Katz, criminel de guerre

Joseph Katz

Joseph Katz

Libres propos

« Et ton nom paraîtra dans la race future, aux plus cruels tyrans, une cruelle injure ! » (Racine)

En ce début d’année 1962, l’OAS était arrivée à l’apogée de sa puissance et le slogan « l’OAS frappe où elle veut, quand elle veut », n’avait jamais été aussi vrai. A Oran, elle était maîtresse de la ville. A sa tête figurait des noms prestigieux comblés de gloire et d’honneurs qui entretenaient un climat de confiance malgré le tragique de la situation…

Le gouvernement gaulliste ne pouvant admettre pareille humiliation, avait nommé à la tête du secteur autonome d’Oran, afin de réduire cette « OAS narguante » – et pour le malheur des Oranais – le 19 février 1962, le général Joseph Katz en remplacement du général Fritsch qui refusait de pratiquer sur les membres de l’OAS cette besogne de basse police qu’était la torture. La mission de Katz : « Mettre au pas la ville sous contrôle de l’OAS ». Celle-ci était alors dirigée par les généraux Jouhaud et Gardy, le colonel Dufour, le commandant Camelin, le lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume, Charles Micheletti et Tassou Georgopoulos.

En bon exécutant, Katz, s’apprêtait à écraser ceux qui refusaient d’obéir aux ordres de l’Elysée et ceux qui persistaient à crier « Algérie française ! », maxime désormais classée comme « cri séditieux », ajoutant aux vertus de l’obéissance passive, une haine que même le règlement de la gendarmerie ne prescrivait pas. Car Katz n’était pas un soldat comme les autres. C’était une sorte de prolétaire patrouillant avec délice dans la hiérarchie militaire, un ancien gardien de vaches bousculant les usages et les convenances. Carré d’épaules, rond de ventre, aussi peu distingué que son complice d’Alger, Debrosse, outre celle de leur cruauté, on leur prêtait une certaine ressemblance : même corpulence massive, même front de taureau, même manie de traiter tout le monde de « con » ou de « bon à rien », même dénuement de préjugés.

Katz était un militaire républicain que De Gaulle avait cueilli à Bordeaux pour l’envoyer mater la « racaille d’Oran ». Son sentiment à l’égard des Pieds Noirs était celui-ci : « Un ramassis de descendants de déportés de droit commun, de négriers qui veulent conserver leurs privilèges. ». Cet homme, arrêté en mai 1958 pour avoir soutenu Pflimin, c’est-à-dire la République pure et dure, avait obéi parce qu’en 1962, la République, c’était De Gaulle… et l’assurance d’une foudroyante promotion. Encore un spécialiste du « retour de veste ».

Alors qu’à Alger, depuis la sanglante affaire des Barricades, on avait surnommé Debrosse : « Le sanguinaire », très vite, aux yeux des Oranais, Katz allait devenir « Le boucher ». Pour briser toute résistance, la première consigne qu’il donna à sa troupe essentiellement constituée de « gens sûrs », en l’occurrence les Gendarmes Mobiles, dits « les rouges » fut celle de tirer à vue sur tout Européen qui aurait l’audace de paraître sur une terrasse ou un balcon lors d’un bouclage. « Le feu – précisa-t-il – sera ouvert sans sommation sur les contrevenants à partir du 23 avril. De même, le feu sera ouvert, par tous les moyens y compris l’aviation, sur les éléments OAS circulant en ville. ». C’était ratifier une pratique que les « gendarmes rouges » utilisaient déjà depuis un mois…

Gendarmes mobiles (« les rouges ») arborant le drapeau du FLN en signe de « victoire ». La honte ne se raconte pas, elle s’encaisse !

Gendarmes mobiles (« les rouges ») arborant le drapeau du FLN en signe de « victoire ». La honte ne se raconte pas, elle s’encaisse !

Les premières victimes du « boucher d’Oran » furent deux adolescentes de 14 et 16 ans : Mlles Dominiguetti et Monique Echtiron qui étendaient du linge sur leur balcon. Elles furent tuées par les gendarmes. Les projectiles d’une mitrailleuse lourde de 12/7 traversèrent la façade et fauchèrent dans leur appartement, Mme Amoignan née Dubiton, dont le père était déjà tombé sous les balles d’un terroriste du FLN, ainsi que sa petite fille, Sophie, âgée de deux ans et demi et sa sœur, Frédérique, âgée de treize ans qui, atteinte à la jambe, eut le nerf sciatique arraché et dut être amputée. « Il est beau qu’un soldat désobéisse à des ordres criminels » ; à l’évidence, ces soldats par trop zélés n’avaient pas lu Anatole France…

Toutefois, tirer à vue sur tout ce qui bougeait ne semblait pas briser la résistance oranaise. Alors, « en désespoir de cause », Katz demanda à son officier de liaison Air, le colonel Grégoire, d’étudier les possibilités d’armement des bombardiers B-26 avec des roquettes et des bombes de 260 livres.

Le général Hautière, commandant de l’aviation en Oranie, protesta avec vigueur bien que ses sentiments anti-OAS ne fussent pas douteux. Bombarder une ville de quatre cent mille âmes avec un tel armement, cela relevait de la monstruosité, du machiavélisme le plus immoral, ou tout simplement… de la folie. Cependant Katz insista tant et si bien qu’à titre expérimental une mission fut toutefois déclenchée. Lorsque l’aviation se trouva au-dessus de l’agglomération, ordre lui fut donné de ne tirer qu’à la mitrailleuse et de larguer ses bombes au-delà de l’objectif, dans la mer. Le vacarme fut tel que le « brave général » en aurait, paraît-il, pâli !…

Cette lutte « impitoyable et par tous les moyens », selon l’ordre donné par de Gaulle, faisait partie d’un plan mûrement concerté : IL FALLAIT ABATTRE L’ALGERIE FRANÇAISE ; il fallait aussi montrer aux masses musulmanes, longtemps hésitantes, qu’elles devaient maintenant et définitivement, opter pour le FLN dont la France était désormais l’alliée, luttant, avec ce mouvement terroriste, contre l’ennemi commun : LE FRANÇAIS D’ALGERIE ! Et cette alliance n’avait aucune limite, ne souffrait d’aucun scrupule dès lors qu’elle permettrait de venir à bout de l’OAS… Pour preuve : au mois de mai 1962, la gendarmerie « blanche » arrêta un assassin de la pire espèce, Slémani Slimane, qui reconnut avoir torturé et tué vingt-sept Européens. Il fut inculpé. Katz le fit libérer et rapportera que ce dernier « lui rendra de grands services dans les jours les plus agités ».

S’adressant à un membre de l’Exécutif Provisoire, Katz eut ces mots terribles :

« Donnez-moi un bataillon de l’ALN et je réduirai l’OAS à Oran ». Ces propos, monstrueux et inqualifiables de la part d’un officier français firent l’objet d’une question à l’Assemblée nationale (JO du 8 mai 1962 – page 977).

Ce « bataillon de l’ALN », Katz allait néanmoins se le procurer –avec l’assentiment discret de l’Elysée- en procédant au recrutement de la plus immonde espèce d’assassins qui eut été donné de voir…

Ce renfort était constitué par les « martiens », ces révolutionnaires du mois de mars, qui, le cessez-le-feu prononcé, venaient sans danger rejoindre les rebelles. Ils étaient les combattants de la dernière heure, impatients de fêter dans le sang leur baptême de « libérateurs » et de se parer d’états de service de pillages et de tueries à faire pâlir le plus chevronné des assassins. Leur unique but était de se faire prévaloir et surtout de faire oublier qu’ils s’étaient abstenus de combattre durant sept années, attendant de connaître l’issue des armes pour se ranger du côté du vainqueur. De ce fait, ils étaient devenus les plus sanguinaires : exactions, tortures, viols, massacres d’Européens et de harkis se multipliaient, mais on n’en parlait pas. Leurs bandes anarchiques allaient être à l’origine du pogrom anti européen du 5 juillet…

Au hasard des rafles qui avaient lieu, le jour dans les rues, la nuit dans les maisons, les Européens étaient entassés dans des camions de CRS ou de Gardes mobiles et promenés, enchaînés, dans les quartiers arabes pour y exciter la foule et montrer comment la France traitait ses ennemis. Pareille épreuve fut même infligée à l’Inspecteur Général des Ponts et Chaussées, venu à Oran pour le fameux plan de Constantine !

La fraternisation entre Gardes mobiles et FLN était sans retenue : le soir, les premiers étaient généreusement pourvus en prostituées envoyées par les seconds. On ne peut, dès lors, s’étonner de l’attitude passive qui fut celle de Katz et de ses gendarmes lors de la tuerie du 5 juillet 1962 à Oran… Sur ce point, rappelons cette anecdote impliquant un officier français d’origine algérienne, le lieutenant Rabah Kheliff qui commandait la 4e compagnie du 30e BCP (30e Bataillon de chasseurs portés). Le 5 juillet 1962, celui-ci, apprenant que des civils européens étaient regroupés en divers points de la ville d’Oran, dans l’attente d’être exécutés, il décida de passer outre les ordres de Katz de ne pas intervenir et de se porter à leur secours. Il prévint par téléphone son colonel, qui répondit : « Faites selon votre conscience, quant à moi je ne vous ai rien dit »

À la tête de la moitié de sa compagnie, le lieutenant Kheliff gagna un des points de regroupement, devant la préfecture. « Il y avait là une section de l’ALN, des camions de l’ALN et des colonnes de femmes, d’enfants et de vieillards dont je ne voyais pas le bout. Plusieurs centaines, en colonnes par trois ou quatre, qui attendaient là avant de se faire zigouiller (sic) ». Le lieutenant Kheliff exigea et obtint du préfet, Souiyah El Houari, leur libération. S’étant quelque peu éloigné de son détachement, il fut lui-même pris à partie et blessé par des civils algériens, puis dégagé par ses hommes, à qui il interdit d’ouvrir le feu. Après quoi, il établit des patrouilles sur les axes routiers menant à l’aérodrome et au port pour « arracher littéralement » des malheureux des mains de leurs agresseurs.

A la suite de cet acte héroïque, il fut mis aux arrêts de rigueur, et convoqué par Katz qui lui adressa ces mots terribles : « Si vous n’étiez pas arabe, je vous casserais ! ».

Katz échappera cependant à plusieurs attentats dont celui qui, le 14 juin 1962, coûtera la vie au général Ginestet, commandant alors le corps d’armée d’Oran, que les auteurs de l’attentat confondirent avec Katz (terrible méprise qu’ils paieront de leur vie). Dès le lendemain, le « boucher d’Oran » obtiendra ce commandement.

La « victoire » acquise, l’indépendance accordée à ses alliés, KATZ quitta Oran pour la Métropole le 13 août 1962, après avoir fait l’objet, le 4 août, d’une citation à l’ordre de l’armée comportant l’attribution de la Croix de la Valeur Militaire avec palme pour, entre autres, « avoir su rétablir et préserver avec force et dignité l’autorité légale et l’ordre public »… décoration qui lui sera remise par le Ministre des armées, Pierre Messmer. Une nouvelle étoile vint également rappeler ses « bons et loyaux services ». De Gaulle savait payer ses séides !…

Nommé fin 63 à la tête de la 4e Région militaire (Bordeaux), il quitta le service armé début 1968 avec le grade de général d’armée (5 étoiles).

En 1978, ayant gagné une retraite « bien méritée », il briguera un mandat parlementaire. Quel groupe pouvait lui accorder son investiture ? Le parti gaulliste, l’UDR, évidemment. Dans l’Allier où il se présenta, il subit un cuisant échec. Les Pieds Noirs installés dans le Bourbonnais se rappelèrent à son souvenir et eurent la gentillesse de lui offrir, à Gannat, un drapeau tricolore sur lequel était inscrit en lettres de sang :

« A Katz, bourreau d’Oran »

D’autres affronts lui seront octroyés et, entre autres, celui-ci : Katz assistait à une messe officielle à Saint Jean de Luz (64). A la sortie, une jeune fille, métropolitaine de surcroît, réussit à lui parler :

« Général, je viens de communier et de prier pour vous ». Katz, interloqué, la remercia toutefois et lui demanda les raisons de sa touchante attention : « J’ai prié pour que le Seigneur vous pardonne tous vos méfaits… » Dès le lendemain, la Sécurité Militaire enquêtait pour identifier la jeune insolente…

Une plainte pour « complicité de crime contre l’humanité et obéissance à des ordres criminels » fut déposée le 16 octobre 1999 entre les mains du doyen des juges du Palais de Justice de Paris au nom de 47 familles des victimes du massacre du 5 juillet à Oran ainsi que du Comité VERITAS. Cette plainte fut déclarée irrecevable mais suivie d’une décision par le juge de non informer. Un appel de cette décision n’aura pas de suite en raison du décès du « Boucher d’Oran » intervenu le mardi 6 mars 2001 à Amélie-les-Bains (66). Rejeté par ses pairs, il finira ses jours, seul, et sa famille choisira de l’inhumer au cimetière de Rosas, en Espagne. –

« Rien d’humain ne battait sous son épaisse armure » (Lamartine)

« Pour la honte éternelle de la France, de Gaulle s’est comporté envers la population profrançaise d’Algérie –aussi bien d’origine européenne que d’origine musulmane- comme s’il s’agissait de criminels et il a autorisé d’incroyables atrocités perpétrés contre elle par la gendarmerie mobile, tandis que dans le même temps il ordonnait à l’armée de ne pas gêner les sévices, les enlèvements et les massacres du FLN. » (Thomas Molnas – Journal National Review, septembre 1962)

« Les Justes meurent comme des chiens ; les crapules ont leur chance. C’est un monde totalitaire déserté par toute transcendance. Le Mal n’y est pas un scandale mais la règle commune  » (Commandant Hélie Denoix de Saint Marc)

Source 

21 réponses à Katz, criminel de guerre

  1. Marc dit :

    Excellent texte. De Gaulle a été le premier à accepter de laisser les français se faire humilier par ceux qui leur devaient tout. On connait la suite. Aujourd’hui, ils viennent nous pourchasser sur nos terres.

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  2. heliosalpha dit :

    C’est à cette époque et grâce à De Gaulle, que l’ignominie et la décadence ont débutées.

    Depuis lors, elles n’ont cessées de progresser.

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  3. Marino dit :

    « Je vous ai compris »
    De Gaulle mai 1958 « La Trahison »

    * LE DESTIN D’UN CAPITAINE (extrait réalisé par H.Cuesta sur un documentaire du Secours de France)
    Que vaut la parole donnée ? Assurément beaucoup pour ce capitaine de l’Armée française pendant la guerre d’Algérie. Le capitaine en question, c’est Georges OUDINOT, un vieux soldat dont la carrière militaire recouvre tous les conflits qu’a connus notre pays de 1940 à 1961.

    http://www.youtube.com/watch ?v=yVUtMR1qlaA&feature=related

    * MENTEUR HOMME SANS PAROLE

    http://www.youtube.com/watch ?v=OaNqjI5-BLU&feature=related

    * Nos héros fusillés :

    BASTIEN-THIRY est mort à 35 ans pour avoir refusé selon ses mots : le déshonneur et la trahison au plus haut niveau de l’État.

    - Déclaration de Bastien-Thyry à son procès : « Question d’honneur »
    Bastien‑Thiry poursuit : « Le danger que court actuellement ce pays ne vient pas d’un risque de destruction physique ou matérielle : il est plus subtil et plus profond car il peut aboutir à la destruction des valeurs humaines, morales et spirituelles qui constituent le patrimoine français. »
    Suit alors un long exposé sur les traditions, les règles de ce patrimoine que le général de Gaulle, selon lui, viole. Au nom de ce patrimoine et à travers le drame algérien, le simple officier qu’il est, croit que quelque signe mystérieux du destin l’a désigné pour être le redresseur de torts, le justicier, que cela était écrit de tout temps. Bastien‑Thiry appuie sa démonstration par un long historique de la guerre d’Algérie, des engagements pris, des serments prononcés selon lesquels l’Algérie resterait française :

    Les engagements pris en mai‑juin 1958, dit‑il, nul n’était obligé de les prendre mais dès lors qu’ils étaient pris, ils avaient valeur de programme politique. Serments prêtés par un officier général en uniforme devant d’autres officiers et soldats, c’était une question d’honneur, d’honnêteté intellectuelle et de simple bonne foi de tout faire, de faire tout ce qui était humainement possible pour honorer ces engagements et pour tenir ces serments.
    Bastien‑Thiry développe longuement ce thème en retraçant les étapes successives qui ont conduit de mai 58 au discours du 5 février 62, aux accords d’Evian et à l’indépendance et il en déduit que les serments et les engagements pris au début « ne l’ont été que dans un but tactique et ne correspondaient nullement aux intentions réelles du chef de l’État ».
    Il accuse donc le général de Gaulle de « mensonge, de parjure et de reniement », et justifie du même coup la révolte des Français d’Algérie.
    « La population française d’Algérie, dit‑il, a pris en main la défense de ses droits et de ses intérêts avec le concours de généraux et d’officiers français, ce qui restera pour eux un ‘Honneur devant l’Histoire’. Cette auto‑défense était profondément légitime. »

    La conclusion du lieutenant-colonel sur ce point est un véritable réquisitoire contre le général de Gaulle
    ‑ « Le désastre algérien, affirme‑t‑il avec tous ses morts et toutes ses ruines, pouvait être évité et il a tenu essentiellement à l’acharnement de la volonté d’un très vieil homme. Ce désastre est pire que ceux que la France a subis en 1870 et en 1940 »

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  4. Turenne dit :

    Tout ça pour la gloire éphémère de quelques étoiles sur un képi. Lamentable.
    Merci pour ce texte très instructif.

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  5. DAM dit :

    Merci pour ce texte, Katz comme Debrosse ont sali l’uniforme français.
    Mais des soldats ont mis leur peau au bout de leurs idées et ont sauvé l’honneur.
    N’oublions pas non plus que JMLP avait demandé un congé de son mandat de député et avait servi comme lieutenant au REP avec Sergent, Jeanpierre et Degueldre.

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  6. Marino dit :

    Direction Pierre Laffont

    Témoignage de Pierre Laffont, représentant de la quatrième génération d’une même famille, dirigea « L’Echo d’Oran » de 1945 à 1963, un journal fondé en 1844,par un son aïeul, un déporté politique.

    Extrait de L’expiation, Pion éd. 1968. page 144 agonie d’Oran, tome 2

    - Jour de l’Indépendance de l’Algérie
    [...]
    Brusquement, au matin du 5, vers 11 heures, des coups de feu éclatent à Oran : la chasse à l’Européen commence. Dans toutes les rues du centre-ville, hommes, femmes, enfants sont tués ou enlevés. Situé près de la mairie, l’immeuble de notre journal sert de refuge aux Européens. Dans le hall aux lourdes colonnes, la foule est affolée et pleure.

    . La terreur dure jusqu’à 17 heures, c’est-à-dire jusqu’à ce que l’armée française -à la demande des dirigeants du FLN -sorte des casernes.
    Quant aux « gendarmes rouges » et CRS, dont la vue seule suffisait à mettre en transe les Oranais, ils passent en quelques instants de l’état de bourreaux à celui de sauveurs.

    http://encyclopedie-afn.org/index.php/L %27 %C3 %89cho_d %27Oran#Direction_Pierre_Laffont

    *** On apprendra que le rôle de Katz ce grand criminel de guerre aux ordres du félon ! Les harkis paieront un lourd tribut pour leur fidélité à la France qui après les avoir désarmés, les livrera avec leurs enfants et leurs familles à leurs assassins du F.L.N et à ses combattants de la 25ème heure qu’ils avaient vaincus sur le terrain et qui leur infligeront les plus horribles tortures et humiliations avant de leur donner la mort dans les pires souffrances

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  7. militant fn 62 dit :

    De Gaule est mort de mort naturel
    Bastien Thiry est mort au peloton d’execution par les gaullistes – « par des français par dessus tout »
    l’OAS est mort à la fin de la guerre d’Algérie
    est bien

    VIVE L’OAS

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  8. justin dit :

    Je ne suis né que bien après ces terribles évènements, mais je ne peux éprouver que honte et colère à la lecture de ces faits.
    Le sort qui fut réservé à nos compatriotes pieds-noirs est un déshonneur pour notre Pays.

    Dans ces circonstances, la création de l’OAS était un acte de légitime défense façe à la trahison d’un seul homme, porté au plus haut niveau de l’Etat par ceux qui l’avaient appelé pour assurer le Salut de l’Algérie Française.

    J’espère qu’un jour, l’Histoire jugera cet homme, que j’ai admiré autrefois, mais à qui je ne peux pardonner le lâche abandon de patriotes, désarmés et livrés aux exactions du FLN.

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  9. WILFRID dit :

    pour en savoir plus faite la recherche
    (Notre mémoire par josé castano) on découvre l’impensable

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  10. Bruno-Marie dit :

    Vu l’air du temps, il est surprenant que cette pourriture ne possède pas une avenue ou une place à son nom ! Imaginez donc un boulevard Boudarel qui donnerait dans la rue Katz !

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  11. Steff dit :

    Merci pour ce texte très précieux.

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  12. Reconquista dit :

    C’est avec la relecture de l’histoire que l’on s’aperçoit que l’aboutissement du plan ayant pour but l’éradication de l’Européen de souche se fera ou ne se fera pas sur notre sol. Seul un gouvernement FN peut arrêter l’impensable, il y va de notre survie

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  13. ADLER GEORGES ARMAND dit :

    Honte à DE GAULLE, d’avoir eu recours à « une ordure doublé d’un assassin ». Honte ausi aux gendarmes rouges qui l’ont assistés dans ses crimes. J’ai lu la biographie de cette ordure : il retournait sa veste à tout moment. Je lis énormément de livres sur les guerres d’Indochine et d’Algérie. Parfois j’ai envie de vomir, particulièrement sur les actes des hommes politiques. Par contre j’ai le respect pour certains Officiers qui n’ont jamais retourné leur veste et avaient toujours gardé leurs convictions aux cours de ces périodes, entre autre pour l’Algérie Française. (Un gradé retraité de la Gendarmerie).

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  14. michoco dit :

    honte à de gaulle, aux gaullistes et à la gauche, au parti communiste qui ont contribué à l’assassinat :
    - lors d’une manifestation (sans arme mais avec le drapeau français) le 26 mars 1962 à la rue d’Isly à alger « département français » à l’époque, au massacre par un régiment français de 100 pieds noirs (hommes, femmes,enfants) et de 200 blessés
    - de 5000 pieds noirs à oran par des algériens, le 3 juillet 1962 jour de l’indépendance,
    - de milliers de harkis militaires français, abandonnés par l’armée française en algérie et donc ceux cités ci-dessus considèrent comme des renégats, mais accueillent à bras ouverts les fellaghas qui les ont combattus et qui se sentent en france comme chez eux. Alors que le peu de harkis français ramené en france par des officiers valeurux, n’ont pas le droit d’aller au pays.
    N’oublions pas les généraux, les militaires qui en 1962 ont conservé leur honneur en se rebellant contre le pouvoir gaulliste.Celui-ci n’a pas hésité à les jeter en prison à l’ile de ré et à fusiller d’autres.
    J’espère qu’un jour un cinéaste fera un film sur cette période nauséabonde et qu’il sera financé par l’Etat.

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  15. Giron Marcel dit :

    3 ans en algérie pas pour du tourisme simplement pour faire mon devoir et devinez dans les trans avec les messages secrets j’ai une bonne nouvelle a vous donner chaque O P etait commandée par Paris et qui etait en douce dans ce bordel un futur président notre cher Tonton tout etait transmis au F L N ce qui a permis de se faire flinguer a Sakiet a la frontiére Tunisienne Le lendemain Match a vait sa premiére page tres élogieuse sur la résistance Photos avec des ambulances et des montages avec des acteurs de la désinformation.Ne pas oublier que le barrage électrifié etait réguliérement coupe sans alarme grace au matériel Allemand cables a HT et cisailles isolées cela hélas l’histoire est scilencieuse ne pas oublier de signaler la présence de nos chers amis U S dans un seul but le pétrole(conseillers pour le FLN) Alors faire confiance ce est dur !!!!

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  16. long dit :

    Ce Katz est à l’image de son chef, de gaulle le plus grand diviseur des français et assassin car il ne faut pas oublier qu’il a ramené après la libération les communistes au pouvoir en faisant d’un déserteut maurice thorez son vice président du conseil et en permettant tous les reglements de compte.

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  17. RD dit :

    j’étais soldat maintenu sous les drapeaux en 1962, j’ai vu beaucoup de choses honteuses qui m’ont révolté ; aujourd’hui encore après presque un demi siècle, je ne peux toujours pas en parler. Je crois que j’emmènerai cette obseccion dans la tombe …

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  18. SAS Birine dit :

    Etudiant,envoyé dans une SAS en juillet 1958, pour découvrir les réalités de l’Algérie française, je me souviens avoir entendu à la radio l’Inommable déclarer … »moi, De GAULLE vivant, jamais le drapeau FLN ne flottera sur Alger ! ».
    L’Histoire continue maintenant sur le sol héxagonal avec l’UMP, l’héritiere !

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