Elena

Ce refus du gouvernement ukrainien de faire passer l’aide humanitaire en provenance de Russie, avec l’assentiment des Américains et des euromondialistes (dont Fabius !), est typique d’une junte qui fait peu de cas de son propre peuple et de la vie humaine. D’ailleurs, l’attitude criminelle de Kiev envers les millions de ses concitoyens qui vivent dans les régions de Lugansk et de Donetsk est édifiante. Le régime a néanmoins cédé. Mais le convoi de quelque 300 camions risque d’avoir bien des soucis : il doit passer par la région de Kharkov, où les unités militaires et les paramilitaires pullulent. Tout peut donc encore arriver, hélas !
Rappelons que sur les 10.000 tonnes de produits de première nécessité, il transporte 400 tonnes de céréales, 100 tonnes de sucre, 62 de nourriture pour enfants en bas âge, 54 tonnes d’équipements médical divers, et sans doute aussi des médecins, 12.000 sacs de couchage pour ceux dont les habitations ont été détruites par les bombardements et les pilonnages des forces de Kiev et 69 générateurs. C’est à la fois peu, au regard de l’urgence humanitaire dans le Donbass, et énorme puisque nul, hormis la Russie, ne semble se soucier des populations ukrainiennes victimes de la politique « proeuropéenne » de la junte. C’est à Poutine, et non à Obama, qu’il fallait donner le prix Nobel de la paix.

Donbass map 11 8 2014La situation hier soir : on note la tentative de poussée du Nord-Ouest vers le Sud-Est qui a dû être abandonnée les 9 et 10 août, qui n’apparaissait pas sur la carte précédente. Nous rappelons que les flèches pleines symbolisent des axes d’attaques ou de contre-attaques et les gains de terrain sont symbolisés parles parties blanches pour les Ukrainiens et rosées pour les indépendantistes.

Une offensive de bric et de broc sur Donetsk ?…

Depuis le début de l’opération, en avril, les forces ukrainiennes se sont avérées incapables de mener des frappes de précision, avec l’artillerie ou l’aviation, ce qui a pour conséquence une énorme consommation en munitions pour un résultat somme toute médiocre, et un bilan humain alarmant. L’infanterie, par manque de moyens, de formation et d’aguerrissement, subit les plus lourdes pertes ; en cas d’engagement en zone urbaine comme à l’intérieur de Donetsk, ce sera le carnage assuré, et Kiev ne dispose pas assez de réserves pour emprunter cette voie. Les chars lourds ne sont pas une grande utilité, dans la mesure où le terrain ne se prête pas vraiment (ou à de rares occasions) à leur déploiement, puis parce que les forces du Donbass ne disposent pas de compagnies de chars destinées à être engagées massivement dans des contre-attaques, et enfin parce que l’infanterie d’accompagnement des forces ukrainiennes est inexistante ou totalement incapable d’assumer ce type de mission.
De plus, les T-64, chars des années 70/80, sont obsolètes (y compris la version BM Bulat), ils sont facilement éliminables, y compris par des mines ou des tirs de RPG, ne disposant pas de caméras thermiques, ils sont généralement aveugles de nuit, mais aussi en zone où la végétation est très fournie (60% du secteur des combats), et ceux de l’armée ukrainienne connaissent de multiples pannes mécaniques en raison de leur âge et du manque d’entretien général.
L’aviation ukrainienne ne peut qu’être employée sporadiquement, en raison de sa faiblesse numérique, de l’âge de ses appareils et des pertes considérables déjà encourues. Nous avons auparavant déjà fait un point sur cette question, le lecteur pourra s’y reporter.
Enfin, le renseignement opérationnel est très faible quantitativement et qualitativement. Les drones existent, mais sont fournis en petite quantité, Kiev manque « d’yeux » à l’intérieur des lignes indépendantistes, même si des agents destinés à « marquer » certaines cibles ont déjà été repérés, et parfois interpellés, par les forces de Donbass. Les Américains, par l’intermédiaire de l’antenne de la CIA à Kiev, fournissent du renseignement par satellite, mais dans ce type de guerre, mêlant conflit classique et guerre asymétrique, ce genre de renseignement est d’une utilité très réduite.

A Donetsk, un détachement du Bataillon Oplot est tombé sur un Ukrainien en civil qui faisait du repérage pour l’artillerie des forces de Kiev en plein cœur de la ville. Il est originaire d’Ivano-Frankivsk dans l’Ouest de l’Ukraine et a été mobilisé dans la garde nationale en tant que mitrailleur. La milice fait la chasse à ces espions inflitrés dans Lugansk et Donetsk et qui ciblent des objectifs civils et militaires. A la fin de la vidéo, le milicien dit en substance : « Appelez-nous si vous voyez quelqu’un de suspect, d’inconnu de vous, qui va sur le toit ou dans le grenier, si vous voyez des signaux, des flashes ou de la lumière du haut d’un immeuble, si vous voyez un cycliste suspect ou un motocycliste. Si vous n’appelez pas, ils peuvent permettre une frappe d’artillerie sur vous ou un bâtiment voisin. »

Enfin, et nous ne cessons de le répéter, Kiev manque de réserves fraiches et aguerries. C’est bien là tout le problème pour gagner cette guerre. Les 24e et 72e brigades mécanisées, broyées dans le chaudron, sont en passe d’être partiellement reconstituées avec les moyens du bord. Elles vont devoir de nouveau se battre dans les prochains jours. De nouvelles recrues ont remplacé les blessés, les disparus et les morts, les véhicules proviennent des stocks de l’ère soviétique ressortis des réserves et dépoussiérés, même chose pour les armements et les équipements divers. Comme il y a pénurie dans l’armée ukrainienne, on doit reconstituer des unités avec rien ou presque… Le résultat sera à la hauteur de ce bricolage.

Quelques vues sur les véhicules et blindés détruits ou abandonnés de la 72e brigade mécanisée, dans le chaudron près de Krasnodon

La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français

Par Aymeric Chauprade, géopolitologue, député français au Parlement européen, conseiller de la Présidente du Front national pour les questions internationales

Il est loin le temps où le monde arabe rêvait de développement, de modernisation, de sécularisation d’un islam sunnite toujours menaçant pour les minorités chrétiennes et chiites. Ce temps là c’était celui du nationalisme arabe, de Nasser jusqu’à Saddam Hussein en passant par Hafez al-Assad. Le temps de régimes autoritaires tournés vers le développement et qui offraient aux femmes, aux chrétiens et à toutes les minorités un rempart face au fondamentalisme sunnite autant que d’inéluctables perspectives d’ouverture démocratique si l’on avait bien voulu laisser les processus internes se dérouler à leur rythme historique. C’était aussi le temps où la cause palestinienne était encore une cause nationaliste et pas encore une cause islamique. Seulement voilà, de l’eau a coulé sous les ponts et l’Autorité palestinienne comme le Fatah ont été effacés par le Hamas.

Prendre acte de la disparition du nationalisme arabe

Ce temps des nationalismes arabes est bien révolu. Rongé par la corruption de ses propres élites, dévasté volontairement par la politique américaine (ennemie des nationalismes pétroliers) autant que par l’énorme erreur stratégique d’Israël avec lequel il aurait pu s’entendre pour assurer à la fois l’existence d’un Etat palestinien et la sécurité de l’Etat juif, le nationalisme arabe a signé son acte de décès.
En septembre 2001, la collusion probable entre une partie de l’Etat profond américain et l’Etat profond saoudien (ses services de renseignement), qui fut une sorte d’aboutissement paroxystique d’une alliance monstrueuse née dans la guerre d’Afghanistan face aux Soviétiques, créa une onde sismique mondiale. Le fondamentalisme sunnite se déchaîna tandis que les Etats-Unis, profitant de la « guerre contre le terrorisme » tentèrent d’opposer l’utopie d’un projet unipolaire à l’évidence du monde multipolaire.
Les partisans de la politique américaine purent successivement applaudir la guerre en Afghanistan contre des Talibans que Washington, Islamabad et Riyad avaient créés, la destruction du régime de Saddam Hussein à Bagdad, les révolutions colorées en Géorgie puis en Ukraine pour faire pièce à une Russie renaissante grâce à Vladimir Poutine, ou bien encore la politique d’isolement de Téhéran au prétexte d’une possible bombe iranienne.
Fiction occidentale, le « Printemps arabe » ne fut qu’un sombre festival qataro-saoudien. Le Qatar et ses amis « Frères musulmans » purent s’offrir les régimes Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Egypte, Kadhafi en Libye, la terreur et le chaos en Syrie. Quant à l’Arabie Saoudite, elle emporta le deuxième acte au Caire en éliminant, grâce aux généraux égyptiens, Morsi et ses Frères musulmans mais elle disputa au Qatar l’influence sur les groupes terroristes en Syrie.
Toute cette oeuvre funeste d’égorgements, de décapitations, de viols des jeunes chrétiennes ou chiites vierges, d’exécutions sommaires, de prisonniers enterrés vivants, de vidéos macabres postées sur utube et téléchargées des dizaines de milliers de fois dans nos banlieues, tout cela nous le devons « à nos magnifiques alliés », nos nouveaux amis du Moyen-Orient, gorgés de pétro-dollars, le Qatar et l’Arabie Saoudite.

Le bilan de Sarkozy et Hollande au Moyen-Orient : chaos islamiste et crimes contre l’Humanité

La dernière fois que nos gouvernants eurent un peu de bon sens au Moyen-Orient ce fut en 2003 quand Chirac refusa de s’associer à la guerre américaine en Irak. Certes notre politique était alors à la remorque de l’Histoire ; certes elle s’accrochait à des régimes finissants, mais c’était une politique « du moindre mal » et ce n’était déjà pas mal. Du moins nos ambassadeurs arabisants de l’époque, avant que Sarkozy et Hollande ne remplacent ceux-ci par des humanitaires naïfs quand ils n’étaient pas des hommes d’affaires cyniques, du moins ces vrais ambassadeurs (comme celui qui m’avait accueilli en février 2003 à Bagdad pour rendre à Tarik Aziz sans doute l’une de ses dernières visites) connaissaient-ils cet Orient compliqué et anticipaient-ils les horribles carnages communautaires qui devaient inéluctablement se produire en lieu et place des vieux régimes « laïcs ».

Ukraine / Donbass : Kiev tente toujours d’encercler Donetsk

Ce soir, il semblerait qu’un accord soit sur le point d’être conclu afin qu’un convoi humanitaire, associant la Russie et le CICR, puisse gagner le Donbass assiégé par les forces de Kiev et dont la situation humanitaire est catastrophique. Sur le plan opérationnel, l’armée ukrainienne tente toujours d’encercler Donetsk, malgré ses pertes énormes, tout en concentrant ses tirs sur les populations et les infrastructures de la grande ville du Donbass, malgré les promesses de Porochenko, il y a un mois, de ne pas le faire. Pour les forces de Nouvelle Russie, la situation n’est ni alarmante, ni réjouissante : il faut tenir, coûte que coûte, car le temps joue pour les indépendantistes.

Dans l’Ukraine « proeuropéenne » les libertés fondamentales ne sont plus qu’un lointain souvenir. Le sort du reporter photographe de l’agence Rossiya Segodnya, Andreï Stenine, qui travaillait dans l’est du pays, et qui ne donne plus aucun signe de vie depuis le 5 août, est édifiant à ce sujet. Il serait entre les griffes du SBU, peut-être confié à un groupe de Praviy Sektor… Il est aussi possible qu’il soit mort. Ce qui ne serait pas étonnant dans ce pays devenu en quelques mois ce qu’il faut bien désigner par le néologisme de Banderistan. Et la vidéo ci-dessous montrant les méthodes assez nauséeuses d’une élue de Svoboda dans une école maternelle auprès de très jeunes enfants, en dit long sur l’état d’esprit déplorable qui secoue l’Ukraine. Souhaitons, pour ce pays, que la majorité de ses citoyens réagissent enfin sainement et dénoncent cette dérive inquiétante qui ne peut mener l’Ukraine que dans un gouffre sans fond.

Iryna Farion, députée de Svoboda, celle qui applaudissait sur Facebook quand Praviy Sektor et l’UNA-UNSO assassinaient les opposants à Odessa (« Bravo Odessa, que les démons brûlent en enfer ! »), celle-là même qui veut envoyer dans des camps de rééducation la moitié de la population de l’Ukraine, vient dans les écoles maternelles y faire de la discrimination raciale. S’en prendre à des enfants est particulièrement immonde. Il est beau le Banderistan « proeuropéen »…Cette Galicienne aux origines douteuses a été formée dans sa jeunesse dans les rangs du Komsomol, les jeunesses communistes, comme Oleh Tyanibok, le chef de Svoboda. Ceci expliquant sans doute ses outrances continuelles.

Kiev tente encore d’encercler Donetsk

La situation le 10 août au soir

Si le commandement opérationnel cherchait à refaire le coup du chaudron, il ne s’y prendrait pas mieux… On a beau se frotter les yeux, ce que cette carte, qui résume la situation tactique d’hier soir, nous apprend est proprement hallucinant et mérite de figurer aux archives des grandes écoles de guerre dans la catégorie de « ce qu’il ne faut surtout pas faire ». Au Nord, Debaltseve a été contournée durant le week-end par un groupement tactique mécanisé appuyé par au moins un bataillon de la 55e brigade d’artillerie. Ce groupement est aujourd’hui dans une zone très dégagée au milieu des champs de blé, un secteur assez difficile pour monter des embuscades de partisans de la part de la milice.

Au Sud-Est, le groupement mécanisé composé d’éléments des 30e et 95e brigades est dans ce qu’il faut bien appeler un cul de sac et on se demande bien comment le ravitaillement et d’éventuels renforts peuvent encore lui parvenir. De nouveaux combats ont eu lieu ces dernières 24 heures sur Saur-Mogila : la milice utilise son artillerie pour empêcher le bataillon affaibli de la 25e brigade, qui se trouve dans ce secteur, de progresser. Les selfies prises il y a quelques jours par des parachutistes de cette unité n’avaient pu être réalisés qu’en raison d’une accalmie momentanée. Personne ne tient la hauteur pour le moment.

Groupe de combat de la milice vers Snizhne : à leurs pieds, des AGS-17 et une mitrailleuse 12,7 NSV

Ce sont les secteurs sud de la poche du Donbass, qui sont l’objectif principal de l’effort de Kiev depuis 48 heures.
De violents combats se poursuivent aussi autour de Krasny Luch. D’aucuns prétendent que la ville est encerclée, d’autres non. Les forces de la milice sont retranchées dans l’agglomération, mais ne sont pas assez nombreuses, ni suffisamment puissantes, pour contre-attaquer au Sud et au Sud-Est.
Les combats dans Krasny Luch ont également touché un convoi avec une cargaison humanitaire, il y a eu plusieurs morts.
Les affrontements se poursuivent aussi au sud de Shakhtarsk et de Torez, et près de Snizhne. L’artillerie de la milice (mortiers de 120) a détruit une position d’artillerie ukrainienne sous Snizhne.

Au Nord, des affrontements de moyenne intensité continuent au-delà de Debaltseve, où le groupe de Mozgovoi fait face à une importante concentration mécanisée ukrainienne, appuyée par l’artillerie de la 55e brigade, qui pourrait passer à l’offensive en direction du Sud et de Krasny Luch. L’activité des groupes de reconnaissance et de sabotage de la milice dans ce secteur semble faire hésiter Kiev à passer à l’attaque. Mais, compte tenu du manque de réserves des forces du Donbass dans ce secteur, c’est le maximum de ce qui est possible de faire en ce moment. Debaltseve n’est pas exactement sous le contrôle des forces ukrainiennes qui l’ont contourné dans leur avancée de ces derniers jours, par crainte de la présence potentielle de groupes indépendantistes en embuscade (ce qui semble être effectivement le cas), qui pourraient occasionner des pertes conséquentes dans les rangs kieviens.

En tout état de cause, cette manœuvre en tenaille au Nord et au Sud, qui n’est qu’une vulgaire répétition de celle qui a eu lieu il y a deux semaines contre l’axe Shakhtarsk – Torez, est d’ores et déjà un échec. En termes de pertes humaines et matérielles, à chaque fois c’est un plan coûteux pour Kiev. Aujourd’hui encore, vers Antratsyt, à 5 km à l’Est de Krasny Luch, la milice a capturé un nombre important de soldats ukrainiens.

Le commandement ukrainien a donc opéré une nouvelle tentative (la troisième), en prenant au Nord par Yasynuvata Yenakjeve (entre le Nord de Donetsk et Debaltseve), ce qui aurait pour avantage d’isoler Gorlivka, puis en attaquant conjointement par le Sud, ce qui est justement l’objet de la tentative de percée sur Ilovaisk.

Reportage de Radio Svoboda (financée par la CIA !) sur les combats devant Ilovaisk, au milieu des paramilitaires néonazis (« Donbass », « Azov », « Shakhtarsk ») On voit surtout ici « Donbass », avec son commandant Semen Sementchenko. C’est cette même unité qui a fait un carnage en tirant sur des gens désarmés à Krasnoarmiisk lors du référendum d’autodétermination.

La France doit participer militairement à la destruction de l’Etat islamique en Irak

Communiqué d’Aymeric Chauprade, député français au Parlement européen,  conseiller de Marine Le Pen sur les questions internationales

L’existence de l’État islamique en Irak, autoproclamé califat islamique mondial et auquel sont en train de se rallier nombre d’imams et de mouvements sunnites radicaux dans le monde (jusqu’en Indonésie) est le résultat tout à la fois de la politique américaine de destruction du régime de Saddam Hussein à partir du début des années 1990 et de la politique française de destruction des régimes libyen et syrien à l’instigation du Qatar et de l’Arabie Saoudite, sous les présidents Sarkozy puis Hollande. On ne le dira jamais assez fort : les chrétiens de Syrie et d’Irak, et avec eux l’ensemble des minorités non sunnites (yazidis, alaouites, chiites) sont aujourd’hui massacrés du fait même des erreurs stratégiques américaine, britannique et française en Libye et en Syrie à partir de 2011, lesquelles ont favorisé l’expansion du jihadisme dans tout le Moyen-Orient. Faut-il rappeler en effet que jusqu’au sage accord russo-américain de septembre 2013 sur les armes chimiques syriennes, le gouvernement de Hollande-Fabius réclamait encore à ses alliés une guerre contre le régime de Bachar al-Assad et envoyait des armes aux rebelles islamistes ? Il est pour le moins étonnant de voir aujourd’hui M. Fabius se contenter de superviser l’envoi de colis humanitaires aux chrétiens et yazidis, lesquels subissent les conséquences apocalyptiques de ses erreurs stratégiques !

Pour le Front National, le principe de non-ingérence militaire doit rester un principe clé de la défense d’un monde multipolaire fondé sur le respect des souverainetés nationales.

Néanmoins, deux motifs fondent à nos yeux l’exception à la non-ingérence :

1/ lorsque la sécurité de la France est en jeu.

2/ lorsque l’honneur de la France est en jeu.

Dans le cas irakien, ces deux conditions sont réunies. Pôle de référence jihadique mondial mais également point attracteur d’islamistes de nationalité française, l’État islamique doit rapidement être détruit, faute de quoi il est promis à un grand avenir.

Le contrôle qu’il exerce sur des zones pétrolifères d’importance majeure lui permettra d’ajouter à sa détermination fanatique des capacités militaires fortes. Sans appui américain et plus largement occidental, les États syrien (de noyau alaouite et chrétien) et irakien (de noyau chiite) seront balayés et avec eux l’État libanais ami de la France.

La France doit rapidement montrer à ces États qu’elle est encore un acteur politique majeur du Moyen-Orient. Notre alignement servile derrière le Qatar et l’Arabie Saoudite voulu par Sarkozy et validé par Hollande est largement responsable de la situation dramatique actuelle et il y a urgence à redéfinir notre politique au Moyen-Orient en renforçant nos relations avec la Syrie, l’Irak et l’Iran. L’influence de la France au Moyen-Orient, autant que sa sécurité intérieure future, sont directement en jeu dans la question des chrétiens d’Irak.

Mais il s’agit aussi d’une question d’honneur. Certes laïque, la France n’en est pas moins historiquement une nation catholique, fille aînée de l’Église. Elle a, depuis les croisades et la libération du tombeau du Christ, un devoir particulier envers ses frères chrétiens d’Orient. Ces chrétiens d’Irak et de Syrie, mais aussi les autres minorités non sunnites, qui sont aujourd’hui victimes de massacres, de viols, de décapitations ne peuvent être abandonnés à leur sort. Il en va de notre honneur de se poser en protecteur de ces femmes chrétiennes aujourd’hui réduites en esclavage et vendues dans les souks des villes contrôlées par l’État islamique. Nos colis humanitaires ne répareront pas les erreurs stratégiques funestes des gouvernements Sarkozy et Hollande. Il faut aller plus loin.

L’intervention de l’aviation américaine en appui des forces gouvernementales irakiennes et des forces kurdes est un choix stratégique juste. Dans les plus brefs délais, le gouvernement français doit associer nos capacités aéronavales aux forces aériennes américaines dans le but de consolider les forces chiites et kurdes qui tentent de résister à la progression de l’État islamique.

Il devrait également être demandé à nos services de renseignement et nos forces spéciales d’œuvrer à la mise hors d’état de nuire des jihadistes français partis combattre en Syrie et en Irak. Il n’est pas concevable en effet, pour la sécurité des Français, de laisser revenir sur notre territoire des hommes qui auront acquis une telle expérience militaire, qui se seront autant affranchis des règles de la civilisation en commettant des exactions atroces (égorgements, décapitations, viols…), et qui même derrière les barreaux d’une prison constitueront les nouveaux référents jihadiques susceptibles d’accélérer l’islamisation radicale de nos populations délinquantes.

Ukraine / Donbass : situation humanitaire alarmante, Kiev une nouvelle fois dans une impasse

Impressionnante manifestation pro-Kiev à Slaviansk : « Gloire à l’Ukraine » !

N’en déplaise à la désinformation des gros médias occidentaux, Donetsk n’est pas encerclée, les « insurgés pro-russes » ne sont pas « pris au piège », et la « situation des séparatistes pro-russes » ne se « dégrade » pas, bien au contraire, ils tiennent bon. A force de copier-coller les niaiseries des agences américaines et/ou ukrainiennes (ce sont les mêmes), à force de prendre le bourreau pour la victime, ces serviles propagandistes à la carte de presse en deviennent ridicules, tellement ils étalent leur nullité crasse. En revanche, et il faut le souligner, la situation dans les villes, notamment à Donetsk et Lugansk, est alarmante. Alors que les réfugiés se pressent aux postes frontières avec la Russie, pour fuir le paradis « proeuropéen » de Porochenko, l’aide humanitaire russe est bloquée. Moscou tente de négocier une possibilité d’aider les populations du Donbass victimes de la politique de Kiev, avec l’Ukraine, la Croix-Rouge et l’ONU… Autant dire que ce n’est pas gagné d’avance.

Et revoilà la charmante Elena, qui nous présente les nouvelles neuves de Nouvelle Russie

Coup de chaud, hier, pour la prise de fonctions du nouveau Premier ministre de la République de Donetsk, Aleksandr Zakhartchenko, natif de Donetsk. La poussée d’environ 15 km d’un groupe de combat mécanisé sur Krasny Luch, par contournement des points de résistance de la milice, aura finalement mené à une impasse. Kiev cherchait sans doute à prendre de vitesse les forces de Nouvelle Russie, avant qu’elles ne disposent dans leurs unités des matériels et armements lourds capturés intacts dans le chaudron. D’autant que ces dernières semaines, du côté des assaillants, les pertes matériels (et humaines) ont été pour le moins élevées.

Au cours de la période allant du 21 juillet au 5 août 2014 (avant la capture des équipements et armements dans le chaudron), les forces ukrainiennes ont perdu* en opération les matériels et armements lourds suivants (source : rapports internes du ministère de la Défense de l’Ukraine) :
Chars lourds (T-64BV/BM Bulat) : 22
BMP-2 : 26
BTR-60/70/8/3/4 & BMD : 17
Automoteurs de 120 mm 2S9 Nona : 4
Automoteurs de 122 mm 2S1 Gvozdika : 4
BM-21 « Grad » : 12
Obusiers de 122 mm D-30 : 5
Mortiers de 82 mm (dont Vasilek) : 10
Bitubes antiaériens ZU-23/2 : 13
Tracteurs d’artillerie, MT-LB, véhicules divers et camions : 75
* Soit détruits, soit capturés par les forces du Donbass

Batterie de 122 D-30 de la milice

Les forces ukrainiennes enfermées dans le chaudron se composaient des unités suivantes :
- Bataillon de T-64BV de la 72e brigade mécanisée
- Trois bataillons mécanisés sur BMP-2 (2 de la 72e et 1 de la 24e brigade mécanisée)
- 2 bataillons de 79e brigade aéromobile indépendante
- 1 bataillon du 3e régiment des forces spéciales (spetsnaz)
- Unités de reconnaissance des 51e brigade mécanisée, 72e et 79e brigades et de la 1re brigade de chars
- 6 bataillons d’artillerie des 72e, 24e, 51e, 79e brigades.
Ajoutons à cela 500 gardes frontières, gardes nationaux et « contractors » soit presque 6.000 hommes et pas loin de 70 chars, 200 véhicules blindés, 130 pièces d’artillerie et lance-roquettes multiples (BM-21).

Pour les pertes, le lecteur se reportera à notre article précédent.

Belle brochette de BM-21 en parfait état de fonctionnement et qui ont de nouveaux propriétaires

Nouvelle vidéo sur l’automoteur d’artillerie de 152 mm 2S3 Akatsyia capturé dans le chaudron, déjà évoqué lors d’un précédent article, mais aussi, et c’est nouveau, un MT-LBu de commandement de batterie d’artillerie.

La sortie du chaudron, il y a 48 heures, présentée comme spectaculaire par Kiev, assez déplorable dans les faits, de plusieurs centaines de soldats ukrainiens coincés depuis 2 mois près de la frontière russe (sur 5 à 6.000 !), était en fait due à un accord avec le commandement opérationnel des forces de Nouvelle Russie. En échange de laisser intacts 67 véhicules divers, engins et autres armements lourds sur place, les soldats ukrainiens, épuisés, souvent blessés, démoralisés, dans un état physique déplorable, ont eu droit à un bon de sortie en bonne et due forme. Ce n’était déjà pas glorieux pour le commandement de l’opération dite « antiterroriste », là c’est carrément humiliant.

Des renforts ukrainiens montent en ligne. Sur cette vidéo on aperçoit une compagnie mécanisée complète de l’armée avec des BMP-2, des MT-LB tractant des ZU-23/2, des camions ZIL et KrAZ, de la logistique et même un poste de commandement de premier échelon. Ces troupes étaient le 8 août au nord de Mariupol, à Kasynivka.

Ukraine / Donbass : nouvel échec de l’offensive kievienne, un cessez-le-feu en discussion

Le missile Fagot (AT-4 Spigot) est un système antichars ancien (années 70) mais encore redoutablement efficace jusqu’à 2,5 km

Pour la énième fois depuis des semaines, on évoque ce soir un cessez-le-feu éventuel entre les forces belligérantes. Les troupes ukrainiennes sont à bout de souffle, étrillées par des semaines de combat, broyées pour certaines d’entre elles, et la situation humanitaire est catastrophique dans le Donbass, dans les villes de Donetsk et de Lugansk, mais aussi dans d’autres comme Debatseve, Gorlivka, Shakhtarsk, etc. Le régime est au bord de l’implosion. Son plus fidèle soutien jusqu’à présent, le mouvement néonazi Pravyi Sektor, appelle à manifester sur le Maidan ce week-end contre… le gouvernement et pour la « liberté » (sic). Cela risque d’être chaud bouillant !

« Les Etats-Unis considéreront comme une invasion directe l’acheminement unilatéral par la Russie d’une aide humanitaire en Ukraine », a déclaré vendredi soir l’ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations Unies, la très néo-con pathologique Samantha Power à la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU. On est clairement dans un cas de non assistance à population en danger, alors que le régime mis en place par la force en février dernier présente déjà des signes inquiétants de décomposition avancée. Et dans le Donbass, les affrontements continuent alors que les forces ukrainiennes affichent de plus en plus de signes annonciateurs d’une déroute à venir.

Automoteur d‘artillerie de 152 mm 2S3 Akatsiya capturé par la milice dans le chaudron

Une armée ukrainienne en lambeaux

Gros effet d’annonce de la part de la junte en ce qui concerne la conscription forcée : le fils d’Arsen Avakov, le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, rejoint le « bataillon Kiiv-1 » (environ 420 hommes). Aleksandr Avakov, 25 ans (cartouche dans la photo), est le fils unique du ministre. Qu’on se rassure, il est pour le moment à l’abri d’une balle perdue : il est à Vinograd dans l’Ouest du pays… C’est, pour l’heure, le seul fiston des pontes du régime à avoir rejoint les rangs d’unités susceptibles d’aller au feu.
Mais le fait est que les troupes ukrainiennes sont dans une situation telle qu’elles nécessitent, pour la plupart des unités, d’être reconstituées en raison de défections et de pertes énormes dans leurs rangs depuis le début de l’été ; et dans les conditions actuelles, le commandement de l’armée ne veut pas engager ses troupes avec la garde nationale dans des combats perdus d’avance. Le ministre de la Défense, Valery Geletey, a reconnu devant le Parlement que les unités dans le Sud-Est du pays ont un besoin urgent de réservistes, du fait que « les soldats par tous les moyens cherchent à éviter les combats», y compris en faisant défection, voire même en s’automutilant.

Les pertes dans le chaudron sont édifiantes. Selon une source anonyme du ministère de la Défense de l’Ukraine, en date du 9 août 2014, la 72e brigade mécanisée n’a plus que 467 soldats, sous-officiers et officiers, la 24e brigade mécanisée, 473, la 51e mécanisée a pratiquement cessé d’exister, depuis son échec devant Saur-Mogila et Snizhne, il n’y aurait plus que 136 hommes valides en tout et pour tout, la 79e aéromobile indépendante n’en a plus que 369 et le 3e régiment spetsnaz n’a plus que son bataillon de reconnaissance… Hier soir, vers 21h50, au niveau de Mariupol, une colonne de véhicules (environ 20 blindés, des Ural, des MT-LB remorquant des systèmes d’artillerie non identifiés) présentant des dégâts dus à des combats et avec des équipages qui semblaient particulièrement sales et épuisés, a été aperçue en provenance du sud-est de la poche du Donbass. C’étaient des éléments de la 51e brigade qui, particulièrement éprouvés par les affrontements de ces derniers jours, se retiraient du front pour se reconditionner.
De plus, les moyens alloués aux forces engagées dans l’opération dite « antiterroriste » sont très largement en dessous du minimum requis. Nous avons évoqué hier l’apparition dans les rangs des forces mécanisées d’engins ressortis tout droit des réserves datant de l’ère soviétique, afin de remplacer les matériels détruits. On peut évoquer aussi les équipements défectueux fournis aux militaires et aux gardes nationaux. Ainsi, le parquet général d’Ukraine a lancé une enquête contre d’anciens fonctionnaires du ministère de la Défense pour avoir acheté à destination de l’armée des gilets pare-balle défectueux pour 71 millions de hryvnias (5,6 millions de dollars), entraînant ainsi des dizaines de blessés et de morts chez les militaires ces derniers temps.

La situation le 8 août au soir

L’offensive de la dernière chance

C’est l’offensive de la dernière chance que vient de lancer Kiev. Nous l’avions annoncée il y a quelques jours, elle est en train de se dérouler en ce moment au cœur du Donbass. Afin de fixer un maximum de troupes indépendantistes sur les grandes agglomérations de Lugansk et de Donetsk, Kiev maintient une activité semi-offensive, ajoutée à des tirs d’artillerie et des bombardements aériens incessants. Les « bataillons » spéciaux « Shakhtarsk » et « Azov », à l’ouest de Donetsk, à 15 km environ, servent à cela : maintenir une certaine tension, fixer l’adversaire sur Donetsk. On se doute bien que ces paramilitaires, recrutés parmi la lie de la société ukrainienne, sont incapables de mener la moindre offensive, même appuyés par des chars lourds et de l’artillerie.

A noter qu’à l’occasion de ces accrochages, une douzaine de mercenaires néonazis du groupe Pogonya (photo), venus de Biélorussie et intégrés dans la garde nationale, auraient été mis hors de combat suite à des salves de BM-21 tirées par la milice, à Yelenovka (15 km u Sud-Ouest de Donetsk).

Pour parfaire le tout, Kiev tient à ce que la situation humanitaire catastrophique constatée dans ces grands centres urbains empire : sur ordre de Porochenko en personne, les forces ukrainiennes ont réussi à arrêter une colonne de véhicules russes de la Croix-Rouge qui tentaient de traverser la frontière.
Pendant la journée, les forces de Kiev ont pilonné à plusieurs reprises la banlieue Nord-Ouest de Donetsk, essentiellement les quartiers résidentiels. En outre des frappes d’artillerie ont ciblé le centre ferroviaire de Yasynuvata qui résiste encore à l’avancée de la 93e brigade mécanisée sur le nord de Donetsk.
Les destructions sont terribles et les victimes civiles innombrables. Les hôpitaux de Lugansk et de Donetsk débordent, manquent de lits, de personnels médicaux, de médicaments, etc. L’eau et l’électricité se font rares en plein cœur de l’été.

Même les jardins d’enfants et les aires de jeux sont visés par les tirs des forces de Kiev…

L’unité spéciale « Azov » entre dans Marinka à 15 km à l’ouest de Donetsk… après les combats, bien entendu. A part terroriser la population, on ne sait pas trop à quoi ces paramilitaires néonazis servent.

Ukraine / Donbass : Kiev part à la dérive, l’OTAN s’affole

Les combattants indépendantistes ne s’agenouillent que devant Dieu et sa Sainte Mère et personne d’autre. Surtout pas devant ceux qui sont venus sur leurs terres pour tout détruire et qui se battent pour les oligarques et les mondialistes.

Il aura fallu plus de deux longs mois pour que les forces de Kiev parviennent à faire sortir, à pied et dans la confusion la plus totale, à peine un millier de ses soldats et gardes frontières (avec aussi quelques contractors occidentaux, polonais notamment, et des gardes nationaux), laissant sur place tout leur matériel lourd qui s’est très vite retrouvé un nouveau propriétaire qui saura en faire bon usage. 5 à 6.000 hommes, 4 brigades de l’armée, une brigade de gardes frontières et des éléments de la garde nationale ont ainsi été laminés dans ce qu’il faut bien appeler un Stalingrad ukrainien. Kiev persiste à pilonner Lugansk et maintenant surtout Donetsk pour les transformer en « paysage lunaire » (selon les vœux de Svoboda), à défaut de pouvoir venir à bout des forces de Nouvelle Russie. Et l’OTAN s’affole. L’aide en sous-main ne semble plus suffire pour colmater des trous qui sont devenus des gouffres dans le dispositif offensif kievien. Et les C-17 Globemaster, comme celui qui vient d’atterrir aujourd’hui à Kharkov, ne suffisent plus pour apporter les millions de dollars de fret démocratique très particulier destiné à réprimer dans l’Est du pays les populations récalcitrantes qui en sont venues à prendre les armes pour se défendre. Mais que fera l’OTAN contre les mécontents qui, déjà, s’amoncèlent une nouvelle fois sur le Maidan ?

La situation le 7 août au soir

L’armée ukrainienne et l’ensemble des forces répressives sont en total délitement. C’est ce qui ressort de ces dernières semaines d’affrontements, qui ont vues pas moins de 4 brigades de l’armée et des unités de gardes frontières être totalement annihilées aux portes de la Russie, encerclées dans un chaudron dans lequel le commandement des opérations les y avaient poussées de façon bien stupide. Igor Strelkov avait réussi à sauver 80 à 90% de son potentiel militaire (hommes, blindés, véhicules et armements), en une matinée, par une sortie audacieuse de l’encerclement de Slaviansk-Kramatorsk. A Kiev, on est incapable de faire la même chose, en dépit des moyens considérables alloués par l’Oncle Sam et des « conseillers » militaires US qui pullulent dans les états-majors de l’Ukraine « proeuropéenne »…

Par manque de matériel de guerre, et à cause des pertes énormes, Kiev en est à ressortir des vieux engins placés sous « cocons » depuis des lustres, comme les antiques BTR-60PB, afin de remplacer les BTR-80 et les tous nouveaux BTR-3 et 4 endommagés ou détruits dans les combats. Et par manque de troupes, les soldats de la 72e brigade qui s’étaient rendus en Russie, avant de revenir en Ukraine, ont à peine eu le temps de se changer : ils sont désormais tous envoyés en première ligne ! Kiev leur avait pourtant promis une semaine pour se requinquer…

Résultat : ce soir, l’OTAN se dit prête à renforcer son « assistance » à l’Ukraine face à l’« agression » russe. Un moyen pour, une fois de plus, chercher à ce que Moscou intervienne militairement dans le Donbass ; ce qui entrainerait une réaction en chaîne des pays membres de l’OTAN et pousserait ainsi Washington à entrer en guerre et sauver un régime dont l’idéologie n’a rien de démocratique.

La vérité, c’est le mensonge

Un groupe d’élus de la Verkhovna Rada, appelé «Pour la paix et la sécurité», a annoncé que 10.000 personnes au total auraient été tuées depuis le début de l’opération dite « antiterroriste » contre les populations des régions de Lugansk et de Donetsk. Ils ne sont pas russes, ni agents du SVR ou autre GRU, ce ne sont pas les « séparatistes », ils sont Ukrainiens et élus du peuple. Ils s’appuient sur des sources officielles et des documents qui émanent d’organismes d’Etat. Ils affirment que lors des deux premières semaines de juillet, quelque 2.500 militaires auraient été tués et plus de 5.000 blessés. La confirmation de ces chiffres permettrait enfin de démontrer publiquement que le pouvoir en place camoufle ses pertes délibérément, tout comme il tente de cacher les conséquences désastreuses de son opération de répression, et que l’armée ukrainienne est dans un état de délitement avancé. Un régime qui s’accroche désespérément aux mensonges qui sont à la base de son existence et de la légitimité.

Comme la théorie du Boeing abattu par un missile Buk indépendantiste ne semble pas avoir les effets escomptés, Kiev propose une nouvelle version du crash de l’appareil de la Malaysia Airlines. Le chef du service de sécurité de l’Ukraine (SBU), le très américanophile Valentyn Nalivaïtchenko, a déclaré hier que la Russie voulait abattre un avion de la compagnie aérienne russe Aeroflot « pour justifier l’invasion » de l’Ukraine, mais avait détruit par erreur le Boeing 777. Nalivaïtchenko n’a pour le moment pas mis en ligne sur Internet des enregistrements audio de Poutine donnant directement l’ordre au pilote de l’avion russe d’abattre le Boeing, afin que l’ensemble de la presse occidentale, Le Monde en tête, puisse nourrir avec suffisance leurs articles vengeurs. Mais cela ne saurait tarder. Une version qui intervient justement au moment où la théorie du Boeing abattu par un chasseur Sukhoi prend de l’intérêt, aux dépends de la version du Buk-M1. La suite, à la prochaine version de Kiev…

Chaudron : Kiev récupère des miettes, bingo pour la milice

Donetsk, hier

Donetsk, la grande ville du Donbass, est sur le point de connaître le sort de toutes les villes martyres des guerres contemporaines. Des explosions ont secoué Donetsk toute la nuit. L’artillerie kievienne, mais aussi l’aviation n’ont pas fait dans la demi-mesure. Ce matin les dégâts étaient considérables et les victimes très nombreuses. Plusieurs écoles, des hôpitaux, des bâtiments religieux, des parcs à jeux pour enfants, etc., ont été touchés par les tirs.

Sur le secteur nord-ouest, Panteleimonivka, entre Donetsk et Gorlivka, est l’objet d’affrontements entre la milice et la 93e brigade mécanisée. L’objectif est de couper Gorlivka de Donetsk, alors que plus au sud-ouest Yasynuvata n’est toujours pas sous le contrôle des assaillants.

Au Nord, sur Debaltseve, un bataillon de la 93e brigade mécanisée, de même qu’un groupe de combat de la garde nationale, un groupe de spetsnaz « Faucons » appuyés par des éléments de la 55e brigade d’artillerie s’apprêtent à passer à l’offensive. Gorlivka, plus à l’Ouest, a subit encore aujourd’hui plusieurs attaques d’artillerie de cette dernière unité.

Un détachement du « bataillon Sharkhtarsk », composé pour l’essentiel de néonazis et de repris de justice, tombe sur une embuscade de la milice, à l’ouest de Donetsk

République bananière d’Ukraine / Saison 3 : l’empire du mensonge

A chaque fois qu’une agglomération, ou même le moindre village, est « libéré » par les troupes de Kiev, le régime fait repeindre les murs aux couleurs du drapeau de l’Ukraine « proeuropéenne »… C’est du meilleur effet !

Par Xavier Moreau, analyste géopolitique spécialiste de la Russie et de l’Europe centrale

Situation sur le terrain

Pour le détail de la situation, nous recommandons les analyses de Jacques Frère, parfaitement documentées et précises. Nous retiendrons de ces 15 derniers jours d’affrontements les éléments suivants :

- L’armée ukrainienne a lancé une offensive immédiatement après la chute du Boeing malaisien en en profitant pour faire un carnage à Lougansk, le jour suivant.

- L’armée ukrainienne a obtenu d’excellents résultats en matière de destruction des civils et des infrastructures avec l’objectif, désormais évident, de transformer Lougansk puis Donetsk en Slaviansk géant. Les villes se trouvent privées, tout ou partie, d’électricité, d’eau, de nourriture et de médicaments. En ce sens l’offensive de Kiev est un succès.

- En revanche, du point de vue militaire, l’armée ukrainienne continue de se faire tailler en pièces depuis 15 jours, tandis que les désertions se multiplient.

- Le conseil de sécurité ukrainien et les généraux ukrainiens se comportent à l’évidence comme les plus mauvais chefs bolchéviques de 1941 et 1942. Ils comptent sur des vagues humaines mal entraînées pour compenser leur incompétence. Le rôle du NKVD est, cette fois, tenu par le « Pravy Sektor » qui, faute de se battre correctement, est chargé d’abattre les « traîtres » ou les hésitants et de punir au besoin ceux des soldats ukrainiens qui, à court d’eau, de vivres, de munitions et d’ordres ont trouvé refuge en Russie. Le travail ne devrait pas leur manquer puisque 438 soldats ont traversé la frontière, le 3 août dernier. « Pravy Sektor » a été rejoint par une poignée de néonazis italiens, suédois et même par un marginal français. Son ralliement à la milice de Kolomoïski est sans doute un moyen pour lui de se racheter de l’époque où il appelait au meurtre de Laurent Fabius (pour ceux qui veulent l’aider à repartir, c’est 50 €, à votre bon cœur…).

- L’offensive ukrainienne avait deux objectifs : prendre le contrôle de la zone du crash de l’avion malaisien pour y effacer les preuves qui pourraient incriminer Kiev et, dans le même temps, encercler Donetsk et Lougansk. La précipitation liée au premier objectif est peut-être une des raisons de l’échec catastrophique de cette offensive.

- Comme nous l’analysions précédemment, tout va se jouer sur la capacité de résistance des populations des villes de Donetsk et de Lougansk, malgré la crise humanitaire. L’armée ukrainienne utilise désormais ouvertement des bombes au phosphore, à fragmentation et des missiles balistiques SS 21. Ces derniers, avec une ogive de 500 kg, ne sont d’aucune utilité contre une guérilla, mais feront merveille contre les maisons, les hôpitaux, les centrales électriques ou d’épuration, qui sont les cibles fixées par les conseillers militaires américains.

- Certaines sources, non confirmées chez les rebelles, font état d’une « surprise » que préparerait l’état-major de Nouvelle Russie, qui pourrait constituer une offensive rebelle dans les prochaines semaines. Cela confirmerait la montée en puissance de l’armée rebelle, sous les ordres du colonel Strelkov, qui fait désormais figure de légende en Nouvelle Russie.

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Mali : le chef d’Ansar Dine menace la France

Dans une vidéo en arabe mise en ligne le 5 août, le chef d’Ansar Dine, l’une des formations islamistes chassées du nord du Mali par l’intervention française au Mali, appelle à combattre la France.

«Nous appelons notre courageux peuple musulman, outragé par les Français et leurs alliés, à faire front contre cet ennemi historique et cet occupant qui déteste l’islam et les musulmans», déclare Iyad Ag Ghaly. Posant devant une tenture ocre sur laquelle reposent le drapeau noir des jihadistes frappé de l’inscription «Mohammad prophète de Dieu» et un fusil d’assaut kalachnikov, Iyad Ag Ghaly, justifie sa prise de parole par «la propagande subie par Ansar Dine et ses actions de défense de sa terre et de sa communauté islamique».

L’ancien rebelle touareg malien, qui n’a plus été vu dans le pays depuis le début de l’intervention française en janvier 2013, accuse «l’Occident croisé» d’avoir «lâché la bride à l’armée malienne», égrenant une litanie d’exactions à l’encontre des populations du nord du Mali, «des crimes atroces qui font froid dans le dos».

«Nous sommes prêts à nous unir à nos frères combattants sur le terrain malien pour faire face à la coalition croisée et les infidèles mondiaux qui se sont unis afin de combattre l’islam sur notre terre», déclare-t-il avant d’adresser ses salutations «aux frères combattants dans l’ensemble des terrains de jihad », comprenant le Nigeria, la Somalie, l’Afrique de l’Ouest, le Maghreb, l’Afghanistan, le Pakistan, les Philippines, le Caucase, le Yémen, l’Irak et le Levant..

Source : leparisien.fr

Ukraine, la double peine pour les agriculteurs français

Front National  Flamme FNCommuniqué du Front National

L’accord de libre-échange négocié entre l’Union européenne et l’Ukraine a, dans un premier temps, mis notre agriculture en concurrence frontale avec celle d’un pays dans lequel le salaire de base est inférieur à celui de la Chine. Les tensions générées par cet accord viennent d’aggraver encore lourdement la situation, la Russie ayant décidé de riposter aux sanctions occidentales en décrétant un embargo sur les importations alimentaires et agricoles en provenance de l’UE. Soit, pour l’agriculture française, un manque à gagner colossal de plus de 730 millions d’euros par an qui ne manquera pas d’aggraver encore la crise de l’élevage et de l’agroalimentaire.

Entre libre-échangisme fanatique et absence de toute vision stratégique et économique à moyen terme, l’Union européenne est devenue la principale menace pour l’avenir de l’agriculture française et de ceux qui en vivent. Opposé aux sanctions contre la Russie et à la multiplication aberrante des traités de libre-échange, le Front National représente le seul recours à même d’éviter le naufrage annoncé.