Bouteflika s’accroche au pouvoir malgré les manifestations

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Non, il ne quittera pas la présidence de l’Algérie. Mardi 19 mars, alors que le pays fête le 57e anniversaire de son indépendance, ils étaient encore des milliers dans les rues d’Alger à réclamer le départ du président Abdelaziz Bouteflika. Lequel a annoncé qu’il prolongeait son 4e mandat.

Prolongation d’un 4e mandat… mais jusqu’à quand ?

Dans un message relayé lundi, le président algérien confirme qu’il prolongera son 4e mandat, malgré la forte contestation qui agite le pays depuis l’annonce de sa candidature. Il resterait alors en poste au-delà du terme de son mandat fixé par la constitution au 28 avril. Jusqu’à quand ? Rien de précis à ce sujet. Un scrutin national doit avoir lieu pour changer le « régime de gouvernance » de l’Algérie. Et qui pour assumer les fonctions d’un homme malade que l’on a peine à voir et à entendre ? De quoi entretenir encore la méfiance, voire la colère, de tout un peuple, les jeunes en tête. Ces derniers occupent en effet le devant des manifestations, réclamant un profond renouveau de leur pays, de ses institutions et de son personnel gouvernant.

Les manifestations continuent

Ces annonces n’ont en rien calmé le vent de contestation qui souffle sur le pays depuis le 22 février. Le fait que Bouteflika ne se présentera pas pour un 5e mandat ne suffit en effet pas à rassurer l’opinion. Et au vu de l’ampleur des réformes à mener, la date pour une prochaine élection présidentielle, initialement prévue le 18 avril, semble s’éloigner un peu plus chaque jour.

Le mardi 19 mars, ils étaient donc des milliers à manifester à Alger. Les étudiants étaient très nombreux pour cette journée de mobilisation. Ils ont été rejoints par les enseignants, les professeurs d’université ainsi que les médecins, infirmiers et personnels médicaux.

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